Hypothèses d’usages et opportunités de revenus pour l’iPad

Suite à une annonce ayant généré beaucoup trop d’excitation et d’attentes pour contenter les plus exigeants (dont je fais partie : Avec l’iPad, Apple lance un touchbook qui ne risque pas de concurrencer les ebooks) et après quelques jours de réflexion, je souhaite partager avec vous quelques hypothèses sur les usages et opportunités de revenus autour de l’iPad.

L’iPad n’est pas fait pour les livres électroniques

J’ai déjà abordé ce sujet dans des précédents billets mais la lecture des diverses réactions suite à la présentation publique de l’iPad me conforte dans l’idée que touchbooks et ebooks boxent dans deux catégories bien distinctes (cf. Quels contenus pour les touchbooks et ebooks ?). Je pense donc ne pas me tromper en affirmant que la vente de livres et journaux électroniques sur l’iPad sera un flop, à moins qu’ils apportent des évolutions technologiques majeures comme l’encre électronique (comme le fait la machine de PixelQi).

La compétition iPad / Kindle s’arrête là dans la mesure où Amazon a prit une sérieuse longueur d’avance sur un marché encore embryonnaire avec plus de 2 millions d’unités vendus (Amazon CEO: “Millions” of Kindles Sold) et une dynamique commerciale très incisive (Amazon Unveils New Kindle Royalty Option; Incentive To Keep E-Book Prices Down et Amazon Now Sells 6 Kindle Books for Every 10 Physical Books When Both Editions Are Available).

Des magazines digitaux financés par de la publicité ultra-ciblée

Intéressons-nous maintenant à ce pour quoi l’iPad a été conçu : du contenu rich media. Nous savons ainsi que plusieurs groupes de presse travaillent sur un nouveau format de magazine digital mélangeant texte, photos et vidéos dans une interface spécifiquement adaptée aux touchbooks (cf. Sports Illustrated Tablet Demo et Condé Nast Will Have Apple iPad Apps Ready For Shipping Day).

iPad_magazine

L’intérêt de ces magazines serait de proposer une nouvelle expérience de lecture (cf. Quelles interfaces pour les touchbooks ?). Ils pourraient être lus en ligne ou hors ligne (sous forme d’applications) et seraient achetés à l’unité (0,99$) ou sous forme d’abonnement pour pouvoir accéder à des services complémentaires comme des bases de données sportives, financières, historiques…

iPad_stats

Ou alors… ces magazines pourraient être financés par de la publicité, mais pas n’importe laquelle : celle d’Apple. Souvenez-vous ainsi qu’Apple a très récemment racheté une société spécialisée dans la publicité mobile (Quattro Wireless). Vu sous cet angle, on comprend mieux pourquoi Apple ne veut pas du lecteur Flash sur l’iPhone et l’iPad : pour pouvoir bloquer toutes les régies publicitaires et imposer la sienne. Avec ce rachat, Apple est maintenant le seul maître d’un écosystème où il maitrise la chaine de distribution, de monétisation et d’encaissement (cf. The iPad Will Make Apple’s Acquisition Of Quattro Wireless Look Even Smarter).

iTunes est ainsi la pierre angulaire pour une technologie de recommandations personnalisées et de ciblage publicitaire en fonction du profil des utilisateurs (selon leurs goûts musicaux ou ludiques), l’historique des achats, la localisation (puce GPS ou triangulation). La fonction Genius se transformerait ainsi en une sorte d’assistant d’achat.

Des catalogues VPC numériques financés par l’affiliation

En poussant cette logique d’expérience de lecture enrichie, nous pourrions également l’appliquée aux VPCistes qui existent déjà sous forme de catalogues et de sites web. La version touchbook serait une application à mi-chemin entre catalogue en ligne et publi-reportages verticalisés : fashion pour les fringues, lifestyle pour les objets du quotidien, bricolages pour le petit outillage, voyages, cuisine…

Tout l’intérêt d’un tel dispositif serait de proposer une expérience intégrée avec de l’achat en un clic. Certes, Amazon le propose depuis longtemps, mais son catalogue est limité et le contenu inspirationnel fait cruellement défaut. J’imagine tout à fait Apple réclamer un « pas de porte virtuel » aux VPCistes pour installer leur application par défaut et leur donner accès à sa base d’utilisateurs (en plus prélever une commission sur les transactions). Hé oui, car l’iPad s’insère dans un dispositif bien rôdé où Apple a déjà collecté 150 millions de N° de cartes bancaires.

Vous pourriez me dire que tout le monde est libre d’installer n’importe quelle application, certes, à condition qu’elle soit référencée dans l’App Store. Avec un écran de 1024*768 ce type d’applications marchandes pourrait faire des merveilles : Apple’s iPad Raises Stakes on Rich Advertising and Branded Apps.

Pour les annonceurs et distributeurs, ce micro-canal de distribution présenterait l’énorme avantage d‘immerger le prospect / client dans un environnement maitrisé où la concurrence n’est plus réellement à un clic. Exemple avec l’application Rugby de Ralph Lauren pour l’iPhone / iPad :

Rugby_iPhone

Une télécommande « riche » pour des contenus additionnels et piloter vos contenus multimédia

Regarder un film ou écouter un album sur l’iPad ne semble pas présenter un grand intérêt. Par contre si vous couplez l’iPad avec un autre terminal (iMac ou TV), vous ouvrez la porte à de nombreuses possibilités. L’iPad serait ainsi une sorte d’écran complémentaire vous permettant de bénéficier de contenus additionnels (résumés d’épisodes précédents pour une série TV, statistiques ou autres angles de vue pour un évènement sportif…).

Nous pourrions même envisager un usage inédit : Piloter un media center au travers d’une expérience bien plus riche (coverflow…). L’idée serait ici de pouvoir visionner / consommer des contenus multimédias stockés sur un serveur (une sorte de time capsule en version XL) sans avoir à allumer votre ordinateur. Ceci fonctionne aussi avec l’AppleTV (peut-être mieux !).

Il est également possible d’imaginer de nombreuses applications à valeur ajoutée en ce qui concerne la domotique.

Une nouvelle approche du jeu tactile

L’iPhone s’est rapidement imposé comme la nouvelle coqueluche des casual games, mais les caractéristiques avantageuses de l’iPad laissent présager une nouvelle génération de jeux tirant parti du large écran tactile, de l’accéléromètre, du GPS et de la puissance de la machine (prolongeant ainsi le gameplay tactile de la DS de Nintendo).

Autre domaine où l’iPad pourrait proposer une nouvelle approche : le jeux sociaux. Le magazine Fast Company avance ainsi une hypothèse très crédible de mécanique de jeux où l’iPad servirait de serveur pour cordonner plusieurs joueurs sur iPhone en mode P2P local : Here’s the Vision of iPad Gaming Greatness Apple Overlooked.

ipad-poker

Certains ‘hésites pas à dire que l’iPad pourrait être l’évolution ultime du jeu de plateau : iPad board games: Apple has created a ‘Jumanji platform’.

iPad_Monopoly

Ce principe ne s’applique pas à tous les jeux, mais pourrait générer des revenus non-négligeables sur certains types de jeux très rentables.

Autre exemple avec les MMORPG : l’iPad pourrait servir d’écran supplémentaire pour pouvoir gérer vos armes et armures, pour afficher la carte du niveau ou encore pour communiquer avec les autres joueurs : What could Apple’s new iPad mean for MMOs?. Encore une fois, ceci ne concerne pas des dizaines de millions de joueurs, mais peut représenter des revenus complémentaires intéressants pour les éditeurs.

Reste enfin la niche des MMTRG qui seraient bien plus intéressants à jouer avec un écran plus large et un processeur plus puissant.

De nombreux nouveaux usages à inventer et un gros concurrent à surveiller

Ces quelques hypothèses ne sont qu’une petite partie du potentiel de ce terminal qui doit encore trouver sa place. Souvenez qu’à la sortie de l’iPhone nous étions loin de nous douter que ce petit appareil allait révolutionner le monde des télécoms. Au fil des mises à jour, l’iPhone s’est même transformé en un combiné multi-fonctions à très forte valeur ajoutée : téléphone, agenda, baladeur numérique, console de jeux, GPS, modem… L’iPhone est selon moi l’invention la plus révolutionnaire de ces 10 dernières années, attendons de voir ce que pourra donner l’iPad dans sa troisième ou quatrième itération.

Malgré de nombreux pseudo-concurrents déjà sur les starting blocks (9 Upcoming Tablet Alternatives to the Apple iPad), Apple semble tout de même avoir pris une sacré longueur d’avance grâce à un écosystème déjà très dense et un parc de dizaines de millions d’utilisateurs. Et n’oublions pas qu’en plus de maitriser le software, Apple est en train d’élever de très sérieuses barrières à l’entrée au niveau du hardware avec une tout nouveau processeur fabriqué par une société rachetée en 2008 (cf. The Real iPad Revolution Is The A4 Chip That’s Running It) ainsi qu’une technologie révolutionnaire de batteries longue durée (10 H d’autonomie) déjà éprouvée sur les nouveaux MacBook.

Aujourd’hui le seul acteur qui pourrait inquiéter Apple est Google : Non seulement car ils ont une alternative très crédible déjà en phase de commercialisation (MSI to Release Its Own Tablet, Does Multitasking) et qu’il s’apprêtent à frapper fort avec Chrome OS (Google Building Touch into Chrome OS? et The iPad And Chrome OS Netbooks Are On A Collision Course).

Plutôt que de faire des prédictions hasardeuses sur l’issue de la bataille Apple contre le-reste-du-monde, j’invite plutôt les annonceurs à réfléchir dès maintenant à la façon dont ils pourraient repenser leur présence en ligne au travers d’applications / widgets compatibles avec les touchbooks.

De là à dire que nous allons probablement voir apparaitre un nouveau type d’agences (les agences « touch-web« ) il n’y a qu’un pas. À votre avis, quels acteurs seraient les plus légitimes : les agences web ou les agences spécialisés en applications mobiles ?

42 réflexions sur “Hypothèses d’usages et opportunités de revenus pour l’iPad

  1. « l’iPad peut difficilement se positionner sur les usages professionnels dans la mesure où il ne peut lire les fichiers PDF »

    Tu as lu les caractéristiques techniques avant de sortir une énormité pareille ? Je sais que c’est en anglais, mais PDF ça se dit pareil en français ;-)
    http://www.apple.com/ipad/specs/

    Donc puisque l’iPad lit les PDF sans problème, on peut retourner ton raisonnement en affirmant que grâce à ça, il peut facilement se positionner sur les usages professionnels. CQFD.

    (Au passage l’iPad lit les principaux formats MS Office en plus de ceux d’iWorks, ce qui est un pur hasard, hein, pour une machine qui n’a rien à faire en milieu professionnel :p).

    J'aime

  2. Ce que Padawan dit est juste au sujet du PDF. Le PDF est déjà en mode lecture via sur l’iPhone, alors il n’y aura pas régression sur l’iPad.

    Là où Frederic pose le problème, c’est que rien ne prouve qu’il sera possible de les organiser dans sa bibliothèque, au milieu des livres achetés via le BookStore. Auquel cas, ce serait la encore une erreur de cohérence d’Apple, erreur qu’il a évité lors de l’iPod en 2002, qui permettait la lecture et l’import de MP3.

    J'aime

  3. @gabyu : je vois mal Apple préparer une version iPad de sa suite bureautique iWorks sans laisser la possibilité de gérer ses documents autrement qu’avec Mail. Mais il est toujours risqué de pontif…, ahem, conjecturer sur quelque chose qu’on n’a pas vu soi-même, ou sur lequel on s’est mal renseigné. ;-p

    J'aime

  4. Sur les remarques de Padawan
    Pour une utilisation de type professionnelle, selon vous, comment peut on charger sur un iPAD des fichiers PDF, PPT ou PPS, DOC ?
    Est ce possible directement via la liaison USB à court terme ou moyen terme ?
    D avance merci
    Jacq

    J'aime

  5. Je ne suis pas fan de Apple, à l’origine pour faire comme tout le monde et, aujourd’hui, parce que je me dis que à force de vouloir tout contrôler (pubs, applications….)Apple nous fait perdre le gout de la liberté en introduisant censure, bannissements…
    Cette dictature du contenu est d’autant plus détestable qu’elle se retrouve dans tous les produits à la pomme : le iphone de ma femme et, maintenant, le ipad.
    Sans faire l’apologie des produits à base de windows/linux, que nous apporte ce concept face à un netbook guère plus encombrant et beaucoup plus ouvert -dans tous les sens du terme – j’en veux pour exemple l’absence de port usb….

    J'aime

  6. @Squirrel d’accord avec toi sur Apple et la liberté : amusant d’ailleurs de voir un concept de jeu de Poker pour illustrer le potentiel de l’iPad, alors que Apple interdit les jeux de hasard sur l’app store ! (certes, on peut jouer au Poker sans argent en jeu, mais bon …). Cela rejoint l’exemple choisi par Adobe pour montrer que l’iPad est birdé : pas de porno sans Flash ! Pas de Poker, pas de Porno, ca commence à faire beaucoup …

    J'aime

  7. @ padawan > Très juste, cela m’avait échappé. Par contre l’obligation de passer par la synchronisation iTunes pour déposer un fichier sur l’iPad pose problème (sinon c’est email obligatoire). Au passage j’adore cette courtoisie entre blogueurs, ça fait vraiment plaisir de voir qu’après toutes ces années nous sommes enfin des adultes qui se comportent comme des professionnels.

    @ Techoff > Tout à fait, j’anticipe une potentiel gamme de produits domotiques « made in Apple » dont l’iPad serait la pierre angulaire.

    /Fred

    J'aime

  8. Alors autant le premier article sur l’iPad était un bon moment, autant celui ci me laisse pantois.

    Pas de PDF? J’ose comprendre dans iBook… Sinon le PDF est au cœur du moteur graphique d’OS X Mac ou iPhone. L’iPhone lit d’ailleurs le PDF depuis le début.

    Pas de Flash pour tuer les autres régies publicitaires que la sienne?
    Là c’est du grand n’importe quoi.
    Depuis quand les application iPhone n’ont pas de publicité? Le Flash n’est pas indispensable à la pub que je sache.

    Bien des annonceurs l’ont compris.

    L’absence de Flash n’est là que pour deux deux raison:
    1. Ne pas ouvrir la porte à une plateforme qu’Apple ne controle pas et qui est totalement controllée par Adobe. Oui les specs de Flash sont « ouvertes » mais les seuls outils de création sont à la main d’Adobe.
    Ce qu’Apple veut c’est une plateforme web ouverte, d’où sa promotion d’HTML5.

    Le Flash est un horreur en terme d’accessibilité, d’indexation. Qui plus est Adobe ne fait rien pour en améliorer les performances sur Mac depuis des années… Et je ne parle même pas de Shockwave…

    En interdisant Flash Apple se garantie que les développeurs utiliseront la plateforme native de développement (Cocoa) ou iront vers des solutions ouverte web.

    L’idée de la télécommande augmentée est pas mal et pourrais bien être intéressante. Sony l’a d’ailleur annoncé: ils feront une application iPhone pour piloter les lecteurs BlueRay de la marque et donner accès à du contenu complémentaire:
    http://www.macplus.net/itrafik/depeche-51222-sony-blu-ray-et-iphone

    J'aime

  9. @ Sylvain > Heu… donc si Apple ferme la porte aux autres régies publicitaires, c’est donc qu’il souhaite imposer la leur, non ? Donc nous sommes bien d’accord sur ce point.

    Concernant la promotion d’HTML5 je suis plus circonspect : Safari et son moteur Webkit est en effet très en avance pour le support de standards pas encore standardisés (HTML5, CSS3, WebGL…) mais de là à dire qu’Apple veut faire une plateforme ouverte c’est clairement manquer de clairvoyance. Il est certains qu’au fil des années l’écosystème est devenu bien plus fermé que celui de Microsoft, mais peut-être est-ce le prix à payer pour garantir une expérience utilisateurs quasi-sans faille…

    /Fred

    J'aime

  10. @Frédéric : « Par contre l’obligation de passer par la synchronisation iTunes pour déposer un fichier sur l’iPad »
    Pas sûr, si les applications iPhone sont bien toutes compatibles avec l’iPad, ce qui à priori est le cas, on pourra transférer des documents entre son PC et son iPad sans passer par iTunes : http://bit.ly/9IBPu3

    J'aime

  11. @Frédéric Non je ne pense pas qu’Apple cherche à fermer la voie aux autres régies. Je ne pense pas avoir écrit ça. Qu’ils cherchent à profiter du marché et éventuellement proposer un offre mieux intégrée, peut-être. Mais pour l’instant ce n’est pas le cas.

    Non je ne pense pas qu’Apple ferme son écosystème. La première offre était au contraire: faites des webapps. Personne n’a voulu et a attendu un SDK.
    Maintenant qu’Apple veut contrôler ce quelle vends sur l’AppStore on se rend compte que ça ne convient pas et les développeurs retournent aux webapps…

    Pour rappel Apple héberge les applications qu’elle commercialise sur l’AppStore. Ils payent également la bande passante.

    La boutique d’Apple est une offre intégrée autant pour les usagers que les développeurs (hébergement, paiement). Libre à eux d’y aller ou pas.

    Le web est toujours là pour proposer une solution alternative au store.

    Apple a beaucoup fait pour les produits Open Source qu’elle utilise dans Mac OS X, et pas seulement WebKit (qui vient de KDE).

    La simplicité à TOUJOURS un prix: la restriction des fonctionnalités. La question est de l’accepter ou non.
    Le Kindle est-il une plateforme plus ouverte? J’en doute puisque même le format des ebook est propriétaire à Amazon.

    iTunes a bien des défaut. De même qu’iPhoto. Mais j’apprécie de ne pas avoir à gérer moi même les fichiers mp3 et jpg. Je laisse une application dédiée s’en charger.

    Combien de mes collègues se battent a rechercher les doublons de leurs photos dans un arborescence que le temps leur rend incompréhensible?

    Apple a une offre qui simplifie tout cela. Cela me convient. Que ceux à qui cela ne conient pas fasse un choix alternatif: Windows, Linux ou autre.
    C’est tout l’intérêt d’un écosystème concurrentiel.

    Personne n’oblige les gens à acheter iPhone ou iPod. Chacun doit en accepter les limites ou les contourner avec les inconvénients que cela peut avoir.

    J'aime

  12. @Fred : je ne me posais pas la question en ces termes. Cela ne me choque pas car il s’agit d’une application et que j’ai pris l’habitude de payer pour en installer qui apportent une valeur ajoutée. 4 euros ce n’est pas onéreux mais c’est le principe Apple. Je paie aussi pour pouvoir installer et jouer de la musique sans passer par iTunes (Spotify). Et je me souviens que je payais aussi au début sur Windows Mobile pour avoir un explorateur/gestionnaire de fichiers digne de ce nom car il n’y en n’avait pas d’origine. Contrairement à d’autres environnements (Windows, Android, Linux…) les bonnes choses sont rarement gratuites avec Apple :-)

    J'aime

  13. @padawan : l’usage professionnel se limite à lire des PDF? :)

    IPad dans le monde pro, moi je veux bien, mais pour un truc incompatible avec Exchange et qui doit tout synchroniser avec itunes sur UN PC, je vois pas trop comment… Cette tablette soit disant mobile est forcément liée avec un ordinateur et un seul. ce genre de matériel ne devrait il pas être indépendant?

    de toute manière, en matière de productivité, on descend en ergonomie d’utilisation par rapport au PC avec un écran devant les yeux et un clavier physique qui reste de loin le moyen le plus rapide pour écrire.

    Je pense qu’au contraire, l’iPad est plutôt bien adapté à la lecture de livres. il pourrait permettre d’afficher des images, d’afficher le texte en plus gros, changer la police, etc… je vois un plus par rapport à un Kindle (mais je le connais mal en même temps). reste la question du rétroéclairage et de la fatigue engendrée sur les yeux.

    Il semble également apporter un réel confort pour la navigation web, quand la lecture de flash sera possible! car buggé ou pas, un navigateur web sans flash n’est tout simplement pas envisageable! ça élimine pas mal de pub, certes, mais aussi beaucoup de contenus voir de sites! Le flash pourrait d’ailleurs apporter un confort supplémentaire de navigation sur internet!

    Musique : rien de mieux, films : très inconfortable (il faut tenir la tablette), mails : ok pour les lire, maps : mêmes avantages que pour le web, photos : sympa, mais pb de synchro avec un seul PC, notes : ya un moment où il faut arrêter de se prendre la tête. rien ne vaut un bout de papier pour noter un truc! iwork : je met n’importe qui au défi de produire quoi que ce soit là dessus même avec une ergonomie repensée, aussi vite, bien et facilement qu’avec un ordinateur classique muni d’une souris!

    En résumé, pour l’instant cet objet n’a pas d’usages bien définis. Apple dit que tout est plus confortable, mais c’est totalement faux. 500€ le cadre photo musical, c’est un peu cher :)

    J'aime

  14. @ Eric > Installer de la musique sans passer par iTunes, ça justifie tout à fiat les 4 Euros (le prix de la liberté).

    @ Thomas > Je pense que justement qu’avec l’iPad Apple cherche à développer de nouveaux usages où l’on se passe d’un ordinateur (PC ou Mac) et de Flash. De ce point de vue là, l’iPad est définitivement un gros iPhone.

    /Fred

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s