Les miracles du packaging

J’ai découvert ce matin ces nouveaux conditionnements révolutionnaires pour les bouteilles de vin (qui représente le plat d’accompagnement conseillé) :

Vin2.0

L’idée est tellement géniale que je me demande pourquoi cela n’existait pas avant. Alors bien sûr, vous pourriez me dire que cela détruit des emplois et pénalise le commerce de proximité, mais bon… comme le disent les rédacteurs de Springwise : Somelier go away!

Un commentaire sur “Les miracles du packaging

  1. je confirme ça existe deja, au chili, en amerique du sud et bien sur en Asie…mais ça ne fait pas aussi bon effet qu’une bonne vieille etiquette, sauf peut etre dans des oyster bar…

  2. Encore un truc de marketeux qui tire la culture vers le bas. Formatage de la pensée, du goût, des préférences… c’est finalement assez commun avec la pub et le markéting.

  3. Je trouve certaines réactions bien ringardes. Après on se plaint des vins du nouveau monde et de la perte de parts de marché des vins français.

  4. Bien dans l’ère du temps ces étiquettes, visuels sobres mais facilement identifiable. L’étiquette faussement jaunie avec la typographie manuscrite dorée commence à se faire vieille et je ne suis pas contre un peu de renouveau. Pour pouvoir parler de « flop » ou de « réussite » il faut voir à qui ce produit est destiné. S’il s’agit d’un vin d’entrée de gamme type grande distribution, le packaging va lui permettre de se démarquer et lorsqu’on achète du vin à 3 € on sait déjà qu’il ne sera pas excellent (donc autant prendre celui avec la plus « jolie » étiquette ^^).

  5. Il y a une boite française qui fait ça depuis très longtemps. Je ne cafterai pas, mais ça s’appelle « Boire et manger » (je suis sûr que vous saurez retrouver). Le packaging est moins moderne, mais le produit est pas mal. Et, précision, ça marche très bien ;-)

  6. That’s the way all ended up last night for me too, much vino, and funcking fingers out of my mouth and mind erring over an innocent’s tomb. François Villon. That was him that couldn’t keep silent even hung. Poor François that was now under a stone. Where was it. Can’t remember. But it was!!! Last night!!! Total Total Tautavel, in glass radical chic bottle!

  7. Merci Lionel de faire remarquer que le manque de flexibilité est extrêmement nuisible. A une époque où la concurrence des vins américains, chiliens, agrentins… se fait de plus en plus sentir, l’industrie vinicole française devrait être capable d’évoluer pour se rapprocher des habitudes de consommation des marchés étrangers. De plus, je reste persuadé qu’il est tout à fait possible pour un même producteur d’alimenter 2 circuits de distribution : l’un en France avec un conditionnement classique et l’autre à l’étranger avec ce type de bouteilles. /Fred

  8. Ben a vous lire, pourquoi ne pas conserver le classisisme à la française tout en ajoutant le pictogramme plus petit ou alors comme pour la sensibilisation au film du soir. Par contre un petit effort messieurs, le pictogramme, en braille.

  9. Etant anglais, je vois ce genre de choses depuis que j’ai l’âge d’acheter les bouteilles de vin. Une chose qui m’étonne c’est qu’il est quasiment impossible d’acheter une bouteille de vin en Angleterre sans qu’il y ait au moins sur l’étiquette de derrière (collé à l’opposé de l’étiquette avec le domaine, cru etc.) une phrase ou un paragraphe qui donne des conseils de quel type d’aliment se marie avec ce vin. En France, par contre, c’est très rare. Il ne faut pas aller jusqu’à afficher rien que « pour poulet » sur la bouteille, c’est trop réducteur. Par contre, un peu de conseils – en dehors de la provenance et les mots comme « fruité, avec une arrière goût de prunes » – serait bon. Ne serait-ce qu’un conseil type « excellent avec poulet aux champignons » mais aussi du type « excellent servi froid en apéritif avec des canapés salés / fromage / etc. ». Quand vous achetez du vin ordinaire en supermarché, ce n’est pas comme si vous avez accès à un conseiller pour vous aider… -Fruey

  10. En Belgique, pas besoin de lire toutes les étiquettes pour trouver la perle rare qui ira à coup sûr avec son plat… des petites étiquettes du même style (schématisées et très lisibles) sont déposées dans les rayons et il suffit d’aller sous l’étiquette « poisson » pour trouver des vins qui vont avec le poisson, sans « dénaturer » l’aspect traditionnel de la bouteille auquel tiennent tellement certaines personnes. Au passage, je trouve complètement stupide de faire un tel foin pour un emballage alors que ça ne changera pas le gout du vin.

  11. Si c’est fait pour le vin de table pas cher comme vous le dites je connais pas grand monde qui a 5 bouteilles de vin de table différent chez lui ??? Sauf repas festif, en général, pour le quotidien, on a un vin rouge par exemple et basta. On change pas de vin selon qu’on mange un steack ou du poulet, du poisson ou des pattes ou une pizza…

  12. Des commentaires parlent d’américanisation, de voir le vin comme une sauce , d’un accompagnement. Terminé le vin plaisir de découverte, de surprise ? Les US adorent standardiser: les hôtels d’une même marque auront la même tenue, voire le même papier peint, le même couvre-lit d’un bout à l’autre de leur pays. Soit, c’est un moyen de se rassurer et de ne pas trop perdre de temps à débusquer des bons rapports qualité-prix. Pour le vin, le positionnement va dans le même sens : l’homogénéisation, la fin des différences. Et si je vous dis que je préfère un bon Fitou 2002 à un grand Bourgogne 1995 ? Hé oui, les goûts changent, certes selon les plats où les moments où on déguste (ou picole !) du vin, mais aussi selon sa culture gustative… Un prêt-à-boire de niche, pourquoi pas, mais sans doute pas un concept généralisable. Yann

  13. J’adore le packaging mais c’est vrai que voir les plats qui « doivent » accompagner la bouteille doit être lassant à la longue. Mais j’aime bien l’idée qui fait de plus en plus son chemin d’un packaging différent pour les bouteilles de vins. Certaines bouteilles de vins étrangers font des essais plus ou moins réussis dans ce sens.

  14. Uniformisation des goûts, des conditionnements, des choix… C’est pas nouveau et c’est bien dans l’air du temps 2.0. Ne choisissez plus, laissez nous le faire pour vous. Les nouveaux consommateurs ne veulent plus faire d’efforts, ne veulent plus choisir, l’important c’est la nouveauté et rien que cela. L’important, c’est l’effet. L’effet que l’on fera quand on mettra une telle bouteille sur une table. Le reste, le goût, le choix, l’histoire, la culture n’est plus de mise. Bientôt on aura tous la même coupe de cheveux, les mêmes t-shirt American Apparel, les mêmes Nike ecrase-merde et les mêmes blagues ou vidéo en tête sur Youtube. Et le pire, c’est qu’on crie au génie. Bizarre qu’ils n’aient pas créer une bouteille à boire avec un hamburger ou des chips, à la limite, là ça aurait pu être drôle, mais ils n’ont même pas eu le courage. Certains verront bien-sûr dans cette argumentation une attaque anti US, ça aussi c’est dans l’air du temps. D’une part, on voit bien le style de cuisine choisie : steak grillé, poulet grillé, saumon grillé (bientôt cerveau grillé !), pizza, pâtes. D’autre part, n’importe quel poisson ne va pas avec n’importe quel vin, le fromage est délicieux sur du blanc, etc. Mais bon, ça, tout le monde s’en fout, c’est trop compliqué, faut faire un effort. C’est bien triste tout ça. :-(

  15. ça existe effectivement en France depuis bien longtemps ,j’ai chez moi depuis 5 ans au moins une jolie bouteille de rouge avec plein de dessins de cubes de fromage imprimés sur le verre.

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