Timberland expérimente un mini-site en 3D

2010 devait être l’année de l’explosion de la 3D (pas en 3D temps réel mais en relief). Pour le moment la « révolution » ne se fait sentir qu’au cinéma où les super-productions sont maintenant systématiquement proposées en 2D (lunettes en sus). Tout ceci est très sympathique, surtout pour les nostalgiques de l’Étrange Créature du lac noir, mais les applications concrètes sur les autres supports sont encore très rares. Concernant les sites web, c’est encore pire !

Heureusement les choses sont en train de changer avec Timberland qui a décidé d’agrémenter sa dernière campagne Earthkeepers d’une touche de 3D relief : Timberland Goes 3-D and All-Out For Latest Earthkeepers Campaign. Ce mini-site vous propose de prolonger les deux séquences mis en scène dans les pub TV avec une page d’accueil façon bullet time (vous tournez autour du personnage en déplaçant la glissière) :

Timberland_Home

Tourner autour du personnage permet de mettre en avant les différents produits qu’il porte sur son dos. Un clic de la souris ouvre la fiche produit qui propose zoom, vue à 360° et détails :

Timberland_Jacket

Jusqu’ici rien de très innovant, juste une belle réalisation avec une manipulation intuitive. Mais les choses intéressantes commencent lorsque vous activez l’option 3D en haut à droite de l’écran (facilement repérable grâce aux lunettes). Les visuels du produit sont alors affichés en relief, il ne vous reste plus qu’à enfiler vos lunettes 3D :

Timberland_Boots_3D

Bon autant être parfaitement honnête avec vous : L’effet 3D est plus que limité, mais c’est tout de même une expérimentation très intéressante qui ouvre (potentiellement) la voie à une nouvelle génération de sites web immersifs. Le marché des TV 3D est pour le moment très limité, et c’est encore pire pour les TV 3D sans lunettes. Qu’importe, les industriels investissent massivement dans la 3D : Films mais aussi jeux vidéos. Il ne serait pas étonnant de voir dans les prochains mois une audience « 3D ready » grossir rapidement avec la sortie sur la marché de nombreux produits innovants pour Noël (nouvelle Nintendo DS, nouvelle PSP…). En théorie, les ordinateurs devraient suivre dans peu de temps avec des écrans 3D-ready, et des internautes en quêtes de contenus 3D.

BlackLagoon

Bref, il est largement temps pour vous de sérieusement penser à introduire une troisième dimension dans votre communication de marque : Soit au travers de la modélisation de vos produits, soit au travers de contenus en relief (avec ou sans lunettes 3D).

Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010

La première journée du salon E-commerce Paris 2010 s’achève et je suis épuisé ! Comme chaque année le gratin du commerce en ligne s’est donné rendez-vous à la Porte de Versailles pour 3 jours d’exposition, de discussions et de conférences. Pour se rendre au salon c’est simple, il suffit de suivre tout le monde !

Eco2010_ext

À l’intérieur la foule n’est plus si dense mais la température est par contre relativement élevée, ce qui peut provoquer des somnolences en fin de journée (véridique !). Encore plus de stands et des stands encore plus grands pour cette édition 2010 qui était divisée en 3 grandes zones (marketing digital, technos e-commerce et logistique).

Eco2010_salon

Comme toujours, ce salon est l’occasion de discuter IRL avec les personnes que je croise habituellement par email ou blog interposé. Il y a plus de 550 exposants sur ce salon donc il serait impossible de parler de toutes les offres, aussi je vous propose plutôt de partager avec vous mes découvertes ainsi que les discussions que j’ai eues sur les stands. Je précise que la sélection des sociétés citées plus bas ne résulte d’aucune logique, mais plutôt de rencontres spontanées.

Dès l’entrée, j’ai ainsi été attiré par la solution de showroom 3D d’Idées 3Com dont j’avais déjà parlé en début d’année (e-commerce et 3D sont-ils compatibles ?). Leur solution repose sur un plug-in propriétaire mais qui exploite le langage X3D pour créer des environnements virtuels comme celui proposé par Willemse.

 

Willemse3D

Le choix de X3D par rapport à WebGL est lié à une volonté de proposer un langage de plus haut niveau pour diminuer les temps de développement. Cela implique nécessairement le recours à un plug-in mais le taux d’abandon correspondant à cette étape serait assez faible (moins de 15%). Mais rien ne vous empêche d’opter pour une solution sans plug-in reposant sur javascript comme chez NRJ Mobile (merci à Jean-Michel pour les explications).

Reposant sur la même technologie, le groupe Auchan s’apprête à ouvrir un projet assez ambitieux de galerie marchande en 3D : Aushopping.com (le site n’est pas actif pour le moment). L’idée est de proposer un environnement complet comprenant les boutiques 3D, un moteur de comparaison de prix ainsi qu’une communauté.

Eco2010_AUshopping

Le visiteur est donc plongé dans un environnement 3D très réaliste où il va pouvoir flâner de boutique en boutique ainsi que profiter des animations (jeux, démonstrations…). C’est donc une véritable révolution culturelle au sein du groupe Auchan et plus particulièrement de sa filiale Immochan qui conçoit et gère les points de vente « physiques ». Ouverture programmée avant la fin de l’année.

C’est sur le stand Compario que l’on pouvait découvrir une borne tactile de nouvelle génération : Improveeze. Présentée comme une « solution globale d’aide à la vente« , cette borne remplit deux fonctions : faire patienter les clients quand le vendeur est occupé et optimiser le dialogue de vente avec de nombreux médias et contenus additionnels liés aux produits (ici avec le site Milonga Music).

Eco2010_Improveeze

L’interface de cette borne n’est pas encore tout à fait terminée (pas de page d’accueil) mais elle démontre déjà un gros potentiel avec une manipulation très intuitive (multitouch) et la possibilité de sélectionner plusieurs produits avec le client afin de les comparer. Cette borne permet également de lire les codes 2D des étiquettes des produits pour accéder directement à la fiche :

Dans un autre registre, j’ai croisé les stands de nombreux opérateurs d’avis client mais j’ai été particulièrement intéressé par ce que propose Lidoli : Un système de gestion des avis client avec critères multiples et restitution sous forme de matrice colorée :

Eco2010_Idoli

L’intérêt de cette représentation visuelle est de prendre en compte l’ensemble des avis et non d’en faire une « simple » moyenne. Il est de plus possible d’intégrer des photos et vidéos aux commentaires et de trier les avis en classant les critères selon votre ordre d’importance (à tester sur Flysurf.com).

J’ai également eu l’occasion de discuter avec Maxime de e-Redacteur, une agence spécialisée dans la rédaction de contenus : Création ex-nihilo (ex : dossier thématique), reprise (ex : adaptation d’une plaquette) et animation (ex: blog). J’ai déjà eu l’occasion de vous vanter les bienfaits du contenu pour la fidélisation ou la création de trafic durable, les rédacteurs intègrent d’ailleurs les contraintes de référencement en amont de la rédaction (et exploite un outil « maison » d’analyse de la densité des mots-clés.

Je saute du phoque à l’âne avec deux acteurs « green IT » : Treebu Verte, qui propose aux acheteurs de planter un arbre pour chaque achat en ligne (insertion d’un code eco-responsable dans le message de confirmation) et de partager vos « achats éco-responsables » sur votre profil Facebook (à tester chez Nootao).  HopScore, qui propose un comparateur environnemental des produits (8 catégories sont prises en charge : Froid, lavage et high-tech). La toute dernière version des cartouches affiche un score encore plus précis et toujours plus d’infos environnementales (à découvrir chez 3Suisses ou Discounteo).

J’ai également discuté avec les équipes d’E-FijY qui proposent une solution de réalité augmentée dont j’ai déjà parlé : Des meubles en réalité augmentée chez AchatDesign. La solution E-xtra est ainsi en production chez Auchan avec une nouvelle interface. Ils sont en train de travailler en R&D sur une application que j’ai particulièrement appréciée où vous prenez en photo votre jardin, choisissez différents arbres et visualisez le résultat après 1 ou 2 ans :

J’ai également fait un arrêt sur le stand de FeedBack 2.0 où était présentée en exclusivité la version Facebook de leur plateforme de conversation (FAQ et suggestions collaboratives):

Eco2010_FBFB

L’intégration de l’offre FeedBack 2.0 est rendue possible grâce aux toutes nouvelles APIs qui permettent d’exploiter la même base de suggestions et de synchroniser les « Like ». Facebook n’est qu’une première étape et il est maintenant tout à fait possible de développer des clients iPhone / iPad… Mais les APIs ne servent pas qu’à ça, elles sont aussi extrêmement utiles pour rapatrier les discussions sur la plateforme CRM du client afin de l’intégrer aux processus internes.

La suite est ici : Compte-rendu du salon Ecommerce Paris 2010 (suite).

À quand des ebooks enrichis ?

Voilà près de 3 ans que les ebooks (et e-readers) sont commercialisés auprès du grand public. Après un démarrage timide (euphémisme), le marché du ebook est en pleine explosion aux Etats-Unis sous l’impulsion d’Amazon et de son Kindle (ils ne communiquent pas ouvertement sur les chiffres, mais il semblerait que le point de bascule ne soit plus très loin avec le lancement du Kindle 3 : xx). Mais le reste du monde n’est pas en reste avec un marché asiatique très dynamique (boosté par des géants de l’électronique grand public comme Sony ou Samsung), mais une Europe manifestement à la traine. Je ne souhaite pas rentrer dans une laborieuse explication des raisons de ce retard (prix beaucoup trop élevé, trop peu de titres disponibles, faible choix dans les e-readers…) car cela ne ferait qu’enliser mes propos dans un débat houleux. Je préfère ainsi essayer d’imaginer comment l’industrie du livre pourrait développer un nouveau type de produit : le ebook enrichi.

Un texte enrichi, mais pas de multimédia

L’idée de donner vie à une œuvre n’est pas nouvelle : L’iPad fait ça très bien avec de superbes œuvres animées comme Alice in Wonderland ou Grimm’s Rumpelstiltskin. Autant je ne peux qu’admirer le magnifique rendu de ces versions, autant je suis en droit de m’interroger sur leur nature même : Livre animé ou application multimédia ?

Quand on y regarde de plus près, cet Alice in Wonderland est plus proche du DVD-Rom interactif remasterisé à la sauce tactile que du livre électronique. De plus, cette version nécessite impérativement un écran couleur de très bonne qualité, le type d’écran qui vous fatigue les yeux et vous empêche de réellement lire à l’écran. La solution est donc à trouver ailleurs, car il n’est pas besoin de vidéos ou d’animations HD pour faire vivre une oeuvre. Nous avons ainsi l’exemple de Charlie Orr qui propose d’animer les couvertures de livres pour les rendre plus attractives : The Digital Book Cover. Nous ne parlons pas d’animation en 1080p-3D-100Hz, mais plutôt d’animations toutes simples qui donnent vie et illustrent sans nécessairement engendrer de gros coûts de production :

http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=11975408&server=vimeo.com&show_title=1&show_byline=1&show_portrait=1&color=00ADEF&fullscreen=1&autoplay=0&loop=0

Encore une fois l’idée n’est pas de faire mieux qu’un DVD-Rom ou un jeu vidéo, mais plutôt de faire un tout petit mieux que les ebooks que nous connaissons. Car il faut bien reconnaître que les livres électroniques actuellement commercialisés sont terriblement pauvres, ce ne sont que de simples versions numérisées des manuscrits. Nous pourrions ainsi comparer les ebooks aux sites web « plaquettes » du siècle dernier. Quel dommage de ne pas pouvoir donner vie au texte et plonger le lecteur dans une expérience plus immersion.

Enrichir directement le texte

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de formats hybrides comme Level 26, un livre associé à des vidéos que les lecteurs peuvent récupérer sur le site-compagnon. Cette première expérimentation à grande échelle est certes très intéressante, mais nous parlons ici de contenus additionnels similaires aux bonus d’un DVD : Ils viennent avant ou après l’œuvre, mais pas pendant.

L’idée que j’ai derrière la tête est plus d’enrichir directement l’œuvre et pas seulement l’inter-chapitrage. Même si les ereaders actuellement proposés sur le marché sont techniquement limités (l’encre électronique a fait de gros progrès en matière de lisibilité mais reste N&B et statique), la prochaine génération de lecteurs va autoriser des choses beaucoup plus intéressantes avec de la couleur et un taux de rafraichissement suffisant pour faire des animation fluides (mais pas de la vidéo Full HD). Qualcomm est ainsi en train de finaliser sa technologie Mirasol qui s’inscrit tout à fait dans ce cadre :

Améliorer l’aspect visuel des livres est une chose, mais il serait également possible d’améliorer considérablement l’expérience de lecture en « activant » deux sens supplémentaire : l’ouï et le toucher.

Animations, bruitages et vibrations au service de la narration

Il ne serait ainsi pas très compliqué (ni trop coûteux) de rendre un texte plus vivant en l’enrichissant de raffinements graphiques, de bruitages et de vibrations. Souvenez-vous l’idée est de rendre un texte plus vivant et non de concurrencer la vidéo. Animoto est un bon exemple sur le créneau des diaporama enrichis : Créer une oeuvre émotionnellement plus riche à partir d’une matière première brute (le texte).

Nous pourrions ainsi envisager un certain nombre d’enrichissements graphiques pour les ebooks :

  • Une couverture animée ;
  • Des effets typographiques (ex : une typographie associée à chacun des personnages dans un dialogue) ;
  • Des transitions animées ;
  • Des fonds de page illustrés pour « poser » le décor ;
  • Des animations (vibration ou ondulation du texte)…

De même, il y aurait beaucoup de chose à faire avec un enrichissement sonore :

  • Musique pour introduire un chapitre ;
  • Ambiance sonore de fond pour installer l’ambiance d’un passage (ex : bruits de circulation, de foule, de mer, de gare, vent dans les arbres, tic-tac d’une horloge…)
  • Courts passages récités par des acteurs…

Et tant qu’on y est, nous pourrions même fantasmer sur des vibrations (ex : Lors d’une course poursuite ou pour accompagner la description d’un tremblement de terre). Des vibrations qui pourraient également être synchronisées avec la lecture pour accentuer une explosion, un coup de feu (à l’aide d’une technologies de eye-tracking appliquée aux e-readers : Vers des interfaces transparentes pour les ebooks ?).

Bref, les possibilités sont nombreuses et les œuvres y gagneraient en intensité. L’application la plus réaliste à laquelle on peut penser est la conversion des BDs et mangas. Une version numérisée et enrichie justifierait un prix de vente élevé et permettrait de dégager des revenus complémentaires pour les éditeurs (tout comme vous êtes tenté d’acheter la version Blu-Ray 3D d’un film que vous avez déjà en DVD, vous pourriez être tenté d’acheter la version enrichie d’une BD que vous possédez déjà en papier). Qui ne se laisserait pas séduire par un Tintin remasterisé ?

D’autres applications pour mieux apprécier un texte

Nous pourrions également envisager d’autres fonctionnalités :

  • Nettoyer le texte des mots vulgaires ou des descriptions trop crues pouvant heurter la sensibilité des plus jeunes ;
  • Pourvoir basculer d’une narration à la première personne vers une narration à la troisième personne (ex : « J’ouvris la porte » > « Il ouvrit la porte« ) ;
  • Localiser une oeuvre en changeant les paramètres régionaux (ex : lieux cités, prénoms utilisés…) ;
  • Mettre à disposition un assistant à la compréhension d’une intrigue particulièrement compliquée (ex : liste des protagonistes et diagramme de relation façon organigramme, résumé des chapitres déjà lus, historique des déplacements d’un personnage sur une carte…).

Certes, tout ceci pourrait vous amener à penser qu’il y a un risque de dénaturer l’œuvre originelle, moi j’y vois plus un moyen d’améliorer l’expérience de lecture et d’apporter de la valeur ajoutée à un lectorat qui passe de plus en plus de temps devant un écran.

Pour le moment tout ceci n’est que pure spéculation de ma part, mais si vous avez des exemples à me donner ou des projets à me présenter, je suis preneur.

Une nécessaire évolution

Les plus sceptiques d’entre-vous pourraient assimiler ces enrichissements à un gadget, mais d’un point de vue « marché », les ebooks n’apportent qu’une valeur ajoutée très faible par rapport à leur équivalent papier (surtout quand un livre électronique est vendu le triple de la version livre de poche). L’enrichissement des oeuvres semble donc être un bon moyen de justifier à la fois un prix de vente élevé (afin de maintenir les marges des éditeurs) et un équipement des lecteurs qui doivent investir dans un e-reader.

Ma vision est peut-être extrêmement naïve, mais je vois mal comment faire décoller les usages alors que l’offre est aussi pauvre. Certes, le marché va pouvoir compter sur les initiatives d’acteurs industriels (Amazon vient juste d’ouvrir la version anglaise de son Kindle Store et Google lancera d’ici la fin de l’année son offre Google Editions au Japon) mais il manque à mon sens un stimuli fort pour viabiliser le créneau. Les interfaces riches au secours de l’e-édition ? Pourquoi pas…

Débuts timides d’Apple dans le social avec Ping et Game Center

La toute dernière version d’iOS est disponible au téléchargement depuis une semaine pour tous les iPhone, iPad et iPod Touch. Cette nouvelle version corrige quelques bugs mais permet surtout à Apple de lancer deux initiatives sociales : Ping et Game Center. Le moins que l’on puisse dire est que sur ce coup-là les équipes d’Apple ont été très peu inspirées (euphémisme) et que l’innovation n’est pas au rendez-vous, mais alors pas du tout.

Ping, un réseau social fermé dans un environnement cloisonné

Commençons avec Ping, le réseau social greffé à iTunes. Concrètement, dans Ping chacun dispose d’un profil (membres et artistes), tout le monde peut publier et suivre les publications des autres. C’est tout.

La page d'accueil de Ping dans iTunes

Présenté comme un réseau social exploitant le meilleur de Twitter et Facebook, force est de constater que Ping ne séduit pas (Ping Is Neither Social, Nor Is It a Network). Plusieurs facteurs participent ainsi à cette déception :

  1. Ping n’est accessible que depuis iTunes. À une époque où tout le monde ne jure que par les plateformes sociales ouvertes, Apple a fait le choix d’un environnement 100% cloisonné. Même si Ping est accessible facilement depuis votre ordinateur ou votre iPhone, ce choix est aux antipodes de ce que font les concurrents (notamment Twitter ou FlickR qui sont ouverts dans tous les sens).
  2. Ping ne propose que très peu de fonctionnalités. La comparaison est ainsi très brutale avec des plateformes beaucoup plus riches comme MySpace, MOG ou des plateformes plus intimistes comme mFlow ou TheSixtyOne. La rumeur fait état d’une intégration programmée de Facebook dans la plateforme… mais qui finalement n’a pas pu se faire (Steve Jobs on Why Facebook Is Not Part of Apple’s New Ping Music Social Network: “Onerous Terms”).
Le profil d'un utilisateur dans Ping

Donc pour vous la faire courte, Ping est aux réseaux sociaux ce qu’iTunes est aux plateformes musicales (lourd, pauvre et verrouillé). Du coup les détracteurs ça facilite grandement la tâche aux détracteurs comme cette très bonne parodie de la bande-annonce du film sur Facebook :

Au final, Ping est plus un coup de pouce aux artistes et maisons de disque (qui y trouvent un espace d’expression beaucoup plus souple) qu’un levier de fidélisation des utilisateurs clients d’Apple.

La page d'un artiste dans Ping

Tout ça est très décevant et Apple a vraiment intérêt de mettre les bouchées doubles pour sortir quelque chose d’intéressant avec le futur nouveau Lala.com avant que Google Music ne débarque et bouscule enfin cette situation de monopole.

Game Center, une pâle copie des concurrents

Concernant Game Center, la situation est à peu près la même : Apple se contente du strict minimum avec cette plateforme sociale pour jeux mobiles qui arrive largement après ses concurrents sans apporter de nouveautés (Openfeint, Crystal, Plus+, Agon…), d’autant plus que certains sont multiplateformes (OpenFeint Releases Android Version).

Les jeux exploitant Game Center exploitent donc des profils de joueurs mutualisés ainsi que des fonctions sociales génériques (leaderboards, achievements…). Rien de nouveau car tout ceci existe depuis bien longtemps (OpenFeint, la plateforme de référence de social gaming sur iPhone).

Ce Game Center bien peu inspiré doit plus être considéré comme la première étape d’une opération d’intégration verticale sur le créneau des jeux mobiles. Un certain nombre de « gros » titres étaient ainsi disponibles au lancement comme Flight Control pour amorcer la pompe (mais pas pour Angry Birds qui vient juste de sortir sur Android).

Je ne sais pas trop quoi penser de cette plateforme tant elle est pour le moment limitée (il n’y a pas de recherche des membres !). Apple jouit d’un contrôle total sur iTunes et ce qui se passe sur ses terminaux, il y a donc fort à parier que ce Game Center s’impose au forceps face à ses concurrents (rendre compatible un jeu avec Game Center lui assure une belle visibilité sur l’App Store).

Conclusion

Je pense ne pas me tromper en disant que le volet « social » n’est définitivement pas dans l’ADN d’Apple. La firme de Cupertino va donc devoir faire de sacrés efforts pour se remettre à niveau… ou sortir son portefeuille ! Finalement Lala.com n’est peut-être que le premier d’une série d’acquisitions pour intégrer des compétences « sociales »…

Superbe environnement immersif pour WaterLife

Ces derniers temps j’ai comme l’impression que la ligne éditoriale de ce blog tourne essentiellement autour du débat Flash vs. HTML5. Comme j’ai déjà eu de nombreuses occasions de m’exprimer sur ce sujet, je vous propose ce soir un billet plus « traditionnel » sur un beau site en Flash : WaterLife. Il s’agit du site de promotion du documentaire éponyme qui propose un univers incroyablement immersif et une expérience tout à fait… aquatique !

WATERLIFE_Home

Plusieurs éléments participent à cette expérience :

  • Une ambiance sonore parfaitement en phase avec le thème du site / film (des musiques très douces et des bruitages issus du milieu aquatique) ;
  • Une interface toujours en mouvement (comme la surface de l’eau) avec de belles transitions, un menu en forme de vague et tout un tas d’animations très discrètes à l’écran qui viennent donner vie à l’écran ;
  • Une belle mise en scène avec des effets 3D synchronisés avec l’emplacement de la souris (bougez votre souris et vous changer la perspective des textes).

Le site en lui-même se décompose en une centaine de tableaux qui sont autant de témoignages / éclairages sur un aspect particulier de la gestion (préservation) de l’eau. Ces tableaux peuvent prendre la forme de textes récités par dessus une vidéo de fond de page :

WATERLIFE_Fishing2

Il y a aussi des tableaux plus informatifs qu’illustratifs avec un traitement graphique scolaire :

WATERLIFE_Action

Bref, c’est un très beau site comme il est possible d’en faire en Flash… ou en Silverlight… ou en HTML5 ! Peut importe la technologie employée du moment que le message est correctement mis en scène. Après ça, tout est une question de coût de production et de compatibilité et sur ces deux points, Flash dispose encore et toujours d’une sacrée longueur d’avance sur HTML5 (qui part ailleurs peut se révéler plus performant que Flash dans d’autres domaines, mais pas dans ce cas de figure).

(via Top 10 Best Flash Websites of 2010)