2006 à été l’année du web 2.0 et des contenus générés par les utilisateurs (UGC pour User Generated Content). Le Time Magazine en a même fait sa couverture en élisant les internautes comme Personnalité de l’année 2006
.
Oui mais voilà, il faut savoir relativiser :
- il y a beaucoup de déchet dans la blogosphère (des millions de blogs à l’abandon, remplis de stupidités, du spam déguisé… voir à ce sujet : La moitié des blogs serait du spam déguisé ?) ;
- les commentaires sont très inégaux entre eux (façon polie de traduire ce qui a très bien été exprimé par Vinvin ici : 00/20 à la farandole des abrutis !) ;
- les systèmes d’évaluation de la pertinence fondés sur le vote des internautes peut être corrompu (voir à ce sujet : Les limites de la sagesse des foules) ;
- les vidéos
librement
publiées et partagées sont en fait soumises aux droits d’auteurs (voir à ce sujet : Les ennuis commencent pour YouTube)…
Bref, autant de signes qui me font dire que les User Generated Content ne méritent pas forcément la valeur qu’on leur attribue.
Mais rien de grave puisque la relève est déjà là avec les Mobile User Generated Content et les User Generated World.
Je vous conseil donc de surveiller de très près tout les services qui exploitent les contenus générés à partir de terminaux mobiles qui introduisent une notion de spontanéité voir des contextualité : les services de publication et de consultation de vidéos (YouTube Mobile, Moblr…), les indicateurs sociaux en situation de mobilité (avec les clients mobiles pour Twitter), les services mobiles de proximité comme DodgeBall…
Je vous recommande également de vous intéresser à ce qui se passe du côté des univers virtuels avec bien évidemment Second Life dont la croissance est entièrement assurée par les membres et avec d’autres univers virtuels en préparation comme ceux d’Atari (Atari Gets Into the User-Created Online World Game), de Sony (Habbo Hotel + PS3 = Sony Home) ou encore de Lego.
C’est sur ce dernier point que nous allons voir les choses les plus intéressantes, puisque ces univers virtuels vont permettent aux utilisateurs d’exprimer leur créativité dans un environnement beaucoup plus vaste et avec bien moins de contraintes. Imaginez alors ce que cela pourra donner avec des univers entièrement open source à l’image des projets Croquet, OpenSource Metaverse, Uni-verse ou encore Daimonin…