Vers la carte de visite électronique multi-profils avec Poken

Connaissez-vous les Poken ? Mais si enfin, ces petits appareils qui communiquent entre-eux avec des ondes à courte portée :

Poken_Spark

Ces petits appareils ont été lancés l’année dernière (cf. L’avenir des réseaux sociaux est-il à la puce RFID) et étaient destinés à vous faciliter la drague hors-ligne et élargissant votre « territoire de chasse » en ligne. Bref, tout ça pour dire qu’ils ont entièrement revu leur stratégie et qu’ils proposent maintenant une nouvelle approche beaucoup plus pro avec la nouvelle ligne « Pulse » :

poken-pulse

L’idée est la suivante : Puisque vous avez toujours sur vous une clé USB (mais si enfin !), pourquoi ne pas la rendre communicante. Il s’agit donc d’une clé USB qui peut détecter des clés semblables à l’aide de la technologie NFC (« Near Field Communication« ). Admettons que vous vous rendez à une manifestation (salon pro ou conférence), cette petite clé USB communicante va être capable de vous ressortir l’historique de toutes les personnes que vous avez croisés au cours de la journée (et qui étaient elles aussi équipées). C’est en quelque sorte une carte de visite électronique (et communicante).

Vous vous connectez donc à votre tableau de bord pour avoir l’historique des personnes croisées (la courbe à droite de l’écran) :

Poken_dashboard

Ce « traçage » fonctionne dans les deux sens : vous voyez qui vous avez croisé et inversement, vous laissez une « trace » de votre passage. Il ne reste plus ensuite qu’à définir votre ou vos cartes pour que l’on vous recontacte facilement. Il est ainsi possible de paramétrer plusieurs cartes pour différents contextes. Par exemple vous avez ici ma carte « business » (par défaut) auquel il est possible d’associer mes profils de réseaux sociaux BtoB (LinkedIn, Viadeo, Plaxo…) :

Poken_Card

J’ai également une carte « casual » avec une autre photo et d’autres profils associés (Facebook, Netlog, Brightkite…) :

Poken_Card2

L’idée de centraliser les profils n’est pas neuve (pour mieux contrôler votre identité numérique) mais là ce qui est intéressant c’est ce pont entre le web et les rencontres « physiques », ou pas ! Et c’est là que ces fameux Poken sont intéressants : vous ne pouvez collecter qu’un nombre minimum de cartes de visite lors d’un salon, mais la timeline des rencontres vous permet de rentrer en contact avec les personnes que vous avez croisé mais pas abordé (« nous nous sommes ratés au salon XYZ…« ).

Ce procédé combine donc la proximité des rapports physiques (serrage de louche…) avec la praticité et l’exhaustivité du web (accès direct aux profils…). Un dispositif passif très intéressant pour celles et ceux qui veulent rapidement faire grossir leur réseau.

Les plus sceptiques pourraient me dire que cela existe déjà (plus ou moins) sur les smartphones avec des services comme Goomeo mais le concept n’est pas aussi avancé et la technologie pas tout à fait la même (car reposant sur la capricieuse norme Bluetooth).

Bref, je réitère mon enthousiasme vis à vis de ces dispositifs hybrides (en et hors-ligne) d’industrialisation sociale. Et vous, Do You Poken ?

Dunlop tente de relancer la Volley avec un site loufoque

Vous connaissez Dunlop ? Mais si enfin, la marque fétiche du suédois Björn Borg (ha non mince c’est Donnay). Bon bref, ils ont besoin de se refaire un image et pour cela, rien de tel que le buzz. OK, mais pour cela il faut de la matière première… et ils ont visiblement choisi de miser sur la Volley, une chaussure mythique des années 40. Il y a donc une campagne décalée savamment orchestrée (cf. Les Dunlop Volley sont-elles les chaussures les plus hype du monde ?) et surtout un site un peu loufoque pour assurer la promotion de cette chaussure de sport.

Nous avons donc un site expérimental où se mélangent pixel design et mise en page irrationnelle avec un prime un démonstrateur de chaussure :

Volley_1

L’idée étant de pouvoir choisir son fond d’écran, son pantalon, le modèle mais également la saleté de ce dernier (j’espère que c’est de la terre battue) :

Volley_2

Et comme ils sont joueurs ils proposent également des choix décalés comme cette patte de squelette sur fond d’usine à déchets :

Volley_3

Il y a en prime un autre démonstrateur mais pour le laçage :

Volley_4

Voilà, précisons qu’il s’agit du site australien de la marque. Un site sans trop de prétentions mais un bon moment à passer pour interagir avec cette chaussure mythique (je me demande si je ne vais pas me laisser tenter…).

Les interfaces riches pour mieux choisir votre vin

Choisir un vin est un processus compliqué et particulièrement intimidant, surtout pour un étranger. Voilà pourquoi le site Aromicon vous propose un moteur de recherche permettant de choisir par arôme, plats… Mais ils proposent surtout une représentation visuelle des arômes se mélangeant dans le verre (ici un Riesling) :

Aromicon_Riesling

Sur chaque fiche sont ainsi consignés les arômes ainsi que les plats conseillés pour pouvoir naviguer par facettes. Sur l’animation se trouvent également des icônes pour désigner la teneur en sucre (idéale quand vous ne parlez par allemand).

Aromicon_Muscadet

Voici donc un très beau site avec une recherche et une représentation visuelle tout à fait intéressante.

Aromicon_Cusumano

À quand un Wine Configurator en 3D ?

(via Springwise)

Sulake lance Bobba Bar, premier univers virtuel pour mobiles

Après avoir lancé une nouvelle version de Habbo et tenté une première approche des terminaux mobiles (Mini Friday), Sulake sort enfin son univers virtuel pour mobiles : Bobba Bar (cf. Introducing Bobba Bar, a virtual bar on-the-go).

Bobba_home

Ce n’est pas la première tentative d’univers virtuels sur terminaux mobiles (cf. Vers des univers virtuels mobiles ?) mais c’est la plus aboutis (du moins plus que Sparkle). Pour le moment le nombre de terminaux mobiles compatibles est limité (iPhone et certains modèles chez Nokia et Samsung) mais la liste est tout de même belle compte tenu du casse-tête technique que cela représente.

La première chose qui frappe avec ce Bobba, c’est le positionnement : oublié l’univers tout mignon de Habbo, ici il est question de fiestas et de drague (ce n’est pas pour rien que ça s’appelle Bobba « bar »). Ce sont donc très clairement les premiers utilisateurs de Habbo qui sont ciblés, ceux qui ont eu le temps de grandir et de se lasser des restrictions de l’hôtel (chasse aux prédateurs sexuels oblige) et du pixel design.

Nous avons donc droit à un look&feel beaucoup plus réaliste avec des avatars très soignés :

Bobba_Avatar

La personnalisation de votre avatar est très simple mais limitée, attendez-vous à un modèle économique tournant autour des fringues virtuelles. Rappelons que 80% des revenus de Habbo sont générés avec de la vente de meubles virtuels en série limitée par l’éditeur, il y a toutes les chances pour qu’ils reproduisent ce modèle économique.

Vous choisissez ensuite un point de rencontre, il y a des zones francophones et des zones anglophones :

Bobba_Places

Seules 10 utilisateurs peuvent se trouver dans un endroit en même temps, il y a donc un système de réplication des endroits.

Le chargement des lieux est rapide et le tout fonctionne plutôt bien :

Bobba_Beach

L’expérience est assez proche de Habbo (forcément) : on se pose quelque part et on discute. Vous remarquerez qu’il n’est plus ici question de jeux mais de picole : il y a toujours un bar ou un débit de boisson à proximité.

Bobba_Cafe

Les ambiances sont variées et il commence à y avoir pas mal de monde à croiser, preuve de la synergie avec Habbo. Au final, nous avons une plateforme technique qui fonctionne bien (ce n’est pas forcément évident), un design soigné, un positionnement malin et une maison-mère avec de gros moyens financiers et une solide expérience. Tous les ingrédients sont donc réunis pour faire de ce Bobba une réussite.

Je vous donne donc RDV dans cet univers virtuel pour explorer les différentes fonctions sociales et découvrir les possibilités pour les annonceurs (je pense que Nokia sera le premier à tirer).

Google lance son langage de programmation pour brouiller les pistes

Grosse surprise ce matin en découvrant cette annonce singulière, Google lance son propre langage de programmation open source : Go. Une annonce qui tombe comme un cheveux dans la soupe dans la mesure où la semaine a été chargée (rachats de Admob et Gizmo5, lancement des Dashboards personnels, Wi-Fi gratuit dans les aéroports US pendant les vacances de fin d’année, baisse des prix du stockage en ligne, historique des déplacement avec Lattitude…). Bref, c’est un véritable déluge d’annonces et là… « à au fait, nous lançons notre langage de programmation« .

Je ne suis pas un expert mais voici dans les grandes lignes la description de ce Go :

  • C’est un langage compilé (donc pas comme javascript) très proche du C mais intégrant une notion d’héritage (donc concurrent du C++) ;
  • Il est censé répondre à une demande croissante de développeurs qui sont coincés entre la rigueur de Java et le manque de sophistication / puissance de PHP ;
  • Il correspond mieux à la réalité de l’informatique en 2009 (parralel computing, processeurs multi-coeurs…) ;
  • Il va permettre de diminuer le temps de programmation et de compilation (le contraire m’aurait étonné) ;
  • Il propose une syntaxe très particulière mais révolutionnaire (merci de me donner votre feedback là-dessus) ;
  • Il est proposé en open source sous licence BSD.

Pour en savoir plus ça se passe ici : Google Launches Its Own Programming Language et Go: new open source programming language from Google. Et voici la vidéo de présentation :

Dans la mesure où ce n’est pas mon métier je ne peux pas me prononcer sur les qualités ou le potentiel de ce nouveau langage. Mais en tout cas il y a plusieurs choses que je sais :

  1. Go n’est pas un projet d’entreprise mais un projet issu des 20% de R&D accordé à chaque employé ;
  2. Go a nécessité deux ans de développement mais n’est utilisé dans aucune application de chez Google (les équipes utilisent surtout C++ et Python) ;
  3. Go n’est pas supporté par le Google App Engine ;
  4. Nous sommes toujours en attente de nouveautés concernant d’autres initiatives maison comme Native Client ou O3D.

Bref, oserais-je dire que Google se disperse ? Non je n’oserais pas, ma paranoïa me pousserait plus à dire que Google fait du bruit pour brouiller les pistes et garder un maximum d’opacité sur ses projets d’envergure. En d’autres termes, Go est un des arbres qui cache la forêt.

Quelle forêt ? Hum… il y a en fait plusieurs grands axes stratégiques sur lesquels Google travaille :

Les équipes de Google risquent-elles de s’essouffler avec un tel rythme de diversification ? Non pas réellement dans la mesure où totu ceci est contrôlé (pas plus de 20% du temps des employés) et qu’ils peuvent se permettre de faire des erreurs (cf. Les acquisitions ratées de Google).

Je peux me tromper mais je suis persuadé que tout ceci (les annonces) cache un plan beaucoup plus ambitieux.