[Exclu] Découverte de Nooja, un univers virtuel musical avec une approche casual

J’ai eu la chance cette semaine de découvrir en exclusivité les premières images de Nooja, une plateforme communautaire française à mi-chemin entre univers virtuel musical et casual MMO :

nooja_logo

Le projet a été initié par Ethan Beardsley, un ancien de chez Disney qui avait constaté la relative pauvreté des univers virtuels à destination des jeunes (Club Penguin, Webkinz, Neopets…) : le gameplay tourne essentiellement autour d’affrontements pour gagner des points afin d’acquérir des items virtuels. Son idée était de développer une offre alternative avec une trame narrative plus prononcée, un gameplay plus axés sur la collaboration et des temps de jeu raisonnables.

Une société de production a donc été rapidement été montée afin de financer les travaux de conception / développement confiés à Yamago, un studio de développement spécialisé dans les casual games avec de solides références (notamment des réalisations pour Cartoon Networks). Le chantier a été initié en mars 2008 et à depuis mobilisé une équipe de 16 personnes.

nooja_croquis

Aujourdh’ui le concept est finalisé et les premiers prototypes commencent à sortir. Dans les grandes lignes, Nooja est donc une plateforme communautaire destiné aux 8-15 ans (filles comme garçon) où les joueurs évoluent dans un univers musical. Ils rejoignent une tribu (en fonction de leur orientation musicale) et participent à l’harmonisation de planètes qui sont en proie à la cacophonie généré par les larsens (les méchants). Les joueurs utilisent leurs bonnes vibrations pour collaborer avec d’autres tribus au travers de missions ou de petits jeux en ligne.

nooja_ingame

Tout se passe dans le navigateur, les utilisateurs se promènent donc dans un univers en 3D isométrique composés de différents espaces communautaire où les décors évoluent en fonction de l’influence des joueurs (harmonie / cacophonie). Il n’y a donc pas affrontements (combats ou battle) et le gameplay tourne essentiellement autour de jeux musicaux.

Ici une courte interview de Mathieu Anthoine qui nous présente le concept :

http://www.dailymotion.com/swf/x998te_nooja-presentation_videogames&related=1

D’un point de vue graphique, le rendu est très coloré et le mode de jeu écran par écran autorise un niveau de détail très fin avec des avatars visuelement très riches et des tonnes d’animations (expressions, mouvements de danse…) :

nooja_garderobe

Ici une courte vidéo du moteur graphique :

http://www.dailymotion.com/swf/x99981_nooja-in-game_videogames&related=1

Pour le moment l’équipe s’est concentrée sur la finalisation de la partie « univers » et est en train de s’attaquer au développement de la partie « jeux » :

nooja_jeu1

Le gameplay y sera varié (en fonction des missions) :

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Il y aura également une trame principale avec des quêtes successives au sein desquelles les joueurs seront guidés par un ensemble de PNJ :

nooja_avatars

Les contenus musicaux seront inédits mais il n’est pas exclu de pouvoir inviter des artistes. Les contenus (quêtes, mini-jeux, items…) seront progressivement mis en ligne afin de pouvoir faire vivre la communauté sur le long terme. Le modèle économique sera celui du freemium avec un accès gratuit puis un abonnement pour pouvoir continuer à faire progresser son avatar (ils recoivent à intervals réguliers un montant déterminé de vibes qu’ils peuvent dépenser pour gagner de l’expérience). Il n’y aura donc ni publicité ni vente d’items.

La beta est programmée pour septembre 2009 avec un lancement en deux langues (français / anglais) puis un lancement multi-lingue complet (espagnol, allemand, italien, portugais…). Il est envisagé dans un second temps de décliner l’univers en série web, série TV, clips musicaux… afin de capitaliser sur une franhise.

Ce qui m’a été montré est très encourageant : la réalisation est bonne et l’univers cohérent. Je suis surtout séduis par la richesse de la trame narrative (à l’opposé des portails de casual gaming US ou des autres univers virtuels où les joueurs sont un peu livrés à eux-mêmes). Bref, une réalisation française dont nous pourrons être fiers, à surveiller de près tout comme d’autres univers virtuels « casual » dont j’aurais l’occasion de vous parler.