Ciao + Digg = FeedBack 2.0

Si vous avez déjà acheté par internet alors vous devez forcément connaître Ciao, l’ancêtre des sites d’opinions, où les internautes s’expriment librement sur leurs expériences d’achat et leur ressenti vis-à-vis d’un produit ou d’un service.

Si vous surfouillez dans la galaxie des services web 2.0 alors vous devez forcément connaître des sites de journalisme citoyen comme Digg et Wikio, dont le principe est le suivant : ce sont les internautes qui soumettent des articles puis les commentent et les notent. Ce système de notes et de commentaires fait remonter en tête de liste (généralement la page d’accueil) les articles les plus populaires (pertinents ?).

Mélangez ces deux concepts et vous obtiendrez FeedBack 2.0, un service de création et de gestion d’espaces de dialogue entre marques et consommateurs qui sont basés sur le principe de suggestions et d’auto-modération. Je vous rassure, le concept va un peu plus loin qu’un mélange de Digg et Ciao, mais il me fallait bien prendre des exemples simples pour vulgariser.

Le fonctionnement est très simple : une marque créé un espace avec une thématique et un représentant officiel pour animer et cautionner l’initiative. Un échantillon représentatif de clients est ensuite amené à s’exprimer au travers de recommandations d’évolution et de suggestions d’amélioration. Suggestions qui sont commentées, notées et sur lesquelles le représentant de la marque prend position (« oui ça sera fait dans X temps », ‘ »non c’est trop complexe », « oui c’est à l’étude »…).

Ce principe vous dit quelque chose ? C’est normal, il a déjà été appliqué avec succès sur des sites comme Dell Idea Storm (pour améliorer les produits Dell) ou comme Noe (un site d’écologie participative).

Il existe déjà un certain nombre d’opérations réalisées par FeedBack 2.0 dont une qui est librement accessible pour le compte d’Exalead : feedback.exalead.fr.

La grosse opération du moment concerne la refonte du site Renault.fr avec un espace de dialogue accessible uniquement sur invitation (hélas). Les premiers retours sont très encourageants et je me réjouis d’avoir proposé cette solution de marketing collaboratif aux équipes de Renault.

Renault_FeedBack2.0

 

Tout l’intérêt de ces espaces de dialogues réside dans la faculté du service à cadrer les échanges et à éviter tout dérapage. Les suggestions sont libres, mais seules les plus pertinentes bénéficient d’une forte visibilité. Partant du principe que de toute façon les internautes communiquent et échangent entre eux (souvenez-vous de cette célèbre phrase : « markets are conversations« ), mieux vaut héberger ces discussions dans un contexte productif pour la marque (qui bénéficie de retours structurés) et pour les clients (qui voient évoluer leurs suggestions et surtout obtiennent un engagement / une réponse « officielle » de la marque).

Proximité et transparence sont donc de rigueur dans cette solution qui peut par certains aspects s’apparenter à de la CRM.

Bon bref, j’arrête là parce qu’après vous allez finir par croire que je suis en train de faire de la publicité déguisée ! Mais bon, le fait est que je crois fortement à ce type de service. En tout cas beaucoup plus fortement qu’en ces plateformes où l’on paye les blogeurs pour qu’ils s’expriment sur un produit ou un service (et toc !).

oSkope expérimente de nouveaux modes de présentation des listes de résultats

Connaissez-vous oSkope ? Il s’agit d’un moteur de visualisation des résultats de recherche en provenance de sites marchands (Amazon, eBay) ou de sites de partage (FlickR, YouTube).

Les résultats de recherche peuvent ainsi être présentés sous forme de grille, pile, bazar, liste ou encore graphique.

Ici le mode stack :

oSkope_Stack

 

Et ici le mode graph :

oSkope_Graph

 

Voici donc une expérience intéressante à mi-chemin entre Kartoo et les expérimentations visuelles de Jonathan Harris (We Feel Fine, Universe…).

(merci à François pour le lien)

Derniers préparatifs pour le Yulbiz-Paris N°3

Je vous rappelle que la troisième édition de Yulbiz-Paris va avoir lieu ce soir. Il y a déjà 83 personnes d’inscrites mais il reste encore de la place : Inscription Yulbiz-Paris N°3.

Pour celles et ceux que je vais croiser ce soir :

  1. prenez vos cartes de visites (je me charge des trombones)
  2. prenez aussi de quoi écrire (business comes first)
  3. n’oubliez pas de remplir le petit carnet avec la question du jour
  4. si vous publiez des photos de la soirée, merci d’utiliser les tags ‘yulbiz‘ et/ou ‘yulbiz-paris

Voilà, à ce soir.

Non au spam social de Quechup !

Grosse frayeur ce matin en découvrant des centaines de messages en réponse à des invitations pour rejoindre le réseau Quechup, invitations que je n’ai jamais envoyées.

N’acceptez en aucun cas ces invitations (qui proviennent pourtant de mon compte de messagerie).Je m’excuse auprès des centaines (milliers ?) de victimes de ce spam social orchestré par ce qui semble être une nouvelle génération de voyous du web.

Honte à moi, comment ai-je pu me faire berner par ce service ? Visiblement je ne suis pas le seul à être tombé dans le panneau, une simple recherche dans Google remonte un certain nombre de billets relatifs aux techniques honteuses et malhonnêtes utilisées par ce service :

Ce service repose sur un principe de prolifération virale diabolique. Voilà en gros comment s’est déroulé ce hold-up :

  1. J’ai reçu une invitation d’un proche me vantant les mérites d’un nouveau réseau social ;
  2. Comme je me passionne pour le web 2.0 et les réseaux sociaux je décide de cliquer sur le lien et de tester ce service ;
  3. Pas beaucoup d’informations sur leur site, aucun levier de différenciation par rapport aux autres réseaux ;
  4. Comme je suis un peu déçu et surtout intrigué par le fait que quelqu’un de mon entourage proche me recommande ce réseau, je décide de pousser un peu plus loin mon investigation ;
  5. Ils me proposent de rechercher dans mes contacts ceux qui sont membres dans ce réseau (une fonctionnalité « classique » déjà proposée par d’autres services comme Twitter ou Plaxo) ;
  6. J’entame alors un processus en plusieurs étapes (avec une étape finale de validation) pour fouiller dans ma base de contacts sous Gmail ;
  7. Un gros doute m’assaille, j’abandonne la procédure en cours et je me déconnecte ;
  8. Plus de nouvelle pendant plusieurs semaines, ni de relance de leur part ;
  9. Envoi massif d’invitations dans la nuit (sans mon accord) ;
  10. Grosse émotion ce matin en découvrant les centaines de messages (« Pourquoi cette invitation ?« , « Out of the office« …)

Et voilà, je me suis fait avoir comme un bleu, et je tremble à l’idée des centaines (milliers ?) d’invitations envoyées. Encore une fois je tiens à m’excuser publiquement pour la gène occasionnée. Et pour me faire pardonner, je m’engage à offrir un verre d’eau aux « victimes » que je croiserais au Yulbiz de la semaine prochaine ;-)

Plus sérieusement je suis choqué et profondément attristé par les méthodes de ces voyous. Qu’espèrent-ils ? Recruter un maximum de membres avec cette technique (à la limite de la légalité) et revendre leur service ? Une idée stupide et surtout une stratégie grotesque, car n’est pas Facebook ou LinkedIn qui veut.

Voilà en tout cas une bonne leçon qui nous met en garde contre la menace de ces nouveaux spameurs. Heureusement il est très simple de se désinscrire : Menu « Account » et cliquez sur « Cancel membership« .

Le pire dans cette histoire c’est que les spammeurs utilisent maintenant des techniques de plus en plus sophistiquées pour arriver à leur fin. Exemple avec cette incroyable histoire de chantage : This Guy Will Ask Spammers To Stop Spamming You.

L’invasion des mashups marchands

Il y a quelques temps je vous avais parlé de Cooqy, une étonnante boutique en ligne qui permettait de parcourir le catalogue d’eBay au travers d’une interface riche très puissante. Ce concept de mashup marchand (« shopping mashup » en anglais) a visiblement beaucoup progressé puisque que l’on trouve maintenant un grand nombre de ces nouveaux intermédiaires marchands.

Le site Mashable nous propose ainsi l’interview du fondateur de Earlymiser, un comparateur de prix qui agrège les catalogues d’Amazon, de eBay, de Shoppin.com et de Yahoo! Shopping : Shopping Mashup Case Study: EarlyMiser.

Earlymiser.jpg

Quel intérêt pour les utilisateurs ? Tout simplement de pouvoir faire des recherches unifiées (sur plusieurs catalogues en même temps) tout en bénéficiant de fonctionnalités avancées comme la comparaison de prix ou encore la recherche de produits similaires vendus en enchère. Vous souvenez-vous des meta-moteurs de recherche ? Et bien ici c’est la même chose mais avec une difficulté supplémentaire : marier les différents modèles de revenus (PPC et PPA).

Cet exemple n’est pas isolé, il existe ainsi une infinité de mashups marchands ciblés proposant une alternative très crédible aux sites traditionnels comme par exemple MotorMapUSA qui permet de positionner sur une carte les voitures d’occasion en vente sur eBay (c’est un peu le HousingMaps de la bagnole) ou encore
Camera Prices, un meta-moteur de comparaison de prix dédié à la photo.

MotorMapUSA.jpg

Et à ceux qui se demande si la chaîne de valeur du e-commerce peut supporter un maillon supplémentaire, je répond sans hésiter : oui ! Et vous ?