Amazon contraint de faire payer les frais de livraison

Le Syndicat du Livre Français vient de remporter la bataille juridique qui l’opposait à des boutiques en ligne dont Amazon et Alapage. Motif du litige : la gratuité des frais de port. Donc pour faire simple : Ce syndicat vient de condamner les clients qui le font vivre à payer des frais de livraison.

C’est un article de loi datant de 1981 (il y a donc 26 ans) qui a eu raison de la bonne volonté de ces cyber-marchands. Bonne volonté dont le patron d’Amazon avait fait son crédo (voir à ce sujet un billet rédigé il y a près de 3 ans : La fin de la publicité).

Je ne sais pas trop quoi dire sur cette décision absurde. Je suis triste… très triste d’être contraint par la loi de payer des frais de livraison. Une fois de plus, la France ne s’illustre pas : Amazon Ordered to End Free Delivery on Books in France.

Plus d’infos ici : Que pensez-vous de la remise en cause de la gratuité des frais de livraison pour les livres achetés en ligne ?

Qu’à cela ne tienne, je resterai fidèle à Amazon… et à la librairie de mon quartier. L’un m’apporte du confort et de l’exhaustivité aux meilleurs prix, l’autre m’apporte du conseil expert et de la proximité. Comme quoi, ces deux comportements d’achats ne sont pas antinomiques.

Les boutiques de commerce en ligne ont encore des progrès à faire

Je vous propose de lire ce matin ce très intéressant billet sur l’optimisation ergonomique des boutiques en ligne: Ecommerce Usability Study Shows Etailers Can Improve. Il y est question d’une étude réalisée par Future Now sur près de 300 boutiques en ligne.  Ces boutiques ont été évaluées à l’aide d’une grille d’analyse comprenant 69 critères qui a permis d’établir un score et un classement :

  1. SmartBargains (67 %)
  2. BestBuy (66 %)
  3. CompactAppliance (66 %)
  4. BlueNile (65 %)
  5. EasternMountainSport (64 %)
  6. BackCountry (63 %)
  7. TigerDirect (63 %)
  8. CDUniverse (63 %)
  9. Ebags (63 %)
  10. Staples (63 %)

Vous remarquerez que les boutiques les mieux notées ne sont pas forcément les plus belles (tout ça me rappelle un précédent billet sur cette affreuse boutique avec un taux de conversion incroyable). On y apprend dans cette étude que la moyenne est de 49 %, ce qui laisse quand même de gros progrès à faire.

La catégorie la moins bien notée est celui de la mode :

customerexperience2007

 

Très intéressant tout ça.  Et comme je sens que vous êtes en forme je vous propose deux autres liens très intéressants :

E-commerce et empreinte carbone

Je sais bien que le Grenelle de l’environnement est terminé, mais il y a quelque chose qui me tracasse à propos du e-commerce et j’aimerais partager avec une petite réflexion sur l’empreinte écologique du commerce en ligne.

En théorie, le commerce en ligne laisse une empreinte écologique plus faible pour l’environnement que le commerce traditionnel. En fait c’est surtout au niveau de la consommation de carburant que la différence peut se faire car si vous commandez en ligne, pas la peine de prendre votre voiture. Les produits sont livrés chez vous et de toute façon le facteur fait sa tournée. De même, sur le plan purement logistique, pas la peine d’acheminer les produits dans les boutiques de centre-ville, ils sont stockés dans des entrepôts en périphérie des villes pour y être conditionné et expédié.

Donc en théorie, le commerce en ligne permet de réduire la consommation de carburant fossile et de dégager moins de CO² dans l’atmosphère.

Oui mais voilà :

  • Si je vais faire du shopping en métro, j’économise un arrêt de la camionnette du facteur à mon immeuble, non ?
  • Si je vais faire du shopping avec une voiture de petite cylindrée et au carburateur bien réglé, je pollue moins que la facteur et sa camionnette, non ?
  • Si je commande un produit à l’étranger, avec livraison par avion, quel va être sa quote-part de pollution ?

Bref, ce n’est pas si simple et ma conscience citoyenne est mise à rude épreuve depuis une mésaventure tragique : il y a deux semaines, je me mets en quête du livre ‘Google Analytics 2.0‘. Ce livre est vendu 21,32 € par Amazon et 13,86 sur la marketplace. Comme je ne suis pas pressé, je décide d’économiser 7,46 € et de passer par un revendeur. Oui mais voilà, en recevant le colis ce week-end je me rends compte que ce revendeur est en Nouvelle-Zélande ! Ce livre à donc été imprimé aux États-Unis, expédié en Nouvelle-Zélande et réexpédié en France (le tout en avion). Gloups, tout ce carburant grillé pour économiser 7,46 €. si j’avais su, j’aurais choisi un revendeur anglais…

Quelle est la moralité de cette histoire ? Je ne sais pas… de toute façon cet avion aurait traversé la moitié de la planète avec ou sans mon livre. Oui mais… ce raisonnement est contraire à la théorie du camembert qui stipule que si chacun de nous fait un petit geste pour l’environnement alors beaucoup de carbone pourrait ne pas être relâché dans notre atmosphère.

Alors, le commerce en ligne est réellement bénéfique pour l’environnement ? Vaste question à laquelle je suis bien incapable de répondre.

Bon je ne sais pas trop où cette réflexion va nous mener mais en tout cas ça soulage ma conscience !

La vidéo au service de la comparaison de produits

J’étais ce matin chez Adobe pour assister à une démonstration de la gamme Scene7 (une plateforme de services pour l’e-commerce). Parmi les nombreuses démonstrations, j’ai particulièrement apprécié celle de David’s Bridal, un site de vente en ligne de robes de mariée (entre autre).

Ils proposent ainsi de jouer des courtes séquences vidéo dès la page de catégorie (db Online Collection) :

DavidsBridal

 

Ces courtes séquences vidéo sont très appréciables, notamment pour évaluer la texture de la robe et voir comment elle tombe. Ce que je trouve particulièrement intéressant, c’est d’avoir fait cela dans un contexte de comparaison.

C’est à la fois ludique et parfaitement immersif. D’autant plus que ces séquences vidéo sont disponibles en plus grand format une fois sur la page produit. Bon par contre cela réclame un investissement conséquent pour tourner les séquences vidéo.

Quelqu’un a-t-il déjà vu un équivalent ailleurs ?

Dopez votre taux de transformation grâce aux réseaux sociaux

Voilà un très bon cas d’école d’exploitation des réseaux sociaux dans une optique marchande que vient d’être publié par le site Get Elastic : BodyBuilding.com Beefs Up Conversion Rate with Social Networking.

BodySpace

 

Il y est question de BodyBuilding.com, une boutique de produits liés au… body bulding, qui en complément de son activité marchande exploite un réseau social de niche dédié aux body builders : BodySpace. Un réseau social qui a tout de même réussi à fédérer plus de 120.000 membres et héberge près de 30.000 blogs !

Plus intéressant, les statistiques montrent que le réseau social a eu en à peine une année un impact très favorable sur les résultats : +10$ sur le panier moyen et un taux de transformation qui passe de 7% à 8%.

Des résultats quasi-miraculeux pour un site au design… désuet. Jugez par vous même avec cette page produit :

BodyBuilding

 

Pour celles et ceux qui se posent la question : Non, je ne suis pas en train de dire que cette page est moche, juste que celui qui a réalisé ce travail ferait mieux de se couper les mains voir de se crever les yeux. Quoique… quand on sait que le taux de transformation initiale de cette boutique est de 7 %, c’est à ne rien y comprendre. Car 7 % de transformation est un chiffre exceptionnel pour une boutique en ligne. Et l’on en revient toujours à ce fameux débat sur la règle de l’élasticité négative du design (plus un site est moche et mieux il transforme). En fait je pense que la clé de tout ceci dépend de l’audience.

Extrapolons avec la première règle suivante : Plus une boutique cible une niche restreinte et meilleur sera son potentiel de transformation avec un design rudimentaire. Pourquoi ? Parce que peu importe la sophistication de la charte graphique l’important c’est le contexte d’achat, ou plutôt le contexte de recommandation. Car avec une cible ultra-restreinte, le marchand est beaucoup plus proche de ses prospects et de son écosystème (les fameux prescripteurs ou citizen marketers). Comprenez par là qu’un prospect ayant pris sa décision d’achat sur les recommandations d’un initié ne sera absolument pas influencé par une belle mise en page. Il sera même rassuré par ce côté « amateur » (p’tite boutique du coin de la rue).

Peut-être pouvons-nous même extrapoler une second règle : Plus une boutique cible une audience large et meilleur sera son potentiel de transformation avec un design soigné. Qu’en pensez-vous ?