Pourquoi les interfaces tactiles peuvent révolutionner l’industrie musicale

Quand l’iPad est sorti il y a presque deux ans, les équipes d ‘Apple étaient loin de se douter de l’impact que cette tablette pouvait avoir sur l’industrie musicale. Et pourtant, les interfaces tactiles semblent être une source d’inspiration sans fin pour les éditeurs d’applications musicales.

Entendons-nous bien : il existe de très belles innovations en matière de surfaces tactiles comme Emulator ou Maschine, mais ces appareils coûtent très chers à produire et sont compliqués à distribuer. Tout l’intérêt des applications tactiles est qu’elles sont beaucoup plus simples à produire et qu’elles libèrent les concepteurs des contraintes matérielles.

J’ai dernièrement pu constater beaucoup d’innovation dans le monde de la guitare :

  • Bien évidemment avec GarageBand, qui propose une interface très intuitive pour les débutants

    L'interface de GarageBand sur iPad
  • Ultimate Guitar Tabs, une application très pratique pour rechercher et lire les tablatures (ceux qui ont passé des nuits sur OLGA savent de quoi je parle)

    L'interface d'Ultimate Guitar Tabs pour iPad
  • Le projet iTar qui transforme votre iPad en guitare tactile

    Transformez votre iPad en guitare avec iTar
  • L’incroyable GhostGuitar, la première application de Air Guitar
    L'interface de Ghost Guitar pour iPad

Ceci n’est qu’une petite sélection d’un grand nombre d’applications disponibles. Mais les choses commencent à être beaucoup plus intéressantes dans le domaine de la musique électronique :

  • Il y a tout d’abord iElectribe qui reproduit fidèlement les séquenceurs / sampleurs de la série Electribe

    L'interface de iElectribe pour iPad
  • DM1, une autre boîte à rythmes à l’interface très soignée
    L'interface de DM1 pour iPad

  • iMaschine, qui se définit comme un « beat sketchpad » et réussi le tour de force de proposer une interface viable pour le petit écran de l’iPhone
    L'interface d'iMaschine pour iPhone

  • SoundPrism, une application plus expérimentale qui fait également office de contrôleur MIDI
    L'interface de SoundPrism pour iPad

  • SoundZen, une autre application très ludique qui introduit une dimension aléatoire à la création musicale
    L'interface de SoundZen pour iPad

Là encore, ceci n’est qu’une sélection, et comme vous pouvez le constater, les interfaces tactiles offrent un terrain d’expérimentation très propice à l’innovation. Une créativité qui va être démultipliée avec l’arrivée sur le marché de tablettes low-cost tournant sur des systèmes d’exploitation plus ouverts (euphémisme). J’anticipe ainsi un orde de développeurs et concepteurs d’applications toutes plus disruptives les unes que les autres. Encore une fois, ce n’est pas tant la possibilité d’expérimenter une nouvelle interface (car il existe déjà du matériel pour ça), mais la facilité qu’offrent les touchbooks pour les développer et les faire tourner

Imaginez un tel élan d’innovation et de créativité appliqué à d’autres secteurs :

  • L’information (nous commençons à la voir avec Flipboard) ;
  • Le tourisme (Hipmunk est un bon candidat) ;
  • Le commerce en ligne (Decks propose une approche intéressante)…

Et le meilleur reste à venir !

MàJ (22/05/2012) : Dans la lignée du projet iTar, voici gTar, l’équivalent mais pour les guitares électriques :

Mes 3 sites coup de coeur (octobre 2011)

Comme chaque mois, je vous propose une sélection de trois sites qui m’ont tapé dans l’oeil. Ce mois-ci, la sélection est à majorité germanique, mais je ne saurais vous expliquer pourquoi…

Commençons avec Flaek, une marque de chaussure allemande :

flaek

Beaucoup de sobriété sur cette page d’accueil qui privilégie avant tout la mise en avant des produits grâce à une photographie en pleine largeur. Sur cette photo en particulier il y a un petit problème de lisibilité, car le texte ne ressort pas forcément bien sur un fond noir, mais dans les pages intérieures c’est beaucoup mieux. Je vous engage d’ailleurs à cliquer sur les liens à droite de l’écran pour parcourir les différentes pages : la transition se fait avec un scrolling vertical du plus bel effet. Et tant que vous y êtes, faites donc un passage par leur blog.

Restons en Allemagne avec Amonda, une boutique de chapeaux et couvre-chefs en tous genres :

Amonda

Là encore, la sobriété est de mise (euphémisme), mais vous noterez néanmoins des effets stylistiques discrets, mais de très bons goûts comme le relief de la barre de navigation ou son ombre portée. La grille de lecture est d’une parfaite rigueur, chaque élément bien aligné sur celui du dessus (à l’Allemande). La page est blanche, très blanche, mais les fonds de couleur du carrousel et des trois produits mis en valeur apportent juste ce qu’il faut de chaleur. Les produits, photos et logos en bas de page sont en prime très bien détourés. Bref, c’est propre et carré, tout ce que j’aime, jawohl !

Terminons avec Quarterly, un service assez déroutant. Le principe est de vous proposer une liste de personnalités (des gens travaillant dans la mode ou le design), à laquelle vous vous abonnez pour recevoir de leur part un objet tous les trimestres. Oui je sais, le principe est un peu déroutant, mais l’expérience doit être intéressante, à mi-chemin entre Think Geek et une AMAP.

Quarterly

Cette page d’accueil impressionne avant tout par la très bonne combinaison de couleurs (beige, marron clair et bleu), de même que le logo positionné au centre. Le service n’est pas évident à comprendre, mais le large bandeau apporte des explications claires et visuelles (vous pouvez le refermer en cliquant sur « Oh, I got it« . Les mini-portraits affichés directement sous les explications sont également porteurs d’une image sobre et sophistiquée, comme en témoignent la photo et le choix typographique. Vous apprécierez également la construction en trois colonnes que l’on devine avec l’alignement du lien « Contributors« , du second séparateur et de l’extrait du blog. Le fond de page à motif participe également à réchauffer le tout et donne un côté artisanal (ça ne vous rappele rien ?).

La suite le mois prochain.

Nouveaux jeux et nouvelles ambitions pour Zynga

Tout va bien, mais rien ne va plus pour Zynga qui subit en ce moment une bien mauvaise presse : Zynga’s Profits Cratered By 90% In The June Quarter et ZYNGA’s Q2: The Numbers Are Even More Horrible Than They Look. Certes, Zynga est de loin l’acteur le plus visible du créneau des social games (près de 264 millions de joueurs actifs), mais les chiffres exposés récemment ont de quoi inquiéter.

zynga-revenue

Ceci étant dit, si les chiffres présentés ci-dessus peuvent inquiéter les investisseurs en quête de profits rapides, ils restent néanmoins très bons au vu de la conjoncture mondiale. Mais bon, dans le doute, les dirigeants de Zinga ont donc décidé de repousser leur introduction en bourse et de se refaire une « santé ».

La semaine dernière, l’éditeur a donc convié le gratin de la blogosphère pour présenter sa nouvelle stratégie et surtout ses dernières créations : More Social, More Fun, come Out and Play. Au programme des annonces : une couche sociale unifiée, de nouveaux titres avec des gameplay novateurs et des jeux mobiles.

Commençons avec le fameux Project Z, leur couche sociale unifiée : Zynga’s declaration of independence: Project Z. Pour faire simple, l’objectif de Zynga est de lancer une couche sociale unique servant de lien entre les jeux quelque soit le moyen d’accès. L’idée est de s’inscrire sur Zynga Live au moyen d’un identifiant unique (le zTag) et de pouvoir jouer aux différents titres en commençant une partie sur votre ordinateur du bureau, de la continuer sur votre smartphone dans les transports en commun et de la finir chez vous le soir ; le tout, sans nécessairement passer par Facebook, mais par n’importe quelle plateforme sociale et même en direct.

Zynga_zTag

La grande question est donc de savoir si Zynga est en train de prendre ses distances avec Facebook, et la réponse est toute trouvée : Non. Tout simplement, car pour vous inscrire sur Zynga Live, vous devez utiliser votre profil Facebook. L’ambition de Zynga est donc de proposer une expérience de jeu sans couture, mais sans pour autant revendiquer une indépendance totale, puisque cela ne leur servirait pas à grand-chose. Pour résumer une longue explication : tant que l’accord entre Facebook et Zynga est mutuellement profitable, il n’y a pas de raison de le dénoncer (Zynga’s Project Z Network No Threat to Facebook for Now). Donc Zynga s’éloigne de Facebook en déployant ses nouveaux jeux sur d’autres plateformes (Zynga’s Mafia Wars 2 Is On Google+), mais ils ne vont pas très loin non plus !

Et puisque l’on parle de nouveautés, voici la liste des titres annoncés :

Zynga poursuit donc sur sa lancée pour nous proposer de nouveaux univers de jeu avec des gameplay novateurs (Zynga à la recherche de nouvelles mécaniques de jeu). Du coup, ils vont retenter une IPO l’année prochaine avec une valorisation à 20 milliards de $ : Zynga reveals more IPO details. Comme vous l’aurez compris, le rythme d’innovation est très soutenu pour garder la concurrence à distance. Une stratégie qui semble fonctionner, car les concurrents directs se font particulièrement discrets (EA, Disney…).

Tout ceci est très intéressant, mais je pense faire une petite pause sur le sujet des social games car j’ai l’impression de ne plus parler que de ça sur ce blog.

Pourquoi le succès de Google+ est assuré

En ce moment la blogosphère est particulièrement agitée et surtout très partagée au sujet de Google+ : il y a ceux qui n’y croient pas, et ceux qui attendent de voir. Il faut dire que depuis le lancement de sa plateforme sociale (Google lance sa plateforme sociale unifiée Google+), Google peine à convaincre, même si les équipes avancent dans la bonne direction. Force est de constater qu’au fil des années, Google s’est éparpillé et qu’ils payent maintenant le retard accumulé sur le volet social. Qu’importe, même si ça n’a pas été officiellement confirmé, Google+ est au coeur de la stratégie de Google et je suis intimement convaincu que son succès est assuré.

GooglePlus

Des avis contradictoires

Il y a eu ces dernières semaines pas mal de bruits autour de la chute de l’audience de Google+ : Google+ Traffic Falls 60% From Post-Launch Highs. Je ne suis pas un spécialiste de la mesure d’audience et ne peux pas juger de la fiabilité de ces données. Toujours est-il, qu’il y a forcément un effet de nouveauté qui a poussé de nombreux curieux à s’inscrire, d’autant plus avec le système d’invitations.

Le service est maintenant ouvert à tous, et bénéficie même d’une promotion sur la page d’accueil de Google, un sacré coup de pouce ! L’audience va-t-elle continuer à baisser ? Je ne saurais le dire, mais je pense qu’en s’intéressant aux chiffres de Google+, vous ne regardez qu’une petite partie du tableau. Comme je l’avais expliqué à l’ouverture, Google+ n’est pas une plateforme sociale isolée, c’est la couche sociale de Google, celle qui relie les services entre eux. Par conséquent, si vous utilisez le moteur de recherche de Google, si vous visionnez des vidéos sur YouTube ou si vous possédez un smartphone Android, vous êtes utilisateur de Google+ sans le savoir : Bradley Horowitz says Google+ is now Google et It’s official: Google+ will be connected to everything.

Tout récemment, il y a également eu cet ingénieur qui s’est emporté contre sa hiérarchie : Google Engineer: “Google+ is a Prime Example of Our Complete Failure to Understand Platforms”. Plutôt qu’un aveu d’échec, j’y vois plutôt l’expression de la frustration d’un employé. Ce qui est reproché à Google+ (l’absence d’APIs d’envergure, l’incapacité de Google de bâtir une plateforme) n’est pas le reflet de la réalité. D’une part les APIs sont en cours de déploiement, mais cela prend beaucoup de temps (Ok, Maybe the Google+ API Was An Afterthought), d’autre part, Google sait bâtir des écosystèmes (comme le prouvent la Google Apps Marketplace et l’Android Market).

Pour bien comprendre le potentiel de Google+, il ne faut pas regarder ce qui est actuellement en ligne, mais ce qui a été récemment mis en ligne, donc la marge de progression. En d’autres termes : Google+ est un chantier ouvert et Google investit énormément d’énergie pour enrichir la plateforme.

Beaucoup de nouveautés et des fonctionnalités plus sophistiquées

L’annonce des résultats de Google cette nuit a justement été l’occasion pour Larry Page de faire le point :

  • Google+ compte maintenant plus de 40 millions d’utilisateurs actifs ;
  • Plus de 100 nouveautés ont été mises en ligne dans les 3 derniers mois ;
  • Près de 3,5 milliards de photos ont déjà été publiées ;
  • Les jeux les plus populaires sont maintenant disponibles, de même que les dernières nouveautés (Zynga’s Mafia Wars 2 Is On Google+)…

Plus de détails ici : Here’s What Larry Page Said On Today’s Earnings Call.

Et ce n’est pas fini, car ils ont également livré cette semaine la recherche en temps réel et les hastags, d’autres choses sont également en préparation (Google + Code Reveals Potential New Features).

Il semble donc que Google s’est réorganisé pour se lancer dans une course à l’armement et prendre de vitesse Facebook, qui du coup fait également évoluer sa plateforme à vitesse grand V (100 Days Since Google + Launch – Facebook’s Lightning Response). La question que je me pose est la suivante : les membres ont leurs habitudes sur Facebook, vont-ils accepter toutes ses nouveautés ?

Sur ce point-là, Google+ bénéficie d’un avantage certain : la plateforme n’a pas d’héritage à gérer, elle peut évoluer plus vite et proposer des fonctionnalités plus sophistiquées. Que se soit le système de publication, de partage, les commentaires ou l’application mobile, force est de constater que sur les fonctionnalités de base, Google+ est nettement plus riche que Facebook. Cette richesse va-t-elle suffire à séduire et fidéliser les utilisateurs ? Je suis bien incapable de le dire, toujours est-il que je constate des interactions beaucoup plus riches sur Google+ que sur Facebook ou Twitter.

L’écosystème identitaire américain qui va pérenniser Google+

Les équipes de Google ne font pas mystère du coeur du système : Google+ Isn’t Just A Social Network, It’s An « Identity Service ». La plateforme sociale de Google est donc très clairement orientée vers de la gestion d’identité en ligne afin de pouvoir tracer tout ce que font les internautes. Un choix tout à fait logique, surtout quand on constate à quel point Google est présent dans notre quotidien numérique (Search, Maps, YouTube, Gmail…).

Là où ça devient intéressant, c’est quand on regarde de plus près l’annonce récente du gouvernement américain qui veut établir un système de gestion identitaire à l’échelle du web américain, la National Strategy for Trusted Identities in Cyberspace (cf. Qu’est-ce que le NSTIC ?). L’objectif du gouvernement est simple : accroitre sa surveillance de l’internet dans la cadre de la lutte antiterrorisme. Dans ce cadre, le gouvernement va mettre en place un framework d’identités fiabilisées (trusted identities). Dans la mesure où le budget de la Defense ne peut pas augmenter (eux aussi ils ont un problème de dette), ils vont donc s’appuyer sur le secteur privé pour déployer ces identités fiabilisées.

Le gouvernement US et Google ont donc un objectif commun : savoir qui fait quoi sur le web. À partir de ce constat, il n’est pas très compliqué de comprendre pourquoi la pérennité de Google+ est assurée : tout simplement parce que les équipes de Google vont bénéficier du soutien du gouvernement US. Cette perspective peut faire peur (Google+ As ‘Identity Service’: Embracing Public Nature Of Internet), mais elle est tellement mutuellement profitable qu’ils ne vont pas se gêner pour la concrétiser.

Les annonceurs n’auront pas le choix

Au-delà de ces aspects Big Brother, il faut également savoir prendre du recul vis-à-vis de cette compétition au sein de la sphère sociale et de la place qu’occupe Google sur le web. Pour résumer une longue histoire : Google est et restera l’interlocuteur privilégié des annonceurs, que ce soit au travers des pages de résultat, de ses offres publicitaires (AdWords, DoubleClick…) ou des offres destinées aux marchands (Trusted Stores, Commerce Search, Shopping…).

Nous ne savons pas encore quelle sera l’offre destinée aux marques dans Google+ (Quelle place pour les annonceurs dans Google+), mais je suis persuadé qu’aucun annonceur ne pourra faire l’impasse. Lorsque mes clients me demandent s’ils doivent commencer à s’intéresser à Google+, ma réponse est invariablement la même : « bien évidemment, vous n’avez pas le choix« .

Cela prendra des mois ou des années, mais Google mettra tout en oeuvre pour forcer à la fois les internautes et les marques à être présents sur sa plateforme. Encore une fois : si vous utilisez les services de Google, alors vous êtes également un utilisateur de Google+, mais vous ne vous en êtes pas encore rendu compte.

Voilà pourquoi je suis persuadé du succès de Google+, pas forcément une éclatante victoire sur ses concurrents (ils se sont lancés bien trop tard), mais une demi-victoire méticuleusement préparée. La grande question est maintenant la suivante : êtes-vous prêt ? La suite est à lire ici : De l’urgence d’anticiper votre présence sur Google+.

A quoi ressemblera l’entreprise de demain ?

Ce soir j’ai répondu présent à l’invitation de Bertrand au premier meetup préparatoire de l’Enterprise 2.0 Summit. Pour votre information, l’Enterprise2.0 Summit est LA rencontre annuelle des professionnels européens de la collaboration et de tout ce qui touche à l’Entreprise 2.0. La prochaine édition se déroulera les 7 et 8 février 2012 à Paris, vous devez donc impérativement réserver cette date dans votre agenda pour participer à cet évènement exceptionnel, j’insiste !

Bref, tout ça pour dire que les spécialistes de la profession se mobilisent pour donner un maximum de visibilité à cette manifestation, à commencer par la rencontre de ce soir. Une quarantaine de personnes s’étaient donc donné rendez-vous au lounge de NextModernity pour parler de notre sujet de prédilection. Quoique… le constat que j’ai pu faire dès le début de cette rencontre est le suivant : voilà maintenant près de 4 ans que l’on parle d’Entreprise 2.0 et à force d’utiliser ce terme à toutes les sauces, il ne veut plus rien dire. Le premier exercice auquel nous nous sommes donc pliés a été de définir l’entreprise de demain, ou plutôt de décrire une vision idéaliste de l’entreprise du XXIème siècle.

Je serais bien incapable de vous résumer ce qui a été dit, car les échanges étaient très riches, mais je peux par contre vous donner ma version : Avec l’émergence de nouvelles puissances industrielles (les pays de la zone BRIC), les entreprises passent d’une recherche de compétitivité reposant sur la productivité à une compétitivité s’appuyant sur l’innovation et la créativité. En d’autres termes : les entreprises ont déjà amélioré leur outil informatique (ERP) et leur outil de production (robotisation), pour trouver des gains de performance elles devront s’intéresser à nouveau à l’humain. Ceci passera par un décloisonnement des services et métiers, une libération de l’information et de la connaissance, un assouplissement des processus, une refonte de l’outil informatique et des ressources humaines… Le but de la manoeuvre sera d’orchestrer les discussions, le partage et la collaboration en interne (employés), mais également en externe (partenaires et clients), et même auprès d’acteurs qui sont bien trop souvent ignorés (prospects et sous-traitants).

Cette vision est certes très générique et idéaliste, mais c’était le but de l’exercice.

Atelier de réflexion sur la définition de l'entreprise idéaliste du XXIème siècle

Chacun a ainsi pu donner sa définition, l’occasion pour moi de noter quelques notions et mots-clés intéressants :

  • Responsabilisation (la collaboration est l’affaire de chacun, pas que des représentants de la génération Y) ;
  • Confiance (accepter de partager ses connaissances) ;
  • Plaisir (s’épanouir dans la collaboration et la performance collective) ;
  • Adaptabilité (prendre en compte le fossé culturel entre les nouveaux entrants et les « séniors ») ;
  • Fluidité (des processus, des informations, mais également des collaborateurs) ;
  • Tolérance (vis-à-vis des idées qui sont partagées et des erreurs qui peuvent être faites lors de la phase d’adaptation aux pratiques collaboratives) ;
  • Engagement (principalement de la Direction et du Middle-Management) ;
  • Diversité (des profils, des parcours, des cultures) ;
  • Bienveillance (pas de censure ou d’inhibition).

Au cours des discussions qui ont suivi, j’ai également pu noter des phrases et des idées dont je suis incapable de retracer l’origine (veuillez m’en excuser) :

  • « Arrêtons de parler de changement, car le changement fait peur, parlons plutôt d’adaptation » ;
  • « Les RSE (réseaux sociaux d’entreprise) sont les ERP de demain«  ;
  • « Il faut reconfigurer l’organisation et les processus autour des savoirs et du capital humain » ;
  • « Nous devons passer à une logique d’apprentissage et de discussions / échanges permanents, donc trouver les bons stimuli auprès des collaborateurs » ;
  • « L’objectif est d’accélérer la prise de décision et la résolution de problèmes non plus grâce aux outils de production, mais à la collaboration » ;
  • « La hiérarchie devrait être là pour inspirer et modérer, plutôt que de surveiller et comptabiliser » ;
  • « Dans une dynamique de créativité, tous les employés sont des bricoleurs et des artistes en puissance« .

Encore une fois, les échanges ont été tellement riches et brefs, que j’ai le plus grand mal à mettre un nom sur chacune de ces citations. Le reste de la rencontre a été tout aussi intéressant et laisse présager un contenu extrêmement riche pour le prochain Enterprise 2.0 Summit.

Intenses discussions autour de la notion de "social enterprise"

Normalement la prochaine rencontre devrait avoir lieu le mois prochain, j’essayerais d’y être également présent et de m’organiser autrement pour vous faire un compte-rendu plus structuré.

En tout cas j’espère que ces différentes notions et citations vous donneront l’envie de réserver dans votre agenda les dates du 7 et 8 février prochain !