Il est là !

Le dernier tome de Harry Potter est arrivé ce matin par la poste dans un beau paquet spécialement réalisé pour l’occasion :

HarryPotter7

 

Ajoutez-y le grand sourire de connivence de la postière et vous obtenez une de mes meilleures expériences d’achat de l’année 2007. Bravo Amazon, encore un sans -faute.

Un commentaire sur “Il est là !

  1. Normal qu’il y ait écrit « amazon.de » sur le carton et pas « amazon.fr », ou à la limite « amazon.com » ?
    Moi j’attend la sortie en VF, cela dit, je vais me relire le tome 6 en VO :)

  2. Décidément je ne comprends pas cette folie collective autour d’Harry Potter.
    Qu’est-ce que ça a d’aussi addictif?

  3. @Fred : j’étais tellement pressé de l’ouvrir que je n’avais pas remarqué le « Harry Potter » sur le côté !!! Merci de l’info ;)

    @pat : l’histoire est bien ficelé et il y a du suspens (un des éléments majeurs qui fait que les gens accrochent). Il y a beaucoup de gens qui aiment et on entend surtout eux, mais bien sûr il y en a qui détestent comme pour Le Seigneur Des Anneaux ou Da Vinci Code.

    HS : ce que je ne comprends pas par contre c’est les médias qui se font un malin plaisir à raconter la fin dans leur article. Que diraient ces journalistes si avant qu’il aillent voir un film au cinéma on leur raconte la fin ??? (6è sens, Le village, etc.) -_-

  4. @Thomas: Elisabeth Quin m’a gaché la fin du film Les Autres en donnant un indice dans Rive Droite Rive Gauche, depuis je ne peux plus la voir en peinture.

    Sinon, après avoir lu le premier tome en anglais et vu au ciné les trois premiers épisodes de Harry, je me demande aussi ce que ces aventures ont de si passionnant.

  5. @shadowkris : je crois qu’il y a écrit amazon.pas mal de pays sur les paquets (.de, .com, .fr) ça doit être une édition globale

    Allez je vous dis la fin, les deux personnages qui meurent sont…. AARRGGHHHHHH

  6. Et moi j’attendrais le film ^^ J’en ai pas lu un seul (a regret je l’avoue) je vais donc pas commencer maintenant. Bouclier de protection [ON]

  7. Ce qu’il y a d’addictif dans Harry Potter ? eh bien, tout ce qu’il y a d’addictif dans un produit sériel : une histoire, racontée de façon telle que quand vous arrivez en bas d’une page vous n’avez qu’une envie, passer à la page suivante pour savoir ce qui se passe ensuite (on dit « a page-turner » en anglais, c’est parlant) ; un affectif fort ; une thématique populaire, partageable… Harry Potter, modèle pour penser la notion de communauté ? pourquoi pas…

    Le concept de la « série », qu’il soit traité en écran (Desperate Housewives, Big Love, Sopranos, Heroes, je ne les cite pas toutes ;) ) est en lui-même une source d’addiction, parce qu’il nous renvoie au mode narratif qui est celui de notre enfance, et peut-être bien à un schéma mental profond. La série, c’est l’art de nous faire réentendre ce que nous aimons, tout en nous racontant des choses nouvelles.

    Et puis il y a aussi un truc que je trouve fondamental : la série est un peu comme la vie. Elle mime la temporalité de la vie, elel la perfectionne d’une certaine manière. Les fans sont toujours tristes quand c’est « fini » : c’est quelque chose « en live » qui s’en va. Bien sûr, on peut relire, revoir, on le fait -et d’ailleurs quand on le fait, on se dépêche d’oublier « ce qu’il y a après », comme pour « revivre ».

    L’écriture sérielle, abondante, généreuse, génératrice d’univers, est pour le lecteur (ou le spectateur) comme une petite renaissance, une promesse de sensations et de bonheur. Je crois que Harry Potter ne se lit pas : il se vit, dans un monde intérieur et partagé à la fois, dans une intimité et dans une communauté de l’oeuvre.

  8. l’écriture sérielle c’est aussi une technique pour allonger encore et encore un univers et des personnages qui pourraient bien souvent se suffir d’un seul tome, une technique parfaite donc pour l’industrie « culturelle », ou plutôt devrais-je dire l’industrie du divertissement (films, livres, séries TV…)

  9. Je ne suis pas très d’accord sur ce point, Lekin : l’écriture sérielle est la réalisation, la mise en signes, d’un phénomène narratif qui existe depuis l’apparition des premiers « muthoï » –c’est-à-dire mythes, au sens originel de « récit ». Le mythe raconte un univers avec ses héros et ses événements, sa cartographie et son temps propre, il fait l’objet de mises à jour pouvant advenir sur une durée narrative indéfinie. Cette manière de dire les choses est profondément inscrite dans le fonctionnement de l’esprit à mon avis, liée à la mémoire et à la façon dont la mémoire réactualise et transforme les choses. Exemples qui remontent à un peu loin ? L’Iliade, L’Odyssée, puis plus tard Beowulf… (je ne vais pas les citer tous, ceux-là sont parlants). Récit collectifs ou individualisés ensuite, oraux puis mis par écrit, les récits sériels sont enracinés très profondément dans la culture. après, ça se développe dans tout média que l’on voudra, quand l’univers est là on peut aller où on veut, et quasi aussi longtemps que l’on veut.

    Mais bien sûr parfois tu tomberas sur un truc pas terrible où tu sens qu’on a rallongé la sauce et qu’on a trop tiré sur le récit… c’est comme les accidents de voiture : it just happens. Mais la raison d’être de l’écriture sérielle n’est pas là.

    Tiens, autre exemple plus récent, et de qualité incontestable :) : 6Feet Under. Tu as bien dans cette série une arborescence qui se développe, ça ne se poursuit pas par effets de rallonge ou de juxtaposition.

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