Un bel exemple d’assistant d’achat en ligne

Non content d’être le poids lourd du commerce électronique en France, Voyages-SNCF innove et nous propose une fonctionnalité assez remarquable dans sa mise en œuvre : Alertes Vacances. Le principe retenu est celui de l’assistant (wizard en anglais) avec une progression par étapes. Sauf que dans ce le cas de ce service, tout est graphique (pas de champs de saisie classiques) et que l’on est accompagné tout du long par une assistante.

L'assistant d'achat de Voyages-SNCF

Au bout du compte, nous avons ici un très bel exemple de fonctionnalité complexe (un processus découpé en plusieurs étapes) présentée de manière simple (avec un guidage très limpide) et efficace (un minimum de choix à chacune des étapes). Je ne saurais dire si avec ce service les trains auront moins de retard, mais en tout cas quand c’est beau et bien fait, moi j’applaudi à deux mains : Clap-clap-clap ! (merci à Stéphane pour le lien)

Un commentaire sur “Un bel exemple d’assistant d’achat en ligne

  1. C’est vrai que c’est très bien, je vais en parler sur Ergologique. Mais en essayant j’ai été dérangé par deux trucs :
    – Ne pas pouvoir revenir à l’étape précédente lors de la dernière étape et avant dernière étape (on est obligé de tout refaire quand on veut juste changer le « budget », et il n’y plus aucun bouton retour quand il s’agit de remplir le formulaire d’email).
    – Je n’ai pas vu de moyen de souscrire à « toutes les alertes ». Quand on est indécis, il faut s’inscrire plusieurs fois.

  2. C’est un cas exemplaire d’ergonomie incitative ou persuasive design… L’internaute est plongé dans une logique d’enchainement et tout est fait pour aller de l’avant et cliquer vite de façon impulsive, avec fluidité, sans freins, sans obstacles…Le but n’est pas de permettre à l’internaute de revenir à la première étape lorsqu’il est arrivé au bout mais bien de l’inciter à « transformer »:donner son nom, prénom et email; puis toujours dans cette même logique « aller de l’avant », l’interface incite à envoyer des ecards et donc « transformer » à nouveau en invitant ses amis. Pourquoi proposer plusieurs portes (de sortie) alors qu’on cherche à l’engager dans une direction bien précise ? Les concepteurs ont-ils délibérément empêcher cette possibilité de recommencer afin de ne pas disperser l’internaute, afin de le centrer sur cette tâche ( de tranformation) qu’on cherche à lui faire faire ? J’en mettrais ma main à couper … C’est là , la différence entre l’usabilité et le persuasive design qui tend à privilégier non pas tous les internautes mais ceux qui sont entrés dans le jeu de cette interface ou sorte de « piège » ludique: aller de l’avant de manière impulsive vers une destinée « predestinée » en quelque sorte ! Un peu à la façon de scénariser le parcours du consommateur dans les rayons de nos supermarchés…

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