Ne confondez plus communautaire et social

Souvenez-vous de l’époque où Facebook et MySpace n’existaient pas encore, nous ne parlions pas de médias sociaux mais les communautés étaient déjà au centre de nombreuses attentions (cf. l’introduction en bourse de Multimania ou les premières expérimentations communautaires sur des plateformes marchandes comme Castorama ou Plantes et Jardins). Depuis, le monde (en ligne) a complètement changé et on ne parle plus que de « social » : réseaux sociaux, platefomes sociales, social softwareil y a du social à tous les étages.

Pourquoi un tel engouement ? Parce que derrière ces outils « sociaux » il y a des utilisateurs (des vrais gens). De vrais utilisateurs… comme dans les forums. « Forum« , voilà un terme issu du passé qui ne fait plus rêver personne (ni les blogueurs, ni les journalistes, ni les annonceurs), et pourtant… Les forums sont toujours aussi actifs et il remplissent une fonction bien différentes des plateformes sociales à la Facebook ou Twitter (lire à ce sujet mon précédent billet : Les forums, nouveaux piliers des médias sociaux ?).

Il existe ainsi une grosse différence entre les plateformes communautaires et les plateformes sociales. Différences qui peut être illustrée comme ceci :

commu-social

 

À droite, des plateformes sociales comme Facebook, FlickR et Twitter où les membres publient du contenu dans une dynamique passive : ils s’expriment mais n’attendent pas nécessairement de réaction. La dynamique sociale sur ces plateformes repose avant tout sur le besoin d’appartenance (« moi aussi j’ai un profil Facebook« ) et l’égo (« ma vie intéresse forcément les autres« ) des membres qui sont motivés par la visibilité et les rencontres (personnelles ou professionnelles). Il n’y a pas réellement de dialogue au sein de ces plateformes, juste des micro-discussions entre visiteurs de passage.

À gauche, des plateformes communautaires comme les forums où les membres engagent des conversations : ils posent des questions, débattent, se chamaillent et témoignent. La dynamique communautaire repose avant tout sur l’empathie (« je cherche des personnes ayant eu la même expérience que moi« ) des membres qui cherchent à partager une passion ou un vécu (cf. les gigantesques forums pour passionés d’automobile, de produits high tech ou pour les femmes enceintes). Le dialogue est donc l’ingrédient essentiel des communautés.

Pourquoi est-ce que je vous raconte tout ça ? Parce que je vois beaucoup trop de marques et annonceurs qui cherchent à se rapprocher de leurs clients / prospects avec une présence sur les plateformes sociales. Est-ce qu’un profil ou une application Facebook permet d’initier le dialogue entre une marque et ses clients ? Non pas du tout. Cela permet juste à la marque de s’exprimer aux côtés des autres. Mais est-ce bien efficace ? C’est la question que je pose ici : Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

Il en faut plus pour se rapprocher réellement des clients, c’est un travail de terrain laborieux qui passe obligatoirement par des échanges de personnes à personnes, un dialogue entre un représentant de la marque et un client, pas un bref échange entre un support de campagne et une cible non-identifiée.

Si vous diffusez un film à caractère viral, vous n’êtes pas en train de dialoguer avec vos clients. Si vous publiez un widget sur Netvibes ou Facebook, vous n’êtes pas en train de dialoguer. Si vous lancez une campagne où des blogueurs gagnent des lots en relayant votre message, vous n’êtes pas en train de dialoguer.

Je ne suis pas en train de critiquer les actions cités plus haut, mais juste de bien vous expliquer la différence entre les modèles communautaires et sociaux qui sont régis par des motivations et des dynamiques bien distinctes.

Faut-il abandonner les plateformes sociales pour autant ? Non bien évidement, mais ne vous leurrez pas sur les retombés que vous pouvez espérer d’une campagne sur les médias sociaux. Car pour établir une relation réellement durable ou obtenir un feed-back réellement fiable, rien ne remplace les contacts d’humain à humain (même si c’est au sein d’un forum). D’où l’importance pour les marques d’investir sur des profils de community manager.

Rien de tel que de la 3D avec Flash pour vendre des chaussures

Une fois n’est pas coutume, je vous propose de découvrir deux très bonnes réalisation qui font un usage intensif de la 3D, mais pas dans le secteur automobile, dans la chaussure de sport.

Bien évidement vous vous doutez que je vais vous parler de Nike, et effectivement puisqu’ils viennent de sortir un nouveau site sur le thème des baskets où il est possible de créer son propre modèle et de le soumettre à la communauté dans des battlesNike Dunk: Kicks Creator.

L’idée du configurateur de chaussure n’est pas neuve mais c’est dans la réalisation que ce site se distingue avec une superbe vue en 3D temps réel qui repose sur Papervision3D. Cliquez ainsi sur l’une des entrées du Top5 pour pouvoir vous amusez avec :

nikedunk_showroom

Mais les choses sérieuses commencent réellement avec le configurateur qui tourne également sur le même moteur :

nikedunk_build

Rien à redire, c’est rapide à charger et terriblement efficace.

(via DoesNotCompute)

Autre exemple radicalement différent avec FootLocker qui propose un dispositif tout à fait original pour le modèle Bounce d’Adidas mit en scène dans un environnement urbain : Footlocker Bounce.

Le principe est simple : vous êtes immergé dans une vue à 360° dont vous contrôlez la caméra. Le but du jeu est de parvenir à suivre le jeune homme qui saute partout :

footlocker

Le mouvement de la caméra est fluide et l’on se surprend à jouer à cache-cache avec ce type qui court dans tous les sens.

(via DailyPapervision3D)

Deux exemples qui illustrent mon propos sur le recours de plus en plus fréquent à la 3D temps réel, tendance lourde de cette fin d‘année qui va très certainement se renforcer avec la dernière mouture du Flash player 10 (et peut-être même Silverlight 3).

La création de compte simplifiée avec OpenID

La création d’un compte a toujours été une étape pénible pour les utilisateurs et problématique pour les concepteurs. Pénible car il faut nécessairement remplir de nombreux champs et passer par diverse étapes de validation de l’inscription (via Email de confirmation et tout le bazar).

Heureusement est arrivé OpenID, un système d’authentification décentralisé. Pour faire simple : vous créez une compte OpenID qui va vous servir d’identifiant unique sur les services compatibles. Résultat : le processus de création de compte est grandement simplifié et raccourci.

Illustration avec Tarpipe, un service de mashup sociale (dont je parle ici : Ping.fm + Yahoo! Pipes = Tarpipe).

Première étape, vous arrivez sur l’écran de création de compte (1 champ, 1 bouton) :

openid_signup_1

Deuxième étape, vous cliquez dans le champ et un panneau s’ouvre juste en dessous avec la liste des principaux fournisseurs d’identité (vous pouvez aussi cliquer sur « Other OpenID » pour saisir l’URL de votre propre service ou sur « Get OpenID » pour vous créer une identité) :

openid_signup_2

En cliquant sur un service, un champ « My username » apparait en dessous avec votre curseur dedans, le champ principal est pré-renseigné :

openid_signup_3

Vous saisissez directement votre nom d’utilisateur (sans avoir à cliquer) et le champ principal est également renseigné :

openid_signup_4

Vous tapez la touche « Return » et le panneau disparait. Ne restent plus que le champ (renseigné) et le bouton « Create account » :

openid_signup_5

Rien à redire, le processus est simple (très peu de clic) et intuitif (le curseur est positionné au bon endroit), le picto en forme de cadenas est là pour rassurer, il y a un minimum de bruit sur l’écran.

En cliquant sur le lien « Help » vous êtes redirigé vers la page d’aide d’OpenID (qui est également très claire) :

openid

Inutile de vous dire que je trouve cette solution particulièrement bien adaptée pour faciliter l’inscription à un service. Bien évidement il faut posséder un compte OpenID mais cette solution facilite tellement al vie des internautes.

Médias sociaux et publicité sont-ils compatibles ?

En voilà une grande question à laquelle les plus grandes plateformes sociales tentent de répondre tant bien que mal. Et pour le moment c’est plutôt mal car les initiatives réussies sont plutôt rares.

Explication de cette incompatibilité : « les médias sociaux sont des plateformes d’interaction et de rencontre, pas de contenu et de publicité« . Pour vous en convaincre, regardez des plateformes comme Facebook ou Twitter : il y est uniquement question d’échange, il n’y a donc pas de place pour la publicité.

Deux billets très intéressant illustrent ce point de vue : Advertising through consumer-generated media – is it a futile attempt to hijack conversations? et Social Media Is NOT Media. Les avis des deux auteurs convergent : n’essayez pas de toucher vos cibles avec des messages publicitaires unidirectionnels mais essayez plutôt d’initier un dialogue. Autre enseignement très intéressant de ces articles : « Dans ‘Médias sociaux‘ il y a ‘Média‘ hors par définition un média est quelque chose que vous pouvez acheter ou vendre. De ce fait, est-ce que la vidéo d’une adolescence qui raconte sa rupture avec son mec est un support que l’on peut vendre à des annonceurs ? »

Dialogue, c’est le maître mot sur ces plateformes où l’on échange librement et où toute tentative d’intrusion maladroite est immédiatement sanctionnée.

Autre billet intéressant à lire sur ce sujet : Understanding and Aligning the Value of Social Media, où l’auteur nous livre une série de conseils plein de bon sens :

  • Soyez transparent ;
  • Soyez vous-même ;
  • Ne cherchez pas à vendre ;
  • Intéressez-vous aux autres, écoutez-les ;
  • Soyez patients.

Rien de très neuf dans cette approche, mais ça fait toujours du bien de le répéter.

Tous solidaires avec Eric de Presse-Citron

Il faut croire que l’arrivée de l’hiver a un effet négatif sur le moral car Eric du légendaire Presse-Citron a décidé de prendre le large… pour quelques jours : Fermé pour cause d’inventaire. Raison de cette interruption de service : un gros ras-le-bol lié à la mauvaise ambiance générale dans les commentaires.

Il faut dire que son statut de premier blogueur de France l’expose à une audience très disparate et surtout très agitée. Il en résulte d’innombrables moqueries, insultes et commentaires (très) déplacés. Pour vous en convaincre, il vous suffit d’aller lire les très nombreux commentaires sur son dernier billet, c’est lamentable. Pourquoi tant de haine ?

Loin de moi l’idée de me comparer à Eric, mais celles et ceux qui n’ont pas un blog à « gros tirage » ne peuvent pas comprendre les sentiments très violents que l’on peut ressentir à la lecture de commentaires irrespectueux lâchement publiés par des trolleurs à pseudonymes. Oui ça fait mal, car derrière le blogueur il y a un rédacteur qui n’a pas forcément reçu la formation d’un professionnel et qui a beaucoup de mal à prendre du recul, surtout après avoir investi autant d’énergie et de passion. Passion ? Oui car il en faut de la passion et de l’assiduité pour tenir un blog comme celui-là.

Je compatis d’autant plus avec Eric car j’ai eu mon lot de commentaires à la con. Par contre j’ai noté une très nette amélioration dans mes commentaires sur ces derniers mois avec pratiquement plus un seul troll, très peu de hors-sujets et une véritable recherche du dialogue. Je ne saurais comment expliquer ce phénomène, peut-être ai-je fini par « trouver » mon audience ? Peut-être se sont-ils reportés sur le blog d’Eric…

Souhaitons donc du courage à Eric pour qu’il persévère et finisse par lui-aussi « trouver » son audience et nous revenir en pleine forme.

Une plateforme E2.0 complète pour blueKiwi 2009

C’est la semaine dernière que blueKiwi a présenté la future évolution majeure de sa solution d’Entreprise 2.0 : blueKiwi 2009, la plateforme de Réseau Social d’Entreprise qui stimule la performance.

Beaucoup de monde avait fait le déplacement pour non seulement découvrir les nouveautés mais surtout pour écouter les discours très attendus de Stowe Boyd et le canadien Jon Husband :

bk2009_slideshow

Mais revenons à la star de la soirée : la nouvelle version de blueKiwi. Gros lifting pour cette application en ligne qui s’éloigne de l’idée initiale de blocs-notes partagés pour aller vers une offre bien plus riche.

La visite guidée commence tout d’abord un ce très beau tableau de bord où est synthétisée l’activité sociale du collaborateur :

bk2009_home

Il y a également des profils beaucoup plus riches qui intègrent l’ensemble de la production du collaborateur mais également des widgets, des tweets ainsi qu’un nouveau système de tag cloud :

bk2009_profile

Il y a ensuite un système de groupes (publics / privés / cachés) :

bk2009_home

Terminons avec les espaces thématiques (sortes de mini-portails à la Netvibes) ainsi que les ideagoras :

bk2009_ideas

 

Autres possibilités offertes par la plateforme : gestion de projet et intégration d’applications métiers (par le biais d’API et d’un écosystème de partenaires).

N’y allons pas par quatre chemins : avec cette nouvelle version blueKiwi s’installe dans la cours des grands aux côtés d’outils comme SocialText ou BlueHouse. J’attends avec impatience de pouvoir tester tout ça en profondeur…

Deux nouveaux casual MMO : zOMG et Whirled

Grosse actualité la semaine dernière avec le lancement de deux casual MMO (qui mélangent casual games, avatars et quêtes). La particularité est que ces deux nouveaux univers sont lancés par de gros acteurs.

zOMG tout d’abord qui est un spin-off de Gaia Online. Ce pseudo-univers virtuel a nécessité plus de 2 ans de développement et vient tout juste de rentrer dans une phase beta. Pseudo ? Oui car autant ce MMO repose sur un système de personnage à faire évoluer au travers de quêtes et collecte d’objets, autant il est tout à fait possible de se « contenter » de tchater avec les autres joueurs : Gaia Pushes zOMG! to Open Beta.

zomg

L’univers graphique est assez proche de ce que proposait déjà Gaia et l’ensemble est plutôt bien conçu. Le tutoriel in-game est ainsi bien rythmé et la scénarisation fluide. Vous vous retrouvez ainsi très rapidement dans différentes zones à croiser d’autres joueurs et à chasser les créatures errantes pour amasser de l’XP :

zomg2

Pour le moment il n’y a que 16 zones de jeux, mais il est prévu d’en déployer au fur et à mesure. Gaia adopte ainsi la stratégie utilisée par ourWorld (cf. OurWorld, une plateforme sociale hybride de ‘nouvelle génération’ ?).

Pour en savoir plus, je vous propose la visite guidée :

Deuxième gros lancement avec Whirled par Three Rings (qui possède déjà Puzzle Pirates et Bang Howdy).

L’approche est ici différente puisque vous disposez d’un avatar avec une pièce à décorer :

whirled_room

Il y a également une très grosse boutique en ligne dont une bonne partie est générée par les résidents (cf. A whole new Whirled: The future of Flash MMOs with Daniel James) :

whirled_shop

Il y a enfin tout une série de mini-jeux où les joueurs peuvent s’affronter comme celui-ci :

whirled_game

Les premiers niveaux sont accessibles gratuitement mais il faut payer pour débloquer les suivants. Nous sommes donc ici dans une dynamique beaucoup plus proche des portails de casual games traditionnels mais avec une dimension immersive. Les ambitions de l’éditeur sont grandes puisqu’ils ambitionnent d’héberger un nombre toujours plus grands de jeux et de devenir le YouTube du casual gaming (à l’instar de Kongregate) : The YouTube Of Games? James Talks Three Rings’ Whirled.

Difficile pour le moment de dire laquelle de ces deux approches est la bonne mais j’ai quand même un faible pour zOMG qui propose une réelle expérience de jeux (avec les quêtes). Attendons donc de voir comment Whirled va évoluer et surtout s’il va savoir résister à la concurrence d’autres plateformes comme Meez.