Une interface riche pour quoi faire ?

Voilà une question intéressante que pose le site UX matters : RIAs, The Technology Is Exciting, but They Really Do Help Users. L’auteur explique ainsi que l le système de navigation page à page est non seulement dépassé mais en plus nuit à l’expérience des utilisateurs. Toujours selon l’auteur, le propre des interfaces riches est de proposer un comportement plus riche et des fonctionnalités plus puissantes dans un écran unique. Définition que je trouve très pertinente.

Par contre, au chapitre des contraintes, nous retrouvons : l’immaturité des technologies et des environnements de développement, les problèmes de sécurité ainsi que la réticence potentielle des utilisateurs à appréhender de nouvelles interfaces. L’auteur conclu son article en émettant un fort doute sur la viabilité des applications en ligne pour remplacer les applications traditionnelles, c’est à dire installées sur le poste.

En un sens, il n’a pas tort. Mais il faut quand même reconnaître qu’une bonne part des applications que nous utilisons (messagerie…) peuvent être remplacées par des services en ligne. A condition bien entendu de disposer d’un accès permanent et de bonne qualité. Et vous, vous en pensez quoi ?

MAJ (12/12/2005) : Si cette réflexion vous intéresse et que vous habitez pas très loin de Londres alors je vous recommande chaudement la conférence suivante : The Future of Web Apps.

Un commentaire sur “Une interface riche pour quoi faire ?

  1. Dans un domaine strictement web et « standart-compliant », les interfaces riches sont encore trop peu matures : indexation difficile pour les moteurs de recherche, niveau d’accessibilité peu satisfaisant, … Ca représente pour moi les nouveaux challenges que les interfaces riches doivent relever pour convaincre.

  2. J’en pense qu’à terme les terminaux qu’on utilisera ne permettront pas l’installation d’applications natives et qu’on sera de fait obligé de passer par des applis en ligne. Sous quelle forme et quand, je ne sais pas, ça commence juste, mais on y court tout droit. Cependant, est-ce qu’à l’heure actuelle ça n’est pas prématuré, je ne sais pas. A mon sens, ça dépend des utilisateurs.

  3. Je ne pense pas que les interfaces riches soient destinées à des sites web indexés par les moteurs de recherche. Pour moi c’est plutôt destiné aux applications. J’attends avec impatience la fin des IHM HTML pour enfin retrouver avec une application en ligne le confort des applications classiques (fenêtrage efficace, menus contextuels, etc…). Pour moi l’avenir est plus à une version améliorée du client/serveur (genre ULC et autres technos de ce genre). En attendant je conçois des applications web aux IHM HTML rétrogrades en essayant de les rendre ergonomiques…

  4. Je ne crois pas au tout-en-ligne. Déja, il faut voir que parralèlement à tous ces nouveaux projets, qui permettent de faire du Word sur internet par exemple, on a un gros retour du client lourd, ou client riche. Ensuite, il y a plusieurs raisons qui font douter, quant à leur utilisation en entreprise. sécurité : comment une boite, pourrait déléguer à une ressource sur internet, la gestion de documents confidentiel? les utilisateurs de Word, pourront-ils faire une croix sur des fonctionnalités avancées, qui ne seront pas intégrées avant longtemps dans leur équivalent « en ligne » ? Le drag & drop vient juste d’arriver grâce à Ajax dans les applis web. Par contre, il y a un réel besoin & une avancée à avoir *certaines* applis en ligne. Je dirai pour résumer que ce sont celles qui sont plus orientés besoin que « cosmétique ». Par exemple, pourquoi les wiki ont-ils un tel succès? Pourquoi les forges (tels que sourceforge) devient le standard pour développer de l’open source? Idem pour le gestion de mail, pour lequel on n’a pas besoin d’une grosse couche de cosmétique : ce que veut l’utilisateur, c’est lire/envoyer/gérer ses mails, ce sont des besoins simples. Par contre, faire une présentation powerpoint, me parait un besoin bcp moins simple. J’ai vu quelques éditeurs de texte via le web, très lourd (je pense par exemple à celui d’InStranet il y a qq années, pour ceux qui connaissent…) La lourdeur fait renoncer très vite. Et si le besoin est complexe, je crois que l’utilisateur lambda renoncera aussi très vite.

  5. J’ai travaillé pendant un an et demi sur le portage d’une application client lourd en application client léger avec des contraintes de conformité isofonctionnelle et isoergonomiques proches de 100%. Les principaux problèmes viennent évidemment de l’utilisateur final qui cherche ses repères en se basant sur l’application qu’il connait déjà, le fait qu’il ait besoin de voir une page web se recharger pour être certain que ses données ont bien été envoyées (simuler le reload alors qu’on fait tout en ajax, quel gachis), ainsi qu’un sérieux problème de montée en charge aussi bien côté client que côté serveur. Sans compter les soucis coté développement pour satisfaire les besoins du client.

  6. Concernant le « problème » de l’externalisation, qui a dis qu’une application en ligne devait forcément être hébergée chez un prestataire ? Elle peut tout à fait être hébergée par la société et être proposée en intranet ou en VPN. /Fred

  7. Pom dit : sécurité : comment une boite, pourrait déléguer à une ressource sur internet, la gestion de documents confidentiel? les utilisateurs de Word, pourront-ils faire une croix sur des fonctionnalités avancées, qui ne seront pas intégrées avant longtemps dans leur équivalent « en ligne » ? Le drag & drop vient juste d’arriver grâce à Ajax dans les applis web. et je le/la rejoins sur ces deux points. J’utilise des applications en ligne pour le moment, principalement pour les tester. Mais je regrette souvent de ne pas pouvoir personnaliser le style (les thèmes viendront dans le futur, je suppose), de ne pas pouvoir avoir l’interface en français (ce serait plus rapide pour mon pauvre cerveau) et surtout de ne pas pouvoir l’installer sur mon site web, afin de centraliser toutes mes applications. C’est pénible de devoir aller à des adresses différentes pour avoir : ses mails son calendrier en ligne mettre à jour sa ToDoList mettre à jour son blog etc… D’autre part, je n’ai pas toujours envie de confier mes données personnelles, et surtout celles des autres (contacts) à autrui. Et si son serveur plante ? Et s’il se fait pirater ? Et s’il les revend ?

  8. Nous devons nous méfier de nos délires tecnos !! il n’existe pas encore un outil correct pour la mise en page web se compare a l’imprimerie finalement beaucoup plus mature (normal depuis Gutenberg !!) les systèmes trop complexes oublient les besoins simples des utilisateurs pour ne faire que des jouets pour développeurs nous avons plus besoin de bons concepts de design e ergonomie plus que de simple technologie un crayon et une feuille de papier ou un livre bien utilisés peuvent finalement être des concurrents redoutables pour un ordinateur la chose finalement a étudier et comprendre en premier se sont les personnes ne l’oublie pas!!! (Désolé pour le français )

  9. Je rejoint l’opinion de mere-teresa, il y a des appli qui ont leur place sur le Web : e-mails, favoris, carnet d’adresse, to do list, bloc-notes, agrégateur de flux RSS… Personnelement je suis en train de tout migrer sur le Web car j’ai envie de pouvoir accéder à une source unique de contenu depuis n’importe qu’elle endroit et avec n’importe quel machine disposant d’une connexion (PC, téléphone Wap, Palm, …). Mais effectivement, il est difficile de trouver un site de bonne qualité qui propose tout ces services unifiés, c’est pourquoi je me suis lancer dans le développement de mes services personnels. Je ne peux plus me passer de mes favoris en ligne (qui s’affiche dans une frame à gauche en lieu et place des Favoris IE), mon agenda en ligne m’envois des e-mails pour me rappeler les évènements, ma to do list/bloc-notes avec gestion des pièces jointes me permet d’avoir tout mes documents utile et notes n’importe ou. Mon agrégateur RSS est encore a paufiner, et aprés une sur-intégration du tout dans une seule interface serait le pied…! Mais il faut du temps!

  10. Le souci, c’est que je ne veux pas confier mes données à NetVibes :) par exemple, j’aimerais pouvoir les avoir sur maPage, mon serveur, mon site… Faire du enligne mais installable aussi…

  11. STE, Je pars du principe que je ne pourrais jamais faire tout seul ce qu’une équipe développe depuis longtemps alors j’utilise: del.ico.us pour les bookmarks (enfin je commence juste) bloglines.com comme aggrégateur rss rememberthemilk.com pour les TODO et plusieurs webmails. Si je pouvais avoir accès à tout ça via netvibes directement ça serait vraiment génial :-)

  12. Le système de navigation page à page dépassé et nuit aux utilisateurs ? L’auteur apporte des preuves en béton armé j’espère ? Ca ressemble tout de même à du f… à quelqu’un qui se paie notre tête. La plupart des applications travaillent fichier par fichier (ou groupe de fichiers par groupe de fichiers) ; remplacez « fichier » par « page contenant un document » et l’on arrive au même résultat, en gagnant un peu en lisibilité, en temps et possibilité de recherche, d’archivage, de classement. Maintenant il semble y avoir une confusion entre navigation et application. Pour moi, navigation s’applique à des sites contenant des données. À du web classique donc (fut-il agrémenté de tagging, de social network, de mini outils ajax, peu importe ça reste fondamentalement le web que l’on connait). Dans le domaine des applications pures et dures, la donne est différente. La navigationpage à page là peut apporter un intérêt (en matière d’indexage et de bookmark principalement), mais est nettement plus secondaire. À mon sens, le principal problème des applications 100% en-ligne c’est l’intéropabilité des données et leurs archivage. De façon plus claire, c’est de ne pas être enfermé chez un prestataire, mais de pouvoir prendre ses propres données et aller chez le voisin. De façon efficiente et conviviale pour le public non-geek. Exemple concret avec le mail en ligne : si hotmail ne me plait plus, je dois pouvoir en deux/trois clicks récupérer l’intégralité de mes emails (et leur arbo, et les filtres, bref le tout) et les transférer chez gmail, chez Yahoo, ou encore chez moi sur mon petit Thunderbird (ou Eudora ou TheBat). Et refaire l’opération aussi souvent que je veux, également chez un hébergeur payant par exemple comme OVH ou Textdrive. Et là, curieusement, il n’y a plus personnes pour mettre en avant – ou simplement créer — un tel système (qui est pourtant techniquement relativement simple à mettre en place). C’est à mon sens le plus gros problème vers lequel nous allons, à forcer de tout confier de nos projets, de notre travail, de notre vie, à autrui sans contrôle réel.

  13. J’en pense qu’à terme les terminaux qu’on utilisera ne permettront pas l’installation d’applications natives et qu’on sera de fait obligé de passer par des applis en ligne.
    C’est faux. On peut installer certains logiciels (ceux qui ne pas bridés au niveau du programme d’installation et qui n’ont pas besoin d’accéder en écriture à la base de registre). Essaye de les installer dans le répertoire « Mes documents ». Cà marche pour Irfanview, EditPlus, etc. Cela n’a pas été prévu par les administrateurs systèmes mais c’est à cause de la permissivité? de l’OS Windows. Je crois même qu’on peut installer un émulateur de base de registre publique, voire un répertoire « Program files » totalement ouvert. Je me demande si je ferais pas une bafouille là dessus …
    De toutes façons rien ne t’empêche d’utiliser un OS sur clé USB.

  14. {{Par contre, faire une présentation powerpoint, me parait un besoin bcp moins simple. J’ai vu quelques éditeurs de texte via le web, très lourd (je pense par exemple à celui d’InStranet il y a qq années, pour ceux qui connaissent…)}} Pour les Powerpoint il y a l’excellent S5 de E. Meyer.

  15. STE, c’est ce que j’essaye de développer d’ailleurs et le coup de contribuer à netvibes ne me plait pas non plus comme le dit mere-teresa. C’est pour ca que j’essaye de faire un truc qui s’installe. et puis, je n’arrive pas à me faire à l’idée d’utiliser Ajax encore. C’est pour ca que j’prend encore du temps à repartir sur un développement, je ne sais pas trop quel « produit » final je veux. si certains veulent en parler, envoyez moi un mail ^^ je sens que j’ai besoin d’avoir les idées claires

  16. Pour moi, je trouve vraiment sympa d’utiliser les interfaces riches dans le cadre d’un système de gestion de contenu permettant une mise à jour aisée d’un site internet. L’interface du site peut ou non intégrer la technologie ajax, tout dépend de l’application concernée mais pouvoir gérer ses posts sur son blog, ses news en quelque sorte, gérer le contenu d’un catalogue, ou que sais-je encore, en faisant du drag and drop et compagnie rend la maintenance d’un site plus simple, plus rapide … Imaginez rentrer un produit avec une référence et que cette référence soit automatiquement testée lors de la saisie dans un formulaire avant même la validation de ce formulaire … génial non ?

  17. Le multimédia avance et recule avec une tendance haussière. Il y a 10 ans paraît une ultime version Director très aboutie (gestion des transparences et des calques, drag & drop et tout ce qu’on veut) Puis le html retour à la case départ (découpages, images 8 bits…) Aujourd’hui, utilisez à nouveau Director et vous êtes paré pour le web 2. Tout est conditionné par les débits !

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