Comment sortir Facebook de l’impasse ?

150 millions. C’est le nombre d’utilisateurs que Facebook devrait atteindre d’ici quelques mois (semaines ?). Vous pourriez penser que ce chiffre est encourageant et que nous avons enfin trouvé LA plateforme sociale ultime, je serais plutôt d’avis de se méfier de cette croissance (trop) rapide. Ma motivation pour écrire ce billet n’est pas de jouer une fois de plus au rabat-joie de service, mais plutôt de prendre le temps d’analyser la situation et d’évaluer le risque d’explosion en cours de vol de cette start-up.

Explosion en cours de vol ? Oui tout à fait car les temps sont rudes et que personne n’est à l’abri, même pas Google qui se voit contraint de fermer récemment un certain nombre de services. Start-up ? Oui tout à fait car Facebook est une société encore très jeune qui n’est pas à l’abri d’une fermeture pour manque de liquidité (il parrait que même l’état de  Californie a des difficultées de trésorerie en ce moment !).

Facebook est-il vraiment menacé de fermeture ?

Pourquoi parler de fermeture ? Tout simplement parce que Facebook perd encore de l’argent. Hors, plus de membres = plus de frais (bande passante, capacité de stockage et de traitement, salaires…). Là où ça devient inquiétant, c’est qu’au-delà d’un certain seuil les économies d’échelle ne fonctionnent plus : pour un certain volume de données à stocker / traiter (nous parlons de dizaines de millions de vidéos et de milliards de photos) les coûts sont exponentiels car la plateforme requiert des technologies et des compétences très rares.

J’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le problème de rentabilité de Facebook mais il semblerait que cela ne gène pas son jeune dirigeant qui est convaincu qu’augmenter le nombre d’utilisateurs va régler le problème. Certains pourraient appeler ça « avoir une vision ambitieuse » mais pour moi ça ressemble plus à une fuite en avant. Appliquer cette stratégie à un service tout récent et en pleine croissance comme Twitter n’est pas très problématique (ils n’ont pas beaucoup de charges / dette) ; mais le faire à beaucoup plus grande échelle et durant une période de crise est beaucoup plus inquiétant.

Inquiétant pour qui ? Inquiétant pour les utilisateurs dont les données personnelles pourraient être bradées à des marchands peu scrupuleux. Pour le moment ce scénario n’est pas envisagé par les fondateurs qui sont emplis de bonnes volontés, mais que se passera-t-il après la prochaine levée de fond lorsque les actionnaires prendront le pouvoir ? Ceux d’entre-vous qui ont connu la folie de la fin des années 90 se souviennent peut-être de ce qu’il est advenu de services comme Spray. Tristes souvenirs…

Inquiétant également pour les annonceurs qui ont investi beaucoup de temps, d’énergie et d’argent sur une plateforme qui va droit dans le mur. Si Facebook ferme ses portes, c’est tout un pan de votre stratégie de présence sur les médias sociaux qui s’effondre. Il faudra alors tout recommencer mais sur une autre plateforme sociale.

Mais assez parlé du scénario catastrophe, parlons plutôt des solutions.

Conseil N°1 : Un système de ciblage comportemental fiable

Ceux qui ont tenté l’expérience de communiquer sur Facebook vous le confirmeront : les taux de transformation sont très bas (moins de 0,1 %). Outre le problème de contexte d’usage (les utilisateurs sont avant tout sur Facebook pour draguer et pour déconner, pas pour cliquer sur de la pub), c’est le système de ciblage qui semble faire défaut. Quel dommage, surtout dans la mesure où le social graph est le trésor de guerre que Facebook fait miroiter aux annonceurs.

Face à cette incapacité à fournir ce qu’ils promettent, peut-être serait-il temps de changer de posture et d’adopter un système plus fiable. Wunderloop pourrait être un bon candidat, mais il en existe d’autres. L’idée serait de déployer un système de ciblage qui bénéficierait et pourrait faire bénéficier un réseau de sites et d’arrêter de faire cavalier seul.

Les utilisateurs de Facebook sont potentiellement de bons clients, encore faudrait-il pouvoir les reconnaître et les cibler en dehors de la plateforme. D’où le recours à une solution partagée qui permetttrait de capitaliser sur les profils des membres et sur leur comportement.

Conseil N°2 : Une standardisation technique

La plateforme Facebook repose aujourd’hui sur un langage propriétaire, le FBML. Même si ce dernier évolue dans le bon sens (plus d’ouverture) et plus rapidement que ses concurrents (notamment OpenSocial de Google dont la première version des spécifications était jugée plutôt décevante), force est de constater que l’avenir n’est pas à la multiplication des formats, mais plutôt à l’unification. La raison est toute simple : avec la crise et la compression des coûts, un annonceur / éditeur va rechigner à déployer plusieurs versions d’un même widget social.

Rejoindre des initiatives mutualisées comme OpenSocial ou DataPortability serait bénéfique aux annonceurs (dont les coûts de développement / maintenance seraient abaissés), aux utilisateurs (qui bénéficieraient de widgets socials universels) et aux équipes de Facebook qui pourraient se décharger d’une grosse partie du travail sur les autres membres du consortium.

Conseil N°3 : Une offre premium

Le modèle économique de Facebook est un problème récurrent car ils ne sont pas très clairs sur la façon dont ils gagnent de l’argent, alimentant ainsi les fantasmes d’exploitation abusive des données personnelles. Mais qui a dit qu’il n’était pas possible de facturer un ou des services ? Au vue de l’état d’addiction de certains membres il serait tout à fait possible d’envisager un modèle premium proche de ce que pratiquent d’autre plateformes : plus d’espace de stockage (façon FlickR), plus de visibilité (façon Badoo), pas de limitation sur le nombre de contacts (façon Highrise), pas de pub (façon Gamespot), débridage de fonctionnalités (façon Xanga ou Ning), un service de rencontre réservé à certaines catégories d’utilisateurs (façon Ulteem), une meilleure disponibilité de la plateforme (sur des serveurs à part)… Les possibilités sont nombreuses et elles pourraient être décuplées avec la mise en œuvre d’un système de micro-paiement ou avec la mise en place de partenariats plus forts avec d’autres services spécialisés (qui reverseraient une partie de la recette).

La justification de cette offre premium serait de proposer une expérience encore plus riche à des membres qui en demandent toujours plus. A partir du moment où cette offre ne bride pas l’utilisation de la plateforme mais permet de l’étendre, qui s’en plaindrait ?

Conseil N°4 : Des partenaires industriels et des appuis politiques

Avec une croissance aussi fulgurante (souvent au détriment de services plus anciens et payants comme Meetic ou CopainsD’avant), le moins que l’on puisse dire c’est que Facebook fait des jaloux, voir des ennemis. Je ne parle pas que des concurrents directs (Friendster, Hi5…) mais plutôt de gros acteurs comme Google (cf. le deal avec Microsoft et la concurrence avec Orkut), Yahoo! (dont ils ont refusé l’offre pourtant généreuse à l’époque) ou encore Newscorp (qui se bat pour maintenir l’audience de MySpace).

Le problème c’est que dans ce milieu il n’est pas possible de faire cavalier seul bien longtemps. Pour pouvoir survivre en cette période de crise (dans laquelle nous venons à peine de rentrer) Facebook devra impérativement se trouver des partenaires industriels (pour l’aider dans sa croissance), des partenaires commerciaux (pourquoi pas de grosses agences comme Omnicom, WPP ou Publicis) et surtout des partenaires financiers capables de les aider dans les décisions stratégiques ou dans les négociations périlleuses.

Outre les acteurs du même secteur, ce sont les appuis politiques qui risquent également de manquer à Facebook. Si Google ne parvient pas à empêcher le bridage de ses services dans des pays comme la Chine ou la Turquie (respectivement pour le search et YouTube), comment Facebook y parviendrait-il ? Avec une audience dépassant les 30% dans certains pays il y a fort à parier que les gouvernements et parlements vont très rapidement s’intéresser de très près à ce phénomène. Et ce n’est très certainement pas un patron en tongs d’à peine 25 ans qui va les convaincre du bien fondé de ses ambitions. D’autant plus que le coup du p’tit jeune avec de drôles de chaussures qui veut changer le monde ne date pas dh’ier (qui se souvient de Jonas Birgersson et des ses rangers ?).

Conclusion

Voilà donc quelques pistes de réflexion qui permettrait à Facebook de se sortir d’une situation bien délicate, non pas qu’ils ont fait d’énormes erreurs de gestion ou de mauvais choix, mais plutôt que le marché risque de sanctionner durement une étoile qui ne va plus briller longtemps dans ce contexte d’hiver nucléaire (surtout aux Etats-Unis).

Le meilleur conseil que je pourrai donner aux annonceurs serait de bien prendre conscience de la fragilité de ce géant aux pieds d’argile. Si vous avez pris la décision d’investir les médias sociaux, il est impératif de ne pas mettre tous vos œufs dans le même panier et de diversifier votre présence et vos campagnes sur plusieurs « supports sociaux » (blogs, réseaux sociaux de niche, forum, micro-blog…) et de vous intéresser à la relève qui est déjà là (imeem, Netlog, Buzznet…).

MàJ (03/02/2009) : Visiblement Facebook parle d’ouvrir très prochainement sa base de données aux annonceurs sous forme de questionnaires très ciblés (cf. Facebook Plans to Make Money by Selling Your Data).

La souris est-elle ringarde ?

Inventée en 1972 au PARC de Xerox, la souris serait-elle envoie de ringardisation ? C’est en tout cas la question que l’on est en droit de se poser au vue des dernières expérimentations en cours.

Tout à commencé avec le célèbre site Dont’t Click It qui proposait une navigation sans clic (tout au survol de la souris).

Puis il y a eu le lancement de la Wiimote par Nintendo qui a donné des idées aux constructeurs comme Logitech (avec la Air Mouse) et Lenovo (cf. Lenovo to sell ‘Wii-like’ PC ‘air-mouse’).

logitechairmouse

Ensuite il y a eu cet incroyable site de Publicis & Hal Riney où il fallait bouger la tête devant sa webcam pour naviguer entre les pages :

hpr

Et maintenant il y a ce site (Eric Chan Design) qui propose d’utiliser la fonction d’accéléromètre des derniers Macbook pour faire bouger le contenu :

ericchan

Non vraiment je me demande ce qu’ils vont nous inventer la prochaine fois : Une navigation spatialisée ? Une navigation commandée par à la voix ? Une navigation commandée par SMS ?

(via Hebiflux)

Le partenariat CNN Live et Facebook peut-il faire trembler Twitter (ou la TV) (ou les entraineurs de foot) ?

J’imagine que vous avez forcément entendu parlé du gros buzz lors de l’investiture de Barack Obama avec le lancement du partenariat entre CNN Live et Facebook. L’idée est de pouvoir regarder un événement live (flux vidéo venant de CNN) tout en le partageant avec d’autres (flux social venant de Facebook). Vous avez donc une fenêtre avec la vidéo à gauche et Facebook à droite où sont listées toutes les mises à jour de statut de vos amis mais également de tout ceux qui regardent :

CNN Live et Facebook réunis pour l'investiture de Barack Obama
CNN Live et Facebook réunis pour l'investiture de Barack Obama

L’expérience est très troublante car le rapatriement de la liste d’amis se fait en deux secondes  grâce à Facebook Connect et parce que le sentiment de proximité est très fort. Toujours est-il que cette opération a fait grand bruit (cf. CNN + facebook, premier exemple concret de télévision communautaire ), même si des problèmes de synchronisation avec le flux audio ne restituait pas très bien l’événement (cf. Facebook + CNN = Future of TV).

Les premières réactions ne sont pas fait attendre et l’on prédisait déjà la mort de Twitter au profit de cette démonstration de force de Facebook qui a propulsé son outil de micro-blogging au status de nouvelle star. Mais à l’instar de Michelle (À propos de l’expérience CNN/Facebook), je pense qu’il faut faire preuve de discernement et de ne pas sur-vendre cette première expérimentation.

Tout d’abord parce que ce n’est pas la première fois que Twitter est mis à contribution dans cette campagne (Current TV to Integrate Twitter into Presidential Debate Coverage) et parce que le « partenariat » de CNN avec Facebook n’est pas exclusif, les membres de la rédaction de CNN étant de fidèles supporters de Twitter (CNN Heavily Promoting Twitter On Air, Making Big Moves in Social Media).

De plus, ce n’est pas réellement l’outil Twitter en lui-même qui est concurrencé dans cette opération, mais plutôt la télévision et les médias traditionnels en règle général. Tout comme le NY Times expérimente le journalisme participatif (Le NewYork Times fait interagir ses lecteurs sur Facebook) et Netflix qui veut rendre plus sociale la VOD en introduisant la possibilité de visionner un film à plusieurs et de tchater en direct, CNN Live tente de ré-inventer le live avec une approche plus sociale.

Soit, mais l’expérience a-t-elle réellement été concluante ? Ce fut indéniablement un succès en France car la cérémonie se déroulait durant la journée (aux heures de bureau) mais un tel dispositif est-il viable sur un événement comme un match de foot ? Entre les soucis de montée en charge et de synchronisation, il serait quasiment inenvisageable de renouveler le succès de l’opération.

Vous noterez enfin que la nature même de ce dispositif revient quasiment à se tirer une balle dans le pied : à une époque où les chaînes de TV subissent de plein fouet la « crise de l’engagement » (les téléspectateurs délaissent les médias passifs comme la TV pour passer de plus en plus de temps sur les médias actifs comme le web) et la baisse de leurs revenus publicitaires, cette opération diminue d’autant l’attention des « téléspectanautes » qui doivent jongler entre le live et le flux d’activité (ils n’ont plus le temps de regarder ou de cliquer sur les bannières).

Bref, je trouve cette opération intéressante mais pas réellement viable pour un acteur traditionnel. Elle pourrait par contre s’insérer dans un dispositif participatif plus large où les téléspectanautes seraient invités à « préparer » un événement (en se documentant ou en listant des sujets de discussion), à le vivre de façon active (commentaires et échanges pendant la retransmission) et à le prolonger par la suite (discussion à chaud / froid, note…). Idéal pour un débat politique ou de société (une sorte de Droit de réponse à la sauce 2.0).

Finalement si l’on reprend l’exemple du match de foot, on pourrait se mettre à rêver d’une équipe qui permettrait à ses fans de participer à la préparation (choix des joueurs et des tactiques de jeu), à réagir pendant le match (commentaires…) et à l’analyser à froid (note des meilleurs joueurs, identification des points faibles…). Peut-être ce modèle pourrait-il être appliqué aux clubs anglais participatifs qui fonctionnent sur le principe du crowdfunding (plus précisement le club de Ebbsfleet United racheté par l’intermédiaire de MyFootballClub).

J’en étais où déjà avant de perdre le fil ? Ha oui : CNN/ Facebook et Twitter. Le mot de la fin : un beau coup de buzz pour Facebook Connect mais une opération qui mériterait d’être approfondi avec un dispositif plus complet et un mode d’interaction un peu plus riche que le status update (trop limitatif).

Quand la réalité augmentée s’invite dans les boutiques LEGO

Vous connaissez la réalité augmentée ? Mais si enfin : « un système informatique qui rend possible la superposition d’un modèle virtuel 3D ou 2D à la perception que nous avons naturellement de la réalité et ceci en temps réel« . Les afficheurs tête haute des avions ou les casques qui délivrent des explications audio dans les musées peuvent être considérés comme de la réalité augmentée.

Bon bref, plus récemment nous avons commencé à voir apparaitre des applications de plus en plus remarquables de la réalité augmentée, notamment sous l’impulsion d’acteurs comme Total Immersion (voir la démo ici : Réalité Augmentée / Total Immersion), avec des projets pour Citroën (Citroën C3 Picasso : le modèle réduit en réalité augmentée sur iPhone) ou encore cette expérimentation en Papervision 3D (Papervision – Augmented Reality).

Bon bref, tout ça pour vous dire que LEGO est en train de lancer une expérimentation fondée sur la réalité augmentée dans un certain nombre de boutiques en Allemagne: LEGO’s Digital Box. Cette expérimentatin met en scène des bornes interactive avec une caméra. Il vous suffit de montrer une boîte à la caméra pour faire apparaître le modèle en 3D :

La réalité augmentée chez LEGO
La réalité augmentée chez LEGO

Génial, non ? Même dans mes rêves d’ado je ne pensais pas à des choses comme ça. Si vous avez d’autres exemples en tête, n’hésitez pas à mettre des liens dans les commentaires.

Allocine et sa recherche suggérée (sponsorisée ?)

Aviez-vous déjà regardé de près le moteur de recherche d’Allocine ? Ce moteur présente une fonctionnalité intéressante de suggestions de recherche qui sont également des liens :

allocine_1

Il y a dans cette liste des suggestions génériques (« Marseille, 69001« ) mais également des marques (« UGC« ) ainsi que des titres de films qui changent toutes les semaines (« Australia, Watchmen« ) :

allocine_2

Première hypothèse : ces titres de film sont choisis en fonction des recherche les plus demandées de la semaine passée. Deuxième hypothèse : ces titres de film sont des liens sponsorisé déguisés. Non seulement ils sont placés à un endroit très stratégique dans la page (dans une zone « neutre », là où on ne les attends pas) mais en plus ils sont idéalement positionnés dans le code source pour être référencés (tout en haut de page).

Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de dénoncer une pratique abusive mais plutôt de saluer l’ingéniosité de ce dispositif. Mais peut-être suis-je en train de décrire quelque chose qui n’existe pas, peut-être que ces liens sont juste là pour aider et qu’ils ne sont pas commercialisés. En tout cas ça serait dommage de ne pas exploiter cette possibilité car permettrait de joindre l’utile (pour les internautes = les suggestions de recherche) à l’agréable (pour la société éditrice = une nouvelle source de revenus)

Notez qu’il existe des équivalents notamment chez Gamespot qui expérimente un principe de suggestions visuelles (« Latest & Greatest« ) :

gamespot_search

Alors, bonne idée ou pas ?

Bloguer dans un contexte d’affaires est un travail de longue haleine

Je rebondis sur le billet récemment publié par Eric sur les blogs pro : Pourquoi une PME doit avoir un blog : 10 raisons concrètes. Ce billet traite avec justesse de l’intérêt pour une PME d’avoir une blog, surtout lorsque celle-ci ne dispose pas d’un budget marketing pharaonique. Les raisons listées sont valables (com’ externe, image, dialogue, référencement, motivation interne, veille, autorité de compétence…) mais ne traite pas de la dure réalité des blogueurs d’affaires : l’audience.

Celles et ceux qui se sont risqués récemment à rédiger un blog BtoB savent à quel point il peut être frustrant d’investir du temps et de l’énergie (de la passion ?) dans un blog qui génère un trafic somme toute très faible. Et c’est là où le bas blesse : parler de son métier limite fortement le lectorat d’un blog.

Autant quand le thème de votre blog est orienté lifestyle, gadgets ou séries TV, vous pouvez très rapidement acquérir une audience qui va vous stimuler dans votre travail d’écriture au quotidien, autant lorsque vous parlez de logistique ou de techniques de vente c’est tout de suite plus délicat et votre audience risque d’avoir une courbe de progression beaucoup plus plate. Non pas que le sujet soit moins intéressant, mais plutôt que la rencontre entre un sujet et son lectorat est beaucoup plus laborieuse.

Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce phénomène :

  • La population cible n’est pas forcément bien équipée ;
  • Les professionnels visés n’ont pas forcément le réflexe de faire de la veille ;
  • Votre prise de parole est noyée par des acteurs déjà implantés (de type revues pro) ;
  • Votre audience s’auto-restreint (dans les abonnements ou les commentaires) face à la pression du groupe (« si tu fais de la veille, c’est que tu es mauvais ou que tu as du temps à perdre« ).

Bref, il faut beaucoup de motivation pour se lancer dans l’aventure. Je ne reviendrais pas sur les bénéfices à en retirer car Eric l’a très bien fait, mais je souhaiterais citer deux exemples qui illustrent mon propos.

Blog BtoB : Il suffit de quelques lecteurs pour assurer un bon ROI

Premier exemple : Le Grand Blog de la Vente, un blog 100% pro édité par une société de formation spécialisée dans les métiers de la vente, dont les auteurs aimeraient bien que l’audience grimpe plus rapidement.

Le Grand Blog de la Vente
Le Grand Blog de la Vente

Avoir une grosse audience est un objectif louable, mais pas réellement pertinent dans le cadre d’une activité BtoB. D’une part car tout le monde ne peut pas rivaliser avec les gros portails d’infos (dont la forte audience n’est d’ailleurs pas synonyme de rentabilité) et d’autre part car l’important n’est pas la taille mais la qualité de l’audience. L’idée est de pouvoir toucher les bonnes personnes avec le bon message. Cette rencontre entre un billet qui fait mouche et un décideur (celui qui va commander une prestation) peut en plus survenir des mois après la rédaction du billet.

Voilà pourquoi bloguer dans ce contexte d’affaire est un travail long et fastidieux dont le ROI est difficilement mesurable. Pour faire simple, disons que ce type de blog ne permet pas de générer directement du C.A. mais plutôt de raccourcir le cycle de vente. Les prospects qui ont transités par le blog (soit via Google, soit par recommandation des auteurs) sont ainsi beaucoup plus à même d’apprécier l’expertise du ou des auteurs. La contrepartie est que ce type de blog peut tout à fait vivoter avec à peine une centaine de visites par semaine dans les premiers temps (et aucun commentaire). Difficile dans ces conditions de justifier cette activité auprès d’un patron à moins que l’initiative ne vienne de lui.

À titre d’exemple, ce blog n’était lu la première année de son existence que par une cinquantaine de personnes par semaine (pas de quoi se réjouir).

Blog marchand : Rien ne remplace le travail de terrain

Deuxième exemple avec la Boutique de Chris, un blog marchand tout mimi. Christiane est ce que l’on peut appeler une commerçante : elle doit se battre tous les jours pour survivre. Pour cela elle ne dispose que de sa volonté pour y arriver. J’ai récemment commandé un livre sur la marketplace d’Amazon et Christiane m’a très gentiment glissé un petit mot dans le paquet pour me souhaiter bonne réception :

Le message de Christiane
Le message de Christiane

Non seulement ce petit mot m’a fait très plaisir mais en plus elle en profite pour me donner l’URL de son blog marchand :

Le blog marchand de Christiane
Le blog marchand de Christiane

Un remarquable travail de terrain pour une personne qui ne peut pas se permettre d’acheter des mots-clés. C’est fou comme un petit bout de papier peut tout de suite se transformer en un redoutable outil de fidélisation.

Fidélisation ? Oui car c’est bien de cela dont il est question. Là où les mots-clés peuvent servir à générer des ventes immédiates (du type promo), ce petit papier est avant tout là pour signaler l’existence de ce blog sans prétentions. Il n’y a quasiment aucune chance pour que cela génère une vente dès la première visite mais cela peut aider à créer de la récurrence dans les visites, puis de l’attachement, puis éventuellement une vente « coup de coeur ». Cette petite touche d’attention peut faire mouche là où d’autres acteurs passés en phase « industrielle » peuvent énerver avec des newsletter manquant de proximité.

Proximité, voilà le maître mot pour une pratique de blog bien particulière dont le calcul du ROI ne répond pas aux règles en vigueur sur d’autres médias.

Bref, se lancer dans l’aventure du blog professionnel n’est pas une mince affaire, d’autant plus que la profession fait encore difficilement la différence entre blog perso, blog pro, portail d’infos déguisé en blog… En tout cas je n’aurais qu’un seul message à faire passer : la communauté vous rendra toujours ce que vous lui avez donné. Comprenez par là qu’une démarche sérieuse, sincère et transparente finira toujours pas porter ses fruits. Toute la question est de savoir quels sont les fruits que vous attendez d’elle.

Les netbooks vont-ils amorcer la révolution du web 3.0 ?

Pour simplifier une explication longue et laborieuse, et pour éviter tout dérapage dans la discussion, nous partirons du principe que le web 3.0 marque une rupture dans nos usages du web (après l’introduction d’une nouvelle dimension sociale par le web 2.0) en apportant des évolutions majeures comme la connexion pervasive, le cloud computing, le nomadisme et la disparition de la frontière entre logiciels et sites web au profit de modèles plus agiles comme les applications en ligne et les clients riches (Rich Descktop Application).

Il y a netbook et netbook

Avant de continuer je souhaiterais (re)définir ce que j’entends par « netbook« . Il y a deux caractéristiques essentielles à prendre en compte : la taille et le prix de la machine. Ces caractéristiques nous permettent de bien délimiter le concept de netbook et d’éviter de brouiller l’argumentation qui va suivre avec des cas particuliers.

La taille est donc le premier critère : entre 7 et 9 pouces. Moins de 7 pouces et vous vous rapprochez de la taille des gros smartphones, plus de 9 pouces et vous vous rapprochez des ultra-portables. Je fais donc le choix d’exclure les machines de format 10 pouces qui s’éloignent à mon sens de la « philosophie » des netbooks pour essayer de concurrencer (avec beaucoup de mal) les ultra-portables. De même, les prochaines générations de machines au format 11 pouces sont à mon avis une hérésie qui risque de dangereusement cannibaliser les ordinateurs à bas prix et tirer la qualité vers le bas.

Un emcombrement beaucoup plus faible que les laptops

Le prix est également une seconde caractéristique structurante car les netbooks ne s’utilisent pas seuls, ils viennent en complément d’un autre ordinateur. Nous pouvons ainsi exclure les machines qui dépassent les 500 € car elles sont alors affichées au même prix que les ordinateurs d’entrée de gamme. Ne parlons même pas du futur Vaio P qui sera vendu à partir de 999 €, avec des versions au prix d’un Macbook Air (un comble !).

Nous pouvons argumenter des heures sur cette définition du netbook (moins de 9 pouces et moins de 500 €) mais elle est cependant nécessaire à l’argumentation du reste de l’article.

Les netbooks sont plus de gros smartphones que des petits ordinateurs

L’arrivée sur le marché du EeePC en début d’année dernière a marqué un tournant dans le marché des ordinateurs. Non pas parce que les technologies mises en oeuvre dans ces petits machines sont révolutionnaires mais plutôt parce qu’ils ont créé une nouvelle niche de marché qui va non seulement rapidement s’imposer comme un segment majeur mais également initier un nouveau mode de consommation de l’outil informatique et de l’internet.

Je m’explique : avant nous avions les téléphones mobiles et les ordinateurs. Puis les PDA sont venus s’interposer entre ces deux segments, rapidement remplacés par les smartphones. Ces derniers proposent un compromis intéressant entre les fonctions de téléphonie classiques (appels, SMS, répertoire…) et les fonctions d’informatique d’appoint (mail, web et consultation de documents). Je précise qu’il s’agit bien là d’un usage d’appoint car même si les Blackberry nous rendent de gros services, ils excellent surtout dans la rédaction de courts emails (réponses urgentes).

Puis est apparu l’iPhone qui a complètement retourné le marché en proposant une expérience utilisateur unique reposant sur les widgets mobiles (à mi-chemin entre applications et sites web). Rapidement copié par ses concurrents, l’iPhone semble avoir défini un modèle viable de ce qu’est un smartphone, de ce qu’il sait bien faire et de ce qu’il ne sait pas faire (principalement pour des contraintes d’affichage et de saisie).

Enfin, sont apparus les netbooks qui vont venir compléter ce tableau avec une proposition de valeur intermédiaire : idéal pour le mail et le surf en situation de mobilité, parfait pour la prise de note sur le terrain (dans les transports en commun ou lors de réunions / conférences), bien pour de la consultation / manipulation de documents bureautiques. Les documents bureautiques sont un cas d’usage important car ils illustrent bien les différences entre les 3 segments précités : vous créez un document bureautique sur votre ordinateur, vous le complétez sur votre netbook et vous le consultez sur votre smartphone. Bien évidemment vous pourriez argumenter qu’il est tout à fait possible de créer un document bureautique sur un netbook mais avouez que ce n’est pas l’idéal : vous imagineriez-vous rédiger le diaporama du rapport annuel de votre société sur un EeePC ? Bon de toute façon la définition de Wikipedia est formelle : « frappe ou rectification de texte épisodique, vérification et modification de tableaux de chiffres, graphiques ou présentations animées« .

Netbook + 3G = une condition nécessaire

Pour le moment la plupart des netbooks sont vendus « nus » ou au mieux avec une clé de connexion 3G. Tout comme cela a été le cas pour l’iPhone, la valeur ajoutée des netbooks sera d’autant plus grande s’ils sont connectés en permanence et de préférence sans limite de débit. À partir du moment où seront généralisées les packs netbooks + abonnement, les usages commenceront à évoluer pour s’adapter aux caractéristiques de ces machines (très faible encombrement, bonne autonomie…).

Le collaborateur nomade (ou l’utilisateur lambda) trouvera alors dans les netbooks un outils formidable pour garantir l’intégrité de sa vie numérique et donc par rebond de sa vie numérique sociale. Et c’est très certainement cette dernière qui risque de pousser l’adoption. Imaginez un petit appareil qui tient dans votre sacoche (pas la peine de se trimballer ces immondes sacs noirs en nylon renforcé) ou votre sac à main et qui vous permet d’être connecté en permanence à vos messageries (emails ou instantanée), à Facebook, Skype, Deezer, FlickR, YouTube, Netvibes, Twitter… que vous pourriez emmener en week-end, en vacances…

Suis-je en train d’affabuler ? De décrire un comportement d’hyper-geek parisien ? Pas si sûr : souvenez-vous au tout début de la téléphonie mobile ou des Blackberry, nous étions loin de nous douter des bouleversements et de l’addiction qu’ils allaient engendrer. Je suis plus que convaincu qu’il en sera de même pour les netbooks, nous les retrouverons partout car ils vont bénéficier de deux phénomènes : l’informatique low cost (initiée il y a quelques années avec le PC à 100$) et les plateformes sociales mobiles / locales (prolongement naturel des réseaux sociaux).

Votre sésame pour le SaaS et le cloud computing

Même si elles gagnent petit à petit en popularité, les applications en ligne sont encore largement minoritaires par rapport aux applications traditionnelles (installées sur votre disque dur). Par contre, à partir du moment où les netbooks vont commencer à être massivement déployés (en entreprise comme chez les particuliers), les rapports de force ne sont plus les même car ces machines donnent aux applications en ligne un formidable appel d’air (la connexion permanente résolvant le problème de disponibilité) et pénalisent les applications plus lourdes (qui réclament plus de puissance). Il y a donc fort à parier que la croissance du marché des SaaS sera liée à celle des netbooks.

Et ceci est encore plus vrai avec le cloud computing : à partir du moment où vous devez jongler entre plusieurs ordinateurs / périphériques, la meilleure façon de gérer la synchronisation des données est encore de ne pas les stocker sur vos disques durs. C’est là où les services et applications reposant sur le principe du data on the cloud prennent toute leur importance. Peut-être pas pour vos photos de vacances, mais pour vos emails ou vos documents de travail (à travers des espaces de travail collaboratifs).

En poussant ce raisonnement un peu plus loin, on se dit que les netbooks pourraient également être les meilleurs ambassadeurs de l’Entreprise 2.0 et sa myriade d’outils décentralisés (blogs internes, wikis…). Autant il est très compliqué de « nomadiser » l’ensemble des collaborateurs d’une équipe ou d’une structure (tout le monde ne peut pas travailler sur un ordinateur portable), autant il serait bien plus simple d’équiper ceux qui le demandent / requièrent avec un netbook. Surtout les machines propulsées par Linux : un OS économique, léger, facile à paramétrer / gérer (pour les administrateurs) et à l’abri des virus et autres cochonneries qui traînent sur la toile.

À la recherche de l’OS parfait

Nous en venons maintenant à parler du grand inconnu de ce tableau : le système d’exploitation. Autant il est hasardeux de vouloir faire tourner Windows (ou Mac OS) sur ces machines pour les raisons évoquées plus haut (puissance…), autant les premières versions des distributions Linux livrées avec les machines ne sont pas très convaincantes. Même si les choses évoluent et que l’on commence à voir arriver des distributions spécialement adaptées aux netbooks (comme la Ubuntu Netbook Remix), les choses n’avancent pas aussi vite qu’elles le devraient compte-tenu des enjeux.

L'écran
L'écran d'accueil d'Ubuntu Netbook Remix

Car avec des millions de machines déjà en circulation et toutes celles qui seront vendues dans les prochaines années, ce sont des dizaines de millions d’utilisateurs qui pourraient être autant d’abonnés à des services à valeur ajoutée : stockage et synchronisation, alertes… Regardez ce que fait Apple avec son MobileMe et vous pourrez en déduire les innombrables possibilités de services associables à ces netbooks connectés en permanence.

L’idée serait de proposer un ensemble de services directement au niveau du système d’exploitation. Des services qui seraient personnalisables en fonction des besoins de chacun. Quelque chose à mi-chemin entre les systèmes de widgets actuels et Netvibes. Vous le voyez venir ? Tant mieux, ça veut dire qu’il y en a qui suivent ;-) Cette idée n’est pas neuve car il y a déjà du monde sur le créneau : Jolicloud, dont Tariq Krim est à l’origine (le fondateur de Netvibes).

Imaginez un système d’exploitation beaucoup plus convivial et simple d’utilisation. Un bureau personnalisable où vous auriez un accès direct à un ensemble d’informations et de services (emails, flux RSS, Tweets, alertes Facebook…), des raccourcis vers vos documents et fichiers partagés. Ce bureau présenterait une forte valeur pour les éditeurs de services et intermédiaires marchands qui pourraient subventionner une partie du prix de la machine pour avoir l’opportunité d’être présents par défaut (comme les fournisseurs d’accès à internet il y a quelques années).

Un scénario réaliste car la bataille se gagnera bien au niveau du système d’exploitation maintenant que les utilisateurs disposent de plusieurs browsers alternatifs. La finalité ne serait pas de proposer le plus de fonctionnalités gratuites possibles mais plutôt de mettre en avant un ensemble de services à valeur ajoutée qui seraient facturés sous forme d’abonnement. Partant du principe que les constructeurs ne se risqueraient pas en dehors de leur métier d’origine (hardware et un peu de software), il y a donc de la place pour un éditeur d’OS dédiés aux netbooks.

L’idéal pour cet éditeur serait de pouvoir se réserver un canal de communication direct avec les utilisateurs, un mécanisme de push qui pourrait être monétisé avec des éditeurs de contenus ou des services locaux. Mais ce modèle n’est pas tout à fait nouveau, il existe déjà pour la téléphonie mobile sous la forme des portails officiels (du type i-mode & cie). Nous pourrions même envisager un système de micro-paiement associé à l’abonnement. Oui les possibilités sont nombreuses et tout reste à inventer / recycler.

Une configuration idéale pour les enfants

Pour vous convaincre de la viabilité de ce dispositif, imaginez ce que cela pourrait donner avec le « marché » des enfants. Normalement vous êtes comme moi : hyper stressé à l’idée que votre progéniture brutalise votre outil de travail sous prétexte que Lapin Malin a du mal à comprendre ce qu’il/elle essaye de lui faire faire. Comment faire alors pour faire découvrir l’informatique aux plus jeunes ? Les netbooks bien sûr : pas trop chers, pas trop encombrants, avec un clavier adapté à leurs petites mains et une puissance largement suffisante pour faire tourner quelques logiciels ludo-éducatifs.

Et c’est là où ça devient intéressant, plutôt que de continuer à vendre des DVD au travers de canaux de distribution toujours plus gourmands, les éditeurs de ces logiciels pourraient envisager différentes options :

  • Continuer à vendre du logiciel, mais avec un format adapté : les cartes mémoires (dignes successeurs des cartouches de jeux) qui pourraient être expédiées gratuitement par la poste (car très faible encombrement).
  • Basculer sur un mode abonnement où l’enfant recevrait régulièrement des mises à jour en fonction de ses progrès ou des saisons. Ces mises à jour pourraient être téléchargées sur le web par les parents ou bien se faire de façon silencieuse dans un environnement sécurisé comme celles proposées par Kidzui.
  • Subventionner une machine « habillée » aux couleurs des mascottes de la marque (Adibou, Lapin Malin…) et la commercialiser avec un abonnement.

Comme vous pouvez le constater il existe de nombreux scénarios tout à fait viables et surtout bien mieux adaptés aux problématiques actuellement rencontrées par les éditeurs (piratage, vampirisation des marges par les distributeurs…).

Google, l’acteur de l’ombre qui pourrait bien s’imposer

Et Google dans tout ça ? Depuis le début de l’article je n’ai pas abordé le sujet mais Google pourrait jouer un rôle très important dans l’écosystème des netbooks :

Bref, Google pourrait bien être l’acteur de l’ombre qui pour le moment se fait très discret avant de passer à une phase beaucoup plus offensive. Meilleur scénario : une offre intégrée comprenant une machine propulsée par un Google OS associée à une offre d’abonnement double Wifi + 3G sur le réseau Google (encore à monter / racheter).

Bien sûr il y a d’autres acteurs en course (Microsoft, Yahoo!…) mais Google me semble être celui qui pourrait le plus rapidement s’imposer sur ce créneau.

Conclusion

Je pourrais parler de ce sujet pendant des heures tellement le potentiel est gigantesque. Encore une fois, la vraie valeur ajoutée des netbooks repose plus sur les nouveaux usages que sur la transposition d’usages existants (bureautique traditionnelle en situation de mobilité). Tout reste à faire dans ce marché encore embryonnaire où les efforts sont pour le moment essentiellement concentrés sur le hardware (terrible course à l’innovation sur les processeurs, les disques SSD, l’autonomie…) lorsque les plus belles marges pourraient être réalisées sur du service.