Les limites du street marketing

Le street marketing vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont des campagnes sauvages de promotion d’une marque en milieu urbain. Si je vous dis des autocollants collés sur les panneaux de signalisation, vous visualisez mieux ? Bref, le street marketing est à la mode et vous pouvez trouver de très bons exemples sur des blogs comme Marketing Alternatifs.

Seulement voilà, par moment ça coince car certaines campagnes sauvages vont trop loin. Prenons ainsi l’exemple de la campagne de promotion d’un dessin animé américain un peu déjanté qui s’appelle Aqua Teen Hunger Force. La campagne consistait à placer dans les grandes villes américaines des petits panneaux lumineux à proximité des zones à fort passage (gares, arrêts de bus, écoles…).

Exemple de campagne de promotion sauvage

L’idée est bonne, mais les autorités locales n’ont pas du tout appréciées car ces panneaux ont été interprétés comme des bombes potentielles. Résultat N°1 : une opération de déminage sans précédent qui a été évaluée à près de 750.000 $ (coût de monopolisation d’un très grand nombre d’agents des forces de l’ordre).

Les équipes de déminage à l'oeuvre

Résultat N°2 : Les auteurs de la campagne ont été arrêtés et le client (Cartoon Network et Time Warner) va être poursuivit en justice pour trouble de l’ordre public. Plus d’infos ici : Arrest Made In Boston’s Hoax Device Incident.

Les auteurs de la campagne arrêtés

Alors, peut-on tout se permettre en publicité ?

Un commentaire sur “Les limites du street marketing

  1. A nouveau, un média se fait taper sur les doigts. La paranoïa ambiante avec le terrorisme impose de nouveaux comportements et en bannit certains. C’est dommage. C’est arrivé récemment à Strasbourg aussi je crois avec des boîtes en bois remplies d’ail disposée ici et là en ville, pour une campagne de pub basée sur le vampirisme. Résultat ? Le même avec les forces de l’ordre qui évacue, cherche les bombes et punit les auteurs.

  2. Chacun est dans son rôle, pourquoi y voir de la parano ?
    La guerilla marketing (puisque c’en est, à moins de postuler que les deux auteurs sont de francs idiots incompétents et que le décisionnaire chez Warner l’est aussi) a pour principe de dépasser les limites, et l’administration de se donner les moyens d’empêcher le dépassement de ces limites dans l’espace public.

    L’anarchie est un courant politique, pas une méthodologie marketing !
    La guerilla marketing en est une, mais … ça brûle !

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