Le marché des tablettes pour enfants se structure avec Bic Education

Celles et ceux qui possèdent des enfants savent à quel point nos bambins sont fascinés par les tablettes et leur écran magique. Une fascination qui n’a pas échappé aux fabricants de jouets (LeapPad, vTech) qui se sont précipités dans la brèche dès l’année dernière : Les tablettes pour les enfants débarquent. Un an et demi plus tard, beaucoup de choses ont changé, car les tablettes sont maintenant prises au sérieux par les industriels. En conséquence de quoi, il existe maintenant près d’une dizaine de tablettes sur le marché dédié aux enfants : des plus petits aux écoliers.

Si l’on met de côté les tablettes, ou projets de tablettes, pour les étudiants comme le Courier de Microsoft (abandonnée il y a deux ans), le marché se scinde en deux créneaux : les tablettes d’éveil et les tablettes éducatives. Concernant les tablettes d’éveil, on compte pas moins de 6 produits à moins de 200 $/€ tournant sous Android avec un format adapté aux mains des enfants : la Tabeo des magasins Toys’R’Us, la Kurio de la chaine Gulli, la MEEP de Oregon Scientific, la KidsPad de VideoJet, la ChildPad de Arnova, la Nabi de Fuhu…

Child-tablets

Toutes les tablettes citées plus haut ne sont pas forcément disponibles en France, et sont destinées aux enfants de 3 à 6 ans (à la maternelle). Comme vous pouvez le constater, elles se ressemblent toutes plus ou moins et misent avant tout sur les licences et jeux pour séduire les clients (parents et enfants).

Du côté des tablettes éducatives, on trouve des choses beaucoup plus intéressantes avec des marques de niche comme Kuno et Kineo, des produits alternatifs comme la XO Touch de OLPC ou le StudyBook d’Intel.

Education-tablets

Nous avons ici des tablettes beaucoup plus « sérieuses » destinées à des enfants de 7 à 10 ans maitrisant déjà l’écriture (donc au primaire). L’accent est avant tout mis sur la découverte du monde au travers du web et des contenus multimédia, comme le montre cette visite guidée :

http://c.brightcove.com/services/viewer/federated_f9?isVid=1&isUI=1

Tout ça est très bien, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’il y a un trou entre ces deux segments et que le travail d’apprentissage de l’écriture se fait à l’ancienne. C’est justement pour éviter de se confronter à une concurrence déjà bien établie que Bic vient de lancer un produit au positionnement tout à fait novateur : Bic Education. L’ambition de Bic, si j’ai bien compris, est d’accompagner cette phase d’apprentissage et de perfectionnement de l’écriture avec une solution globale comprenant des ardoises numériques, un ordinateur pour le maitre ou la maitresse, un serveur et un ensemble de logiciels. Bohatala.com is a Free source of Education.

bic-education-solution

Le serveur permet de charger les ardoises, il stocke l’ensemble des cours et exercices, fait office de point d’accès WiFi et intègre même un projecteur. L’enseignant peut préparer ses leçons à l’avance et contrôler le travail des enfants depuis son ordinateur et dispose d’une hot-line pour l’aider à se dépatouiller de ses nouveaux outils. Les prix vont s’échelonner de 6.000 à 20.000 € par chariot en fonction du nombre d’ardoises (6, 15 ou 30 ardoises).

L’ardoise en elle-même est une tablette de 10,1 pouces équipée d’un stylet ergonomique issu du savoir-faire de Bic. Vous noterez qu’ils prennent le soin de ne pas les appeler des tablettes et de les faire ressembler aux ardoises effaçables que l’on trouve dans le commerce.

bic-tab

Je ne suis pas enseignant, mais je trouve tout à fait pertinente l’idée de se rapprocher au maximum de ce que les enfants connaissent (les ardoises effaçables qu’ils ont maniées à la maternelle) pour ne pas les perturber et les aider à se concentrer sur la fonction première de la machine : l’éducation. Le point fort de l’offre de Bic réside dans les logiciels et nombreux cours et exercices fournis : écriture, calcul, mémorisation, découverte du web…

bic-tab-stylet

Force est de constater qu’ils ont bien ficelé leur offre, une précaution indispensable, surtout avec la menace que représentent les tablettes low-cost (la Nexus 7 de Google ne coûte que 200 €) associées aux applications de limitation parentale (Kido’Z ou PlaySafe). La tentation est ainsi très grande d’acheter une tablette low-cost, de la protéger avec une coque bien rigide et de la verrouiller sur un app store dédié aux enfants comme Famigo.

Dans l’absolu, j’ai une nette préférence pour la solution de Bic Education, d’autant plus que les ardoises sont fabriquées en France, mais la décision de les introduire en classe appartient à l’Éducation Nationale (ou aux directeurs d’écoles privées). Le lancement est prévu pour le début d’année prochaine, je suis impatient de voir combien de classes ils parviendront à équiper d’ici la rentrée 2013.

4 commentaires sur “Le marché des tablettes pour enfants se structure avec Bic Education

  1. Ce qui est amusant quand on observe ce marché, c’est que peu de gens évoquent les applications (leur ouverture ou leur fermeture, leur qualité ou leur absence de qualité…) qui sont pourtant les « vrais » objets que les enfants sont appelé à manipuler. Or dans le domaine éducatif, beaucoup d’applications vendues n’ont hélas pas de vertu. Les rares études sur la qualité des logiciels embarqués montrent souvent que ceux-ci sont bien limités, rarement détournables, peu malléables.

  2. En Effet les tablettes sont de plus en plus utilisées par les enfants et de nombreuses nouvelles technologies trouvent leurs places au sein de l’éducation.
    Il existe LeapPad dont vous avez parlé plus haut et qui est fabriqué pour les enfants.
    Cependant Apple essaie de « concurrencer » cela en publiant de plus en plus d’application adaptés aux enfants.

    En voici quelques unes ,acceptées par les parents, qui sont majoritairement présente dans l’app store :
    http://www.scoop.it/t/it-influence-on-education/p/3315257353/apple-top-5-ipad-apps-for-your-classroom

  3. La tablette numérique offre des possibilités nouvelles qui apparemment ne semble pas être exploitées. Recopier un mot, on peut le faire sur du papier ou une ardoise. Sur la tablette on peut « repasser » sur un mot, sur une lettre (le mot à repasser serait de couleur claire et celle du stylet foncé). On peut aussi proposer un mot incomplet et laisser à l’élève la possibilité de compléter. Il recherche la lettre qui manque et la copie. Dans une série de lettres, de plus en plus complexe on peut laisser des vides à compléter etc.. Ce que j’ai vu manque totalement d’imagination mais je pense que je n’ai pas tout vu …

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