Viva Las Vegas !

Et voilà, c’est la veille du grand départ pour Las Vegas à l’occasion du Mix 07.

LasVegas

C’est avec beaucoup d’excitation que je m’apprête donc à retrouver dans la ville de lumière toute l’équipe de Microsoft, Manuel, Didier et ceux que je vais rencontrer sur place. En tout cas au vu de l’actualité très chaude du moment (RIA, RDA, vidéo en ligne…) les conférences seront très certainement passionnantes. Mais rassurez-vous je vous ferai un petit compte-rendu quotidien.

Heu… Viva Las Vegas c’est pas une chanson de ZZ Top à la base ? Il faudrait que je demande à Eric, après tout c’est son époque ;-).

Adobe libère le code source de Flex

Un nouveau séisme dans le monde des interfaces riches vient de se produire. Adobe a en effet annoncé cette nuit qu’il faisait passer son environnement de développement Flex en mode Open Source : Adobe to Open Source Flex (plus précisement en MPL).

Pour celles et ceux qui n’ont pas suivi : Flex est un environnement de développement qui permet de générer du Flash. Donc en gros, plutôt que de dessiner une interface en Flash, vous la codez. Ce principe est particulièrement intéressant dans une optique d’industrialisation où vous avez besoin de reproduire ou de faire évoluer souvent une interface. Il existait déjà une alternative open source à Flex (Open Laszlo), mais là ils doivent faire un peu la grimace… Si vous cherchez des explications un peu plus techniques, c’est ici : Evolution de la plateforme Flash/Flex.

Quelles enseignements pouvons-nous tirer de cette annonce :

  1. La guerre entamée entre Microsoft et Adobe vient de s’intensifier (voir à ce sujet : Microsoft et Adobe en concurrence frontale sur les interfaces riches) ;
  2. Adobe se rapproche un peu plus de la fondation Mozilla (voir à ce sujet : Vers un flash player en open source pour la fondation Mozilla ?), principalement pour se faire aimer de la communauté des développeurs libres ;
  3. Adobe sacrifie son fou (Flex) pour mieux sauver sa reine (Apollo), en gros ils sont en train de tout miser sur leur future plateforme de RDA (rappelons que la première version de Flex était vendu près de 75.000 €).

Voilà, c’est donc une très bonne nouvelle pour le petit monde des interfaces riches. Attendons voir la semaine prochaine la riposte de Microsoft lors du Mix 07

Après les UGC, les MUGC et les UGW ?

2006 à été l’année du web 2.0 et des contenus générés par les utilisateurs (UGC pour User Generated Content). Le Time Magazine en a même fait sa couverture en élisant les internautes comme Personnalité de l’année 2006.

Oui mais voilà, il faut savoir relativiser :

Bref, autant de signes qui me font dire que les User Generated Content ne méritent pas forcément la valeur qu’on leur attribue.

Mais rien de grave puisque la relève est déjà là avec les Mobile User Generated Content et les User Generated World.

Je vous conseil donc de surveiller de très près tout les services qui exploitent les contenus générés à partir de terminaux mobiles qui introduisent une notion de spontanéité voir des contextualité : les services de publication et de consultation de vidéos (YouTube Mobile, Moblr…), les indicateurs sociaux en situation de mobilité (avec les clients mobiles pour Twitter), les services mobiles de proximité comme DodgeBall

Je vous recommande également de vous intéresser à ce qui se passe du côté des univers virtuels avec bien évidemment Second Life dont la croissance est entièrement assurée par les membres et avec d’autres univers virtuels en préparation comme ceux d’Atari (Atari Gets Into the User-Created Online World Game), de Sony (Habbo Hotel + PS3 = Sony Home) ou encore de Lego.

C’est sur ce dernier point que nous allons voir les choses les plus intéressantes, puisque ces univers virtuels vont permettent aux utilisateurs d’exprimer leur créativité dans un environnement beaucoup plus vaste et avec bien moins de contraintes. Imaginez alors ce que cela pourra donner avec des univers entièrement open source à l’image des projets Croquet, OpenSource Metaverse, Uni-verse ou encore Daimonin

Des menus déroulants ‘riches’ chez Google Base

Aviez-vous déjà remarqué les interfaces de recherche de Google Base ? C’est un parfait exemple de ce que j’appelle une interface floue, à savoir une interface qui se modifie en fonction du contexte d’usage. Comprenez par là que les options de recherche vont être différentes en fonction de la nature de l’item que vous recherchez (produit, travail, recette de cuisine, bien immobilier, évènement…).

Non seulement ces interfaces de recherche sont d’une sobriété exemplaire, mais en plus elles apportent de petites nouveautés comme les menus déroulant riches :

Les menus déroulant de Google Base

Vous avez ainsi :

  • à gauche un menu déroulant dont la dernière option est composée de deux champs pour préciser une fourchette de valeurs ;
  • à droite un mélange de menu déroulant et cases à cocher qui fonction comme une liste à sélection multiple.

Ces deux menus hybrides prennent très peu de place et sont plutôt intuitifs. Côté accessibilité, ils ont prévu une version dégradée donc pas de problème.

Au final pas grand chose à redire sur ces deux menus, à quand une disponibilité dans le Google Web Toolkit ?

LinkedIn + MySpace = Facebook

Fatigué des mises en pages hideuses de MySpace ? Usé par les incessantes propositions douteuses sur LinkedIn ? Lassé de devoir jongler entre plusieurs réseaux ? Alors j’ai la solution à vos tracas du moment : ouvrez donc un compte sur FaceBook. Facebook ? Mais oui enfin, la nouvelle coqueluche des réseaux sociaux.

Facebook

Au commencement, Facebook avait pour ambition de proposer un annuaire en ligne pour les étudiants d’Harward (ne pouvaient s’inscrire que ceux qui avait une adresse email valide). Puis se sont greffées d’autres universités… puis des collèges… puis des sociétés… en maintenant le service est ouvert à tous.

Là où le service est intéressant, c’est qu’il est à la frontière de deux univers (les études et le monde du travail) et permet de faire la transition entre les deux : les copains de la fac avec qui vous organisez des soirées et partagez des photos seront vos futurs collègues ou membres d’un réseau professionnel.

A l’usage, ce service est plutôt agréable d’utilisation, l’interface est très sobre mais élégante. Elle a subit une récente refonte et s’inspire d’ailleurs librement de FlickR (au moins pour le menu de navigation principale). Le système de mis en relation est plus souple que les réseaux sociaux BtoB traditionnels (LinkedIn, Xing, Viadeo…) mais ne subit pas la pollution de ces derniers (trop nombreuses propositions de business de la part d’inconnus).

Le succès de ce service est tel qu’il représente maintenant la sixième plus grosse audience aux États-Unis. Plus surprenant, c’est le plus gros site de partage de photos (plus d’1 milliards de photos stockées) devant FlickR. La croissance est constante depuis le lancement et le site revendique plus de 20 millions d’utilisateurs (pour plus d’infos : Facebook by the Numbers) :

Croissance du nombre d'utilisateurs de Facebook

Mais le plus surprenant dans tout ça c’est l’incroyable histoire des fondateurs qui ont démarré ce projet pendant leurs études et ont eu le culot de refuser des propositions de rachat (de la part de Yahoo! ou Viacom) supérieures à 1 milliard de $ (toute l’histoire ici : The kid how turned down $1 billion)… quand même… vous vous rendez compte… 1 milliard de $… les jeunes de maintenant… ils ne respectent plus rien…

Dernier gadget en date qui fait fureur : un indicateur de présence (My Status qui ressemble beaucoup à ce que fait Twitter) qui permet de déclarer son activité du moment.

Bref, tout ça pour dire que je vous conseille de réserver dès maintenant votre pseudo (le mien c’est FredCavazza) et de compléter votre fiche.