Le web 2.0 existe-t-il ?

Le petit monde du web 2.0 est en ébullition. En effet, deux figures emblématiques du web 2.0 ont décidé de jeter l’éponge :

Quelles sont les raisons de cet abandon ? Trop de critiques, trop de haine. Ces deux bloggeurs ont décidés de ne plus employer le terme web 2.0 mais de continuer à nous faire découvrir des services en ligne qui innovent.

Alors que d’autres n’en sont que plus motivés (à l’image de Pierre Chappaz : Web 2.0 pas mort!), je reste pour ma part très mitigé.

A ce stade de ma réflexion j’en arrive à me poser la question : l’important c’est quoi, le terme ou les services ? Les services bien sûr.

Le fait est que l’utilisation du terme web 2.0 est quand même bien pratique : c’est court et accrocheur, en plus ça me facilite le travail de catégorisation de mes billets. Donc à défaut de trouver un autre terme, je continuerais à l’utiliser, à moins que vous m’en proposiez un autre plus adéquat.

Et comme j’aime bien relancer les débats, je vous propose de réflechir aux prochaines itérations :

Alors ?

Un commentaire sur “Le web 2.0 existe-t-il ?

  1. Google Trends : Un pas de plus vers le social search ? …Le partage des th?tiques de recherche (social search), c’est du web 2.0 ?non ? ; ) Yahoo a d’ailleurs lanc?a version « social search » de son outil de recherche en Juin. Alors ?uand les search communities sur Google ?

  2. Mais pourquoi tu te prends la tête Fred ? Garde ta catégorie comme elle est et continue à user du terme W2.0 : tu as défini clairement ce que tu entendais par là, don dans le cadre de ton blog tu as apporté une réponse et tu ne te situe pas dans la « bataille sémantique » autour de W2.0. En gros, tu dis : W2.0 = les usages innovants du web. Et tu définis aussi ce que tu entends par innovation. Donc, voilà. Si un jour il apparaît un nom « officiel » qui ferait consensus, bin on verra bien à ce moment-là.

  3. Il n’y a pas de version 2 du Net, juste quelques innovations par-ci par-là qui contribuent à faire avancer les technologies web à leur rythme, petit à petit. On parle beaucoup d’ « AJAX », pour les adeptes du Web 2.0 c’est LA grande innovation du moment. Le concept en lui-même est nouveau, intéressant, puisque on tend maintenant à s’orienter vers des applications qui interagissent avec le serveur de manière asynchrone. Mais peut-on dire que Javascript, DOM, XML, XHTML, CSS… sont des nouveautés ? On parle d’ « AJAX » en faisant un gros amalgame de différents technologies, qui certes, s’accordent bien entre elles, mais n’ont rien à voir les unes avec les autres (chacune ayant un rôle distinct). Pour utiliser une image simple, c’est comme si on mettait dans un shaker plusieurs éléments déjà connus et ayant prouvé leur utilité, qu’on secouait bien, et qu’on présentait le résultat dans un emballage flambant neuf en le faisant passer pour ZE révolution du moment. Un gros coup marketing, comme nous a sorti Adaptative Path en forgeant ce terme, AJAX, et qui a si bien marché qu’à présent tout le monde veut en faire et ne jure plus que par le Web 2.0. Mais tout cela sonne vraiment trop creux à mes yeux. Il suffit de s’approcher un peu pour voir que ce n’est que du toc… Je suis désolé, mais ça me choque vraiment de mettre dans le meme panier présentation, parsage des données, et je ne sais quoi d’autre en utilisant un terme unique pour désigner le tout. Pour moi, AJAX n’est qu’une simple reprise du système Modèle-Vue-Controleur (MVC), éxécuté de manière asynchrone. Flo: désolé de te contredire, mais la sémantique est essentielle. Les mots ont une logique, on ne les emploie pas au petit bonheur la chance. S’il nous faut parler de Web 2.0, c’est bien qu’il y a une raison. Le problème, c’est que je n’en vois aucune… En gros : il n’y a pas de RÉVOLUTION, juste une ÉVOLUTION. Je dirais qu’elle se situe surtout au niveau des concepts, des idées. On voit qu’il y a en ce moment un véritable effort de recherche sur l’interactivité utiliseur/application. Hélas, parfois cela se traduit juste par « en mettre plein la vue », un point c’est tout. Bluffer l’utilisateur, au mépris de l’accessibilité, ou de l’utilité réelle d’un script. Par exemple, avez-vous déjà songé à utiliser Gmail en désactivant Javascript ? Ou à créer votre site en vous basant uniquement sur « AJAX » (pouah ! que je hais ce terme), pour constater enfin que vous ne pouviez indexer correctement son contenu par les moteurs de recherche ?

  4. Merci pour cette longue réponse Denis mais plusieurs points me chagrinent : Associer le web 2.0 avec AJAX est une grosse erreur. Le web 2.0 c’est avant tout la révolution des usages et non pas des technologies AJAX n’a rien de nouveau, les technos sur lequel repose cette architecture sont vieilles de plus de 5 ans Je ne comprends pas bien l’intérêt d’utiliser Gmail sans javascript. Est-ce que tu mets du super dans ta voiture ? Non, elle a été conçu pour tourner avec de l’essence sans plomb donc c’est du sans plomb. Gmail c’est la même chose. Effectivement le web 2.0 est constitué d’une somme de petites évolutions mais qui forment un tout cohérent qui est révolutionnaire. Pour t’en convaincre, va donc faire un tour sur des sites comme Jotspot ou Yahoo! Shoposphere. En définitif, je suis un peu lasse de toujours voir les même arguments : le web 2.0 c’est nul parce que AJAX ça existait déjà avant et que c’est pas accessible. Peut-être que les plus « anciens » pourraient témoigner de l’accueil qui a été fait aux évolutions majeures comme l’arrivée de la programmation orientée objet (C++) et même des premiers services en ligne. Y avait-il autant de réticences ? Si oui, alors c’est bon signe. /Fred

  5. « Fini les créateurs de site web à 500€ » c’est vraiment le genre de réflexion à 2 balles. Il y a toujours des entreprises (PME) qui n’ont pas les moyens, ou dont le creneau est difficilement applicable au web. Ces gens ont besoin d’un site minimal pas trop cher. Donc des « sites à 500€ », il y en aura encore beaucoup. Par contre, le coup de retournement de veste du web 2.0, je me marre :) plus besoin de faire de critiques, tout est dit dans les précédents commentaires ;) quand je disais que le concept marketeux fumeux du web2.0 etait mort né, j’etais pas très loin ! cheers

  6. J’étais sûr qu’on me ferait passer pour un web-conservateur radical… Pour te répondre : 1.Selon Moi, AJAX et Web 2.0 sont étroitement liés. Je ne sais pas si autant de gens parleraient de « Web 2.0 » si « AJAX » n’avait pas autant frappé les esprits… Peut-être me trompe-je. 2. Je pense que tu as du juste survoler mon message. Je n’ai pas dit qu’AJAX était nouveau de par les technologies qu’il utilise (« peut-on dire que Javascript, DOM, XML, XHTML, CSS… sont des nouveautés ? ») mais que « le CONCEPT en lui-même est nouveau (…) ». 3. Gmail ne carbure que grâce à Javascript,c’est bien son problème. Et c’est en ça qu’il pose des problèmes d’accessibilité… C’est une notion qui compte ! Ça me choque de la part de quelq’un qui veut « simplifier l’internet » d’entendre : « je suis las d’entendre (…) que AJAX c’est nul parce que (…) c’est pas accessible ». Cela ne se confirme t’il pas souvent, pourtant ? Un bon service Web doit être accessible accessible à l’utilisateur peu importe son navigateur et les paramétrages de ce dernier. Si on a désactivé Javascript pour éviter de se faire harceler par ces pubs tout en DHTML qui investissent certains sites de partout, qu’on utilise Lynx, ou encore un navigateur vieille génération chez qui l’objet XMLHTTPRequest n’a pas été implémenté (quoique mon exemple est mauvais puisque Gmail propose une alternative dans ce cas), on ne peut pas regarder son courrier. C’est bête, hein ? 4. Je pense déjà avoir dit déjà tout je ce que je pensais de cette idée. L.Wallace: « Les raisons sont les suivantes : – un web avec une richesse d’interface plus importante – un web qui donne du sens au contenu – un web qui met l’utilisateur au centre des préocupations » –> Si tu le définis comme ça… Mais selon moi, les développeurs « Web 1.0 » ne se sont jamais donné d’autres buts. J’ai l’impression que ce terme de « Web 2.0 » fonctionne particulièrement bien parce qu’il ne veut rien dire en soi, et que chacun le reprend à sa sauce pour lui faire dire un peu ce qu’il veut. Il y a beaucoup de choses qui me choquent affreusement dans l’article de Tim O-Reilly… T’inquiètes que j’ai bien compris l’article, et qu’il me fait assz peur par certains point. Plutôt que de me lancer dans un débat compliqué je vais te répondre aussi par un lien : http://standblog.org/blog/2005/09/29/93114397-le-web-20-va-vous-decoller-la-pulpe-du-fond

  7. Web 2.0 does actually exist! Russel Shaw @ ZDNET has posted his aversion to the Web 2.0 hype and claims Web 2.0 doesn?t exist. I am not a painstaking ZDNET reader but I wasn?t aware that they were specialized in minute detail of ghostly

  8. « S’il nous faut parler de Web 2.0, c’est bien qu’il y a une raison. Le problème, c’est que je n’en vois aucune… » Les raisons sont les suivantes : – un web avec une richesse d’interface plus importante – un web qui donne du sens au contenu – un web qui met l’utilisateur au centre des préocupations Encore une fois, les créateurs du concept expliquent ç a très bien, il faut juste prendre le temps de lire… et de comprendre. AJAX, les microformats, la rationnalisation des développements web, la syndication de contenu qui se généralise, quelque part, on s’en fout : il sont juste la preuve que les outils sont là pour faire du web selon les préceptes évoqués ci-dessus.

  9. Je cite Tristan Nitot : Le nom est pourri, mais la perspective est belle. N’oublions pas que c’est elle qui compte, bien plus que le nom. Ha mais mince, mais c’est exactement ce que je dis dans mon billet ! Bon et bien voilà, la boucle est bouclée. /Fred

  10. « Si tu le définis comme ça… » Une fois encore, ce n’est pas moi qui le définis comme ça, juste ceux qui ont lancé le mot avant qu’il ne soit dévoyé. « Mais selon moi, les développeurs « Web 1.0″ ne se sont jamais donné d’autres buts.  » Peut-être… mais, les buts que je cite n’ont objectivement pas été atteints jusqu’à une période très récente. De manière générale, le web c’est encore bien souvent : la même page pour tout le monde, une ergonomie un peu pénible, une valeur sémantique proche de zéro. « Il y a beaucoup de choses qui me choquent affreusement dans l’article de Tim O-Reilly… » Genre ?

  11. dans mon hésitation à utiliser ajax, j’ai eu le même raisonnement de denis avec gmail c’est un lecteur de mail, si on active pas le javascript, on voit pas les mails on parle pas de backoffice là, c’est vraiment l’utilisateur lambda en fait, si gmail avait été fait en flash, c’était pareil alors après, passer à coté d’une nouvelle utilisation d’interface web seulement à cause de la désactivation du javascript possible ? une autre version d’un service sans javascript? et pour lier web2.0 et ajax, je suis sûr que la plupart des gens ont fait cette association. Ca me rappelle une discussion sur typhon, c’est clair qu’un site qui s’alimente dynamiquement, c’est du web2.0 . On a beau parler de véritable définition du web2.0, ca se répand comme ca.

  12. Fred : Tristan Nitot dit que le nom « Web 2.0 » est réellement mal choisi et qu’il n’y a pas de révolution mais une simple évolution… Ce que je clame depuis le début. Cette idée de Web « version 2 » est imbécile, tout comme le sont les termes employés pour illustrer cette idée. Autrement je n’ai jamais dit que tout cela était un mauvais truc. Si tu me relis, j’ai dit dans un précédent commentaire : « on voit qu’il y a en ce moment un véritable effort de recherche sur l’interactivité utiliseur/application », ce que je pense être une tout à fait bonne chose :) Ce sont juste les idées et les mots qu’on peut plaquer sur tout ça qui me gênent. Bon, j’ai peut-être un peu éxagéré en disant que l’article d’O Reilly me « choquait affreusement », mais il y a quand même quelque chose d’assez angoissant derrière tout ça : on dirait que l’ami Tim essaye par un concept marketing un peu foireux de faire d’Internet ce qu’il n’est pas forcément, c’est à dire un simple espace de transactions d’argent, de services web où l’utilisateur n’est qu’un simple client. Ce qu’il dit sonne un peu comme ça « faites du web 2.0, vous aurez plus de clients, plus informés des services que vous proposez: vous pourrez les toucher par plus de moyens. » Certes il parle de services pas forcément marchands tel que Wikipedia, mais il y a aussi cet aspect là qui est un peu dérangeant. Tout cela prête à penser que ses théories ne sont que des concepts purement marchands et tout à fait vides. Autrement, que les choses soient claires, je suis également un grand défenseur de l’innovation en matière d’ergonomie, d’interactivité et d’usabilité (c’est pour ces raisons que je les tes articles avec un grand intérêt), mais aussi en matière d’accessibilité. N’oublions pas cette dernière notion !

  13. Oui Denis, mais ce n’est pas parce que Tim O’Reilly donne sa définition avec une forte notion mercantile que l’avenir du web est tout tracé. N’oublions pas qu’il ne s’agit que de l’avis d’une personne. Un article fondateur, certes, mais qui n’est pas à considérer comme un texte sacré non plus ! /Fred

  14. Blog 2006 : l?année de la maturité ? Le blog est pour moi le symbole de la révolution du Web 2.0 qui, plus qu?une révolution technologique, est avant tout une révolution sociologique : le web devient un accélérateur de la relation humaine et permet à des millions

  15. je suis une etudiante et je dois préparer un projet sur le web 2.0 alors j’aimerais au moins une definition du moins efficace sur le web 2.0 car jusqu’a présent je n’en ai pas encore rencontré

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