11 ans de blog et de nouveaux horizons

Comme tous les ans, je vous propose un point sur mon activité pour l’anniversaire de ce blog. Là j’ai un peu de retard pour mon billet anniversaire, mais c’est parce que je voulais le faire coïncider avec la nouvelle charte graphique, pour laquelle il y a eu deux-trois  semaines de décalage.

Une nouvelle charte graphique unifiée

Comme vous pouvez le constater, il y a donc une nouvelle charte graphique « mobile first« . L’objectif est d’adopter une mise en page et des traitements graphiques beaucoup plus sobres pour privilégier les terminaux mobiles et plus particulièrement les smartphones. Certes, les terminaux mobiles ne représentent pour le moment que 10 à 15 % des visites, mais j’anticipe un basculement progressif des habitudes. En ce sens, je suis la tendance initiée par d’autres et j’adopte pour mes blogs une mise en page allégée et surtout modulaire : trois colonnes pour les ordinateurs, deux colonnes pour les tablettes et une seule colonne pour les smartphones.

Une colonne c’est un peu court, mais les derniers articles, liens et fonctionnalités sont accessibles à partir du titre et du picto en haut à droite. Amusez-vous à redimensionner la fenêtre de votre navigateur pour voir la différence. Je précise que ce principe de mise en page modulaire est en production depuis près de trois ans sur mon blog SimpleWeb.fr (Nouveau thème graphique en HTML5 et responsive design).

Un grand bravo à ceux qui ont travaillé sur cette refonte : Francis de Fran6art pour la maquette graphique et Alex et Olivier de Mahi-Mahi pour l’intégration. Tout n’est pas encore parfaitement calé, il me reste encore à ajuster les marges, mais le résultat est tout à fait satisfaisant, notamment en terme de confort de lecture.

L’idée également derrière cette refonte était d’unifier graphiquement mes blogs. Cette envie vient d’un constat assez simple : je dois impérativement arrêter de me disperser, car je ne suis pas un éditeur. Ceci est d’ailleurs directement lié à mes aspirations professionnelles.

Deux livres et de nouveaux challenges professionnels à trouver

Les dernières années ont été riches en expériences, j’ai notamment collaboré l’année dernière avec l’agence Ogilvy. Une expérience très enrichissante, mais qui n’a pas été prolongée, car le choc des cultures était sans doute trop important. L’arrêt de ma collaboration avec Ogilvy m’a permis de libérer du temps pour concrétiser un projet d’écriture qui me travaillait depuis de nombreuses années. J’ai maintenant complété la rédaction et publié deux livres dont je suis très fier. J’ai beaucoup de mal à décrire l’apaisement que la publication de ces bouquins me procure, certains appellent ça le « feu de l’écriture », une envie qui vous ronge et vous obsède. Le feu est maintenant éteint (c’est une métaphore) et je me prépare à aborder la suite sereinement.

Je poursuis mon travail quotidien de consultant / formateur / conférencier, toujours en indépendant, mais je me pose des questions sur l’avenir de mes blogs. Voilà plus de 11 ans que je rédige, sur 8 blogs différents, et je pense avoir atteint les limites de cet exercice. Les sujets que je traite et l’écriture me passionnent toujours autant, mais je dois bien me rendre à l’évidence que je ne suis pas de taille à lutter contre ceux qui en font une activité à temps plein. J’en suis arrivé à la conclusion que je devrais soit arrêter, soit m’y consacrer pleinement, mais je ne peux plus continuer à publier mes 8 blogs en parallèle de mes autres missions.

J’ai conscience de publier un article extrêmement égocentrique, mais à la base c’est à ça que servent les blogs. D’autant plus que je n’ai toujours pas trouvé les réponses à mes interrogations. Dans l’immédiat je vais réduire mon rythme de publication et adopter une approche de « slow blogging » pour me concentrer sur les sujets les plus porteurs (en ce moment, c’est le sujet de la mobilité qui m’inspire le plus).

Pour clarifier les choses : non, je ne suis pas à la recherche de co-rédacteurs, mais plutôt de nouveaux challenges professionnels. J’étudie en ce moment différentes possibilités, mais je reste bien évidemment disponible pour des missions de conseil ou pour intervenir dans des conférences ou séminaires internes.

Dans l’immédiat je suis un train de finaliser un projet de refonte de portail d’information et je vais m’atteler à la publication d’une nouvelle édition de mon premier livre (Social Business, publié en février de cette année), normalement pour le quatrième trimestre.

Voilà où j’en suis dans mes projets et réflexions, merci encore pour votre fidélité et à très bientôt.

Mes projets de la rentrée

Voilà un petit bout de temps que je n’ai pas eu l’occasion de partager avec vous l’avancée de mes projets professionnels. En premier lieu il y a bien évidemment mes 9 blogs. Croyez-le ou non, mais je suis toujours aussi motivé pour les rédiger. Même si le rythme de publication peut vous paraitre faible, je ne publie pas moins d’un article par jour, et cette activité éditoriale m’apporte toujours autant de satisfaction (près de 2.500 articles publiés tout de même). Je pense avoir trouvé ma vitesse de croisière en terme de rédaction et surtout avoir stabilisé mes audiences, ce qui n’est pas une mince affaire, surtout avec des thématiques aussi ciblées. Bref, j’achève cette décennie de blogging avec sérénité et confiance pour la suivante.

Concernant mon activité professionnelle, finalement l’association avec l’équipe des Persuaders ne s’est pas faite. Je conserve donc mon statut d’indépendant, ce qui ne nous empêche pas de réaliser des missions communes avec Cédric. Mon activité se répartit donc entre conférences et missions de conseil. Le travail d’évangélisation que je pratique avec mes blogs depuis près de 10 ans est ainsi parfaitement complété par ce boulot de conférencier. De plus, ça me permet de voyager en région (Lyon à la fin du mois) et à l’étranger (Genève cette semaine et Marrakech le mois prochain pour la conférence SMI).

J’ai donc arrêté mon projet de formations thématiques qui n’a pas bien fonctionné. La formation professionnelle est un secteur très structuré où des mastodontes s’accaparent la quasi-totalité du marché (vous voyez sans doute de qui je veux parler) et déploient beaucoup d’énergie pour tuer la concurrence. Le tout au détriment de la qualité pédagogique (on ne peut pas tout avoir), mais c’est un sujet que je ne souhaite plus aborder.

Mais le gros sujet qui me préoccupe en ce moment est la finalisation de mon premier livre. Dire que j’ai été un peu naïf sur le travail que représente la rédaction d’un livre est largement en dessous de la réalité. Le problème n’est pas tant dans le sujet (ce livre parlera des médias sociaux) que du format éditorial. Si je suis parfaitement à l’aise avec la rédaction de mes blogs, compiler et structurer toutes mes connaissances sur un sujet aussi vaste m’a posé plus de difficultés que prévu (il faut croire que je ne suis pas aussi doué que ceux qui rédigent des livres en quelques WE…). Le manuscrit est achevé à 95% et il faut maintenant que je boucle et que je m’occupe de la logistique (relecture, impression, distribution…) dans les plus brefs délais sinon je n’y arriverai jamais. Ce qui serait bien dommage, car je travaille sur ce projet depuis plus d’un an (encore une fois, j’ai conscience de m’y être mal pris).

Voilà, je ne compte pas utiliser plus de pixels que ça pour vous décrire ma situation actuelle. Je pense ne pas trop vous polluer avec mes histoires, mais ce genre de mise au point annuelle est essentielle pour que vous compreniez bien ce que je fais de mes journées (bien occupées) et comment je gagne ma vie.

Sur ce, j’ai des articles à publier…

Google+ ouvre les pages pour les annonceurs

À peine plus de 3 mois après son lancement (Google lance sa plateforme sociale unifiée Google+), les équipes de Google+ viennent d’annoncer le lancement officiel des pages pour les annonceurs : Google+ Pages, connect with all the things you care about. Alors que les rumeurs parlaient d’expérimentations avec des grandes marques internationales, l’accent est plutôt mis sur les marques locales et les personnes qui s’en occupent :

De nombreuses marques sont déjà présentes comme Pepsi, Toyota, Macy’s, H&M, UniqloThe New York Times, Burberry… mais toutes ne sont pas encore vérifiées. On trouve également quelques marques européennes comme Air France ou Alitalia, mais j’ai l’impression que ce sont des initiatives locales spontanées car elles ne sont pas encore bien alimentées.

GooglePlus_Macys

Vous pouvez donc dès maintenant librement créer une page à l’adresse suivante : Google+ Pages Create. Différentes options vous sont alors proposées pour qualifier votre page : Commerce local, marque, institution, célébrité, équipe sportive, groupe de musique… Une classification qui ressemble fortement à celle de Facebook, mais qui reste parfaitement cohérente. Vous remarquerez deux boutons sous le logo pour pouvoir faire un « +1 » et partager la page. C’est en quelque sorte le minimum syndical, rien de très incitatif ni explicite.

GooglePlus_CreatePage

Une fois le nom, la description et le logo choisis, vous pouvez commencer à publier des contenus et à travailler vos cercles. Et c’est là où les différences interviennent avec les profils :

  • Les publications sont par défaut publiques (pour plus de visibilité) ;
  • Une page ne peut ajouter à ses cercles qu’un membre qui l’a déjà encerclée (pour éviter le spam) ;
  • L’administrateur d’une page peut lancer une session de tchat vidéo (hangout) ;
  • Vous pouvez ajouter un bouton sur votre site pour accéder à la page et même pour faire un « +1 ».

Comme vous avez pu le voir avec la vidéo de présentation, l’accent est donc mis sur la proximité et la transparence entre les annonceurs et les clients membres. Tout ceci est donc plutôt conforme avec ce qui avait été prévu (Quelle place pour les annonceurs dans Google+). Là où les choses deviennent très intéressantes, c’est au niveau du référencement : Les pages Google+ remontent dans les résultats de recherche de Google si vous utilisez le « + », vous pouvez même les encercler depuis la liste de résultats.

Pour le moment nous n’en sommes qu’au tout début, mais je pense que la fonction « Direct Connect » va progressivement pousser l’intégration beaucoup plus loin, surtout avec les autres services de Google (YouTube, Maps…). Le couple Google/Google+ semble donc être l’argument-massue pour convaincre les annonceurs (Pourquoi le succès de Google+ est assuré). Signalons par contre le problème des URLs des pages qui est encore problématique (une longue série de chiffres), mais nous pouvons espérer qu’ils livreront bientôt les URLs courtes de type plus.google.com/coca-cola.

L’adoption de Google+ a été très rapide (40 millions de membres en 3 mois), les annonceurs vont donc logiquement s’installer très rapidement et créer leur page, cette création sera d’autant plus rapide que les marques ont déjà de l’expérience et des équipes pour le faire. Les premières réactions sont déjà là et elles sont plutôt positives : Why Pages on Google+ Isn’t Just Another FacebookDid Google+ just bury Twitter with its Pages launch? et Google+ Just Got More Critical to Search.

Maintenant que les pages sont ouvertes, les équipes vont devoir mettre les bouchées doubles pour :

  • Proposer plus de sophistication dans la personnalisation de la page en elle-même (intégration de contenus fixes) ;
  • Lancer les offres de visibilité afin de générer du trafic sur les pages (depuis Google+ ou les autres sites de Google) ;
  • Implémenter les outils de social analytics et de gestion des publications (notamment sur les Sparkles) ;
  • Intégration dans les plateformes de Social CRM (et notamment les hangout entre représentants de la marque et clients).

La seconde étape pour Google sera de trouver un modèle d’engagement pour les clients Google Apps. Concernant les annonceurs, le défi à relever sera d’exploiter les spécificités de Google+ (cercles, interface de publication…) afin de proposer plus de valeur ajoutée que la simple republication de contenus déjà publiés ailleurs.

8 ans et 9 blogs

Comme chaque année au mois de juin, c’est l’anniversaire de l’ouverture de ce blog (déjà la huitième année), et l’occasion pour moi de faire un bilan sur mon activité. Concernant ce blog, rien de neuf, si ce n’est la confirmation de la tendance observée l’année dernière : des visites en baisse (moins de curieux) et un nombre d’abonnés stable (les habitués). Plus j’y réfléchis et plus je me dis que j’ai inconsciemment adopté le manifeste du slow blogging : ne publier des articles que si j’ai des choses intéressantes à dire. Non pas que j’ai moins de choses à dire, mais je mûris mon style d’écriture. Concrètement ça donne 2 à 3 articles de fond chaque mois, pas de quoi rivaliser avec les fermes de contenu et autres usines à blog, mais ce rythme d’écriture est celui qui me convient le mieux et surtout qui me stimule. Bon d’un autre côté, il y a mon compte Twitter sur lequel je publie pas mal de choses au quotidien et qui a récemment dépassé les 30.000 followers, les deux se complètent bien.

L’année écoulée a également été l’occasion pour moi de lancer un huitième blog : TerminauxAlternatifs.fr. Cela faisait de nombreuses années que j’avais ce projet de blog, mais je n’avais jusqu’alors jamais trouvé le positionnement éditorial qui me convenait. La diversification récente du marché (touchbook,s e-readers, TV connectées…) m’a donné l’opportunité de me positionner sur ce créneau. Je rédige donc depuis le début de l’année ce nouveau blog, qui ne traite pas que des mobiles. Vous remarquerez que la charte graphique de ce nouveau blog est dramatiquement moche. Mais ça, c’est la faute de Francis qui ne pense qu’à travailler sur ses projets, pourtant la charte est quasiment finalisée ! (pour info, Francis est la personne qui s’occupe avec brio de la refonte graphique de l’ensemble de mes blogs)

Problème : un blog principal et 7 blogs thématiques demandent beaucoup de temps et d’énergie. Je suis toujours aussi motivé, mais je ne vois pas comment parvenir à concilier mes activités de conseil / formation avec la rédaction. Il en résulte donc également un rythme de publication très lent : 2 à 3 articles maximum par blog et par mois. Il n’y a que sur MediasSociaux.fr que le rythme est plus soutenu grâce à la co-rédaction avec Cédric.

Et comme si cela ne suffisait pas, j’entame la rédaction d’un neuvième blog, en anglais : blogs.forbes.com/fredcavazza. Je ne prévoyais absolument pas de poursuivre ma diversification éditoriale, mais les équipes de Forbes m’ont offert cette opportunité et je n’ai pas pu résister à l’envie de confronter mes idées à un lectorat complètement différent mais aussi exigeant.

Forbes_FredCavazza

Il va très certainement me falloir un peu de temps avant de trouver la bonne ligne éditoriale pour les lecteurs du Forbes Magazine, mais ça va être un très bon exercice de reformulation de mes idées et opinions. Bon, de toute façon c’est un travail rémunéré,  je me prête donc volontiers à cet exercice de style.

Même si par moment, je me dis que j’ai été inconscient de me laisser embarquer dans la rédaction de neuf blogs, ma motivation est toujours intacte et je ne vois pas ce qui va m’empêcher de continuer jusqu’au dixième anniversaire de ce blog. D’autant plus que je suis en train de finaliser un changement professionnel qui devrait me faciliter la tâche tout en continuant à faire le métier que j’aime (les conférences et les formations). Mais je vous en reparlerai très bientôt…

De l’obligation d’être pertinent sur les médias sociaux

La semaine dernière est parue une étude qui a fait grand bruit : Majority Of People Have Abandoned Brands On Facebook And Twitter. Cette étude nous révèle ainsi un certain nombre de statistiques intéressantes :

  • 81% des utilisateurs ont supprimé un message de la part d’une marque de leur wall, 41% se sont désabonnés du flux Twitter d’une marque ;
  • 71% des utilisateurs se disent plus sélectif sur les marques qu’elles vont « liker » et 77% sont plus regardants sur le fait de donner leur email aux marques.

De même, cette étude, réalisée par ExactTarget, nous donne les principales raisons du désabonnement des membres aux pages des marques :

Les raisons du désabonnement aux pages des marques sur Facebook

De ces chiffres, nous pouvons tirer trois constats :

  • Les marques ne peuvent pas « forcer » leur visibilité sur Facebook en publiant plus de messages (car elles sont sanctionnées par un désabonnement) ;
  • De nombreux fans ne sont motivés que par les réductions et offres promotionnelles ;
  • Il faut du contenu et des interactions de qualité pour entretenir les discussions.

OK… ceci étant dit, avez-vous réellement appris quelque chose ? Nous n’avons pas besoin d’une étude pour nous apprendre ce genre de choses. Par contre, les statistiques fournies peuvent être des arguments efficaces pour établir une présence viable ou débloquer le budget permettant de mettre en place une organisation adéquate.

Pourtant il existait déjà des études qui annonçaient l’inévitable désaffection des membres pour les marques pour les marques sur les médias sociaux. L’étude de Performics était ainsi très explicite sur les motivations d’une partie des fans (« par curiosité« , « pour profiter d’un avantage« , « pour obtenir des réductions« ). Traduction : fans mal acquis ne profite jamais.

Les raisons d'abonnement aux pages des marques

Nous savons maintenant que les fans ne sont pas tous égaux et que seule une partie est réellement fidèle et prête à engager une relation durable. Relation durable = conversations à valeur ajoutée. J’imagine qu’il y aura toujours des membres pour discuter de façon informelle, mais les utilisateurs sont avant tout à la recherche d’interactions sociales concrètes. La dernière étude de TNS/sofres nous confirme cela : 44% des utilisateurs souhaitent influer le comportement des entreprises et marques. Nous sommes bien d’accord sur le fait qu’influer le comportement des entreprises ne veut pas dire subir le spam social des marques. Être pertinent ne veut pas dire délivrer des messages publicitaires, mais trouver les sujets de conversations qui sont en rapport avec les attentes des membres.

Vous n’avez pas besoin d’être expert en médias sociaux (ni même de lire ce blog) pour comprendre qu’une relation initiée sur la promesse de prix bas n’ira pas très loin. J’ai la terrible impression de me répéter, mais les médias sociaux sont avant tout des territoires d’échanges et d’interactions sociales, pas des canaux de distribution de messages publicitaires. Là encore, il existe moult statistiques pour vous rappeler que la publicité traditionnelle ne fonctionne pas sur les médias sociaux : Le taux de clic des publicités sur Facebook est 10 fois plus faible que sur Google, Facebook Ad Performance Is Abysmal et Facebook Ads Become Irrelevant After Just A Few Days.

Le seul et unique moyen de tirer un bénéfice réel des médias sociaux pour une marque est d’initier une présence durable reposant sur du contenu à valeur ajoutée et des conversations de qualité. Peut-être que la nouvelle structure des pages ainsi que les nouveautés outils vont permettre aux annonceurs de mieux s’organiser et d’envisager une présence plus viable : Facebook New Pages Redesign: A Comprehensive Step by Step Guide, Un meilleur community management grâce aux fonctionnalités de Facebook et 10 étapes pour intégrer une Iframe App plutôt qu’un onglet FBML sur sa Page Facebook.

En conclusion, je ne sais pas trop ajouter de plus que ce que je répète sur ce blog (et les autres) depuis 2 ans : les médias sociaux répondent à d’autres règles que les médias traditionnels, les membres s’y comportent de façon différente et attendent d’autres choses et interactions sociales que ce qu’ils trouvent ailleurs. Je vous donne donc rendez-vous dans un mois pour répéter à nouveau ce même message (car je doute que la situation change beaucoup d’ici là).

LA tendance 2011 pour les médias sociaux : la qualité

Faisant suite à l’article de Cédric, je vous propose mes réflexions sur LA grande tendance de 2011 : la qualité. Les années 2009-2010 ont ainsi été les témoins du formidable essor des médias sociaux. Pour mémoire, il y a près de 600 millions de comptes sur Facebook, 110 M de tweets envoyés chaque jour et plus de 35h de vidéo publié sur YouTube. Tout ceci participe à un phénomène d’accumulation des contenus et signaux sociaux qui aggrave le sentiment d’infobésité. Conséquence : les utilisateurs des médias sociaux se sentent submergés et sont en demande de contenus et interactions sociales plus enrichissantes.

Si les années passées ont été synonymes de croissance effrénée, l’année 2011 sera l’année de la maturité où l’on privilégiera la qualité à la quantité. Je ne vous apprendrais rien en disant que le niveau qualitatif moyen des contenus générés par les utilisateurs est plutôt bas. Si vous souhaitez relever le niveau, il va donc vous falloir exploiter les bons outils pour faire le tri et pour améliorer la qualité de vos publications ou de vos interactions sociales.

La curation pour améliorer la qualité des contenus

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais « curation » est véritablement l’expression à la mode. Le principe de la curation est de nettoyer pour ne conserver que le meilleur. Des plateformes sociales avec de gros volumes de contenus proposent ainsi des espaces de découverte de nouveaux contenus « nettoyés » (« curated content« ) comme WordPress avec FoodPress ou TumblR (Tumblr Adds Curated Topic Pages For Better Content Discovery) et MySpace avec leurs topic pages :

Myspace_Topic

L’idée est d’améliorer l’expérience avec du contenu de qualité et de fidéliser les lecteurs avec une mise en page plus agréable. Dans ce nouveau schéma, tout le monde est gagnant :

  • les lecteurs découvrent des contenus de qualité ;
  • les éditeurs fidélisent une audience qu’ils peuvent monétiser par la suite ;
  • les rédacteurs bénéficient d’une plus grande exposition ;
  • les annonceurs disposent d’un espace d’expression mieux maitrisé.

Cette formule magique semble particulièrement adaptée à des terminaux de consultation comme l’iPad dont l’application Flipboard est une réussite flamboyante. Il n’en faut pas plus pour attirer la convoitise d’autres acteurs comme Scoop.it qui ambitionne de proposer une expérience équivalente dans votre navigateur :

Scoop.it_

Vous noterez au passage que la notion de curation n’est pas nouvelle, car j’en parlais déjà il y a 1 an 1/2 : Le filtrage social comme remède à l’infobésité. Pour conclure sur ce point, je pense ne pas me tromper en disant que le contenu de qualité est source d’interactions sociales de qualité : Why Tumblr Is Better Than Facebook For Meeting New, Compatible Friends.

Les experts pour améliorer la qualité des discussions

Des plateformes sociales comme Twitter ou Facebook ont démocratisées le principe des conversations rapides : chacun livre ses réflexions et états d’âme en 140 caractères, on partage un lien, on s’envoie des boutades. Tout ceci est fort sympathique, mais n’encourage pas les discussions de qualité. Des services comme StackOverflow proposent ainsi une alternative très interessante, mais fortement verticalisée (il faut être dans le milieu pour suivre les discussions) : Les FAQ collaboratives comme alternatives aux forums ?

Mélangez ce principe de FAQ collaborative avec un moteur de recherche puissant, un référencement diablement efficace, une mécanique sociale bien rodée, une pointe d’exclusivité et vous obtenez Quora, LE phénomène social du moment : Is Quora the biggest blogging innovation in 10 years? et 7 Reasons Quora Could Be The Breakout Star of 2011.

Pour faire simple, Quora est une plateforme de questions/réponses qui intègre le meilleur des réseaux sociaux (Facebook Connect, des profils utilisateurs détaillés) et du microblogging (possibilité de suivre quelqu’un ou un sujet). Les éditeurs de ce service ont eu la bonne idée de le faire tourner au ralenti pendant presque un an avec un nombre très limité d’invitations (créant ainsi un sentiment d’appartenir à une élite). Chaque membre est invité à choisir un certain nombre de sujets et peut poser des questions ouvertes à la communauté ou des questions ciblées à un expert. Il en résulte une plateforme d’échange très riche avec des contributions de qualité.

Quora

Je suis bien incapable de dire comment Quora va évoluer, mais pour le moment cette plateforme semble avoir percé dans un domaine où les plus grands se sont cassé les dents (Maholo, Knol…).

Des outils de publication assistée pour améliorer la qualité de vos photos

YouTube et FlickR sont les figures les plus emblématiques du web 2.0 et de la vague des User Generated Content. Les contributions s’y comptent par milliards, mais ne sont pas un gage de qualité (loin de là). Je pense ne pas me tromper en disant qu’il n’y a pas de mystère : les seuls contenus de qualité sont publiés par des professionnels.

C’est ce que je pensais jusqu’à ce que je découvre Instagr.am. Il s’agit d’une application iPhone qui permet de partager vos photos. Jusque-là rien de révolutionnaire si ce n’est l’outil de publication qui permet d’ajouter des effets très sympathiques pour donner un rendu professionnel aux photos. Chaque cliché est ainsi très facilement stylisable en quelques clics :

Instagram

Couplé à des applications comme Camera+ ou ProCamera et des lentilles comme celles que propose Photojojo, les photos prises avec votre smartphone n’en seront que plus belles. Il n’a jamais été aussi simple de jouer les artistes !

Le succès d’Instagram est indéniable (Instagram Gets 1 Million Users in 10 Weeks) mais de nombreux concurrents sont déjà là : Hipstamatic, Pocketbooth, Path… Attendez-vous pour 2011 à une déferlante d’applications équivalentes, mais pour les vidéos (sur le même modèle que 8mn vintage Camera).

Un indice d’autorité pour améliorer la qualité de vos contacts

Avec tous ces contributeurs, il est difficile de s’y trouver, ou plutôt de se constituer une liste de contributeurs à valeur ajoutée. J’entends par là que dans un souci de gain de temps, et pour éviter de se faire submerger, les membres de plateformes comme Twitter sont à la recherche d’auteurs leur permettant de découvrir les contenus ou réflexions les plus intéressants. Des services comme Klout proposent ainsi de faire une analyse détaillée d’un compte Twitter et de vous sortir son profil (Curator, Broadcaster, Tought Leader, Conversationalist…) et son indice d’autorité pour que vous puissiez juger de l’intérêt de l’ajouter à votre liste :

Klout

Nous pourrions ainsi tout à fait envisager des fonctions de curation de listes qui passerait en revue les comptes que vous suivez et vous proposerait :

  • de supprimer les comptes qui ne sont pas compatibles avec vos exigences (indice d’autorité ou sujets abordés) ;
  • de vous proposer d’autres comptes en fonction de vos critères.

Il n’y a pour le moment pas beaucoup de services de scoring des utilisateurs ou des contributions (Grader, PostRank…) mais j’imagine tout à fait l’intérêt que pourraient avoir de tels services. En allant plus loin, nous pourrions également envisager un servie équivalent pour votre graphe social professionnel qui vous nettoierait votre liste de contacts des parasites ou connexions à faible valeur ajoutée et vous proposerait des contacts plus intéressants (noeuds forts) en fonction de votre profil (votre fonction, secteur d’activité, niveau d’étude…). Cette idée vous choque ? Pas moi, car je pense que tout le monde y gagnerait. LinkedIn pourrait proposer une telle fonction pour ses membres premium…

En conclusion je n’ai pas grand-chose d’autre à ajouter que de confirmer mon sentiment sur cette recherche de qualité. Je peux donc vous conseiller de réfléchir à la meilleure manière pour vous (et votre marque) de vous inscrire dans cette démarche.

De la nécessité d’équilibrer les budgets de communication

Je ne me lancerais pas dans un cours magistral sur l’histoire de la communication et des techniques publicitaires, mais je pense ne pas me tromper en disant que la banalisation d’internet dans un premier temps et l’avènement des médias sociaux ont fortement bouleversés les relations entre annonceurs et consommateurs. Jusqu’à récemment, pour vendre il suffisait d’occuper l’espace. Plus votre marque occupait de la place sur les médias et plus les ventes étaient importantes. Cette configuration de marché forçait donc les communicants à raisonner en fonction du GRP d’un produit, elle a conduit les marques à investir des sommes toujours plus importantes.

Le problème est que cette configuration de marché a maintenant évolué et que matraquer la tête des consommateurs n’est plus suffisant pour doper les ventes. Car le consommateur d’aujourd’hui a appris à se protéger des messages publicitaires et a surtout acquis des réflexes bien spécifiques en phase pré-achat : il se renseigne, lit et discute (cf. 58% des consommateurs s’informent sur internet à propos des produits qu’ils veulent acheter). Cette évolution dans les habitudes de consommation devrait logiquement s’accompagner d’une évolution dans la hiérarchisation des supports de communication. Or, c’est loin d’être le cas, car les budgets des annonceurs sont encore très largement utilisés pour crier et non pour écouter / dialoguer (cf. Branding in the Digital Age: You’re Spending Your Money in All the Wrong Places).

Exposition des prospects lors des différentes étapes du cycle d'achat

Si l’on observe ainsi les pratiques de communication, une très large partie du budget de communication est dépensé lors des étapes de reconnaissance du besoin (publicité, sponsorisation…) et lors de la prise de décision (promotions, PLV…). Entre les deux, il ne se passe pas grand-chose, et c’est bien dommage, car c’est là où tout se joue. Les prospects en phase de recherche des offres et d’étude des alternatives sont ainsi exposés à une multitude de mentions des produits et services sur les médias sociaux (blogs, forums, Facebook, Twitter…). Ils ont également accès à un très grand nombre d’avis client (sur les sites des distributeurs ou sur les sites dédiés) et de critiques expertes (blogs ou portails spécialisés).

Ne trouvez-vous pas dommage de dépenser autant d’argent pour augmenter la notoriété d’un produit / service et de se limiter quand il est question de leur réputation ? Certes, les médias sociaux peuvent impressionner, faire peur (ce sont des territoires de communication bien plus instables que les médias traditionnels) mais ce n’est pas une raison pour maintenir un tel déséquilibre. Pire : vous ne parviendrez jamais à compenser une mauvaise réputation de vos produits en communicant plus fort, au contraire vous aggraverez les choses en augmentant l’exposition des produits (donc le nombre de critiques).

Certains ont décidé de sauter le pas, comme Pepsi-Cola qui n’investit plus un seul centime en communication traditionnelle. Sans aller dans cet extrême, je trouve logique de procéder à un arbitrage plus cohérent des budgets publicitaires en accordant plus d’importance aux médias qui impactent le plus la décision d’achat. En clair : dépenser moins en affichage / marketing direct et plus en social marketing.

Cette vision est peut-être utopiste, mais même un léger équilibrage peut faire une grosse différence : les campagnes traditionnelles se chiffrent en millions d’euros alors qu’une cellule d’écoute / dialogue en coûte 20 à 50 fois moins.

Un autre facteur à prendre en compte est la marge sur les prestations vendues par votre agence de communication : elle privilégiera naturellement les campagnes qui lui rapportent le plus. Mais c’est une autre histoire…