L’actualité du Rich Commerce (Juillet et Août 2008)

Voici le résumé de ce qui a été publié le mois dernier sur mon blog dédié aux interfaces riches et au e-commerce :

Je profite de ce petit récapitulatif pour vous confirmer que le petit déjeuner dédié aux widgets et applications marchandes initialement prévu le 17 Septembre a été repoussé à une date ultérieure (dans la seconde moitié du mois d’Octobre).

Y aura-t-il un avant et un après Google Chrome ?

Google a lancé hier son navigateur web ( Google Chrome), cette information a déjà été largement commentée sur quasiment l’ensemble des blogs de la planète. Une vague sans précédent d’analyses et d’affabulations qu’il serait grand temps de rectifier : Google Chrome n’est ni un Web OS ni un Windows Killer. A la limite ce n’est qu’une étape (logique) de plus dans un processus de transformation initié il y a quelques années.

Dans tous les cas de figure, il faut plus que jamais savoir lire entre les lignes et anticiper les bonnes transformations.

Avions-nous besoin d’un nouveau navigateur ?

Avant toute chose je tiens à préciser que j’ai été grandement impressionné par ce tout nouveau Chrome (qui n’est qu’une version beta d’un produit qui sera officiellement lancé dans quelques mois) : rapide et très simple d’usage, c’est une authentique réussite.

Mais en creusant la question, je me rends compte que Firefox ou Opera sont des navigateurs ayant eux aussi fortement impressionné la communauté à leurs débuts. La toute dernière version de Firefox est ainsi tout à fait stable, rapide et sécurisée. Il est en plus possible de le coupler avec Google Gears (ou Prism) pour qu’il puisse prendre en charge le mode offline des applications en ligne.

Certes il y a cette gestion de la mémoire qui peut poser des soucis pour les navigateurs actuels, mais à qui ? Soyons honnête : qui avait réellement ressenti une gène parce que Firefox monopolise parfois plus de 200 Mo de mémoire vive ? Qu’est-ce que 200 Mo pour des ordinateurs qui en embarquent au moins 1 Go ? Bien évidement si cette gestion de la mémoire peut être améliorée c’est une très bonne chose, mais à part une poignée de développeurs chevronnés, qui s’en était réellement plaint avant ?

Idem pour l’interface : j’adore ces onglets qui sont positionnés au-dessus de la barre d’adresse, de même que la page de démarrage avec la mosaïque de sites web mais Opera propose ça depuis longtemps. Avez-vous pour autant abandonner votre navigateur habituel ?

Donc au final, tout s’améliore, mais le marché n’était pas réellement en attente d’un nouveau navigateur. Peut-être d’une nouvelle version de Firefox, mais pas d’un nouvel entrant.

Qui sont les gagnants, les perdants et les autres ?

Contrairement à ce que vous avez pu lire sur de nombreux blogs qui étaient visiblement pressés de tirer des conclusions hâtives, le lancement de Chrome ne va pas beaucoup menacé Firefox et IE. Du moins pas dans cette configuration de marché.

D’une part parce que Firefox est un navigateur issu de la communauté, c’est le bébé des internautes avertis. A une époque où les power users commencent à être de plus en plus inquiets de l’omniprésence de Google, pourquoi iraient-ils se jeter dans la gueule du loup en adoptant ce nouveau navigateur ? De plus, Google Chrome est jusqu’à preuve du contraire encore très largement limité en termes d’évolutivité et de fonctionnalités du fait de l’absence de prise en charge de plugins. Quand je vois ce qu’est capable de faire Firefox avec des extensions comme Greasemonkey ou Ubiquity, je me dis que Chrome est encore largement à la traine (mais où est la gestion des flux RSS ? Ou est l’équivalent de AdBlock ?). Bref, pas d’inquiétude pour le moment du côté de Mozila (cf. le billet du CEO : Thoughts on Chrome & More). Google a peut-être embauché les meilleurs ingénieurs de la planète, mais Mozilla de son côté a sû mobiliser une communauté conséquente qui sait faire preuve de réactivité. La preuve : une V3.1 est déjà programmée pour la fin de l’année et elle intègrera une machine virtuelle Javascript encore plus rapide que celle de Chrome : Firefox, Chrome already fighting over who’s faster.

D’autre part, parce que Internet Explorer est encore et toujours le navigateur web par défaut de l’ensemble des PC qui sortent sur le marché (et Safari pour les Mac). Firefox a réussi le tour de force de capter près de 25% de parts de marché, mais cela représentait les 25% des parts les plus faciles à capter. Á partir du moment où les utilisateurs lambda peuvent se connecter dans de bonnes conditions (et ils peuvent le faire avec IE 7), pourquoi changeraient-ils ? Je suis persuadé que s’ils n’ont pas installés Firefox ils ne seront pas forcément plus motivés pour installer Chrome. En fait, seul une réelle offre différenciante de la part de Google pourrait provoquer un report massif des utilisateurs. En attendant, ce n’est pas une version beta qui montre déjà des faiblesses (cf. A bug in Google Chrome et Bad News: Google Chrome Crashes Completely) qui va convaincre les utilisateurs les plus frileux. Et la situation en entreprise est encore pire : on y voit encore des version 6 d’IE.

Maintenant que ces deux acteurs là sont traités, intéressons-nous aux perdants :

  • Opera qui se retrouve maintenant encore plus isolé. De qui Opera est-il réellement l’alternative ? Quelle proposition de valeur est susceptible de faire la différence ? Difficile à dire. Même s’il reste encore à Opera des spécificités (gestion des widgets…), je suis très sceptique quant à leur capacité à séduire les utilisateurs. Par contre ils disposent de versions mobiles tout à fait convaincantes qui peuvent leur permettre de financer la R&D du desktop.
  • Adobe qui aimerait bien imposer Flash et AIR comme standards de création d’applications en ligne. La nouvelle machine virtuelle Javascript de Google Chrome couplée au framework GWT et à Gears représente ainsi une alternative tout à fait crédible avec des applications en ligne (voir plus loin). Mais il reste tout de même un marché des RIA largement assez grand pour que les comptes d’Adobe reste dans le vert.

Donc au final rien de très déstabilisant pour l’écosystème du web. De même, ce lancement va bénéficier à d’autres acteurs :

  • Apple et son Safari qui va indirectement revenir sur le devant de la scène et être enfin pris en compte par la communauté des développeurs (vu qu’il exploite le même coeur - Webkit - que Chrome).
  • Les partenaires de Google (comme Sales Force) et autres applications en mode Software as a Service qui ont optés pour une approche sans plugin voir pour les technologies Google comme GWT (à l’image de Contact Office). Ces acteurs vont forcément être ravi de l’arrivé de Google comme promoteur d’un navigateur léger, stable et rapide.
  • Amazon qui était le grand invité de la fête de lancement (longue démonstration du Smart search engine detection largement reprise par les médias). De toute façon Amazon est compatible avec tous les navigateurs…

Voilà, au final les perdants ne seront pas forcément ceux auxquels on pense en premier lieu. À moins que Google ne change de stratégie et ne sorte un Chrome V.1 sur-vitaminé avec une tonne de nouvelles fonctionnalités (et surtout des droits pour accéder aux couches basses de l’OS).

Chrome est une aubaine pour les applications en ligne

Au vue des premières secondes d’utilisation avec les applications en ligne made in Google (Gmail, Reader…) force est de constater que Chrome est taillé pour les applications en ligne : elles se comportent comme des applications traditionnelles (fenêtre autonome, lancement depuis le menu “Démarrer”, gestion isolé des ressources et de la mémoire…). Lire à ce sujet le billet suivant : Google Chrome: A browser for RIAs and a Firefox Killer.

Bon par contre cela ne règle pas le problème d’accès au hardware ou au disque dur (cf. Thinking about Google Chrome from a Flash/AIR Perspective) qui restent un des argument fort de AIR ou d’autres technologies de Rich Desktop Applications.

Chrome n’est pas un Web OS

Autant le dire tout de suite, la comparaison avec un éventuel Google OS relève plus du phantasme que d’autre chose. La preuve : Chrome se comporte comme une application (représentation fenêtrée et redimensionnement).

Des services comme Jooce ou Cloudo proposent une expérience bien plus proche de ce que doit proposer un Web OS et pourtant ce ne sont “que” des sites web ! Pour prétendre au titre de Web OS (ou de Google OS), il faut être en mesure de fournir les fonctions adéquats comme par exemple de la synchronisation de préférences (comme Mozilla Weave) ou de données personnelles (comme MobileMe).

La stratégie de Google est plus de rapatrier progressivement dans les navigateur des fonctionnalités qui sont historiquement prises en charge par le desktop (applications = mail, bureautique, calendrier… OS = stockage…). Mais c’est une stratégie de longue haleine qui a été initiée il y a de nombreuses années. Donc de ce point de vue là il n’y aura pas d’avant et d’après Chrome, il y plutôt un avant et un après Google.

Quels sont les scénarios d’évolution probables ?

Une fois que toutes ces précisions ont été apportées, passons maintenant aux scénarios d’évolution :

  • Couplage natif de Chrome avec les applications ( Picasa, Earth, Lively, Desktop…) et services ( Gmail, Reader, Notebook, Calendar, Maps…) pour en améliorer les performances et “forcer” l’adoption ;
  • Inclusion de Chrome dans les offres aux entreprises (toujours en prenant le prétexte des performances ou de la sécurité) ;
  • Développement ou rachat d’un OS basé sur Linux… et sur Chrome (notamment pour équiper le segment à très forte croissance des netbooks comme le Eee-pc).

Si vous voyez d’autres scénarios, n’hésitez pas à les développer dans les commentaires.

Google Chrome, le futur navigateur web de Google

Ça y est, la blogosphère vient de faire sa rentrée avec une annonce fracassante : Google va très prochainement sortir un navigateur web ( Goog le Chrome). Voilà enfin la confirmation de ce projet secret dont on entend régulièrement parler à droite et à gauche.

Le scoop nous vient du très respectable blog Google Operating System dont le rédacteur a trouvé une étrange bande dessinée dans sa boite email : Google Chrome Comic Book.

Une version beta sera visiblement disponible dans la journée : A fresh take on the browser.

En quelques mots

Voici en quelques points-clés ce qu’il faut retenir de ce navigateur Made in Google :

  • Google Chrome est un navigateur basé sur Webkit (le moteur qui propulse Safari) ;
  • Ce navigateur est annoncé comme plus rapide grâce à une toute nouvelle machine virtuelle Javascript (le truc qui gère le comportement des pages) ;
  • Il est également annoncé comme plus performant grâce à une meilleure gestion de la mémoire et des processus (meilleure que qui déjà ?) ;
  • Ce browser est bien évidement open source (pour que la communauté puisse se l’approprier ;
  • Un soin particulier sera apporté à la sécurité et à la confidentialité.

Pour plus d’infos c’est ici :

Si vous savez lire entre les lignes : ils se sont mariés avec Apple et non avec Mozilla (qui reste tout de même un partenaire privilégié : Mozilla Extends Lucrative Deal With Google For 3 Years).

Le ton est donné dès la première page de la présentation (”nous démarrons de zéro“) :

Quelques améliorations apportées à l’interface et à l’expérience utilisateur

Outre ces détails techniques, ce sont les nombreuses améliorations apportées à l’interface qui sont intéressantes (mais que l’on a néanmoins vu sur Opera pour la plupart). À commencer par l’emplacement des onglets (au-dessus de la barre d’adresse) :

Il y a aussi une nouvelle page de démarrage (avec les favoris et l’historique) :

Il y a également la possibilité de complètement modifier l’interface (dans le cadre d’une application en ligne) :

Vous noterez également l’utilisation encore plus poussée de la fonction d’auto-complétion dans la barre d’adresse (qui tient compte de l’historique) :

Les premières captures d’écrans sont déjà là :

Premières pistes de réflexion

Google Chrome n’est pas encore disponible (encore quelques heures  à patienter) que les premières réflexions commencent à germer, notamment sur l’impact de ce nouvel entrant :

  • Il va maintenant falloir assurer une pleine compatibilité sur 3 navigateurs (Firefox, IE et Chrome/Safari qui était un peu délaissé) ;
  • Que va devenir Opera ? Peut-être un recentrage sur les versions mobiles ?
  • Que va devenir Safari ? Sera-t-il remplacé ?
  • Que va devenir IE8 ? Ce lancement va-t-il fortement contrarier la migration depuis IE7 ?
  • Jusqu’à quel point Google va-t-il intégrer ces services dans ce navigateur (Gmail, Docs, Knol, YouTube…) ? Et ces services annexes (Analytics, Trends, Checkout…) ? Et ceux de ses partenaires (Apple…) ?
  • Ce navigateur n’est-il pas un cheval de Troie qui va tranquillement nous mener vers un Web OS de Google (cf. This Is Web OS, Make No Mistake) ?
  • Mais pourquoi n’y a-t-il pas de boîte de recherche (cf. Google Chrome Search: anti-competitive lock-in or inspired thinking?) ?
  • (liste à compléter)

J’ai pour le moment un peu de mal à y voir clair dans les implications réelles de cette annonce (il faut dire qu’il est tard). Laissons-nous quelques jours pour y réfléchir plus profondément et surtout pour voir comment le marché va accueillir cette annonce.

L’actualité des médias sociaux (Juillet 2008)

Point de vacances pour les spécialistes des médias sociaux ! La production a été tellement forte sur ces 2 derniers mois que je suis obligé de scinder en deux ce récapitulatif. On y parle beaucoup de réseaux sociaux mais aussi de clients, d’image de marque et de la toute nouvelle cartographie des forums :

Vous remarquerez qu’il y a beaucoup de points d’interrogation dans les titres. La preuve que le marché doit encore se structurer…

L’avenir du desktop réside-t-il dans le browser ?

En voilà une bonne question a laquelle tente de répondre Nova Spivack dans cet excellent article : The Future of the Desktop. Son propos est équivoque et il anticipe ainsi une évolution à moyen terme (2 ans) de nos outils de travail vers un nouveau modèle de Webtop.

Web browser + Desktop = Webtop

Selon l’auteur (et je partage son avis) les récents progrès et innovations techniques vont complètement bouleverser les architectures actuellement exploitées par les utilisateurs lambda (OS + applications + disque dur) pour les amener à complètement revoir la façon dont ils vont stocker et exploiter les données et applications (Weptop + SaaS + Data on the Cloud).

Voici une petite synthèse de l’article :

  • Les tentatives de portage d’application desktop vers des applications en ligne sont vouées à l’échec. Les seules applications en ligne viables sont celles qui savent exploiter les spécificité de l’internet (légèreté, accès unifié, édition simultanée de documents, gestion de l’historique…).
  • Nous passons progressivement d’une gestion spatiale de l’information (stockée dans des fichiers, répertoires, serveurs…) à une gestion temporelle de l’information (répartie sur des timeline, diffusée par des newsfeed / lifestream…).
  • Le problème n’est plus de trouver l’information, mais de gérer la surinformation (infobésité). Nous passerons donc moins de temps à chercher de l’information (Google fait ça très bien) et plus de temps à la filtrer. L’objectif finale étant d’améliorer notre productivité par une meilleur gestion de notre attention.
  • La logique de documents et de fichiers sera remplacée par celle de données partagées au sein de wikis. Ce format de stockage, d’exploitation et de partage présente ainsi le très grand avantage de résoudre les conflits de versions, de synchronisation…
  • Les données devront être formatées dans des standards ouverts pour favoriser l’adoption massive de solutions de SaaS et de Data on the Cloud afin d’éviter les problématiques de verrouillage grâce à des formats propriétaires (dont l’industrie du logiciel est la spécialiste).
  • Avec l’avènement des applications et des espaces de collaboration en ligne, nous ne lancerons plus notre browser depuis notre desktop mais notre desktop (dans le sens espace de travail) depuis notre browser.

Tout ceci vous semble sur-réaliste ? Réfléchissez-y à nouveau car lorsque l’on regarde de plus près des initiatives comme AppExchange, ContactOffice, Zoho ou encore Live Mesh, on est en droit de se dire que tous les éléments sont déjà en place.

Vers un Smart Webtop

Poursuivant sur sa lancée, l’auteur nous propose également quelques pistes de réflexion sur les fonctionnalités avancées que pourrait proposer le webtop du futur :

  • Des agents intelligents seront là pour structurer vos données en tâche de fond avec un travail horizontal (associant ainsi des données entre elles en fonction de leur signification ou du contexte).
  • Peu importe la puissance de l’ordinateur que vous utiliserez, les traitements seront de toute façon réalisés par des data centers. Votre puissance de calcul sera ainsi adapté à vos besoins. Vous serez donc facturé en fonction de ce que vous aurez “consommé”. Nous nous rapprochons donc d’un concept de Personal Cloud Computing.
  • Vous aurez la possibilité de dialoguer avec votre webtop pour lui faire exécuter des tâches à faible valeur ajoutée (”trouve-moi les fichiers rédigés par telle personne et publié entre telle et telle date“, “liste-moi toutes les conversations avec telle personne sur tel sujet“…). Les requêtes pourront être formulées par écrit en langage naturel ou via un système de reconnaissance vocale.

Ouf, que d’imagination ! Là nous ne sommes plus réellement dans une optique à moyens termes, mais quand je vois des initiatives comme Aurora je me dis que le futur n’est peut-être pas si loin ! En tout cas ils y travaillent.

Toujours est-il que j’abonde complètement dans le sens de l’auteur qui fait preuve d’une grande clairvoyance et d’une vision tout à fait intéressante de la convergence entre desktop et browser.

Mon nouveau blog sur l’Entreprise 2.0 (www.entreprise20.fr)

Et de six ! Je continue sur ma lancée en vous proposant un nouveau blog dédié aux pratiques collaboratives et à l’adoption d’outils “2.0″ en entreprise : www.Entreprise20.fr.

Comme pour mes autres blogs (voir en haut de page), j’ai récupéré l’historique des mes publications sur ce thème et j’ai commencé à rédiger des articles “exclusifs”.

Je suis à la recherche de co-rédacteurs motivés donc n’hésitez pas à me contacter pour que l’on en discute.

Un nouveau modèle publicitaire pour Facebook

Facebook a lancé en catimini un nouveau modèle publicitaire durant le mois d’août (Engagement Advertisement) fondé sur l’engagement publicitaire. En fait il s’agit d’un nouveau format publicitaire (Widget Ads) qui offre un premier niveau d’interaction :

  • laisser des commentaires (sur le même principe que les public wall) ;
  • récupérer et offrir des items virtuels (si l’annonceur les propose) ;
  • déclarer son affinité à la marque en devenant fan (comme sur les pages de marque).

Bref, vous l’aurez compris : rien de très nouveau dans cette offre. Il faut dire que si l’on fait abstraction des applications, le modèle fonctionnel de Facebook est assez pauvre. De ce fait, les publicités reposant sur ce modèle sont elles-mêmes limitées.

Plusieurs marques ont déjà tentées l’expérience de ces Widget Ads (Paramount, Adidas, General Mills + une dizaine d’autres en Angleterre : Facebook launches beta of Engagement Ads programme) mais force est de constater que ce format n’est pas adapté à toutes les marques : seules les plus populaires pourront en bénéficier réellement. Donc en quelque sorte, celles qui n’en ont pas réellement besoin !

Facebook dans l’impasse publicitaire ?

Malgré toute la bonne volonté que je peux y mettre, je ne parviens pas à trouver de solution au problème de Facebook : proposer un modèle publicitaire viable. Il faut dire qu’avec des taux de transformation ridicules (0,04%) et un moteur de ciblage défaillant (cf. Publicité ciblée, Facebook sort le grand jeu !) ils ne me simplifient pas la tâche.

Il semblerait donc que le réseau social N°1 (cf. Facebook Hits 100 Million Users) soit donc dans l’impasse car incapable de rentabiliser sa base d’utilisateurs et leurs graphes sociaux. Difficile en effet de capter l’attention d’utilisateurs qui sont avant tout là pour sociabiliser (jeux + drague) plutôt que pour être exposer à des offres publicitaires. Je vous recommande à ce sujet ce très bon article : What Facebook’s New Engagment Advertising Means to Brands.

Privilégiez les ambassadeurs aux widgets

Avec ce nouveau format Facebook complète son offre publicitaire (standard ads, social ads, Facebook pages, event feature, connect…) mais ne répond toujours pas à la réelle problématique des marques : intégrer les communautés.

Après avoir essayé de les créer et de les stimuler, les marques doivent maintenant redoubler d’efforts pour pouvoir toucher des communautés d’acheteurs toujours plus hermétiques aux pratiques publicitaires traditionnelles (fondées sur l’exposition). La solution réside donc dans une intervention humaine par le biais d’ambassadeurs de marque qui vont essayer de se faire accepter auprès d’une communauté.

Il y a toujours la solution des “influenceurs”, mais nous savons maintenant que ça ne fonctionne pas. Ou du moins que cela pourrait fonctionner mais pour des marques qui n’en ont pas besoin (Apple, BMW, Prada…). Pour vous en convaincre mettez vous dans la peau d’un “influenceur” essayant de vanter les mérites d’une boîte de raviolis pour le compte du producteur…

C’est donc un long et laborieux travail de terrain auquel les marques doivent faire face pour pouvoir entretenir de bons rapports avec ses communautés d’acheteurs (car il y en a une infinité). Mais tout bien réfléchi je n’invente rien en écrivant cela car c’est la dure réalité du branding.

Moralité : il n’y a pas de formule magique ou de solution miracle. Soit votre offre est bonne et les communautés d’acheteurs seront là pour la relayer et vous assurer une bonne visibilité. Soit votre offre est défaillante (problème de prix, de positionnement, d’image, de service…) et dans ce cas aucune offre publicitaire ne pourra compenser (sur Facebook ou sur n’importe qu’elle plateforme sociale).

Il me semble que c’est le patron de Zapos qui expliquait très bien ça dans une récente interview où il déclarait préférer investir 2$ dans l’amélioration de son service ou de l’expérience d’achat plutôt que 1$ dans de la publicité (qui a le lien vers cet interview ?).

(via Medias 2.0)

L’actualité des univers virtuels et du v-marketing (Juillet et Août 2008)

Grosse actualité pour les univers virtuels sur ces deux derniers mois avec le lancement (remarqué) de Lively, la montée en puissance des Open Sim, les (toujours plus) nombreux projets d’univers virtuels dans votre navigateur web et l’arrivée de McDonald’s sur le créneau :

Merci à Marjorie qui a tenu la boutique ouverte pendant le mois d’Août et mention spéciale au très bel article sur le modèle free-to-play écrit par Alexandre.

Aurora, le navigateur conceptuel de Mozilla

Pour celles et ceux qui rentre de congés, je vous propose de découvrir le gros buzz de l’été, un concept de navigateur futuriste imaginé par Mozilla Labs et l’agence Adpative Path : Aurora.

Pour faire simple, Aurora n’est pas un produit, mais plus une réflexion menée conjointement par le Mozilla Labs dans le cadre de ses Concept Series pour essayer d’anticiper le futur des navigateurs web et de l’internet (cf. Mozilla Crowdsources Future of the Internet).

Intégration fine entre browser, bureau et mobile

Plusieurs vidéos ont ainsi été publiées pour expliquer les différents concepts fonctionnels et d’IHM de ce navigateur du futur : Aurora Concept Video Part 1.

On y voit ainsi la possibilité de partager l’écran avec un autre utilisateur (regardez bien, il y a deux souris sur cet écran) :

Aurora_DualUser.jpg

Nous retrouvons également un bureau complètement spatialisé où les documents, applications et contenus sont regroupés de façon sémantique en groupe (clusters en anglais). Vous noterez également la subtile utilisation du cadre pour y insérer les applications en bas, l’historique à gauche, les raccourcis à droite et les macro-fonctions en haut :

Aurora_SpatialView.jpg

Une autre vidéo présente également un achat en ligne sur un Amazon à interface flou :

Aurora_Amazon.jpg

Il y a également une version mobile :

Aurora_MobileSpatialView.jpg

Et même une version de l’interface marchande “sociale” en situation de mobilité :

Aurora_MobileSocialShopping.jpg

Et pour finir nous avons même droit à une version Set-Top Box avec une interface gestuelle à mi-chemin entre Wii et Minority Report :

Aurora_Gestures.jpg

Un hypothétique Firefox 5 ?

Force est de constater que le travail réalisé est tout à fait inpirationnel, notamment en termes d’utilisabilité. Certains éléments d’interface ne sont pas neufs comme les menus radiaux (vu dans Second Life et Songza), la widgetisation de portions de page (vu chez Safari et le prochain IE 8 il me semble), la barre d’application à effet fish eye (vu chez Mac OS)…

Il y a par contre des choses plus novatrices comme ces clusters contextualisés qui pourraient inspirés les équipes de Google Desktop. Pour en savoir plus sur cette interface, je vous recommande les explications suivantes : Aurora Interface Guide and Design Concepts de même qu’aux scénarios d’anticipation ( Aurora Forecasting the Future)

Pour la petite histoire, les équipes d’Adpative Path étaient également à l’origine d’une autre réflexion tout à fait intéressante sur un concept de terminal médical personnel : Charmr, A Design Concept for Diabetes Management Devices.

Soyons réalistes et espérons que ces idées seront implémentées dans les futures versions de Firefox. Peut-être la version 5 se reprochera-t-elle de ce concept…

Trêve estivale

Voilà, je suis officiellement en vacances, et ça va me faire grand bien ! Profitez vous aussi de vos vacances (si vous en prenez) pour vous reposer et être en forme pour la rentrée.

Et puisque l’on parle de la rentrée, je vous signale au passage qu’elle va être chargée puisque j’aurai le plaisir de vous convier à non pas un mais trois évènements auxquels je vais participer :

Et sinon je vous signale que mes autres blogs ne sont pas forcément fermés car mes co-rédacteur sont encore là : RichCommerce.fr, MediasSociaux.com, InterfacesRiches.fr et VirtualWorldsNews.fr.

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