IBM lance une plateforme sociale de collaboration en ligne

C’est cette semaine qu’IBM a ouvert un nouveau service de business social networking : Bluehouse. Derrière ce nom (qui ne manque pas d’humour) se cache un ensemble de services proposés en mode SaaS pour :

  • Faire de la conférence en ligne (avec partage de documents en live) ;
  • Faire du réseautage au sein de votre entreprise et même avec vos clients (avec profiles et groupes) ;
  • Créer des espaces de travail virtuels (pour partager des fichiers) de même que des espaces projets (pour faire du suivi et du pilotage) ;
  • Bénéficier d’outils de communication (chat…) ainsi que d’édition (formulaires en ligne).

bluehouse

Vous noterez au passage qu’ils ont soigneusement évités de faire des captures d’écran avec IE ou Chrome ;-)

bluehouse2

Au final nous avons donc une offre à mi-chemin entre Google Apps et Adobe Genesis. La particularité de cette offre repose cependant sur la possibilité de partager des ressources entre différentes entreprises, un peu sur le même modèle que les solutions de 37 Signals : comme tout le monde est sur la même plateforme, inutile de créer des accès pour vos clients / partenaires s’ils en possèdent déjà un.

Du moins il me semble que c’est la promesse annoncée : le Facebook de la collaboration en ligne. Ils ont un autre terme pour décrire la plateforme : le « cloud utility« . Est-ce à dire qu’ils vont progressivement enrichir la plateforme d’applications voir l’ouvrir à des éditeurs tiers comme sur la Facebook Platform ou sur… l’AppExchange de SalesForce ? Peut-être…

Donc si je récapitule nous avons une offre qui ambitionne de concurrencer quasiment tout les acteurs du marché des SaaS : Google (avec Apps), Microsoft (avec Office Live), Yahoo! (avec la suite Zimbra), Adobe (avec Connect / Genesis), SalesForce et même des acteurs de niche comme 37 Signals. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ne manquent pas d’ambition.

(via The Inquisitr)

La Brute + MMO + Facebook = Elven Blood

Celles et ceux qui n’étaient pas en vacances au fin fond du désert cet été ont forcément été touché par la déferlante La Brute. Pour faire simple, il s’agit d’un jeu en ligne rudimentaire mais extrêment viral (réalisé par Montion Twin qui étaient également à l’origine de MiniVille autre jeu viral). Ce jeu en ligne aux allures modestes a tout de même réussi à se classer dans le Top10 des audiences française en juillet 2008, c’est dire l’ampleur du phénomène.

labrute

Bon bref, tout ça pour dire qu’en appliquant les bonnes recettes il est possible de démultiplier son potentiel viral et d’atteindre des audiences stratosphériques en quelques semaines. Oui mais après ? Hé bien c’est là où ça coince : après il ne se passe rien. Impossible de capitaliser sur un personnage ou sur le réseau de filleuls créé. Et c’est bien dommage. Second problème : le jeu est rudimentaire et on s’en lasse assez vite.

C’est là où des acteurs comme Challenge Games, Casual Cafe ou Royal East India Trading Company rentrent en scène : ils proposent une panoplie de social games, des jeux en ligne à vocation virale directement au sein des réseaux sociaux (Facebook, MySpace, Hi5…).

Illustration avec Elven Blood, un social games où vous incarnez un elf :

elvenblood_home

Pour gagner de l’expérience ou de l’or, vous devez effectuer des quêtes. Quêtes qui vous coûtent de l’énergie (Stamina), énergie qui est limitée (vous ne pouvez faire que 4 à 5 quêtes par jours) :

elvenblood_quests

Première bonne trouvaille : limiter le nombre d’actions possibles pour forcer les utilisateurs à se connecter tous les jours.

Deuxième bonne trouvaille, lister les joueurs du même niveau que vous pour pouvoir les attaquer (comme sur La Brute) :

elvenblood_war

Troisième bonne trouvaille, afficher un tableau des meilleurs joueurs en fonction de différents critères (niveau d’expérience, richesse…) :

elvenblood_legends

Les joueurs sont ainsi récompensés de l’investissement qu’ils mettent dans ce jeu. Ils ont alors la satisfaction d’afficher un profil élogieux :

elvenblood_profile

Dernière bonne trouvaille, et pas des moindres, la possibilité d’acquérir de l’expérience ou des boost en payant (via Paypal) ou en souscrivant aux programmes des sponsors :

elvenblood_eldertree

« Sponsors« , voilà une façon bien élégante de désigner des annonceurs qui ne sont pas vraiment regardant sur leurs méthodes de recrutement. Loin de moi l’idée de critiquer un tel dispositif que je trouve redoutable et surtout très ingénieux, il n’empêche que je serais curieux de connaître le taux de transformation de ces programmes.

Toujours est-il que je suis en admiration devant la sophistication de ce jeu. Même si le thème des elfes peut en rebuter plus d’un(e)s, il existe de nombreux autres jeux de ce style pour combler les différents publics (masculin / féminin, jeune / vieux…).

(via Inside Social Games)

Un classement de la popularité des univers virtuels chez Myrl

Je vous parlais récemment de Myrl, ce portail d’extra-opérabilité des univers virtuels qui permettait d’agréger les différentes identité virtuelles (profils d’avatar) et d’avoir un accès direct aux processus de création de compte d’une vingtaine d’univers : Vers une extra-opérabilité des univers virtuels avec Myrl.

Après quelque semaines d’exploitation ils ont eu la très bonne idée de publié un tableau de popularité des univers virtuelsIntroducing the Myrl Virtual Worlds Index.

myrl_index

Précision importante : ces chiffres sont issus de la population des utilisateurs de Myrl et ne concerne que les intentions de création de compte. Ce qui veut dire que ce graphique n’est pas le reflet réel de la popularité des différents univers virtuels mais plutôt un indicateur assez fiable de l’intérêt pour tel ou tel univers.

Plusieurs enseignements peuvent être tirés de ce premier graphique (qui va être amené à évoluer dans les temps) :

  • Second Life est loin d’être le plus populaire (6ème sur 19), peut-être est-ce dû à un à priori trop fort sur l’univers ayant « subi » une exposition médiatique trop forte ;
  • Lively est assez mal placé (normal pour un univers n’ayant pas révélé tout son potentiel) ;
  • vSide et vMTV sont en tête (ils bénéficient très certainement de la notoriété de la marque et de l’impact des opérations cross-média) ;
  • Habbo est bon dernier (très certainement car il y a déjà plus de 100 millions d’utilisateurs et parce qu’il a un positionnement trop marqué).

Saluons donc la naissance de cet indicateur qui va venir apporter un peu de lisibilité à un écosystème qui reste encore trop obscure pour les annonceurs. Je vous invite donc à suivre régulièrement les évolutions de ce graphique.

(via Kzero)

Vive les réglettes !

Rien de plus pénible que de devoir saisir des données numériques dans un champ. Par défaut le HTML ne reconnaît que trois formes de champs de saisie numérique : libre, incrémental ou menu déroulant. Pas très sexy tout ça…

Heureusement les interfaces riches nous apportent plus de possibilités avec les réglettes, très utile pour une saisie intuitive et cadrée (valeurs min et max). Cet élément d’interface se révèle particulièrement performant quand vous avez de nombreux critères à saisir, exemple avec l’écran de préférences musicales de Deezer :

deezer

Cette interface est intéressante mais la manipulation des réglettes est un peu laborieuse, d’autant plus qu’il y a 9 crans.

Plus intéressant, l’écran de recherche de Tripbase :

tripbase

Même principe sauf que les glissières (qui servent à indiquer le choix) intègre le picto gramme correspondant au critère (restaurant, shopping…). De plus, des symboles (-) et (+) permettent d’affiner le choix de façon plus précise qu’avec la souris.

Dernière exemple avec cette glissière double chez CarZen :

carzen

Le comportement est sensiblement le même que pour Tripbase mais la saisie double empêche d’avoir recours aux (+) et (-).

Si mes souvenirs sont exactes, il me semble que l’objet « ruler » sera inclus dans les spécifications de XHTML2 (et peut-être de HTML5). Ceci simplifiera grandement la tâche d’uniformisation et d’intégration.

Tableaux immersifs chez Anthropologie

Connaissez-vous Anthropologie ? Il s’agit d’une marque US particulièrement créative qui soigne toujours la mise en scène de ses produits. Et puisque l’on parle de mise en scène, je vous propose de découvrir le module « Walktrhough » :

anthropologie_walkthrough

Il s’agit d’une visite guidée des nouveautés au travers d’une succession de tableaux où les produits sont mit en scène de façon valorisante (par le choix des couleurs, de la lumière ou de l’aménagement intérieur).

Les tableaux ne se suivent pas réellement mais sont superposés façon collage (qui n’est pas sans rappeler le mini-site de Canon). Il est possible de basculer d’un tableau à un autre en cliquant sur les numéros en haut de page.TALENT MANAGEMENT

Des invites visuelles (petite croix) indiquent à l’utilisateur que le détail des produits est disponible au clic (ouverture d’un panneau flottant) :

anthropologie_product

Il y a aussi les Wonderlands, des frises verticales où les produits sont associés par couleurs :

anthropologie_wonderland

Vous avez ensuite le module Look Closer avec d’autres groupes de produits où il est possible de zoomer pour avoir une vue rapprochée :

anthropologie_closer1

 

anthropologie_closer2

J’hésite à vous parler du module Spectra car il est assez déroutant : un clic sur un produit provoque un phénomène de répulsion des autres produits qui flottent dans une sorte de bulle (c’est très étrange et je doute de l’efficacité de ce truc) :

anthropologie_spectra

Au final nous avons donc un dispositif immersif tout à fait convainquant et valorisant pour les produits. J’adore, même si la prise en main de site est quand même globalement déroutante : l’usage de typos spécifiques et de couleurs décrépies ne facilite pas le repérage et nuit à la lisibilité (mais ça doit faire partie du « brand building« ).TALENT MANAGEMENT

(via Signal vs Noise)

Est-ce la mode du vandalisme ?

Nous connaissions déjà Hema, cette boutique hollandaise où un gobelet qui bascule provoque une réaction en chaîne et détruit tout le « linéaire » :

hema_avant

hema_apres

C’est maintenant le tour de Wario de nous défoncer la page de YouTube pour le teaser de son nouveau jeu (Wario lan Shake It) :

wario_avant

 

wario_pendant

wario_apres

Même si ces destructions de page sont perturbantes pour le navigateur (possibilité de plantage), ces animations n’en restent pas moins terriblement efficaces. Attendez-vous donc à une vague de vandalisme dans les prochaines semaines… Vous connaissez d’autres exemples ?

Récapitulatif de la conférence Office 2.0

Le blog Read/Write Web a eu la gentillesse de publier un compte-rendu de la conférence Office 2.0 qui s’est déroulée ce mois à Boston (Office 2.0 Day 1 et Office 2.0 Day 2). Plusieurs tendances lourdes semblent émerger ou se confirmer.

SaaS à tous les étages

Les modèles Software as a Service (de même que le Cloud Computing) avaient la part belle à cette manifestation. Malgré l’apparent enthousiasme général autour du SaaS, les speakers ont dû visiblement encore une fois faire du prosélytisme :

  • Pourquoi construire un data-center ou gérer des serveurs (donc des frais fixes) alors que tout peut être externalisé ? Ceci permet à une entreprise de mieux gérer sa structure de coûts (plus de variable) et de se concentrer sur la création de valeur.
  • L’avantage sur les coûts est significatif. Exemple avec une société de 150 personnes qui a investi 1,5 M $ dans une plateforme Siebel alors qu’une autre ayant déployé SalesForce sur 130 personnes ne débourse que 140K$ par ans.
  • Les meilleurs candidats au modèle SaaS sont les sociétés technologiques, les sociétés de service et les sociétés à forte croissance / saisonnalité.

Très bien, mais quid de l’évolution du marché ? Quel dommage que les participants ne soient pas un peu plus penché sur l’avenir. Les services suivants étaient représentés : Bill, Intacct, Adaptive Planning.

Gestion de projet à la sauce 2.0

Les plateformes de collaboration et de gestion de projet en ligne étaient également bien représentées avec des promesses tout à fait alléchantes :

  • La fin des silos d’information entre les équipes (ex. les designeurs / développeurs dans une agence web) ;
  • La fin des modèles hiérarchiques où tout repose sur les épaules du chef de projet (l’idée étant que chacun soit responsable de sa partie, de ses tâches) ;
  • Un modèle de gestion de projet fédérée où chacun s’organise comme il le souhaite (avec ses outils), le système se charge alors de syndiquer les données et informations ;
  • Des interfaces et outils très simples à utiliser permettant d’alléger la charge de travail administrative du chef de projet (manipulation de nombreux fichiers, gestion des versions des documents, time sheet…) et de se concentrer sur de la vraie gestion de projet (les aspects humains).

Rien à ajouter. Des représentants des sociétés suivantes étaient présents à cette table ronde : Viewpath, LiquidPlanner, Wrike, Smartsheet, et Clarizen.

Moins de réunions (physiques)

Les réunions sont par définition anti-productive, j’espère ne rien vous apprendre. Une session était donc consacrée à la téléconférence et à la télé-présence avec des représentants de Veodia, LiteScape, Polycom et Seesmic. Un des enseignements était que les webcam ne sont plus un frein et que les télé-conférenciers s’expriment généralement plus librement dans la mesure où ils sont dans leur environnement (leur bureau) et qu’ils ne sont pas perturbés par le langage corporelle ou l’attitude des autres.

Toujours plus d’innovation

Deux acteurs ont visiblement fait sensation lors de cette manifestation : Zoho (qui a lancé sa marketplace) et Jobblogs (une plateforme à mi-chemin entre CRM et espace collaboratifen ligne).

Cette édition 2008 confirme donc le dynamisme du marché et surtout la gigantesque marge de progression. À suivre…