Plurk, la nouvelle coqueluche du microblogging

Vous pensiez être à la pointe du hype avec votre fil Twitter ? Hé bien non c’est raté. Suite à de nombreux problèmes techniques (surcharge, coupures…) et à quelques comportements déviant (spams, tweets sponsorisés, vente aux enchères de profile avec de nombreux followers…) il semblerait que la blogosphère se soit trouvé une nouvelle coqueluche : Plurk.

Derrière ce nom étrange (qui fait la compétition avec Sprout) se cache un service de microblog de nouvelle génération : plus intelligent, plus riche, mieux conçu… Vous remarquerez d’emblée l’interface novatrice où les entrées (les « plurks« ) sont représentées sur une timeline qui défile de droite à gauche en faisant du drag & drop ou avec la molette de votre souris :

Plurk1

 

Il y a ensuite de nombreuses améliorations qui ont été faites sur les entrées elles-mêmes : plus compactes elles s’empilent de façon élégante sur la timeline, elles affichent également le nombre de commentaires :

Plurk3

 

Là où ça devient intéressant c’est qu’un plurk propose tout un tas de raccourcis pour filtrer la timeline en fonction de l’auteur, pour accéder à sa fche, pour lire les commentaires… Les plurks sont également structurés en fonction de verbes-clés : is, like, share… qui permettent de catégoriser les entrées :

Plurk2

 

Ça n’a l’air de rien mais cette caractéristique est tout simplement révolutionnaire : un premier pas vers du microblog sémantique ?

Au menu des autres fonctionnalités : les traditionnelles listes d’amis, de followers, la version mobile, les API… Autre nouveauté intéressante : le principe de Karma. Le Karma Score fonctionnent comme des récompensent pour votre implication sociale. Ces points permettent de faire augmenter votre Karma score, un indice que l’on peut comparer à un social score. Pour acquérir des Karma points il faut recruter de nouveaux membres ou publier souvent. Ce Karma Score est ensuite utilisé pour faire des statistiques (meilleur Karma de la semaine…). Avoir un bon Karma est donc socialement valorisant (vous êtes dans le Top10) et vous permet également de « briller » (vous avez accès à de nouveaux smileys, une étoile est affichée sur votre photo…).

Bref, sur le plan fonctionnel Plurk est largement meilleur que Twitter (un victoire haut la main). Par contre la question est de savoir si ce service va savoir séduire rapidement un noyau dur d’utilisateurs ainsi que des stars à la Robert Scoble… De même, vont-ils savoir créer un écosystème d’applications et de services qui vont venir augmenter la valeur perçue ainsi que la fidélisation ?

Pour en savoir plus sur cette étoile montante, je vous propose cette sélection d’articles :

Et n’hésitez pas à donner l’URL de votre Plurk dans les commentaires (pour mon Plurk c’est ici : http://www.plurk.com/user/fredcavazza).

13 commentaires sur “Plurk, la nouvelle coqueluche du microblogging

  1. J’aime beaucoup ce site, je dois avouer. Interface hyper agréable, il manque quand même quelques fonctionnalités (comme l’implantation du SMS) mais en terme de visibilité et d’interface, c’est loin devant Twitter (qui a toujours l’avantage de la plus grande simplicité et de la communauté)

    http://www.plurk.com/user/ylebout

  2. Pas vraiment d’accord…
    Je trouve Plurk vraiment pas intuitif… je lui préfère de loin Twitter (qui n’est pas qu’un site web; il ne faut pas oublier le côté mobile :-))

  3. C’est fou, tout le monde parle de Plurk comme de la nouvelle coqueluche des blogueurs, mais personnellement je n’accroche pas. Ni au design, ni à la façon de parler « plurk ». Et mon entourage sur Pownce pense globalement la même chose.

    Mais bon, c’est bien connu, les powncers sont aux twitter ce que sont les macusers aux utilisateurs de pc :)

  4. Pour les points négatifs, j’ajouterais :
    – encore plus chronophage que Twitter
    – le karma génère une motivation qui risque de privilégier la quantité à la qualité
    Mais faut voir avec le temps.

    Sinon, merci de flatter mon ego avec ces illustrations et l’album de Kid Koala est vraiment très bon !

  5. J’ai essayé Plurk et j’ai globalement bien accroché. Bien que quelque peu déroutant au début, j’ai finalement très vite apprécié les particularités de l’interface et du site en générale.
    Seul point noir à mon goût : les réponses ne peuvent pas dépasser 140 caractères.

  6. Plurk est vraiment bien fichu en terme d’interface.
    Et à mon avis c’est aussi son plus gros inconvénient : la reproduire sur une API sera particulièrement hardu et gourmand en taille écran.

    Plurk est symbolisé par sa timeline (ingénieuse) mais aucun outil basé sur son API ne tiendra la route sans reproduire son interface. Et je ne pense pas que grand monde s’y risquera.

    Et si on faisait une interface basique ? À ce moment là Plurk n’a pas plus de fonctionnalités « hors Plurk » que Jaiku ou d’autres.

    Ce qu’il manque à Plurk avant de devenir un grand : la capacité à monter en charge.

  7. Cela prend tout son sens lorsque les gens avec qui l’on veut communiquer utilisent le même service, autrement on l’utilise avec ceux qui sont déjà là en attendant ses amis.
    Le plus grand réseau sur lequel les utilisateurs investissent du temps dans la gestion de leurs relations et à mon avis facebook.
    Essayez d’inviter 10 amis sur facebook, twitter, pownce, plurk et regardez combien de retours vous obtiendrez sur chacun de ces services.

    Est-ce qu’il faut utiliser les services avec les gens qui sont connectés ou trouver le moyen de faire adopter un service à nos amis à notre famille avec qui l’on veut VRAIMENT communiquer.

    Ou alors ultime solution on arrive à aller chercher les informations de nos amis sur les réseaux qu’ils utilisent déjà et on publie les informations que l’on veut leur montrer en ne les forçant pas à changer leurs habitudes.

    Avec tous les services qui pointent leur nez chaque jours, ce n’est pas facile d’avoir une visibilité évidente de ce que cherche à faire vos véritables amis !

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