Microsoft dévoile la Surface 2.0

Lancée en 2008 par Microsoft, la table tactile Surface a fait peau neuve au cours du dernier CES de Las Vegas : Microsoft and Samsung Unveil the Next Generation of Surface. Autant la première mouture était plutôt encombrante, autant cette seconde itération va grandement simplifier son installation dans les lieux publics :

Surface2

Au programme des nouveautés de cette version 2.0 :

  • Un nouveau hardware plus léger et beaucoup plus fin conçu par Samsung (dalle tactile de 40″, résolution Full HD, processeur double-coeur…) ;
  • Une plateforme de développement plus complète qui repose sur Windows 7 et les technologies qui vont avec (.NET Framework, WPF, XNA Framework…) ;
  • Un prix de vente révisé à la baisse (7.600 $).

Je vous épargne les caractéristiques techniques pour vous laisser découvrir la bête au travers de cette première vidéo officielle :

Le fait d’alléger la Surface va permettre de l’installer beaucoup plus facilement dans les showrooms et lieux publics. Mieux : le système de montage vertical ouvre de nombreuses possibilités en matière de collaboration ou de signalétique.

Surface2_vertical

Un certain nombre de partenariats ont été annoncés avec des annonceurs pour différents usages :

  • Dassault Aviation l’utilisera pour promouvoir son Falcon avec une application dédiée ;
  • Fujifilm va déployer une quarantaine d’unités en Australie dans des grandes surfaces pour proposer aux clients une nouvelle expérience du tirage instantané de photos ;
  • Red Bull veut proposer sa propre application dans les bars et boîtes de nuit (avec une exploitation poussée des fonctions de communication avec les smartphones) ;
  • La Royal Bank of Canada s’en sert dans ses succursales next-gen ;
  • Les hôtels Sheraton devraient également être équipés prochainement.

Bref, les domaines d’application sont innombrables (surtout dans la distribution, le service ou le tourisme) et la plateforme de développement devrait amorcer encore plus d’innovation. La preuve avec ce concept proposé par Razorfish (Mobile Sharing on Surface with Amnesia Connect) :

http://vimeo.com/moogaloop.swf?clip_id=18859503&server=vimeo.com&show_title=0&show_byline=0&show_portrait=0&color=00ADEF&fullscreen=1&autoplay=0&loop=0

Autre expérimentation avec les Français de chez Winwise (cocorico !) qui se sont également bien amusés avec une application de pilotage d’un AR.Drone (Controlling the AR Drone with Surface) :

Non, la Surface ne rentre pas réellement dans la catégorie « nomade », mais elle illustre parfaitement les opportunités offertes par les terminaux alternatifs (d’autant plus quand on la combine avec un smartphone ou un touchbook).

Ayant été fortement impressionné par la première version, je suis plus qu’impatient de pouvoir tester cette version 2.0.

Vers une standardisation des interfaces tactiles

Depuis sont lancement en début d’année dernière, l’iPad n’a beaucoup souffert de la concurrence (il représente aujourd’hui plus de 90% du marché des touchbooks). Une position dominante bien pratique pour imposer la « touche Apple » aux interfaces et à leur fonctionnement (cf. iOS Human Interface Guidelines). Oui, mais la situation est en train de changer, car la concurrence est maintenant en ordre de marche pour inonder le marché avec des concurrents (clones ?) de l’iPad.

Qui dit « concurrence », dit « diversité », et donc « disparités ». Les futurs concurrents de l’iPad seront ainsi propulsés par différents systèmes d’exploitation qui vont compliquer la tâche des concepteurs d’interfaces tactiles. La raison en est toute simple : les utilisateurs ne lisent pas les instructions sur un ordinateur, ils les liront encore moins sur un touchbook.

Heureusement certains se sont portés volontaires pour essayer de rationaliser tout ça et de définir un référentiel de gestuels. Luke Wroblewski, grand gourou de l’utilisabilité, a ainsi publié l’année dernière son Touch Gesture Refence Guide où sont listés les principales interactions tactiles avec un ou deux doigts :

TouchGesture

Dans le même ordre d’idée, Open Exhibits a également proposé une bibliothèque encore plus large d’interactions tactiles pour interfaces mulittouch (la Open Source Gesture Library) :

MultitouchGestures

Vous pensiez être tiré d’affaire ? Détrompez-vous, car Apple vient déposer une série de brevets pour des interactions tactiles encore plus complexes : Complex Gestures On and Over Your Next iPad.

AppleShapeGesture

Les interactions décrites dans le brevet vont beaucoup plus loin, car elles prennent en compte l’intégralité des deux mains (paumes, tranches…) mais également les figures sans contact (« hover sensitive device« ). Les schémas sont suffisamment explicites pour vous rendre compte du degré de sophistication…

Je suis d’un côté fortement impressionné par tant d’innovation (ces nouveaux brevets pourraient peut-être intégrer la troisième ou la quatrième génération d’iPad), mais plutôt inquiet d’un autre côté, car l’intuitivité des touchbooks risque d’en prendre un coup ! Ces nouvelles gestuelles posent également de nombreux problèmes :

  • Les utilisateurs parviendront-ils à mémoriser et reproduire ces figures ?
  • Comment peut-on tenir le touchbook s’il faut réaliser des figures à deux mains ?
  • La détection de gestuelles à proximité de la dalle tactile ne va-t-elle pas parasiter le fonctionnement de l’appareil ?

Et le pire dans tout ça c’est que nous n’en sommes qu’au début : la prochaine console portable PSP va ainsi intégrer une surface tactile au dos de la machine, cette innovation devrait très bientôt être récupérée par d’autres constructeurs….

Vers des sites marchands monopage ?

Je me réjouissais récemment de la mode des sites web à page unique, il semblerait que cette mode soit en train de gagner le monde du commerce en ligne avec des exemples très intéressants. Il y a tout d’abord Makr, un site de maroquinerie dont le Capitaine parlait la semaine dernière. La page d’accueil intègre des visuels de nouveautés et du contenu sur la marque, mais propose surtout une longue liste de produits avec des filtres en haut de liste :

Makr_List

Un clic sur un produit remonte le détail ainsi que le options d’achat :

Makr_Product

Une approche minimaliste, mais qui fonctionne plutôt bien. Dans le même esprit, nous avons également Dàma qui propose également une boutique monopage faisant un usage intensif des panneaux :

Dáma

Certes, le site est monopage, mais ils trichent avec les différents onglets et accordéons pour faire rentrer tout le contenu.

Blixt & Dunder propose par contre un site monoproduit et monopage ultra-minimaliste :

Blixt

Un choix de conception extrême qui me laisse tout de même un peu perplexe…

Finalement le meilleur exemple que j’ai trouvé est celui de Broadway Bride Leather Belt qui ne propose qu’un seul produit à la vente, mais intègre toutes les informations nécessaires pour rassurer les prospects (téléphone, livraison, contact…) :

BroadwayBelt

À défaut de boutique monoproduit et monopage, peut-être pourrions-nous plutôt parler de landing page marchande ? Une solution qui peut s’avérer pertinente dans le cadre d’une sélection très restreinte de produits avec un fort levier concurrentiel sur l’URL. En tout cas une solution à creuser pour qui recherche de l’originalité.

(via One Page Love)

Tibbr = Social inbox + Microblog + Dashboard

Vous connaissez Tibco ? Pour vous la faire simple, c’est un éditeur de solutions de gestion des informations, données et processus. Ils éditent, entre autres, des solutions de B.I. comme Spotfire. Quel rapport avec l’Entreprise 2.0 et les solutions de collaboration ? Le lancement d’un nouveau produit particulièrement intéressant : Tibbr.

À l’origine, Tibbr était une solution de collaboration reposant sur les messages courts et les notifications. En d’autres termes : une solution à mi-chemin entre microblog et lifestream, comme il en existe déjà de nombreuses (Yammer, Socialtext Signals, Chatter, Co-op, Socialcast…). Rien de très nouveau si ce n’est que Tibbr propose maintenant une solution plus complète qui permet d’agréger un certain nombre de sources internes et externes (d’où la notion de « social inbox« ) et de suivre une activité ou des processus (d’où la notion de « dashboard« ). C’est donc une solution plus sophistiquée qu’elle n’y parait avec ses aires de Twitter d’entreprise :

tibbr_home

De nombreuses fonctionnalités sont listées sur le site dédié à la solution, mais ne vous y trompez pas, elles forment un tout cohérent : TIBCO’s tibbr May Be the Enterprise 2.0 Solution You’ve Been Waiting For. Laissez-moi vous résumer ce que vous pouvez faire :

  • Rechercher des collaborateurs dans l’annuaire vous abonner à leur flux (sur le même principe que Twitter) ;
  • Définir des sujets et vous y abonner (les « Subject Event Stream » qui fonctionnent sur le même principe que Quora) ;
  • Intégrer des flux en provenance de plateformes sociales externes comme des fils RSS, Facebook, Twitter ou LinkedIn (les « Social Event Streams » sur le même principe que Friendfeed) ;
  • Connecter des applications internes pour recevoir des notifications (les « Application Event Streams« ) ;
  • Filtrer et agréger vos emails sous forme de conversations (un peu comme le fait Gmail) ;
  • Définir la granularité des informations en fonction des sources (en temps réel, toutes les heures, une fois par jour…) ;
  • Consulter votre flux personnel depuis votre smartphone (Blackberry, iPhone, Android)…

tibbr_Mobile

Comme vous pouvez le constater, cette solution couvre donc un large spectre de services et rentre en concurrence avec les outils de microblog, de workstream, de dashboard… Elle est de plus disponible en SaaS ou en version hébergée. Personne n’attendait réellement Tibco sur ce créneau, mais cette annonce risque de faire du tort à des solutions moins ambitieuses comme Office Talk présenté récemment par le Microsoft Lab.

Pour le moment cette solution n’a pas été officiellement lancée en France, mais les premiers retours sont plutôt positifs et donnent envie de tester la solution : Tibbr, A True Enterprise Collaboration Platform Providing Both Content and Context.

Vidéo à 360° et réalité augmentée pour Will.I.Am

Même si vous habitez depuis 10 ans dans une grotte, vous devez forcément connaître les Black Eye Peas (ou au moins leurs chansons). Même si leur site web est loin d’être à la hauteur, ils viennent de sortir une application iPhone qui risque de faire grand bruit : Will.I.Apps. Le principe est de vous faire pleinement profiter de leur nouveau titre (« The Time: The Dirty Bit« ) au travers d’une interface vidéo à 360° qui exploite l’accéléromètre de l’iPhone.

Williaps_360

Donc pour vous la faire simple : la vidéo a été filmée avec une caméra à 360° et vous devez tourner sur vous-même pour voir la scène en entier. Cette technologie a été développée par la société 3D360 et fonctionne parfaitement bien.

L’application permet aussi de jouer avec une fonction de réalité augmentée :

Williaps_AR

Rien de ce qui est disponible dans cette application n’est neuf (vidéo à 360°, réalité augmentée, utilisation de l’accéléromètre…) mais le fait de tout combiner autour du tube d’un des groupes les plus en vogue du moment est un coup de maitre. Pour vous rendre compte du fonctionnement, regardez donc cette vidéo :

http://play.dipdive.com/i/168545

L’expérience de visionnage de la vidéo et donc l’appréciation de la chanson est sublimée par les technologies mises en oeuvre. Même si l’application est payante, cette expérimentation va très certainement faire des émules et démocratiser la scénarisation des chansons et contenus (l’important n’est pas tant la création mais plutôt l’expérience proposée). Ça n’a rien à voir, mais figurez-vous que Will.I.Am vient d’être nommé au poste de « Directeur de l’innovation créative » chez Intel : Intel hires Will.I.Am as its ‘Director of Creative Innovation’.

(via Techcrunch)