Arrêtez de vous plaindre, vous avez le fil d’actus que vous méritez

En ce moment, Facebook est dans la tourmente, car on l’accuse d’avoir influencé les élections américaines avec de faux articles (Fake stories outperformed real political news over the election’s final months). Si l’accusation a dans un premier temps amusé le fondateur, Mark Zuckerberg prend maintenant la chose beaucoup plus au sérieux et a annoncé une série de mesures pour lutter contre ce phénomène (Here’s how Facebook plans to fix its fake-news problem). Malgré ces annonces, le débat persiste, car le génie est sorti de sa boite et nous aurons beaucoup de mal à l’y faire rentrer (Fake news is just the beginning, there is much more ahead).

tpo20-stories

Lire la suite

Social Media Landscape 2016

Si vous cherchez la version française de cet article, elle est ici : Panorama des médias sociaux 2016.

The first version of my Social Media Landscape was published in 2008. Back at this time, the landscape wasn’t very different from what it is now: publishing, sharing, discussing and networking tools (we even begin to witness the come back of livecast tools like Periscope!). Nevertheless, I have published a new version every year, with growing popularity. The reason so many people are interesting in this landscape is because there are always new comers, and because it is very complex to apprehend. Moreover, social media are playing a major role in our daily lives (Facebook users are connected more than 30 minutes per day on average).

If originally, social media were designed for conversation and sharing purpose, they evolved into mainstream information / communication / engagement channels. After years of adding new functionalities and buyout, major social platforms like Facebook or Twitter became 21’s century dominant media.

Lire la suite

Panorama des médias sociaux 2016

You can find the english version of this article here: Social Media Landscape 2016.

Publié pour la première fois en 2008, mon panorama des médias sociaux est devenu au fil des ans mon marronnier : je le ressors au mois de mai comme certains nous refourguent les prix de l’immobilier ou le salaire des cadres. Croyez-le ou non, mais il ne se passe pas une semaine sans que l’on me contacte pour me demander l’autorisation d’exploiter l’une ou l’autre des versions du panorama. Si ce schéma a autant de succès, c’est que le sujet n’est pas simple à comprendre et qu’il occupe aujourd’hui une place prépondérante dans notre quotidien. Le dernier sondage que j’ai vu passer faisait état d’une moyenne de 30 minutes passé tous les jours sur Facebook.

Si à la base, les médias sociaux étaient des espaces de conversation et de partage, ce sont devenus des canaux d’information, de communication et d’interaction de tout premier ordre. Après de nombreuses années d’enrichissements fonctionnels et de rachats, les grandes plateformes sociales comme Facebook ou Twitter sont les médias dominants du XXIe siècle.

Lire la suite

Les médias sociaux ne sont pas des supports publicitaires, mais des canaux affinitaires et relationnels

La première fois que j’ai parlé de Facebook sur ce blog, c’était en 2006, soit il y a près de 10 ans. À l’échelle de l’humanité, une période de 10 ans ne représente presque rien. Et pourtant, Facebook et les médias sociaux ont irrémédiablement changé notre façon de communiquer, de nous rencontrer, de nous informer, de nous divertir… Au cours de cette période, les médias sociaux, aidés par la généralisation des smartphones, se sont durablement ancrés dans le quotidien des consommateurs. Idem pour les annonceurs qui se sont tranquillement installés dans une petite routine où leur budget de communication est ventilé en achat de bannières, de mots-clés sur Google et en publications sponsorisées sur les médias sociaux. Comme le dit l’adage : « il faut être là où les clients sont« . OK soit, mais cette approche est-elle encore viable à partir du moment où TOUT le monde veut être là où les clients sont ? Ce constat est particulièrement critique sur Facebook où la compétition pour l’attention est à son paroxysme. Et pourtant… cela n’empêche pas les annonceurs de s’acharner.

Lire la suite

La blogosphere à un tournant de son histoire

J’ai  ouvert ce blog il y a plus de 12 ans. Douze années au cours desquelles j’ai vu la blogosphère naitre, se développer, se transformer, se contracter… Nous sommes bientôt en 2016, et il est très difficile de se faire une idée de l’état réel de la blogosphère, surtout depuis que Technorati ne publie plus ses rapports annuels.

Avec la domination totale de Facebook, Twitter et autres Snapchat, vous avez peut-être l’impression que les blogs ont disparu, pourtant je peux vous assurer qu’ils sont encore là, du moins pour ceux qui savent chercher et qui se soucient un minimum de la qualité des contenus qu’ils consomment. Pour décrire la situation, je vous propose de prendre l’analogie de la télévision : il y a ceux qui ne sont pas très regardants et s’installent devant la première chaîne en attendant de se faire sagement informer / divertir avec des contenus formatés (dont l’objectif est de déplaire au moins de personnes possible) et ceux qui vont choisir leurs contenus à la main (sur Netflix ou autre) et décident du moment où ils vont les consommer. Pour les contenus en ligne, c’est la même chose : il y a la solution de facilité, se mettre devant son fil Facebook et attendre sagement que l’algorithme décide des contenus qui seront affichés, ou sélectionner ses sources en allant explorer la blogosphère. Et quand je dis « explorer », je n’exagère pas.

La blogosphère est plus active que jamais

J’ai assisté hier soir à la sixième édition des Golden Blog Awards. Je n’avais pas eu le temps (bon OK, le courage) de venir aux éditions précédentes, si bien que j’ai été fortement impressionné par l’ampleur de l’événement : un décor superbe et une salle comble.

gba6

J’ai vu au cours de cette soirée de nombreux talents (à l’image de Pierre, le grand gagnant de la soirée) et beaucoup de diversité : hommes, femmes, jeunes et… encore plus jeunes (de nombreux lauréats ressemblaient à des lycéens). J’y ai surtout vu des projets éditoriaux avec des approches très décalées (ex : Les Enjoliveuses, le Hollywood Rapporteur, ou Votre Tour du Monde).

Bref, il y avait du très beau monde et le niveau (éditorial) était très élevé. Je regrette que des blogs comme Aruco ou Siècle Digital n’aient pas été cités (je suis un lecteur régulier), mais le nombre de lauréats est limité. Donc tout va bien pour la blogosphère, sauf que…

De réelles menaces

Nous vivons à une époque où tout va plus vite, peut-être trop vite : plus personne n’a le temps de rien, le snacking media est devenu la norme. Nous constatons ainsi que les contenus sont de plus en plus visuels, nous n’avons plus le temps de décrire le présent avec des mots, alors une photo fera l’affaire (Instagram est maintenant plus gros que Twitter). De ce fait, les éditeurs et plateformes sociales privilégient les micro-contenus comme ceux que l’on trouve sur Snapchat ou Vine : plus faciles à consommer, surtout quand on « picore » tout au long de la journée.

Nous assistons également à l’avènement des plateformes de contenu : Snapchat Discover, Facebook Instant Articles, Google AMP, Apple News… sont les nouveaux portails d’information. Ce qui est vrai dans la distribution physique (concentration des enseignes et des services), l’est également dans le web : plus il y a de contenus et services, et plus vous avez de chance de fidéliser les internautes, de faire partie de leur quotidien, et de leur donner l’illusion qu’ils ont le contrôle (comme à l’époque de My Yahoo). Cette problématique de distribution des contenus sur les canaux numériques est complexe, et je n’ai pas la prétention d’y répondre dans cet article. Il n’empêche que je suis très inquiet quant à l’avenir du web en tant que média libre (sans une autorité centrale de régulation, ou un algorithme pour sélectionner ou écarter des sources).

Dans ce contexte où l’on essaye de contraindre le web dans des silos (pourquoi perdre du temps à chercher sur Google alors que vous pouvez trouver tout ce qui vous intéresse sur Facebook ?), les blogs se positionnent en tant qu’alternatives aux contenus trop pauvres ou trop formatés (ex : « 18 chiots nouveaux-nés prêts à découvrir le monde« , « Les rousses ne sont pas vraiment votre style ? Après ces 15 photos, vous allez changer d’avis…« ).

Je pense ne pas me tromper en disant que ce qui différencie un blogueur d’un journaliste est l’absence de contraintes éditoriales : les blogs sont des territoires d’expression qui ne sont régis par aucune règle éditoriale, pour le meilleur et le pire. Bien que ça ne soit pas aussi simple…

Vers une crise identitaire ?

La soirée d’hier soir était l’occasion d’aborder LA question ultime : qu’est-ce qu’un blog ? Cette question n’est pas simple, surtout quand on apprend que WordPress est installé sur près d’1/4 des sites web. Les différents interlocuteurs auxquels j’ai pu poser la question sont tous unanimes : un blog c’est avant tout une voix, un rédacteur… sauf quand il est anonyme… ou quand ils sont plusieurs. Non en fait, un blog c’est avant tout une passion, on ne le fait pas pour de l’argent… sauf qu’il faut bien payer ses factures, et qu’il y a de nombreux sponsors potentiels. Décrire un blog, et à fortiori la blogosphère, est une tâche plus ardue qu’il n’y parait.

Wikipedia nous donne une définition basique, mais qui reste pertinente : « Un blog, est un type de site web utilisé pour la publication périodique et régulière d’articles, généralement succincts, et rendant compte d’une actualité autour d’un sujet donné ou d’une profession« . À partir de là, nous pouvons identifier plusieurs types de blogs :

  • Les blogs personnels, rédigés par un individu passionné qui souhaite avant tout s’exprimer et partager (ex : Passeur de sciences) ;
  • Les blogs professionnels, tenus par des experts qui souhaitent démontrer et partager une expertise (je classe mon blog dans cette catégorie) ;
  • Les mini-medias, qui sont rédigés par des individus, des collectifs, des entreprises ou organisations diverses qui souhaitent toucher la plus large audience. Dans cette typologie, nous allons retrouver les blogs de mode et les portails en devenir comme Limonadier, Le petit shaman ou Untitled.

Plus largement, un blog sert à exprimer un point de vue. Certes, un blog peut servir à informer, mais la principale distinction avec des publications institutionnelles est que les rédacteurs partagent leurs idées / opinions et sont prêt à débattre (contrairement aux éditorialistes qui se contentent de donner leur point de vue sans voix retour). Les plateformes de blog de « nouvelle génération » comme Medium ou Ghost brouillent les pistes, mais le dénominateur commun reste cette notion de point de vue personnel.

De l’importance des commentaires

Un blog se définit selon moi par un contrat de lecture tacite entre le rédacteur et les lecteurs : on troc de l’objectivité pour de l’interaction. Les lecteurs de Korben vont y chercher des informations et astuces (ex : « Transformer une image en CSS« , « Comment cracker un mot de passe Windows« ), mais également des coups de gueule (ex : « Chers Youtubeurs…« ). Selon cette optique, une publication institutionnelle aura des lecteurs, tandis qu’un blog aura une communauté de lecteurs. La différence est subtile, mais elle a son importance.

Ces derniers temps, les commentaires se font de plus en plus rares, la faute à Twitter (en partie). Ils sont cependant une composante essentielle de la communauté des lecteurs. Sans eux, il n’y a plus d’échanges, on se contente de consommer des contenus au kilomètre. Je constate que les grandes solutions de gestion des commentaires comme Disqus ou LiveFyre se sont égarées (Disqus now you lets create your own forum et Livefyre Launches Ads in Comments), tant pis pour elles. Je reste très attaché aux commentaires et je déplore la baisse notable de dépôts de commentaires sur ce blog. À ce sujet, je veux bien admettre mes erreurs : j’ai été trop ambitieux à vouloir rédiger 8 blogs en même temps, mais je suis en train d’y remédier…

Peut-être y a-t-il également un problème de forme avec les commentaires : ils existent depuis 15 ans et n’ont quasiment pas évolué. J’avais mentionné l’année dernière la sortie de GraphComment, une solution française qui apporte une réponse pragmatique pour faciliter la lecture des commentaires (GraphComment veut dépoussiérer les commentaires). Peut-être qu’un dépoussiérage serait un moyen de redonner envie aux lecteurs de commenter…

Luttons contre la banalisation des contenus !

Vous pourriez penser que je fais une fixation, pourtant je ne suis pas le seul à m’inquiéter des Instant Articles de Facebook et plus généralement de la « plateformisation » du web (The Walled Gardens Of The Web Are Growing, The Web Is Dying, Apps Are Killing It, Facebook’s Quest To Absorb The Internet et Walled gardens and the wild west days of distributed content). Vous noterez au passage la pertinence de la question posée par ce dernier article : « Google AMP – walled garden or public park?« .

walled-garden

Je suis persuadé que ces solutions d’hébergement / distribution d’articles vont accélérer la dissolution des communautés de lecteurs. Sous prétexte d’améliorer le confort de lecture, elles piègent le lecteur dans l’illusion qu’il choisit ses sources, alors que c’est un algorithme qui décide pour lui. Pire : des solutions comme les Instant Articles rétrogradent les auteurs au statut de simple producteurs de contenus.

La blogosphère va-t-elle être victime de l’infobésité ? Peut-être, car nous subissons un phénomène de banalisation des contenus (« commoditization » en anglais) : ces derniers sont produits en masse pour combler les espaces entre les bannières et les publicités natives. Je n’insiste pas sur ce point, car j’ose espérer que vous vous en étiez rendu compte.

Je vous invite donc à lutter pour préserver la blogosphère telle que vous l’avez connue, et plus généralement pour préserver le web « ouvert » : lisez, explorez, partagez, commentez… En résumé : préservez votre statut d’internaute libre et privilégiez la qualité à la quantité.

/* – – – CONFIGURATION VARIABLES: MAKE SURE THE ID IS YOURS – – – */
window.graphcomment_id = ‘Fredcavazza-net’;
/* – – – DON’T EDIT BELOW THIS LINE – – – */
(function() {
if (document.URL) {
if (document.URL.indexOf(‘cavazza.net/’, document.URL.length – ‘cavazza.net/’.length) === -1) {
var gc = document.createElement(‘script’); gc.type = ‘text/javascript’; gc.async = true;
gc.src = ‘https://graphcomment.com/js/integration.js’;
(document.getElementsByTagName(‘head’)[0] || document.getElementsByTagName(‘body’)[0]).appendChild(gc);
}
}
})();

Snapchat sera-t-il le MTV du XXIe siècle ?

Les médias sociaux sont un écosystème décidément extrêmement riche et surtout incroyablement volatile. Il y a quelques années, MySpace régnait en maître sur le web, puis vient le tour de Facebook, et nous commençons maintenant à assister à l’irrésistible ascension de Snapchat. Pour celles et ceux qui ne connaissent pas, Snapchat est une application mobile qui permet de publier et d’envoyer des messages / photos / vidéos de façon éphémères (ils appellent ça un « Temporary Social Media« ). Autant Facebook se fait une mission de « protéger vos souvenirs » en mémorisant scrupuleusement le poindre de vos publications et likes, autant le succès de snapchat repose sur ce côté éphémère : les contenus publiés ne sont disponibles que 24h et sont supprimés une fois visionnés. Il existe d’autres applications mobiles proposant ce type de fonctionnalité, mais c’est sur ce principe de publications éphémères que Snapchat a bâti son succès auprès des jeunes, car ces derniers y voient un moyen très efficace de se lâcher sans avoir besoin d’en assumer les conséquences.

snapchat-screenshot

Si vous trouvez que cette application est difficile à prendre en main, le créateur propose une explication spartiate, mais limpide :

Le fait que les adultes ne comprennent pas le fonctionnement de cette application, et surtout n’y voient aucun intérêt, a beaucoup participé à son succès (même leur site web est limite incompréhensible). Si l’ouverture d’un compte Facebook est aujourd’hui considéré comme un rite de passage à l’adolescence, les jeunes s’en désintéressent très rapidement car ils y croisent leurs profs, parents et mêmes grands parents ! Du coup, les ados et pré-ados se tournent vers des plateformes sociales moins « grand public » pour pouvoir y faire des trucs de jeunes. Nous en serions resté là si cette application n’avait pas rencontré un succès phénoménal :

snapchat-countries

Comme vous pouvez le constater, Snapchat est assurément l’étoile montante des médias sociaux, celle dont tout le monde parle en ce moment. Ce qui fascine le plus chez Snapchat est sa popularité auprès d’un segment de population réputé très volatile. Cette application mobile affiche ainsi une insolente domination sur le segment des moins de 25 ans.

sm-age-group

Fort de son audience très homogène, les équipes de Snapchat ont petit à petit procédés à une stratégie de diversification avec le déploiement de nombreux services et fonctionnalités : conversation vidéo, publications ouvertes, publications géolocalisées, échange d’argent, intégration de contenus tiers… Le fait que Snapchat soit la seule plateforme sociale a avoir fait plier des éditeurs de contenus de renommée mondiale comme CNN, cosmopolitan ou le National Geographics n’est as anodin, c’est une authentique démonstration de force. Ils se payent même le luxe d’intégrer les contenus de MTV, comme quoi, la roue tourne !

La question de la monétisation n’a jamais été réellement abordée, si ce n’est à travers des snaps sponsorisés hors de prix (le ticket d’entrée est à 750.000$) : Snapchat’s Newest Money Maker Is A Sponsored Our Story For Samsung And The AMAs. Ils ont ensuite trouvé d’autres leviers de monétisation plutôt malins comme les évènements live sponsorisés (Snapchat Is Making Some Pretty Serious Money From Live Stories) et les filtres locaux sponsorisés (Snapchat turns geofilter digital stickers into revenue source).

snapchat-geofilters

Les choses se sont accélérées dernièrement avec un road show parfaitement orchestré du fondateur pour promouvoir les solutions publicitaires natives auprès des marques : How Snapchat’s CEO Plans to Conquer the Advertising World. Cette tournée promotionnelle a atteint son apogée cette semaine avec les annonces faites au Festival de la publicité à Cannes : Snapchat’s Evan Spiegel Goes to France, Asks for Ad Money and Makes a Video.

Les « Vertical Video Views » sont donc le nouveau format publicitaire de référence sur Snapchat avec une belle mécanique de ciblage dont on ne sait pas encore grand chose.

snapchat-3v

Et comme si ce n’était pas assez, ils poursuivent leur diversification avec la création d’une société de production de contenus : Snapchat, WPP and DailyMail Launch Content Marketing Agency.

C’est donc un quasi-sans faute pour cette startup californienne à laquelle tout réussi et dont personne n’arrive à endiguer la croissance, notamment Facebook qui a lancé plusieurs applications mobiles directement concurrentes sans succès. Snapchat est-il le futur Facebook ? Non, aucune chance. D’une part, car Facebook est 15 fois plus gros (leur audience approche les 1,5 MM d’utilisateurs), d’autres part, car ils n’ont pas le même positionnement : Facebook veut connecter tous les êtres humains entre-eux (c’est donc une sorte d’hypermarché des médias sociaux), alors que Snapchat s’adresse aux jeunes avec une proposition de valeur plutôt faible (faire des grimasse devant une caméra). Dans tous les cas de figure, n’oubliez pas que Facebook possèdent accessoirement Instagram, l’autre application mobile de référence auprès des jeunes.

Au final, comparer Snapchat à Facebook n’est pas réellement pertinent. Facebook est et restera une plateforme sociale, c’est dans ses gènes, tandis que Snapchat essaye de se transformer en média. Pour le moment, ce positionnement se passe plutôt bien, mais dans la mesure où ils n’ont qu’une expérience très limitée en matière de production de contenu, ils devront d’abord faire leurs preuves face à des mastodontes comme BuzzFeed ou Vice.

Social Media Landscape 2015

Si vous cherchez la version française de cet article, elle est ici : Panorama des médias sociaux 2015.

Seven years ago, I created a small diagram to illustrate the variety of existing social platforms, the Social Media Landscape was born! From the moment I published it, I began to witness connections from across the globe and started receiving messages from an incredibly broad crowd (journalists, authors, teachers…). Since then I published a new version of this landscape (nearly) every year: 2009, 2011, 2012, 2013 and 2014.

We are now in the middle of 2015, and it is time to unveil the latest version of this diagram. Does this landscape deserve a new version every year? Absolutely! The average internet user won’t probably notice it, but online social media is an ever evolving field, with tons of evolutions, new features, ins and outs. This is what this landscape is about: providing you with the most accurate vision on a yearly basis.

Out: Google+

Google’s social platform has been in the center of my diagram for several years, but despite tremendous efforts, Google+ never really caught-up. There are numerous reasons for this failure, one of the most obvious one is that they launched their social platform years after Facebook, Twitter… As everyone will tell you: « why changing when it is not broken?« . Google made the announcement three months ago (Google+ officially splits into Photos and Streams) and we begin to see the result with the launch of Google Photos and the disappearance of profile links.

In: Periscope, Imgur and Slack

Live video streaming services made a lot of noise during the SXSW festival, Meerkat was the first one, but Twitter decided to bet on Periscope. In order not to drown into a sterile debate, I added booth.

Unless you’ve decided to follow a digital detox program, you probably have noticed how GIF has became a huge part of the social web. There are countless GIF hosting services, but Imgur is probably, by far, the most popular one.

Another category which gain enormous traction is professional communication / collaboration social platform. Microsoft, IBM, SalesForce… all tried to prevail this category, but Slack seems to be THE ultimate enterprise social tool. So it is, I also added the aforementioned one because they are legitimate contenders.

1 large ecosystem and 4 major usages

Last year’s landscape was semi-circular, but I decided to use a circular diagram anew in order to fit more logos. Here is the resulting 2015 Social Media Landscape:

 

social-media-landscape-2015-944x1024

As you can see, social media is a vast ecosystem of online services structured around four main usages: publishing, sharing, discussing and networking. These four usages are not exclusive, since services like Tumblr allow members to fulfill various objectives (publish, share, discuss…).

At the center of this ecosystem, we find Facebook and Twitter. Not that this two social platforms are better than the others, but they managed to sit at the far end of the chain and gather all social interactions occurring inside this ecosystem. To be more accurate, Facebook and Twitter allow users to fulfill each of the four main social usages, but they also stand as relay.

At the center of the diagram, we will also find mobile applications. Applications like WeChat, Line, MessengerHangouts, WhatsApp, Viber, TangoKik, Kakao Talk and Snapchat where « simple » communication tools when they started, but they have evolved into much more sophisticated social objects adding more and more functionalities. Today, they stand for one-stopping-shopping apps, trying to be the digital Swiss knife in your pocket, allowing users to do various tasks from ordering a taxi, to playing games, to reading entire articles, to exchanging money with friends, to shopping online goods (Facebook’s Messenger Platform Must Go Beyond Apps And Embrace The Web).

We then find a vast array of online services and mobile apps split into four main usages :

I acknowledge this is a complicated diagram with a lot of logos, but it illustrate the variety and density of the social media ecosystem, and it’s far from being exhaustive! If you are looking for alternative diagrams, I shall recommend the Conversation Prism, the World Map of Social Network, the Guide to the Social Landscape, the Social Media Map or the China Social Media Landscape.

I hope you will find this diagram helpful, feel free to use and share it (by respecting the Creative Commons terms. If you have any remarks, or like to raise the attention on a particular unmentioned social platform, do so in the comments or email me.