Le site SURL nous propose un article très intéressant sur l’impact des marges et de la hauteur des lignes sur la lisibilité d’une page : Reading Online Text: A Comparison of Four White Space Layouts. Le résultat de l’étude est des plus ambigu : des marges et des hauteurs de lignes importantes améliorent la compréhension mais diminuent la vitesse de lecture. Heureusement, un sondage précise en fin d’articles que les utilisateurs préfèrent les mises en page aérées avec beaucoup d’espace blancs (marges et hauteurs de lignes doubles) quitte à devoir faire défiler la page.
Mois : juillet 2004
L’AIfIA a deux ans
Et voilà, l’AIfIA vient de fêter ces deux d’existence. J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de cette association dont le but est de promouvoir l’architecture de l’information. Plutôt que de vous refaire la présentation (je vous renvoi pour cela sur la version française du site), je vous propose de regarder le travail accompli :
- La création d’une bourse aux emplois ;
- La mise en place d’une bibliothèque de ressources sur l’architecture de l’information ;
- La traduction de textes de références et d’articles en plusieurs langues (dont le français par votre serviteur) ;
- La mise à disposition d’un certain nombre d’outils et de gabarits.
Pour le reste, je vous invite à voir le communiqué de presse sur le rapport annuel d’activité 2003-2004. Que de travail accompli, et que de travail restant à faire ! Je suis conscient du fait que le français reste une langue sous-représentée dans les différentes initiatives de traduction, comparativement à l’espagnol, à l’allemand ou à l’italien. J’aimerai y consacrer plus de temps, cette période estivale ne m’y incite pas réellement. J’aimerai également intensifier l’action de l’AIfIA en France (voir le billet sur ma rencontre avec Peter Morville, le président de l’association) mais cela représente un travail de longue halène et je ne voudrais pas décevoir ceux que je pourrai entraîner dans cette aventure.
Beaucoup de bonnes volontés donc mais assez peu de temps et de courage pour les mettre en oeuvre. Alimenter ce blog au quotidien me demande déjà beaucoup de travail. Mais bon, c’est bientôt le temps des vacances pour moi, et je vais revenir en pleine forme, gonflé à bloc et la tête pleine de bonnes résolutions (dont une des premières sera d’arrêter de me plaindre !).
C’est combien ?
En ce moment, la grande question à la mode dans le business de l’utilisabilité c’est combien ? Souvenez-vous, suite à un premier article publié par Jakob Nielsen sur le nombre minimum de participants à un test-utilisateurs (Why You Only Need to Test With 5 Users), la société HFI publiait un autre article sur le sujet (Enough is enough… but five probably isn’t). Suivait ensuite un article plus technique sur la période de confiance, c’est-à-dire le temps qu’il ne faudra pas dépasser entre deux séries de tests (Restoring Confidence in Usability Results). Voici maintenant deux nouveaux articles sur le sujet :
- The Culture of Usability sur le magazine en ligne NewArchitect, où il est question d’augmenter la fréquence des tests et non le nombre de participants ;
- Card Sorting: How Many Users to Test toujours de Jackob Nielsen, où il préconise au moins 15 participants dans le cadre d’une session de tri par cartes.
Tout ça me laisse un peu de marbre. Ces querelles d’experts semblent être en effet beaucoup trop éloignées de la réalité d’un marché où compression des coûts et raccourcissement des délais sont les deux mots d’ordre. Voici donc ma conclusion : dans un premier temps, l’important n’est pas le nombre ou la méthode employée, mais le fait de FAIRE des tests. Juste les faire est déjà une très bonne démarche et une amélioration notoire par rapport à tous ces projets qui semblent plus être pilotés par l’ego du patron (ego-driven comme disent les anglo-saxons) que par les besoins réels des utilisateurs. Houlala, mais qu’est-ce que c’est ce coup de gueule ? Il faut vraiment que je me calme moi ! Vivement les vacances…
Client léger : la démo qui tue !
On parle beaucoup en ce moment de clients légers. Qu’est-ce donc que ce truc ? C’est un terme informatique qui désigne des postes utilisateur où l’on peut consulter des informations et exploiter des services sans avoir besoin d’installer quoi que ce soit ; par opposition aux clients riches sur lequel il est impératif d’installer une ou des applications pour pouvoir travailler. Je restait un peu sceptique face aux différentes innovations quand je suis tombé sur un article très intéressant sur le site Standblog : Le navigateur en tant que plate-forme. Il y est mentionné un site de démonstration qui m’a laissé cloué sur mon siège : le Mozilla Amazon Browser (cliquez sur les liens à droite). Ce service en ligne (réservé aux utilisateurs de Mozilla et de Firefox) vous permet de parcourir le catalogue Amazon au travers d’une interface digne d’une application client/serveur, en offrant la même souplesse que les logiciels que vous utilisez au quotidien, sans RIEN installer sur votre ordinateur. Magie ? Non, technologie. XUL pour être exact, qui est un environnement de développement libre de droits se servant du navigateur comme d’un système d’exploitation. Révolutionnaire ? Oui, mais pas tant que ça puisque comme je le dis souvent : y faut pas que le gens y croivent que ça soye simple. En effet, plusieurs acteurs s’affrontent sur ce domaine et pas des moindres :
- Microsotf et SUN avec leur technologies respectives de riche No-Touch Deployment et Java Web Start (voir l’article sur ZDNet à ce sujet) ;
- Macromedia et sa technologie Flash (je vous conseille pour vous convaincre de sa légitimité sur le sujet de voir la galerie des applications de Rich Internet Applications ou encore les démos de la société Laszlo) ;
- XUL enfin qui est soutenu par la communauté libre et la fondation Mozilla (voir le site XULfr.org pour approfondir le sujet).
Tout ça pour dire que ça fait beaucoup de monde, beaucoup de dollars en jeu et que les possibilités sont stupéfiantes. Houla, j’en ai le vertige…
Comment l’expérience utilisateur peut aider les marques
L’excellent magazine en ligne Digital Web Magazine nous propose cette semaine un article sur l’influence de l’expérience utilisateurs sur la perception de la marque : Brand Value and the User Experience. Dans cet article, l’auteur nous détail quatre critères primordiaux pour améliorer l’expérience utilisateur et renforcer ainsi l’image de marque :
- Créer du confort pour les utilisateurs / clients ;
- Faire en sorte que l’expérience soit intuitive ;
- Maintenir un niveau de cohérence ;
- Développer un sentiment de confiance.
Au travers d’exemples de la vie de tous les jours, l’auteur nous explique comment y parvenir et comment maximiser ces critères dans le cadre d’un site web. A lire de toute urgence donc.