J’étais la semaine dernière à Lorient pour animer la sixième édition de la conférence Web in Lorient. J’apprécie particulièrement cette conférence, car ils me laissent la possibilité de m’exprimer sur des thèmes qui me sont chers comme la mobilité ou les médias sociaux. Cette année, mon intervention portait sur les dernières tendances en matière de commerce en ligne.
La première chose que l’on peut dire est que le commerce en ligne est un secteur très dynamique qui bénéficie d’une croissance soutenue depuis de nombreuses années. S’il n’y a aucune raison pour croire que cette croissance va s’infléchir, il faut néanmoins noter que la compétition y est redoutable et qu’il est très difficile de bien gagner sa vie, voire de rentabiliser son activité. Je ne vais pas m’étendre sur ce sujet, car d’autres sont plus légitimes que moi.
Concernant les grandes tendances, j’ai listé les suivantes :
- Le cross-canal, dont nous n’avons encore vu que la partie visible de l’iceberg (Enjeux et opportunités du web-to-store) ;
- Les médias sociaux, qui s’installent durablement dans les réflexes d’achat des internautes (Social Commerce : Vendre sur les médias sociaux) ;
- La mobilité, une autre tendance majeure (L’impact de la mobilité sur le e-commerce) ;
- L’irrésistible ascension des géants asiatiques comme Rakuten (Pinterest, Kobo, PriceMinister…) ou Alibaba (Tmall, Taobao…) ;
- La montée en puissance des intermédiaires d’assistance au choix (ex : Decide, JustBuyThisOne) ;
- Les contenus toujours plus inspirationnels ;
- La dimension locale qui remet sur le devant de la scène la notion de zone de chalandise (ex : services de drive , livraison de produits dans la journée…) ;
- Les box et leurs nombreuses déclinaisons ;
- Les services de curation (cf. La curation est-elle l’avenir du commerce en ligne ?).
J’ai également décrit dans mon intervention de nouveaux modèles :
- Les sites d’inspiration verticaux qui permettent de faire du lèche-vitrine sans quitter son siège (ex : Fancy, Uncrate, Wantser…) ;
- Les boutiques en ligne à sélection limitée pour les acheteurs exigeants et pressés (ex : Frank & Oak, MobileGear) ;
- Les sites de sélection journalière (DailyLook, GrandSt…) ;
- L’achat récurrent sur des boutiques comme Diapers, Beauty ou Dermstore ;
- Les services de Try & Buy qui permettent de recevoir les produits pour les essayer avant de les acheter (ex : Trunk Club, Smithfield Case ou The Chapar).
J’ai enfin abordé le sujet du commerce phygital (physique + digital). Vaste sujet qui fera l’objet d’un article ultérieur.
Le support de mon intervention est disponible ici :
Pour la vidéo, c’est ici (à partir de 2:37) :
Comme il est précisé en conclusion, je suis persuadé que le commerce en ligne est en train de connaître une authentique révolution, notamment sous l’impulsion de nouvelles pratiques liées aux médias sociaux, à la mobilité… Plus généralement, je pense qu’il est urgent de lutter contre les clichés historiques du commerce en ligne (« les cyber-consommateurs sont des radins à la recherche de prix bas« , « on ne peut pas toucher mes produits sur internet, donc je suis à l’abri« , « les boutiques en ligne vont tuer le commerce traditionnel et détruire des emplois« …) et s’efforcer de repenser l’expérience d’achat et le parcours client.