A la recherche de la plateforme mobile parfaite avec le nouveau Palm Pre

Les plus jeunes d’entre-vous ne s’en souviennent peut-être pas mais il y avait une vie avant l’iPhone, et même avant les smartphones. Á l’époque on appelait ça des PDA (Assistants personnels numériques) et des marques comme Palm ou Psion dominaient le marché. Et il y avait même un terminal chez Apple (le Newton) !

Aujourd’hui (du moins hier) le marché des smartphones est dominé par des acteurs comme RIM avec son Blackberry, Nokia et sa plateforme Symbian et Microsoft avec Windows Mobile et toujours Apple qui tente d’imposer son iPhone dans le monde de l’entreprise.

Après quelques années d’évolution « tranquille », voilà qu’Apple arrive sur le marché avec son iPhone et bouleverse l’ordre établi. Puis c’est au tour de Google avec son système d’exploitation Android et maintenant c’est au tour de Palm de nous faire un come back spectaculaire avec son Pre (qui éclipse illico l’échec retentissant du Foleo. Plus de détails ici : Palm Pre and webOS in action.

Le tout nouveau Palm Pre
Le tout nouveau Palm Pre

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les clients sont largement gagnants dans cette histoire car les interfaces des trois plateformes dominantes n’étaient pas des modèles de convivialité (lire à ce sujet : Memo To RIM, Windows Mobile: Palm Just Kicked Your Butt).

Windows Mobile, Blackberry et Symbian
Windows Mobile, Blackberry et Symbian

Les smartphones « nouvelle vague » viennent bousculer les codes avec des interfaces bien plus attrayantes avec une expérience utilisateur nettement plus agréable et un esthétisme qui n’a pas été sacrifié sur l’autel de la productivité (qui ne sont pourtant pas deux notions antagonistes) :

Iphone, Palm Pre et Google G1
Iphone, Palm Pre et Google G1

Bref, je me réjouis du grand retour de Palm dans la course avec ce terminal tout à fait intéressant qui innove sur plus d’un point :

  • Un large écran doublé d’une zone tactile baptisée « Gesture area ») ;
  • De très belles cinématiques d’ouvertures et transitions au lancement ou à la fermeture des applications ;
  • Un système d’exploitation multi-tâches avec la possibilité de naviguer entre les applications à l’aide d’une interface qui est à mi-chemin entre le coverflow de Mac OS et les « onglets » de Safari mobile ;
  • Un système de notifications très efficace ;
  • Une messagerie unifiée avec des Buddy lists et  des conversations ;
  • Un système de synchronisation native entre le Pre et d’autres terminaux au travers du WebOS (qui porte mal son nom) ;
  • Un rechargement par induction à l’aide du TouchStone, un socle révolutionnaire (oui mais quid de la synchronisation ?).

Rajoutez à cela un écosystème d’éditeurs tiers qui sommeillaient depuis des années et qui ne demandent qu’à reprendre du service pour échapper à l’emprise d’Apple sur l’iTunes App Store et vous avez un futur hit. Lire à ce sujet la comparatif suivant : Palm Pre vs. iPhone vs. G1.

Sans jouer les prévisionnistes du dimanche, je suis persuadé que 2009 va être une année charnière dans le monde de l’internet mobile car avec 6 concurrents de taille sur le créneau, la bataille va être très dure. Il y a fort à parier que ces 6 poids lourds redoublent d’efforts dans la course à l’innovation et que nous (les consommateurs) en soyons les bénéficiaires directs.

Et le pire dans tout ça, c’est que le sulfureux marché des netbooks va également bouleverser nos habitudes de consommation de l’internet. Mais je prépare un article sur le sujet…

Ngmoco, le meilleur éditeur de jeux sur iPhone ?

Connaissez-vous ngmoco ? Il s’agit d’un éditeur de jeux révolutionnaires pour l’iPhone. Révolutionnaires ? Oui tout à fait car après en avoir testé un certain nombre, je suis tombé en admiration devant leurs jeux. Ce ne sont pas les plus beaux graphiquement parlant, ni les plus prestigieux mais ils ont le mérite de parfaitement tirer parti des particularités de la machine (format de l’écran, touch screen et accéléromètre). Ils proposent ainsi 5 jeux dont 4 proposent un gameplay remarquable.

Dropship en premier lieux qui propose un graphisme très proche de Defender (voir Vectrex) et surtout un système de contrôle tout à fait singulier : en posant votre pouce sur la partie gauche de l’écran et en le déplaçant légèrement vous définissez un angle et une puissance de propulsion (le cercle bleu sur la capture). Idem pour le système d’arme : en posant votre pouce droit vous définissez un angle et une puissance de tir (le cercle jaune sur la droite).

dropship

Il y a ensuite Doctor Awesome, une simulation chirurgicale ludique dont le principe n’est pas neuf (il faut découper des blocs pour isoler les bugs) mais qui ajoute un peu de piquant en introduisant deux nouveautés : vous contrôlez le scalpel à l’aide de l’accéléromètre (en bougeant votre iPhone) et les noms de vos patients sont issus de votre carnet d’adresse (l’application récupère les noms et photos de vos contacts).

drawesome

Ça commence à devenir très intéressant avec Topple, un Tetris à l’envers où vous devez empiler des blocs pour faire la plus grande tour possible. Les blocs se dirigent à l’aide de l’écran tactile par glisser-déposer et avec deux doigt pour les faire pivoter. Ce jeu propose des graphisme tout à fait sympa avec des blocs qui grognent ou font la grimace et toujours l’accéléromètre qui vous permet de redresser votre tour quand elle penche à gauche ou à droite.

topple

Il y a enfin Rolando qui peut faire penser à Lemmings : vous devez contrôler des boules en inclinant votre iPhone et en interagissant avec tout ce qui ce trouve dans l’environnement (à l’aide de l’écran tactile). Précisons que ce jeu est considéré comme actuellement le meilleur disponible pour l’iPhone.

rolando

Rassurez-vous : je ne suis pas là pour faire la pub de cet éditeur (ni pour toucher des commissions sur les ventes) mais pour saluer l’incroyable travail d’appropriation de la machine et de ses contrainte. Le gameplay de ces jeux est tout simplement stupéfiant et prouve qu’il n’est nul besoin de proposer de superbes graphismes pour captiver les utilisateurs, juste une bonne utilisabilité (en l’occurrence de la jouabilité).

Bref, moi j’adore, et vous ?

Des blogueurs participent à la rédaction de l’Express

Vous en avez assez de la guerre « blogueurs contre journalistes » ? Alors je vous propose une lueur d’espoir dans ce conflit sans fin avec cette très bonne initiative de l’Express qui a invité une quarantaine de blogueurs au sein de sa rédaction pour les mettre à contribution : L’Express 3001.

L'édition spéciale 3001 de L'Express

Dans la pratique, les blogueurs invités sont installés dans la salle de rédaction avec le reste de l’équipe et ils rédigent des articles qui sont intégrés au circuit de publication. Ils participent également aux conférences de rédaction :

Des blogueurs invités en conférence de rédaction

En regardant bien sur le site vous pouvez ainsi voir apparaitre une petite cartouche « 3001 » avant le titre des articles publiés par les blogueurs.

Exemple d'article d'un bloggueur publié en page d'accueil de L'Express.fr

Voici donc une très belle opération orchestrée par la rédaction de L’Express et l’agence Ogilvy PR dont vous pouvez suivre le quotidien sur le blog dédié à l’opération : 3001, l’odysée de l’info. Un grand bravo à Eric (le rédac-chef) dont vous pouvez lire les réflexions sur mutation de son métier sur son blog : L’Express nouvelle formule.

Je suis plus qu’enthousiaste vis à vis de cette initiative car les métiers de la Presse en ligne ont encore besoin d’évoluer pour s’adapter à la révolution des médias sociaux (cf. mon précédent billet sur le sujet : L’avenir de la presse en ligne est-il dans le social ?). Je vous invite également à lire la très bonne série d’articles publiés par Fabrice : Défendre la presse écrite face à la menace d’internet, Le web a profondément changé les journaux américains et Le New York Times s’appuie sur un réseau d’experts pour traiter l’information.

Loin de moi l’idée de faire du teasing, mais je peux vous assurer que nous n’en sommes qu’au début et que je travaille en ce moment sur un projet pour L’Express qui poussera beaucoup plus loin cette logique de production conjointe. Mais j’aurais sans doute l’occasion de vous en reparler.

De l’art de ne pas du tout respecter les conventions

Celles et ceux qui me lisent depuis un certains temps, notamment sur des sujets liés à l’ergonomie et à la conception d’interfaces web, savent à quel point j’insiste sur les  conventions (liens soulignés bleus…) et les risques liés au non-respect de ces conventions. Bon… vous pourriez me dire qu’il y a convention et convention mais là n’est pas mon propos, je ne cherche pas à rentrer dans ce débat.

Bref, tout ça pour dire que je suis récemment passé sous Mac et que j’ai découvert un utilitaire tout à fait singulier : Skitch. Pour faire simple, il s’agit d’un outil de capture, de retouche et de partage d’images (uniquement disponible sur Mac). Il existe de nombreux logiciels proposant la même chose (dont le très original Jing) mais Skitch propose une interface tellement déconcertante que ça mérite un billet.

La particularité de ce fameux Skitch est de proposer une fenêtre où les différentes icônes et fonctions sont réparties tout autour du cadre :

Deuxième particularité : le modèle d’interaction très particulier qu’il propose pour redimensionner, renommer et sauvegarder une image. Dans n’importe quel outil vous vous attendriez à faire quelque chose comme :

  1. Menu « Image » puis option « Redimensionner » ;
  2. Menu « Fichier » puis option « Enregistrer sous » avec une fenêtre de dialogue pour choisir le nom et l’emplacement du fichier.

Et bien ici pas du tout car le redimensionnement se fait directement en déplaçant un des coins de la fenêtre et le renommage en saisisant le nom du fichier et le fomat dans le champ en bas de la fenêtre :

Encore plus déroutant : pour sauvegarder le fichier il faut attraper l’onglet « drag me » en bas de fenêtre et le positionner à l’emplacement désiré (sur le bureau, dans un fichier ou un email…) :

A la première utilisation c’est très déroutant mais on a vite fait de se prendre au jeu et surtout de se dire que ce modèle d’interaction est terriblement efficace. Voici donc un bon exemple de non respect des conventions qui pourtant fonctionne plutôt bien. Un excercice très délicat (voir carrément dangereux) mais qui donne un caractère très particulier à cette application (en plus de la couleur rose).

Dans le même genre il y a également Chrome qui a supprimé la barre de menu. Si vous connaissez d’autres exemples, n’hésitez pas à publier les liens en commentaire.

Alors bien évidemment vous vous doutez bien que je ne vous recommanderais pas dans un premier temps d’appliquer ce principe (« Don’t try this at home« ), mais il y a tout de même de quoi nourrir une réflexion intéressante sur une approche en décallage complet avec les conventions et autres normes informelles (le fameux « Thinking outside the box« ).

Best-of 2008

Comme à chaque début d’année je vous propose une petite rétrospective de mes meilleurs billets, non pas ceux qui ont fait le plus d’audience mais ceux dont je suis le plus fier.

Vous trouverez donc ci-dessous une compilation de ma production sur ce blog, car je me permet de vous rappelez que je rédige également six autres blogs :

Médias sociaux

Prenons du recul vis à vis de Facebook

Utilisabilité

RIA

Mobile 2.0

Games 2.0

Les grands de ce monde

Carnet de voyage

Coups de gueule

Inclassable

 

Voilà, j’espère que l’année 2009 sera aussi enrichissante que mes 5 premières années de blogging !