Le formulaire parfait ?

Voilà près d’un an et demi que j’ai publié mon tutoriel sur comment concevoir des formulaires plus simples. Depuis, même si certaines règles de lisibilité et de structurations sont toujours d’actualité, il faut bien avouer qu’il s’est passé beaucoup de choses.

Hier, en testant un nouveau service en ligne de gestion de tâches (le service s’appelle Remember The Milk), je suis tombé sur ce que je peux considérer comme le formulaire parfait : Signup.

Les points forts :

  • la mise en page est minimaliste (pas d’éléments perturbateurs) ;
  • tous les champs sont obligatoires (pas besoin de préciser ceux qui doivent être rempli avec une petite astérisque) ;
  • les intitulés sont alignés à droite et les champs bien espacés ;
  • la gestion des erreurs est remarquable car elle s’effectue au fur et à mesure de la frappe à l’aide d’AJAX (un message contextuel vous indique si le champ est validé ou s’il faut le corriger) ;
  • le bouton d’action est sans d’ambiguïté.

Bon allez, je ne résiste pas à l’envi de dénicher quelques points faibles :

  • même si la balise label est utilisée, pas de trace d’un fieldset, de tabindex ou de raccourcis clavier ;
  • est-ce que l’utilisation d’AJAX est complétée par une détection des erreurs côté serveur en cas de désactivation de javascript ?
  • où sont les messages de réassurance et la politique de confidentialité ?

Passé ces quelques points, je ne peux qu’admirer le résultat et la redoutable efficacité de ce formulaire. Un exemple à suivre.

/! Article initialement publié sur FredCavazza.net.

IE7 et les standards web : un pas en arrière, un pas en avant

Alors qu’en début de semaine l’équipe de développement d’IE 7 demandait à la communauté des développeurs de nettoyer leur feuilles de styles des astuces CSS permettant de contourner les problèmes d’affichage de leur navigateur (ils ne doutent de rien : Call to action: The demise of CSS hacks and broken pages), voici que Microsoft nous apprend que les objets ActiveX seront abandonnés dans IE 7 au profit des objets standards comme XMLHttpRequest : The right way to create an XMLHttpRequest Object. Une intéressante nouvelle, puisque cela va simplifier la mise en oeuvre de services basés sur AJAX.

Mais une nouvelle inquiétante car il semble que Microsoft n’a visiblement rien compris à la vague de fond provoquée par les navigateurs alternatifs Firefox et Opera : ils se comportent encore comme si les utilisateurs du monde entier (et les développeurs) étaient pieds et poings liés à leurs produits et ne pouvaient pas trouver de solutions alternatives. Grave erreur, surtout lorsque l’on apprend que Firefox a dépassé la barre des 100 millions de téléchargement. (merci à Didier pour le lien).

Le formulaire parfait ?

Voilà près d’un an et demi que j’ai publié mon tutoriel sur comment concevoir des formulaires plus simples. Depuis, même si certaines règles de lisibilité et de structurations sont toujours d’actualité, il faut bien avouer qu’il s’est passé beaucoup de choses.

Hier, en testant un nouveau service en ligne de gestion de tâches (le service s’appelle Remember The Milk), je suis tombé sur ce que je peux considérer comme le formulaire parfait : Signup.

Les points forts :

  • la mise en page est minimaliste (pas d’éléments perturbateurs) ;
  • tous les champs sont obligatoires (pas besoin de préciser ceux qui doivent être rempli avec une petite astérisque) ;
  • les intitulés sont alignés à droite et les champs bien espacés ;
  • la gestion des erreurs est remarquable car elle s’effectue au fur et à mesure de la frappe à l’aide d’AJAX (un message contextuel vous indique si le champ est validé ou s’il faut le corriger) ;
  • le bouton d’action est sans d’ambiguïté.

Bon allez, je ne résiste pas à l’envi de dénicher quelques points faibles :

  • même si la balise label est utilisée, pas de trace d’un fieldset, de tabindex ou de raccourcis clavier ;
  • est-ce que l’utilisation d’AJAX est complétée par une détection des erreurs côté serveur en cas de désactivation de javascript ?
  • où sont les messages de réassurance et la politique de confidentialité ?

Passé ces quelques points, je ne peux qu’admirer le résultat et la redoutable efficacité de ce formulaire. Un exemple à suivre.

Quand réseaux sociaux et recherche d’emploi ne font plus qu’un

Il y a quelque mois je vous avais parlé de Jobster, un service en ligne à mi-chemin entre réseaux sociaux et site de recherche d’emploi (voir à ce sujet le billet précédent : Job + Social Network = Jobster).

Bref tout ça pour dire que en France nous ne sommes pas à la traîne avec CooptIn, un service de recrutement basé sur le networking lancé par Keljob (vous remarquerez au passage le clin d’oeil à LinkedIn). Pour en savoir plus sur le service, il y a ce billet posté sur le KelBlog : Keljob lance Cooptin.

Plusieurs questions me viennent à l’esprit :

  • Ne serait-ce pas mieux si ce service était associé à un autre service de réseaux sociaux déjà établi ?
  • Qu’en est-il du modèle économique (après tout, qui dit cooptation dit prime de cooptation) ?
  • Est-ce que ce fond blanc ça ne fatigue pas trop les yeux ?

Et vous, c’est quoi vos interrogations ?

La fin des tests utilisateurs ?

En ce moment, c’est la mode des remises en question. Après la mort annoncée par certains de disciplines comme l’architecture de l’information, voici que l’on nous annonce la fin des tests utilisateurs : Is Lab Usability Dead?

Pour être plus exacte, l’auteur de ce très bon billet remet en cause la validité des tests utilisateurs réalisés en laboratoire de test (vous savez, avec les glaces sans teints et tout). Son point de vue est défendable : un utilisateur est en moyenne dérangée toute les 11 minutes ; dans ce cadre est-il pertinent de lui faire tester une interface dans un environnement stérile (le laboratoire de test) où les conditions réelles d’utilisations ne seront pas respectées.

L’auteur préconise ainsi les études terrain (Field Research en anglais) où l’on peut observer un utilisateur dans son milieu, c’est-à-dire dans un contexte réel d’utilisation où les résultats d’une étude ne seront pas faussées par l’absence de distractions extérieures (téléphone qui sonne…).

Effectivement, je me souviens d’un projet pour lequel j’avais été amené à observer une utilisatrice sur son lieu de travail. Et le déplacement en valait la peine :

  1. grosse surprise en découvrant qu’elle travaillait avec un double écran (donc avec beaucoup plus d’éléments affichés simultanément) ;
  2. seconde grosse surprise en constatant l’aisance avec laquelle elle pouvait répondre au téléphone et à son patron tout en tapant et cliquant en même temps.

Cette observation m’avait non seulement permis de reconsidérer certains choix de conception, mais en plus d’économiser la location d’un laboratoire de tests.

Moralité : rien ne remplace l’expérience terrain.