Les chatbots ne sont qu’une étape intermédiaire vers les interfaces naturelles

Cela fait à peine 6 mois que les premiers chatbots sont apparus sur Kik et Facebook Messenger, pourtant j’ai l’impression que l’on en parle depuis des lustres. Il faut dire qu’il y a eu beaucoup de choses publiées sur le sujet (petit rappel : The Complete Beginner’s Guide To Chatbots), mais il faut reconnaitre que la qualité des réflexions évolue dans le bon sens (Chat Bots Aren’t a Fad, They’re a Revolution). J’ai eu l’occasion d’intervenir cette semaine sur ce sujet dans le cadre de l’incubateur Immowell Lab. L’occasion de faire le point sur les dernières évolutions des chatbots et de bien appréhender leur importance, non pas en tant que technologie disruptive, mais en tant qu’usage transitoire vers les interfaces naturelles et le web ambiant.

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La publicité en ligne en pleine crise de croissance

D’après le magazine Wired, la première bannière publicitaire a été publié il y a presque 22 ans (Oct. 27, 1994: Web Gives Birth to Banner Ads). Une longévité record pour un produit qui n’a quasiment pas évolué (un rectangle qui clignote dans le coin d’une page web). Pourtant, si le produit publicitaire en lui-même n’a pas beaucoup évolué, les techniques de ciblage se sont considérablement améliorées (Évolution, tendances et enjeux de la publicité en ligne). L’effervescence sur le salon Dmexco de Cologne nous prouve à quel point le secteur est dynamique : Buzz, noise and a little bit of bullshit: Inside the weird world of Dmexco.

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La transformation digitale impose de nouveaux outils marketing, mais surtout de nouvelles méthodes

Après Walmart qui rachète Jet, c’est au tour des Galeries Lafayette de racheter Bazarchic. La principale raison invoquée est que l’enseigne de distribution cherche à « accélérer sa digitalisation » (cf. Pourquoi les Galeries Lafayette rachètent Bazarchic). Les acquisitions externes sont effectivement un moyen d’accélérer une transformation, du moins en surface. Personnellement, je ne comprends pas bien la raison d’être de cette accélération, comme si nous étions dans une course de vitesse ! Ceci étant dit, je reconnais volontiers que nous sommes en ce moment dans une phase d’évolution de nos marchés (et de notre société) qui est proche de l’hystérie. Le rythme d’innovation dans les martech est tellement élevé qu’il faudrait y consacrer un plein temps pour pouvoir suivre. À partir de ce constat, il convient de ne pas céder à la précipitation et de se poser pour faire correctement les choses, d’où l’intérêt d’associer de nouvelles méthodes aux nouveaux outils.

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De l’inévitable rapprochement entre marketing et technologie

Saviez-vous que la régie de Snapchat allait très prochainement proposer une option de ciblage comportemental dans son offre publicitaire ? Une nouvelle très intéressante, à condition de connaitre Snapchat, de bien appréhender l’audience de cette plateforme, de savoir ce qu’est le ciblage comportemental, d’en connaitre les avantages et les limites, et bien entendu d’être en capacité à exploiter cette option de ciblage. Oui je sais, ça fait beaucoup de conditions. De même, saviez-vous que Facebook était en phase finale de test d’une solution de header bidding ? Là encore, la nouvelle n’est intéressante que si l’on sait ce qu’est le header bidding et que l’on est en capacité d’exploiter cette technique. En tant que marketeurs, sommes-nous condamnés à nous transformer petit à petit en intégrateurs de solutions technologiques ? Oui je pense que c’est inévitable, mais rassurez-vous, tout va bien se passer (ou pas).

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Le marketeur moderne face à la complexité de sa profession

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Il n’y a plus de marketing digital, mais du marketing pour des clients digitaux

J’imagine que vous avez forcément dû lire dans les derniers mois un article prophétisant la fin du e-marketing et l’avènement de telle ou telle nouvelle pratique (ex : growth hacking…). Le point commun de ces articles est le déficit d’attention des consommateurs (Revenge of the Goldfish: Marketing to the 8-Second Generation) et l’impératif de les émerveiller à chaque instant sinon… sinon on ne sait plus trop quoi en fait, puisque de toute façon il est communément admis que les clients sont satisfaits, mais pas fidèles. L’erreur que vous pourriez faire est de prendre cette assertion au pied de la lettre sans chercher à définir précisément ce que l’on entend par « satisfaits » (à partir de quel taux de satisfaction peut-on considérer qu’un client est satisfait ?) et par « fidèles » (à partir de combien d’achats successifs ou de quelle récurrence peut-on décréter qu’un client est fidèle ou non ?). Bref, les généralités et les poncifs s’installent et on se retrouve à passer d’une tactique d’activation à une autre, sans chercher à suivre un cap.

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L’utilisabilité du réseau Tor en nette amélioration

Il ne se passe pas une semaine sans que l’on entende parler de failles de sécurité ou de hauts faits de hackers originaire de pays dont le nom nous évoque gouvernements corrompus, vodka et bottes de neige. Cet état d’insécurité ainsi qu’un contexte paranoïaque grandissant a stimulé les pratiques d’anonymisation, à savoir d’utilisation de l’internet de façon complètement anonyme. L’outil le plus connu pour surfer en se cachant et accéder au deep web est sans contexte Tor. Cela fait un petit moment que je m’intéresse à ce fameux web profond (Le Dark Social complique la tâche des annonceurs) et je peux vous garantir que des progrès considérables ont été réalisés en matière de simplicité d’accès. Je profite de l’accalmie estivalo-footbalistique pour aborder un sujet un peu plus léger que la transformation numérique, mais néanmoins cruciale : l’utilisabilité du dark net.

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