Les limites du street marketing

Le street marketing vous connaissez ? Mais si enfin, ce sont des campagnes sauvages de promotion d’une marque en milieu urbain. Si je vous dis des autocollants collés sur les panneaux de signalisation, vous visualisez mieux ? Bref, le street marketing est à la mode et vous pouvez trouver de très bons exemples sur des blogs comme Marketing Alternatifs.

Seulement voilà, par moment ça coince car certaines campagnes sauvages vont trop loin. Prenons ainsi l’exemple de la campagne de promotion d’un dessin animé américain un peu déjanté qui s’appelle Aqua Teen Hunger Force. La campagne consistait à placer dans les grandes villes américaines des petits panneaux lumineux à proximité des zones à fort passage (gares, arrêts de bus, écoles…).

Exemple de campagne de promotion sauvage

L’idée est bonne, mais les autorités locales n’ont pas du tout appréciées car ces panneaux ont été interprétés comme des bombes potentielles. Résultat N°1 : une opération de déminage sans précédent qui a été évaluée à près de 750.000 $ (coût de monopolisation d’un très grand nombre d’agents des forces de l’ordre).

Les équipes de déminage à l'oeuvre

Résultat N°2 : Les auteurs de la campagne ont été arrêtés et le client (Cartoon Network et Time Warner) va être poursuivit en justice pour trouble de l’ordre public. Plus d’infos ici : Arrest Made In Boston’s Hoax Device Incident.

Les auteurs de la campagne arrêtés

Alors, peut-on tout se permettre en publicité ?

Un commentaire sur “Les limites du street marketing

  1. Faux débat ou mauvais exemple. Ici tu parle d’une chose qui se passe aux USA pays en plein délire paranoiaque (je sais j’en viens ai vécu la-bas 7 ans). « Alors, peut-on tout se permettre en publicité ? » Je te retourne la question : Alors, peut-on tout se permettre en sécurité ?

  2. Aussi tu remarqueras que le délit de sale gueule existe aux States … regarde sur la photo : Qui a les menottes autour des poignets, qui ne les a pas ?? :-)

  3. Il ne faut pas se fier aux apparences.tel devrait être le message.. vis à vis du « suspect ». En tout cas, j’aurais été étonnée de voir un gars en costume 3 pieces ou en « bon pere de famille ». :-D Toutefois, l’habit ne fait pas le monde, non

  4. J’ai moi aussi vecu aux USA et je ne tiens pas a polémiquer sur l’ampleur que cette histoire a prise ni sur la politique sécuritaire de l’Oncle Sam, mais a pointer du doigt quelques élements importants. Je cite l’article : « It said the devices have been in place for two to three weeks in 10 cities: Boston; New York; Los Angeles; Chicago; Atlanta; Seattle; Portland, Ore.; Austin, Texas; San Francisco; and Philadelphia » . Aucune alerte a la bombe n’a, à ma connaissance, été signalée dans toutes ces villes dans le laps de temps de  » two to three weeks » qui s’est déroulé. Que doit on en conclure? – Que les habitants de Boston sont beaucoup plus attentifs à leur environnement ou que les habitants de Boston ont une peur plus prononcée des attentats que la majorité de leurs compatriotes? Je ne crois pas! – Que la pub n’a franchement pas marché dans toutes les villes citées? Tellement pas marché que les dispositifs lumineux n’ont même pas été remarqués? C’est bien plus probable, mais etudions les points suivants: Regardons le dispositif lui même. Sans connaitre précédement le show, impossible de savoir de quoi il s’agit. Permettez moi d’être un peu tatillon, mais dans mon monde, une « Campagne de marketing » vise à faire connaitre et acheter un produit, pas faire sourire les gens qui connaissent déjà le produit en question. Maintenant, regardons la forme de la « campagne ». Une des grandes forces des campagnes de pub réside dans le marketing ciblé (Google avec ses pubs contextuelles l’a bien compris et en dégage chaque année plus de bénefices – pas loin de 3 milliard $ en 2006 si je ne m’abuse?). Le marketing de masse marche très bien dans le cas de produits très grand public. Dans le cas présent, nous sommes clairement dans le cas d’un marketing de masse. Hors, faire de la pub pour un show typé ados/jeunes adultes dans des endroits très passants s’approche plus du marketing de masse que du marketing ciblé. Et en recoupant cette info avec le petit paragraphe sur le dispositif, on se demande quand même quelles étaient vraiment les intentions des auteurs. Je ne réponds pas ici à la question « Peut on tout se permettre en publicité? », mais en pose une autre: « Était-ce vraiment de la publicité? »

  5. Dans ce cas là on est effectivement plus dans le domaine du « peut on tout se permettre en sécurité ». Le dipositif employé pour cette campagne est inspirée du technique de street art et ne présente vraiment aucun danger. Pour connaître un peu plus l’historique je vous renvoie vers le blog marketing-alternatif où j’ai posté un article sur le sujet hier. Petite précision, on est plus dans de la « guérilla marketing » puisque ce sont des opérations qui ne sont pas légales. /tim: sur cette campagne on est pas trop dans l’ojectif de faire connaitre un produit, mais plutot dans le renforcement d’une image, d’un esprit. Je t’invite à lire l’article sur marketing-alternatif, le coup de promotion porte sur un cartoon américain assez « underground » qui correspond bien à la cible visée et à la méthode utilisée.

  6. Pour la question : « Alors, peut-on tout se permettre en publicité ? » Je te retourne la question : Alors, peut-on tout se permettre en sécurité ? Je vous trouve quand même assez gonflé la-dessus, comme le dit Sylvain ci-dessus il s’agit plus de guerilla marketing. Les auteurs savent à quoi il s’exposent, pour le coup je trouve ça plus dommageable pour Warner. Imaginez la même chose dans le métro parisien sans en avertir la RATP, ni les services de police… il suffirait qu’une personne se pose la question de ce que ces objets font là et avetissent les autorités compétentes pour paralyser le métro pendant plusieurs heures.

  7. « Imaginez la même chose dans le métro parisien sans en avertir la RATP, ni les services de police… il suffirait qu’une personne se pose la question de ce que ces objets font là et avetissent les autorités compétentes pour paralyser le métro pendant plusieurs heures. » Tient tient, la paranoia arrive en France aussi :-) (pas un troll, seulement un clin d’oeil) Tim >> c’est vrais et je sais par un ami rester a Austin que les dispositifs lumineux qui étaient installés a Austin n’ont pas declenchés d’alerte a la fin du monde :-)

  8. Haha… L’acte en lui même ne casse pas 3 pattes à un canard et comme le suppose Tim, il est possible que les dispositifs lumineux n’aient même pas été remarqué. Ce qui fait la force de ce « marketing de masse », ce sont les représailles juridiques qu’il peut y avoir. L’intervention de l’état médiatise la chose (ce blog en est la preuve). Au final, leur opération marketing est un succès, on parle d’eux. Si il n’y avait pas eut de procédure judiciaire, ça aurait juste été une un « truc rigolo ».

  9. En tout cas ils ont de bonnes têtes de vainqueurs ! :-) voilà un BUZZ qui dégénère et échappe à ses créateurs en dépassant leurs espérances…

  10. Tiens… je me suis demandé autrefois comment cela se passait d’un point de vue autorisation pour le street marketing. Exemples : le dernier album de Cassius pour lequel a été collé des doubles affiches ou des stickers sur des centaines de plots à Paris… Ou bien des pochoirs au sol immanquables à une sortie de métro. Et bien d’autres exemples plus créatifs chez Marketing Alternatif ;) Autorisation de la ville ? Coût de la « location d’espace » ou free style avec amende à posteriori ?

  11. campagnes de buzz minables ( comme leurs tête… ) il faut dire que la pub ces derniers temps ne brille pas par la qualité encore moins par l’intelligence !! notamment les campagnes autour du marketing viral particulièrement navrantes ou le spam sous toutes ces formes et la bêtise sont seules maitres a bord !! que reste de l’époque glorieuse des jean Paul Goude ?? aparament pas grand chose… :-(

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