Mes 3 sites coups de coeur (septembre 2010)

Avec un peu de retard je vous livre ma sélection de 3 sites repérés au cours du mois de septembre.

Commençons avec MonGuideSanté, un site marchand de produits de parapharmacie :

MonGuideSante

Une très belle harmonie de couleurs et des intentions graphiques très dynamiques (titrailles, coins arrondis, flèches et boutons). Le carrousel de la page d’accueil est très bien rendu et j’apprécie particulièrement le travail sur le pied de page (les derniers produits visionnés par les internautes). Un grand bravo pour cette réalisation 100% française, COCORICO !

Poursuivons avec Barley’s, un pub de la région d’Atlanta :

BarleysGreenville

J’adore la texture du fond de page ainsi que les couleurs chaleureuses. Les blocs sont parfaitement découpés et l’effort typographique permet de bien concentrer l’attention sur les éléments importants de la page. Cerise sur le gâteau : vous pouvez donner une note aux bières servies dans ce bar ! Je précise que cette réalisation est l’oeuvre de Squared Eye, une agence dont j’avais déjà parlé dans cette rubrique.

Terminons avec Worry Free Labs, une agence web :

WorkFreeLab

J’adore également la texture du fond de page qui permet de faire ressortir les blocs. Il y a beaucoup de typographies différentes utilisées sur cette page, mais l’ensemble fonctionne plutôt bien et attire l’oeil aux bons endroits. Vous apprécierez la façon dont le bouton « Next » s’incruste dans les trois vignettes de la section « Our Work« .

La suite le mois prochain…

ReWork, le manifeste pour réapprendre à travailler… et à gérer

J’ai déjà eu l’occasion de mentionner 37Signals, une ancienne agence web reconvertie en éditeur de solutions de collaboration (Basecamp, Backpack…). Le parcours de cette petite société est complètement atypique, surtout en ce qui concerne leurs méthodes d’organisation et de collaboration déjà détaillées dans Getting Real, un livre publié il y a quelques années. Rebelote avec Rework, un nouveau livre traitant de collaboration, d’organisation ou encore de gestion de votre start-up.

Le moins que l’on puisse dire c’est que ce livre est un véritable électrochoc car il tord le cou à de nombreuses conventions et autres habitudes développées au fil des années. Illustration avec ce teaser :

La lecture de ce livre est très enrichissante, non pas car les conseils qui y sont prodigués sont à appliquer sur le champ, mais parce qu’il permet de prendre du recul sur un certain nombre de sujets dont voici un petit résumé.

Concernant la collaboration :

  • Les plannings au-delà de 6 mois sont fantaisistes, ils ne permettent pas d’anticiper correctement mais apportent surtout du stress et de la rigidité dans la gestion quotidienne d’un projet ou d’une activité ;
  • Les drogués du travail confondent moyens et résultats, non seulement ils ne travaillent pas plus vite (car ils flânent la journée et ne parviennent à se concentrer que le soir) mais en plus ils imposent un mode de collaboration asynchrone qui repose beaucoup sur les emails ;
  • Pour résoudre un problème le plus simple n’est pas de rajouter des ressources mais d’en retirer, plus de ressources (moyens, collaborateurs…) = plus de problèmes, d’inerties, de contraintes…
  • Les documents abstraits (cahier des charges, spécifications…) créent une illusion d’accord mais qui repose sur une interprétation, il est plus efficace de travailler sur des livrables concrets (croquis, storyboard, prototypes…) ;
  • Instaurez les no-talks thursdays, car les interruptions quotidiennes sont des tueuses de productivité ;
  • Les réunions sont comme des programmes TV : elles sont programmées par 1/2 heures (car Outlook ne sais pas faire autrement), comment faire si vous n’avez besoin de 15 minutes ?
  • 1 H de réunion à 10 = 10 H de réunion, évitez de faire découvrir aux participants le sujet de la réunion ;
  • Apprenez à dire « Non », vous regretterez souvent d’avoir accepté une nouvelle fonctionnalité ou un nouveau planning, mais vous ne regretterez jamais d’avoir refusé (mais restez tout de même honnête) ;
  • Si vous voulez que quelque chose soit fait, demandez à la personne la plus occupée, elle sera motivée pour le faire rapidement.

Concernant la gestion et l’évolution d’une offre :

  • Moins de fonctionnalités = Plus de simplicité, soyez fièr de ce que votre produit ne fait pas et revendiquez-le plutôt que de faire la course à l’armement (sinon vous allez implémenter en priorité les fonctionnalités les plus simples mais qui ne représentent que peu de valeur ajoutée) ;
  • Ne cherchez pas à faire un produit parfait dès son lancement, lancer un produit et vous l’améliorerez ensuite car il est plus stimulant d’améliorer que de perfectionner ;
  • Assez bien peut être suffisant, l’important est de fournir un maximum de résultat en un minimum de temps / énergie / investissement (la perfection a un coût) ;
  • Proposez moins que vos concurrents, moins de fonctionnalités = moins de problèmes = plus de compétitivité (ex : La minicaméra Flip).

Concernant la gestion d’une start-up :

  • La croissance n’est pas une  obligation, plus de C.A. signifie plus de problèmes et de contraintes car les économies d’échelle ne fonctionnent que dans l’industrie lourde (il est plus important de se concentrer sur la marge) ;
  • Lancer une start-up sans se soucier de la viabilité c’est comme de construire un avion sans se soucier de la force de gravité (« nous trouverons bien un moyen de le faire voler… ») ;
  • N’embauchez jamais quelqu’un pour faire un travail avant d’avoir essayé vous même, comme ça vous saurez quelles sont les difficultés, vous saurez détecter les bonnes qualités chez un candidat et vous saurez évaluer correctement un travail bien fait.

Comme vous pouvez le constater, je ne vous avais pas menti sur le caractère subversif de ce livre que je vous engage fortement à lire car chacun peut y piocher de l’inspiration ou de la motivation pour repenser sa façon de collaborer et de travailler. Vivement leur troisième livre !

Réflexions à froid sur le salon E-commerce 2010

L’édition 2010 du salon E-commerce étant maintenant terminée, il est tant de se poser et de vous livrer mes réflexions à froid sur ce que les rencontres et les discussions du salon m’inspirent.

Beaucoup de monde, de bruit et d’excitation pour un secteur à croissance ininterrompue depuis un certain nombre d’années. C’est bon signe pour celles et ceux qui veulent se lancer, mais cela signifie également que la barre est de plus en plus haute. Ce qui m’amène au premier constat…

Une boutique en ligne est une notion bien trop réductrice

Impossible de me souvenir où j’avais lu un article sur ce thème, mais il m’apparait de façon très claire que l’activité d’un commerçant sur la toile s’étend bien au-delà de sa boutique. Comprenez par là qu‘il est plus réaliste de parler de dispositif marchand qui englobe : la boutique en ligne, les minisites et pages satellites, le blog du patron, le catalogue déporté sur les comparateurs et portails marchands, le réseau d’affiliés, les systèmes de paiement hébergés, les plateformes de satisfaction, les espaces de discussion sur les médias sociaux (pages Facebook, comptes Twitter…).

Bref, se lancer dans le commerce en ligne ne se résume pas à la mise en ligne d’un catalogue. Ou plus exactement : mettre en oeuvre une solution « tout-en-un » (de type Magento) ne couvre qu’une petite partie du dispositif que vous devrez mettre en place. Ceci met en évidence la pertinence des solutions de délégation.

Encore et toujours la même obsession pour l’acquisition de trafic

J’en avais parlé l’année dernière, et j’ai ressenti la même impression cette année : des moyens considérables sont déployés pour augmenter le trafic entrant, mais pas nécessairement pour exploiter le trafic récurrent. Ce déséquilibre est d’autant plus dérangeant qu’il n’enrichit qu’un seul acteur (Google). Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de faire le procès des mots-clés mais plutôt de plaider pour une répartition plus équitable de l’attention et des moyens consacrés à d’autres activités que l’acquisition de trafic : le ciblage comportemental, le searchandising, la relance des paniers abandonnés, le contenu… Bref, autant d’activités destinées à améliorer le taux de transformation mais qui nécessitent moins d’énergie car elles se situent plus proches de l’acte d’achat.

Augmenter le trafic entrant peut être considéré comme la solution de facilité (force brute) mais ce n’est en aucun cas la plus viable car vous ne capitalisez pas sur ce surplus de trafic (le jour où vous arrêter de payer, il ne reste rien). Prenons les exemples d’Amazon ou de Zappos : ils ont fait le choix de privilégier le service client plutôt que le e-marketing direct (vous connaissez la suite).

Une approche plus mature des terminaux alternatifs

Je pense ne pas me tromper en disant que la période où il suffisait de lancer son application iPhone / iPad pour créer le buzz est derrière nous. Nous entrons donc maintenant dans l’âge de la raison pour le m-commerce avec une approche plus structurée (« à quels besoins essayons-nous de répondre ? ») et plus large (cibler l’ensemble des smartphones et pas que l’iPhone).

Il est ainsi intéressant de constater que les applications mobiles « tout-en-1 » sont à la fois coûteuses et très complexes à développer / mettre à jour. La solution la plus pérenne consiste à mettre en ligne une version mobile de votre site (en HTML5, donc compatible avec l’ensemble des smartphones) et de déployer des applications monotâches (nouvelle collection, services annexes…). Au cas où vous vous poseriez la question : non, vous n’avez pas forcément besoin de Flash pour proposer une boutique mobile digne de ce nom (les briques technologiques de rich commerce en javascript seront parfaitement opérationnelles dès l’année prochaine).

L’arrivée prochaine sur le marché de concurrents de l’iPad devrait également favoriser la réflexion autour de versions plus immersives des catalogues en ligne (façon showroom). Il en va de même pour les smartframes qui devraient faire leur apparition pour les fêtes de fin d’année.

Les médias sociaux au service de la marque et de la relation client

J’ai l’impression d’être passé devant des dizaines de stands qui vantaient les mérites du social shopping en tant que levier de transformation. Oui nous connaissons tous l’exemple de @DellOutlet mais ce n’est pas le seul usage possible des médias sociaux. Ceux-ci sont en effet un terreau de première qualité pour cultiver des relations client plus efficaces et surtout plus instructives. Diffuser des promotions ciblées sur Facebook n’est pas réellement ce que je pourrais qualifier de social marketing, cela s’apparente plus à du social direct marketing.

Encore une fois, l’efficacité marchande n’est pas le Graal du commerce en ligne, la notoriété de la marque et la relation client sont des leviers parfaitement efficaces pour doper les ventes et surtout maintenir les marges. Si votre seule préoccupation est de stimuler le C.A. sur une courte période alors ne vous embêtez pas avec les médias sociaux, les mots-clés sont faits pour ça.

Du social CRM au social ERP

Comme je viens de vous faire l’article des médias sociaux pour améliorer votre image de marque et votre relation clients je vais entrer directement dans le vif du sujet : injecter des données en provenance des médias sociaux dans votre système CRM est une bonne chose, sous réserve que ces données soient correctement assimilées et servent à l’ensemble des métiers de votre organisation. Traduction : les médias sociaux ne sont pas la « propriété » des services marketing ou relation-client mais doivent également « nourrir » l’ensemble des services. Ceci nous mène à deux notions essentielles : le Social Business Design (repenser le marketing d’une marque et la collaboration au sein de ses équipes en s’appuyant sur les médias sociaux) et les Community Management Systems.

Les ERPs sont ainsi le support idéal pour diffuser les données / enseignements provenant des médias sociaux à l’ensemble des collaborateurs. Ceci implique nécessairement un mécanisme de traitement de ces données pour les rendre compatibles et pouvoir les manipuler, de même que des indicateurs et tableaux de bord spécifiques à chaque métier.

J’arrête là mes réflexions, si vous avez détecté d’autres tendances de fond n’hésitez pas à les partager dans les commentaires (pas de pub déguisée SVP).

Offensive de Microsoft sur Silverlight et HTML5

La semaine dernière a été marquée par un évènement important pour Microsoft : la sorite de la beta d’Internet Explorer 9. Ne vous y trompez pas, IE9 n’a pas pour ambition de concurrencer Chrome, Firefox ou Opera. Pour résumer unen longue histoire, disons qu’IE concoure dans sa propre catégorie où il n’a pas de réel concurrence. Cette nouvelle version est un évènement important car elle marque la volonté de Microsoft de réduire son écart par rapport aux autres navigateurs et notamment vis-à-vis des performances et du support d’HTML5 et cie. Quoi que vous puissiez lire sur tel ou tel blog, IE est encore le navigateur le plus utilisé et quand Microsoft sort une nouvelle version, il arrête implicitement le support d’une ancienne version. La sortie officielle d’IE 9 aurait dû signer l’arrêt de mort d’IE 6 mais visiblement Microsoft va continuer à le maintenir jusqu’en 2014. Une tuile pour les développeurs qui vont devoir assumer la rétro-compatibilité (comptez 30% de code en plus pour assurer la rétro-compatibilité IE6).

Bref, tout ça pour vous dire que cette neuvième version a été l’occasion pour Microsoft de revenir sur le devant de la scène avec un showroom pour présenter les capacités d’IE 9 (Test Drive, sur le même modèle que Chrome Expriments) mais également des choses plus expérimentales comme le très surprenant Never Mind the Bullets. Il s’agit d’un site expérimental qui raconte une histoire de Far West (avec cow-bays, whisky et duel au pistolet) sous forme de bande dessinée en ligne. L’histoire est divisée en chapitres et vous la lisez en déplaçant votre souris de gauche à droite.

NeverMindTheBullets

La narration se fait de façon fluide (grâce à la technique du « parallax« ) avec moult effets réalisés à l’aide d’HMLT5 et CSS3 (Font faceSVG background, mise en page avec Header et Section, accélération JavaScript, CSS3 Multi-background…). Ce minisite est bien évidement consultable avec d’autres navigateurs, mais je trouve cette initiative particulièrement réussie, d’autant plus qu’elle a été réalisée par une agence française (Steaw Web Design) ! L’idée derrière ce minisite n’est pas tant d’épater la galerie que de rassurer la communauté des développeurs quant aux ambitions de Microsoft pour avec de gros investissements à la clé pour faire évoluer plus rapidement le moteur de rendu. (via Tapahont)

Autre évènement : la sortie chez Bigpoint (éditeur de nombreux MMO comme RuneScape ou DarkOrbit) de WarStory, un jeu massivement multijoueur réalisé avec Silverlight : Bigpoint Launches Silverlight-Powered MMO Warstory. Dans ce jeu de stratégie en temps réel, qui ne nécessite pas d’installation, vous affrontez d’autres joueurs dans cette reconstitution de la Seconde Guerre mondiale.

WARSTORY

Ce nouveau jeu ne va pas révolutionner le marché, mais c’est une étape importante de la reconnaissance de Silverlight comme plateforme de Rich Internet Games (largement dominé par Flash et Unity3D), surtout chez un éditeur qui touche plus de 140 millions de joueurs. D’après le CEO de Bigpoint, d’autres titres exploitant Silverlight sortiront dans le courant de l’année 2011.

Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite)

Si vous avez manqué le début : Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010.

Suite de mes pérégrinations au Salon Ecommerce Paris 2010. : La foule est de plus en plus dense, le bruit de fond s’intensifie également (discussions des visiteurs, brouhaha des orateurs dans les salles de réunions) et les serveuses de la cafétéria sont de plus en plus antipathiques. Bref, le salon bat son plein !

Impossible de rater le stand Nosibay cette année tant il est riche en couleurs. Pour mémoire, Nosibay est l’acteur leader en matière de widgets et autres systèmes d’alertes « commerciales ». Ils présentent cette année une nouvelle solution baptisée Easy Store permettant de créer en quelques clics de souris des widgets marchandes aux formats bannières IAB, smartphones, iPad, ad servers ou encore Facebook.

EasyStore

Ces widgets ou bannières sont personnalisables, embarquent un code de tracking (pour rémunérer les affiliés) et peuvent être encapsulées n’importe où, même sur votre page Facebook (comme par exemple sur ce widget de la Fnac). Tout ce dont vous avez besoin (en tant que commerçant) est d’exposer un flux XML normalisé de votre catalogue.

Beaucoup d’agitation autour des stands de solutions de vue à 360° des produits comme Packshot Creator qui faisait la démonstration de son nouveau ministudio 3D ou encore e-Commerce 360 avec un impressionnant plateau tournant :

Eco2010_eco360

J’ai également eu l’occasion de longuement discuter avec Damien de Commerce Guys au sujet du framework open source Drupal 7 qui devrait sortir d’ici à la fin de l’année. Pour celles et ceux que ça intéresse, cette version 7 est la plus grosse release depuis la création de Drupal (3 ans de développement et une ré-écriture à plus de 50% du code). Cette nouvelle version va encore étendre le périmètre fonctionnel de la plateforme et va surtout intégrer dans le coeur un certain nombre de briques qui étaient devenues indispensables comme CCK. Mais la grosse nouveauté reste l’introduction des « entités » pour offrir un niveau d’abstraction encore plus haut par rapport aux nodes. Tout ce qu’il y a dans Drupal sera ainsi considéré comme une entité (nodes, users, fichiers…) et permettra notamment de gérer le cycle de vie des données (très intéressant pour une donnée comme le prix de vente).

Autre grosse nouveauté : DrupalCommerce qui va officiellement remplacer Ubercart (qui date de l’époque de Drupal 5). Une réécriture complète du code va permettre de synchroniser cette nouvelle version avec Drupal 7 et d’exploiter complètement sa philosophie d’entités. L’approche de la communauté autour de DrupalCommerce a été de privilégier la modularité pour pouvoir offrir un coeur plus robuste et moins complexe. Une version alpha est en cours de test et la version définitive devrait sortir pour la fin de l’année. Deux personnes travaillent à plein temps sur ce module au sein des équipes de Commerce Guys dont l’objectif est de faire le pont entre les marchands et la communauté des développeurs. Ils proposeront à terme une série de distributions verticalisées de Drupal Commerce pour adapter l’outil aux spécificités du secteur (tourisme, produits high-tech ou culturels, fringues…).

Eco2010_DrupalCo

Et pour celles et ceux qui se posent la question : non, Drupal Commerce n’est pas mieux que Magento qui lui-même n’est pas mieux que Prestashop. Ce sont trois solutions très différentes qui ont toutes des avantages et des inconvénients.

J’ai également pu discuter Sheila sur le stand Scene7 (que j’avais interviewé il y a deux ans : Interview avec Sheila Dahlgren de Scene7). Parmi les dernières références : Matelsom, Eastpack, Camper ou encore le démonstrateur de parquets de Castorama. Cette année la mobilité est à l’honneur chez Scene7 avec un gros effort pour finaliser les versions mobiles des visionneuses (zoom XL, vue à 360°…). Ceci est aujourd’hui possible au sein d’applications (comme ci-dessous dans l’exemple de Tommy Hilfiger), mais devrait très prochainement pouvoir se faire directement dans les pages d’un site mobile en HTML5 (avec notamment de la vidéo en streaming pour l’année prochaine).

TommyHilfigeriPhone

Et puisque l’on parle de mobilité, j’ai également pu débattre longuement avec Jean-Philippe d’Apocope et nous sommes tombés d’accord : il n’y a pas réellement de concurrence entre applications smartphones et sites mobiles en HTML5 du moment que l’application répond à un besoin bien précis (comme le système de commande simplifié de capsule pour Nespresso, l’application bTwinMaps de Decathlon ou encore le Dodo-Sitter du Verbaudet. Pour résumer : personne ne vous demande de choisir, le mieux est encore d’exploiter les deux solutions (HTML5 + application mobile) car elles sont complémentaires.

Il est ainsi tout à fait possible d’envisager une version web mobile du catalogue et du service client en HTML5 (qui est amenée à être pérennisée) et des applications dédiées à une fonction bien précise ou temporaire. Méfiez-vous tout de même de l’apparente compatibilité de l’HTML5 qui peut poser des problèmes s’il est couplé à du javascript (car tous les navigateurs et OS mobiles ne l’interprètent pas de la même façon), il faut alors avoir recours à un moteur de dégradation du rendu.

Nous avons enfin pu discuter de l’avenir du m-commerce en 3 points :

  • Des applications de rich commerce sur touchbook pour pouvoir immerger, inspirer et donner envie à l’utilisateur qui est tranquillement installé chez lui dans son canapé et est donc plus réceptif / sensible à l’univers de marque ;
  • La réalité augmentée sur smartphone (pour trouver un point de vente ou exploiter une notice de montage / installation) ;
  • Les interactions en point de vente (infos complémentaires, comparaison de prix, carte de fidélité dématérialisée, paiement sans contact…).

Ouf, le salon ferme ses portes et je crois ne pas avoir perdu mon temps à rencontrer toutes ces personnes ainsi que celles que je n’ai pas mentionnées.