Quand les américains font du marketing, ça fait mal !

A la lecture d’un article publié sur le site MarketingProfs j’en suis venu à la conclusion suivante : les américains, ils sont pas là pour rigoler. Pour vous en convaincre, je vous invite à lire l’article suivant : How to Formulate Marketing Messages. L’auteur y expose ainsi ces recommandations pour rédiger des messages publicitaires performants, et il n’y va pas avec des pincettes :

  • Décrivez votre produit comme la solution à un problème ;
  • Mettez en valeur les faiblesses de votre produit comme des forces ;
  • Attaquer votre principal concurrent en démontrant ses faiblesses.

On ne peut pas être plus clair, ça frappe très fort et sous la ceinture en plus. Même si je suis pour une transparence parfaite entre une marque et ses clients, la mentalité anglo-saxonne (et son obsession de l’hyper-compétitivité) me froisse un peu quand même…

Google et ses recherche pré-qualifiées

Aviez-vous remarqué qu’en tapant un mot clé devant votre équation de recherche sur Google (weather, movies, stock quotes…) ce dernier remonte en tête de liste un résultat relatif à ce mot clé (prévisions météo, horaires de cinéma, cours de bourse…). En voici l’exemple avec la recherche suivante : weather miami beach :

GoogleSearchFeatures

 

Ils appellent ça les Search Features et il y en a un paquet (definitions, phone book, street map…). Si vous me demandiez d’en faire la traduction j’appellerais ça de la recherche pré-qualifiée : on pré-suppose que l’utilisateur recherche une prévision météo ou un cours de bourse, mais dans le doute on lui propose des résultats de recherche plus classiques.

Revue du livre ‘Design web : utiliser les standards’

Je viens d’achever la lecture de la traduction du livre de Jeffrey Zeldman : Design web : utiliser les standards. Premières impressions : malgré un délai assez long entre la sortie de la version américaine et la traduction française, ce livre est toujours d’actualité. Je dirais même plus : il est toujours avant-gardiste.

Courverture du livre de Jeffrey Zeldman

Ça parle de quoi ?

Le postulat de départ est en effet assez simple : 99,9 % des sites web sont obsolètes. Et c’est encore vrai aujourd’hui (03 mai 2005). Si vous ne savez toujours pas ce que sont les standards du web (XHTML, CSS, DOM), si vous n’y connaissez rien en accessibilité, si vous pensez que la conception d’un site web n’est pas une science exacte et qu’il faut être un bidouilleur de talent pour faire un bon site web, alors ce livre est pour vous. Je n’ai pas l’habitude de faire de la publicité sur ce site (en fait jamais !), mais quand un livre est bon je le signale.

C’est pour qui ?

Ce livre s’adresse avant tout aux néophytes : tous ceux qui sont impliqués dans le processus de création, de conception et/ou d’animation d’un site web sont concernés. L’atout principal de ce livre est d’expliquer de façon didactique ce à quoi servent les standards web et leurs avantages. Idéal pour tous ceux qui n’ont jamais osé se pencher sous le capot et qui souhaite une initiation en douceur.

Qu’est qu’on y apprend ?

Les rudiments du code XHTML et CSS, quelques explications sur d’autres langages comme XML ou javascript, l’accessibilité et ce que cela implique au niveau du code.

Est-ce que ce livre est réellement pour moi ?

Ce livre est un impératif pour tous les rigolos qui expliquent à qui veut l’entendre que l’accessibilité c’est quand on met des descriptions aux images. Pour faire simple, si vous avez déjà de bonnes notions en code XHTML ou CSS ce livre n’est pas pour vous (préférez-lui More Eric Meyer on CSS ou encore The Zen Of CSS Design). Par contre, si vous souhaitez être un minimum crédible sur des thèmes comme l’accessibilité alors vous n’avez qu’un seul livre à lire, c’est celui-là !

Et après ?

Quand on commence à se pencher sur le potentiel des standards web, ça devient quasi systématiquement une obsession. Le sujet est tellement passionnant que vous ne décrocherez plus et que vous passerez vos nuits sur des sites comme OpenWeb, A List Apart, WaSP ou le CSS Zen Garden.

Et en prime, la préface est co-signée par Tristant Nitot (monsieur Stanblog et Firefox) et Laurent Denis (Monsieur Blog & BLues) et la relecture technique a été assurée par Olivier Meunier (monsieur Dotclear), que du beau ligne ! Sur ce, bonne lecture.

MAJ (04/05/2005) : Je viens de découvrir avec stupéfaction une étude réalisée par XiTi qui propose une cartographie des parts de marché de Firefox : + de 30% en Finlande, + de 20% en Allemagne, + de 13% en France… qu’on ne vienne pas me dire après ça que le respect des standards (assurant une compatibilité avec les différentes navigateurs) n’est pas un sujet d’actualité ! D’autant plus que Firefox n’est pas le seul à s’attaquer au monopole d’IE, il y a aussi Opera et Safari.

Plus c’est simple et moins c’est compliqué

Oui je sais, ça fait un peu enfonçage de porte ouverte mais bon… il y a des vérités qui sont toujours bonnes à dire. Pour illustrer cela je vous propose dans ce cadre d’étudier un très bel exemple d’ergonomie incitative (traduction approximative de persuasive design) publié sur le site IA Think : The Complexity Impulse.

A votre avis, dans les deux copies d’écrans qui suivent, quel bouton d’action aura le plus de chances d’être cliqué ?

Celui-ci :

Premier exemple de bouton d'action

Ou celui-là :

Deuxième exemple de bouton d'action

La réponse semble évidente, non ? Maintenant je vais vous demandez de prendre le plus de recul possible et de vous posez la question suivante : De tous les sites web dont j’ai ou j’ai eu la responsabilité, lesquels disposent de boutons d’actions qui ressemblent au deuxième exemple ? C’est à dire avec le même soucis de limpidité, de persuasion et d’efficacité. Ça laisse à réfléchir, non ?

La conclusion de cette petite démonstration est que vous n’avez pas besoin d’assommer vos utilisateurs avec des tonnes d’explications, allez à l’essentiel et ne leur permettez pas de faire une fausse manipulation.