Google lance son offre concurrente à Facebook Connect

Créer un compte est une opération douloureuse pour tous les internautes de la planète. Une étape largement supportable quand il est question de se créer sa première adresse email, cette procédure devient un véritable cauchemar avec la multiplication des services et plateformes sociales. Pour un utilisateur lambda des médias sociaux (blog, microblog, partage photos / vidéos, réseaux sociaux…) ce sont des dizaines d’identifiants et mots de passe qu’il faut mémoriser. Sauf si vous êtes bien organisé et saisissez toujours les mêmes infos et choisissez toujours la même adresse email pour vous créer un compte, cette dernière est alors très rapidement submergée de spams sociaux.

La solution a ces embrouilles existe depuis longtemps : la délégation d’authentification. L’idée est alors de se créer un identifiant unique qui repose sur OpenID (un système d’authentification décentralisée) et qui va gérer pour vous l’identification aux différents services sur lesquels vous vous êtes inscrits. Ça c’est la théorie, la réalité est tout autre : il existe une multitude de services de gestion de l’authentification (ClaimID, MyOpenID…) qui ne sont pas supportés partout. Nous avons vu récément des avancées significatives dans l’adoption d’OpenID (notamment par Orange ou Yahoo!) ainsi qu’une interface plus ergonomique (cf. La création de compte simplifiée avec OpenID) mais ce système reste tout de même très obscur pour l’internaute de base (soit 99% de la population connectée). Rajoutez à cela des technologies concurrentes comme OAuth ou MicroID et vous avez un concept très prometteur mais qui fait peur.

Et c’est là où Facebook rentre en scène en proposant son propre système baptisé Facebook Connect. Le mode de fonctionnement est ultra-simple : soit vous créez un compte, soit vous cliquez sur le bouton « Facebook Connect » et deux clics plus tard c’est réglé. Là où cette solution peut paraître comme révolutionnaire c’est qu’elle donne également accès à votre profil (informations, liste d’amis…). Donc en clair : clic-clic-clic et basta. Cette solution s’est illustrée très récemment avec le partenariat entre CNN Live et Facebook.

facebook_connect

Face à une telle révolution (quel confort pour l’utilisateur), la réponse de Google ne s’est pas fait attendre. Et fidèle à sa réputation, Google nous propose une solution à la pointe du raffinement technologique avec un protocole hybride qui repose à la fois sur OpenID et sur OAuth (respectivement pour l’authentification côté utilisateur ou pour l’authentification sécurisée côté API) : Google Combines OpenID and OAuth in new Hybrid Protocol.

Le principe de fonctionnement est ainsi le même : soit vous créez un compte, soit vous utilisez votre identité Google. Illustration avec cette démo :

google_hybrid_protocol

Pour faire un peu de buzz, Google est en train de tester ce nouveau système chez Plaxo (cf. Introducing Two-Click Signup, an initiative to improve the user experience of OpenID; first test now live with Google) mais ça ne fonctionne pas pour tout le monde :

google_accounts

Pour avoir testé le mécanisme, je peux vous assurez que ces systèmes de délégation de l’authentification sont une authentique révolution (ça fonctionne très bien). D’ailleurs les observateurs avertis sont très optimistes à ce sujet et estiment que les deux systèmes (Facebook Connect et Google Account) peuvent tout à fait cohabiter : Google and Plaxo Combine OpenID and OAuth for Improved Usability.

Précision importante : authentification et profil sont deux choses distinctes : déléguer l’authentification à un opérateur tiers revient à esquiver la corvée de stocker et gérer des identifiants / mots de passe (avec tout ce que cela implique au niveau de la perte ou des changements). Pour résumé disons que tout le monde y gagne : inscription plus simple pour les utilisateurs, moins de complications pour les éditeurs de services compatibles (tout en conservant la gestion du profil), plus de fidélisation pour les fournisseurs du système (Facebook et Google).

Je vous invite donc vivement à tester ce système et surtout à mettre à jour vos profils Facebook et Google.

Comment sortir Facebook de l’impasse ?

150 millions. C’est le nombre d’utilisateurs que Facebook devrait atteindre d’ici quelques mois (semaines ?). Vous pourriez penser que ce chiffre est encourageant et que nous avons enfin trouvé LA plateforme sociale ultime, je serais plutôt d’avis de se méfier de cette croissance (trop) rapide. Ma motivation pour écrire ce billet n’est pas de jouer une fois de plus au rabat-joie de service, mais plutôt de prendre le temps d’analyser la situation et d’évaluer le risque d’explosion en cours de vol de cette start-up.

Explosion en cours de vol ? Oui tout à fait car les temps sont rudes et que personne n’est à l’abri, même pas Google qui se voit contraint de fermer récemment un certain nombre de services. Start-up ? Oui tout à fait car Facebook est une société encore très jeune qui n’est pas à l’abri d’une fermeture pour manque de liquidité (il parrait que même l’état de  Californie a des difficultées de trésorerie en ce moment !).

Facebook est-il vraiment menacé de fermeture ?

Pourquoi parler de fermeture ? Tout simplement parce que Facebook perd encore de l’argent. Hors, plus de membres = plus de frais (bande passante, capacité de stockage et de traitement, salaires…). Là où ça devient inquiétant, c’est qu’au-delà d’un certain seuil les économies d’échelle ne fonctionnent plus : pour un certain volume de données à stocker / traiter (nous parlons de dizaines de millions de vidéos et de milliards de photos) les coûts sont exponentiels car la plateforme requiert des technologies et des compétences très rares.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le problème de rentabilité de Facebook mais il semblerait que cela ne gène pas son jeune dirigeant qui est convaincu qu’augmenter le nombre d’utilisateurs va régler le problème. Certains pourraient appeler ça « avoir une vision ambitieuse » mais pour moi ça ressemble plus à une fuite en avant. Appliquer cette stratégie à un service tout récent et en pleine croissance comme Twitter n’est pas très problématique (ils n’ont pas beaucoup de charges / dette) ; mais le faire à beaucoup plus grande échelle et durant une période de crise est beaucoup plus inquiétant.

Inquiétant pour qui ? Inquiétant pour les utilisateurs dont les données personnelles pourraient être bradées à des marchands peu scrupuleux. Pour le moment ce scénario n’est pas envisagé par les fondateurs qui sont emplis de bonnes volontés, mais que se passera-t-il après la prochaine levée de fond lorsque les actionnaires prendront le pouvoir ? Ceux d’entre-vous qui ont connu la folie de la fin des années 90 se souviennent peut-être de ce qu’il est advenu de services comme Spray. Tristes souvenirs…

Inquiétant également pour les annonceurs qui ont investi beaucoup de temps, d’énergie et d’argent sur une plateforme qui va droit dans le mur. Si Facebook ferme ses portes, c’est tout un pan de votre stratégie de présence sur les médias sociaux qui s’effondre. Il faudra alors tout recommencer mais sur une autre plateforme sociale.

Mais assez parlé du scénario catastrophe, parlons plutôt des solutions.

Conseil N°1 : Un système de ciblage comportemental fiable

Ceux qui ont tenté l’expérience de communiquer sur Facebook vous le confirmeront : les taux de transformation sont très bas (moins de 0,1 %). Outre le problème de contexte d’usage (les utilisateurs sont avant tout sur Facebook pour draguer et pour déconner, pas pour cliquer sur de la pub), c’est le système de ciblage qui semble faire défaut. Quel dommage, surtout dans la mesure où le social graph est le trésor de guerre que Facebook fait miroiter aux annonceurs.

Face à cette incapacité à fournir ce qu’ils promettent, peut-être serait-il temps de changer de posture et d’adopter un système plus fiable. Wunderloop pourrait être un bon candidat, mais il en existe d’autres. L’idée serait de déployer un système de ciblage qui bénéficierait et pourrait faire bénéficier un réseau de sites et d’arrêter de faire cavalier seul.

Les utilisateurs de Facebook sont potentiellement de bons clients, encore faudrait-il pouvoir les reconnaître et les cibler en dehors de la plateforme. D’où le recours à une solution partagée qui permetttrait de capitaliser sur les profils des membres et sur leur comportement.

Conseil N°2 : Une standardisation technique

La plateforme Facebook repose aujourd’hui sur un langage propriétaire, le FBML. Même si ce dernier évolue dans le bon sens (plus d’ouverture) et plus rapidement que ses concurrents (notamment OpenSocial de Google dont la première version des spécifications était jugée plutôt décevante), force est de constater que l’avenir n’est pas à la multiplication des formats, mais plutôt à l’unification. La raison est toute simple : avec la crise et la compression des coûts, un annonceur / éditeur va rechigner à déployer plusieurs versions d’un même widget social.

Rejoindre des initiatives mutualisées comme OpenSocial ou DataPortability serait bénéfique aux annonceurs (dont les coûts de développement / maintenance seraient abaissés), aux utilisateurs (qui bénéficieraient de widgets socials universels) et aux équipes de Facebook qui pourraient se décharger d’une grosse partie du travail sur les autres membres du consortium.

Conseil N°3 : Une offre premium

Le modèle économique de Facebook est un problème récurrent car ils ne sont pas très clairs sur la façon dont ils gagnent de l’argent, alimentant ainsi les fantasmes d’exploitation abusive des données personnelles. Mais qui a dit qu’il n’était pas possible de facturer un ou des services ? Au vue de l’état d’addiction de certains membres il serait tout à fait possible d’envisager un modèle premium proche de ce que pratiquent d’autre plateformes : plus d’espace de stockage (façon FlickR), plus de visibilité (façon Badoo), pas de limitation sur le nombre de contacts (façon Highrise), pas de pub (façon Gamespot), débridage de fonctionnalités (façon Xanga ou Ning), un service de rencontre réservé à certaines catégories d’utilisateurs (façon Ulteem), une meilleure disponibilité de la plateforme (sur des serveurs à part)… Les possibilités sont nombreuses et elles pourraient être décuplées avec la mise en œuvre d’un système de micro-paiement ou avec la mise en place de partenariats plus forts avec d’autres services spécialisés (qui reverseraient une partie de la recette).

La justification de cette offre premium serait de proposer une expérience encore plus riche à des membres qui en demandent toujours plus. A partir du moment où cette offre ne bride pas l’utilisation de la plateforme mais permet de l’étendre, qui s’en plaindrait ?

Conseil N°4 : Des partenaires industriels et des appuis politiques

Avec une croissance aussi fulgurante (souvent au détriment de services plus anciens et payants comme Meetic ou CopainsD’avant), le moins que l’on puisse dire c’est que Facebook fait des jaloux, voir des ennemis. Je ne parle pas que des concurrents directs (Friendster, Hi5…) mais plutôt de gros acteurs comme Google (cf. le deal avec Microsoft et la concurrence avec Orkut), Yahoo! (dont ils ont refusé l’offre pourtant généreuse à l’époque) ou encore Newscorp (qui se bat pour maintenir l’audience de MySpace).

Le problème c’est que dans ce milieu il n’est pas possible de faire cavalier seul bien longtemps. Pour pouvoir survivre en cette période de crise (dans laquelle nous venons à peine de rentrer) Facebook devra impérativement se trouver des partenaires industriels (pour l’aider dans sa croissance), des partenaires commerciaux (pourquoi pas de grosses agences comme Omnicom, WPP ou Publicis) et surtout des partenaires financiers capables de les aider dans les décisions stratégiques ou dans les négociations périlleuses.

Outre les acteurs du même secteur, ce sont les appuis politiques qui risquent également de manquer à Facebook. Si Google ne parvient pas à empêcher le bridage de ses services dans des pays comme la Chine ou la Turquie (respectivement pour le search et YouTube), comment Facebook y parviendrait-il ? Avec une audience dépassant les 30% dans certains pays il y a fort à parier que les gouvernements et parlements vont très rapidement s’intéresser de très près à ce phénomène. Et ce n’est très certainement pas un patron en tongs d’à peine 25 ans qui va les convaincre du bien fondé de ses ambitions. D’autant plus que le coup du p’tit jeune avec de drôles de chaussures qui veut changer le monde ne date pas dh’ier (qui se souvient de Jonas Birgersson et des ses rangers ?).

Conclusion

Voilà donc quelques pistes de réflexion qui permettrait à Facebook de se sortir d’une situation bien délicate, non pas qu’ils ont fait d’énormes erreurs de gestion ou de mauvais choix, mais plutôt que le marché risque de sanctionner durement une étoile qui ne va plus briller longtemps dans ce contexte d’hiver nucléaire (surtout aux Etats-Unis).

Le meilleur conseil que je pourrai donner aux annonceurs serait de bien prendre conscience de la fragilité de ce géant aux pieds d’argile. Si vous avez pris la décision d’investir les médias sociaux, il est impératif de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier et de diversifier votre présence et vos campagnes sur plusieurs « supports sociaux » (blogs, réseaux sociaux de niche, forum, micro-blog…) et de vous intéresser à la relève qui est déjà là (imeem, Netlog, Buzznet…).

MàJ (03/02/2009) : Visiblement Facebook parle d’ouvrir très prochainement sa base de données aux annonceurs sous forme de questionnaires très ciblés (cf. Facebook Plans to Make Money by Selling Your Data).

Vive les assistants de saisie pour les champs de formulaire

Je ne le répèterais jamais assez : Les formulaires sont les bêtes noires des internautes. Surtout quand il s’agit de saisir des données avec un format bien particulier comme un numéro de téléphone ou une date.

Mais rassurez-vous car la situation est en train de changer grâce aux assistants de saisie qui sont décris ici : Input Masks Design. Le principe est révolutionnaire : simuler le formatage des données lors de la saisie.

Illustration avec une première technique de Masked Input Plugin (cliquez sur l’onglet « Demo« ) :

Exemple de formatage de données en cours de saisie
Exemple de formatage de données en cours de saisie

Deuxième illustration avecle Dynamic Field Masking :

Deuxième e
Deuxième exemple de formatage de données en cours de saisie

Je trouve ce principe révolutionnaire car il permet une bien meilleure appréhension du format à respecter sans pour autant perturber la saisie.

Dans le même genre il y a aussi la correction orthographique sur les formulaires de recherche de Transport-IdF mais qui est bien plus perturbante car très dirigiste (ne fonctionne que sur certains navigateurs).

En tout cas cette nouvelle variante de la saisie assistée mérite largement que l’on s’y intéresse, surtout si elle se dégrade correctement pour les navigateurs non compatibles (à vérifier).

Un advergame en Papervision chez VolvoTrucks

Il existe pléthors d’advergames dans le monde de l’automobile (à découvrir sur Advergame.fr). Par contre je n’en connaissais pas dans le monde des constructeurs de camion. C’est maintenant chose faite avec Volvo qui fait la promotion de son FH16, le camion le plus puissant du monde : The Strongest Truck.

Outre des vidéos et divers contenu, ce mini-site propose donc un advergame où il faut acheminer à bon port une livraison à l’aide de ce fameux FH16-700 :

fh16

Bien évidement la parcours est compliqué et les caisses s’envolent à la moindre bosse. Il faut donc faire preuve de doigté pour dompter la « bête ». Une réalisation soignée avec un chargement pas trop long, rien à redire, c’est tout bon. D’autant plus que les bénéfices du produit sont bien restitués (puissance maîtrisée), ne rigolez pas car ces gros engins peuvent parfois provoquer des catastrophes (cf. Promoter Killed In Monster Truck Accident).

(via Papervision 3D)

Du rich commerce pour les produits de luxe

Loin de moi l’idée de vouloir faire des jeux de mots à 30 centimes mais je trouve que le luxe est secteur qui se prête bien aux modules rich commerce. Les précurseurs en la matière sont des ténors comme Louis Vuitton ou Gucci mais nous commençons à voir des acteurs de taille plus modeste faire des choses tout à fait intéressantes.

Premier exemple avec Luigi Bormioli, un vaisselier italien déniché par Maxdig qui propose un très bon système de navigation par bandeau latéral :

luigibormioli

Deuxième exemple ave Vimercati, un fabriquant de meubles italien (découvert par le Capitaine Commerce) qui nous plonge dans un carrousel 3D qui donne le tournis :

vimercati

Rassurez-vous il y a aussi de très belles photos en pleine largeur qui rattrape cette intro un peu déstabilisante.

Dernier exemple avec Gestaltung, un fabriquant de cuisines anglais qui met en scène ses réalisations dans des environnement en simili 3D (via Hebiflux) :

gestaltung

Je précise tout de même que le luxe n’est bien évidémenr pas le seul secteur d’activité qui a tout intérêt à mettre en oeuvre les interfaces riches. Je rêve par exemple d’un supermarché en ligne en Flash (ou en Ajax)…

La souris est-elle ringarde ?

Inventée en 1972 au PARC de Xerox, la souris serait-elle envoie de ringardisation ? C’est en tout cas la question que l’on est en droit de se poser au vue des dernières expérimentations en cours.

Tout à commencé avec le célèbre site Dont’t Click It qui proposait une navigation sans clic (tout au survol de la souris).

Puis il y a eu le lancement de la Wiimote par Nintendo qui a donné des idées aux constructeurs comme Logitech (avec la Air Mouse) et Lenovo (cf. Lenovo to sell ‘Wii-like’ PC ‘air-mouse’).

logitechairmouse

Ensuite il y a eu cet incroyable site de Publicis & Hal Riney où il fallait bouger la tête devant sa webcam pour naviguer entre les pages :

hpr

Et maintenant il y a ce site (Eric Chan Design) qui propose d’utiliser la fonction d’accéléromètre des derniers Macbook pour faire bouger le contenu :

ericchan

Non vraiment je me demande ce qu’ils vont nous inventer la prochaine fois : Une navigation spatialisée ? Une navigation commandée par à la voix ? Une navigation commandée par SMS ?

(via Hebiflux)

Linden Lab poursuivra-t-il son intégration verticale ?

Grosse surprise à la lecture de ce communiqué de presse : Linden Lab rachète les deux plus grosses places de marché d’objets virtuels (OnRez et XStreetSL). L’annonce est ici : XStreet SL and OnRez to Join Linden Lab!.

slshop

Une opération rondement menée (j’imagine que le contexte de crise à dû favoriser une négociation à la baisse) qui va permettre à Linden Lab d’entamer une dynamique d’intégration verticale avec une position dominante sur un marché qu’ils risques fort d’assécher en mettant en avant leurs marketplaces « officielles ». Peut-être que l’objectif de Linden Lab est de faire évoluer ça en un équivalent d’Etsy des objets virtuels où les builders du monde entier pourront commercialiser leurs créations.

Est-ce une bonne chose ? Oui car comme dans le commerce traditionnel c’est l’emplacement qui compte. Hors les bons emplacements sont rares, même dans un univers virtuels. De ce fait les marchants les plus modestes (ou les moins bien organisés) n’avaient que très peu de chances de survivre face à des acteurs de taille. En ce sens, je rejoins tout à fait l’avis de LeoMaxx qui voit lui aussi ces acquisitions d’un bon oeil : Linden Lab s’offre XStreet SL et OnRez.

Autre point positif et pas des moindres, la fluidité des transactions. Autrefois il fallait déposer de l’argent sur les bornes XStreet SL pou réaliser des transactions mais il y fort à parier que Linden Lab va simplifier tout ça en intégrant ces deux boutiques au portail SecondLife.com et proposer un débit direct du compte du résident en L$ ou directement en $ (via des systèmes de micro-paiement à la Paypal ou autres).

xstreetsl

Maintenant que ces rachats sont actés, quelles pourraient être les prochaines étapes ? Mes hypothèses :

  • Une fusion des deux boutiques en une chaîne shopping sur le portail (à l’image de SecondLifeGrid) ;
  • La visualisation de votre avatar sur le web pour lui faire directement essayer les fringues et fluidifier encore plus l’acte d’achat ;
  • Le déploiement de showrooms « officiels » sur le main land ;
  • La mise en œuvre d’un programme de Power Sellers comme sur eBay où les marchands pourraient avoir un corner brandé à leurs couleurs.

Les possibilités sont nombreuses et il reste maintenant un gros travail d’intégration à réaliser pour Linden Lab. Même si l’annonce est plutôt bien accueillie par les observateurs extérieurs (cf. Why Linden Lab Bought Two E-Commerce Sites), certains anticipent une réaction plus négative de l’écosystème SL qui risque de se méfier de cette tendance à la « nationalisation » (cf. Linden Lab Acts Like A Business). Attendons de voir l’évolution de ces boutiques pour juger.