Moshi Monsters dépasse les 35 millions de comptes

Dans les univers virtuels pour enfants il y a la super-star Habbo (10 ans, 200M d’utilisateurs et 22€ d’ARPPU pour Habbo), et il y a les autres. Parmi ceux-là, rares sont ceux qui ont dépassé la barre des 50 millions de comptes (Stardoll, Club Penguin et Poptropica). Ces derniers temps, un univers virtuel anglais fait beaucoup parler de lui : Moshi Monsters. Lancé en 2008, cet univers pour petits a connu une progression spectaculaire et vient de dépasser la barre des 35 millions de comptes créés.

MoshiMonsters_Registrations

Moshi Monsters est un univers gratuit, mais tout est mis en oeuvre pour vous faire basculer sur l’abonnement premium membership qui donne accès à plus de contenu et des fonctionnalités exclusives. Le principe est de vous faire adopter un monstre (parmi 6 espèces) et de vous en occuper au quotidien : lui trouver de la nourriture pour qu’il soit  en bonne santé et lui décorer sa maison (pour qu’il soit de bonne humeur).

MoshiMonsters_House

Il va donc très rapidement vous falloir de l’argent pour acheter nourriture et meubles. Pour ce faire, l’univers propose un certain nombre de jeux éducatifs qui permettent de gagner des rox. Les rox sont la monnaie virtuelle en cours dans l’univers, vous ne pouvez participer qu’à un nombre limité de jeux pour une journée. Les jeux sont bien conçus et parfaitement adaptés à la cible :

MoshiMonsters_Puzzles

Une fois que vous avez fait le tour de votre maison, vous pouvez vous aventurer dans les différents lieux communs (Mains Street, la fête foraine…) :

MoshiMonsters_Map

Ces lieux communs vous permettent de rencontrer d’autres monstres et de participer à d’autres jeux (et ainsi gagner plus de rox et de points d’expérience). Les seuls moyens de lancer une demande d’amitié sont de connaitre à l’avance les pseudo des autres joueurs (les amis IRL) ou de les avoir croisé en ville. La représentation visuelle est très simpliste, mais largement suffisante pour ce que les enfants ont à y faire :

MoshiMonsters_MainSt

Les villages sont également là où se trouvent les boutiques (principalement de la déco) :

MoshiMonsters_Shop

Il n’y a donc rien de très original dans ce que propose Moshi Monsters, si ce n’est un environnement virtuel cohérent et bien sécurisé pour les enfants (cf. Worlds In Motion’s Online World Atlas: Moshi Monsters). L’inscription annuelle est de 50$ et la plateforme annonce plus de 7 millions de comptes actifs. Les abonnements ainsi que les produits dérivés génèrent visiblement des revenus intéressants pour l’éditeur : Moshi Monsters: $100 Million in Projected Product Sales and You’ve Never Heard of Them.

Les revenus ainsi générés proviennent et permettent de développer un certain nombre de produits dérivés dont des peluches, goodies et autres bracelets de couleur, mais également un magazine papier (MoshiMag) ainsi qu’un jeu vidéo en préparation : Social gaming sensation Moshi Monsters breaks into the real world.

MoshiMonsters_Goodies

Le succès est au rendez-vous pour cet éditeur anglais indépendant qui s’active maintenant à la conquête des USA et du reste du monde : Moshi Monsters Toys To Launch In US et The Moshi Monsters have escaped from the computer. Be afraid – very afraid. La diversification ne va pas s’arrêter là puisque sont en préparation une émission TV, des cartes à collectionner, des livres, des applications mobiles…

La posture de l’éditeur est de proposer des interactions sociales plus riches que sur les autres univers virtuels pour enfants. Il prévoit ainsi d’élargir les possibilités d’interaction pour permettre aux enfants de consommer et partager toujours plus de contenus dans un environnement parfaitement sécurisé : Moshi Monsters Aims To Become The Facebook for Kids.

Venir titiller Club Penguin sur son propre territoire est donc un authentique tour de force pour un éditeur indépendant anglais. Je ne me risquerais pas à comparer les deux plateformes, mais le « produit » de Disney va devoir sacrément relever le niveau pour sécuriser ses parts de marché.

Comme toujours avec les univers virtuels pour enfants, les annonceurs n’ont pas leur place dans Moshi Monsters. Par contre, la réflexion que je me fais est la suivante : ces dizaines de millions d’enfants finiront bien par grandir, ils basculeront donc sur d’autres plateformes virtuelles / sociales et conserveront leurs habitudes de consommation et d’achat de produits virtuels. Les annonceurs ont donc tout intérêt à étudier ces différentes plateformes virtuelles pour préparer l’arrivée de ces futurs consommateurs sur des plateformes plus permissives (à l’image de Stardoll ou Bobba Bar).

En attendant, souhaitons bonne chance au petit poussin anglais, et autant de succès que Habbo ou Poptropica.

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