C’est combien ?

En ce moment, la grande question à la mode dans le business de l’utilisabilité c’est combien ? Souvenez-vous, suite à un premier article publié par Jakob Nielsen sur le nombre minimum de participants à un test-utilisateurs (Why You Only Need to Test With 5 Users), la société HFI publiait un autre article sur le sujet (Enough is enough… but five probably isn’t). Suivait ensuite un article plus technique sur la période de confiance, c’est-à-dire le temps qu’il ne faudra pas dépasser entre deux séries de tests (Restoring Confidence in Usability Results). Voici maintenant deux nouveaux articles sur le sujet :

  • The Culture of Usability sur le magazine en ligne NewArchitect, où il est question d’augmenter la fréquence des tests et non le nombre de participants ;
  • Card Sorting: How Many Users to Test toujours de Jackob Nielsen, où il préconise au moins 15 participants dans le cadre d’une session de tri par cartes.

Tout ça me laisse un peu de marbre. Ces querelles d’experts semblent être en effet beaucoup trop éloignées de la réalité d’un marché où compression des coûts et raccourcissement des délais sont les deux mots d’ordre. Voici donc ma conclusion : dans un premier temps, l’important n’est pas le nombre ou la méthode employée, mais le fait de FAIRE des tests. Juste les faire est déjà une très bonne démarche et une amélioration notoire par rapport à tous ces projets qui semblent plus être pilotés par l’ego du patron (ego-driven comme disent les anglo-saxons) que par les besoins réels des utilisateurs. Houlala, mais qu’est-ce que c’est ce coup de gueule ? Il faut vraiment que je me calme moi ! Vivement les vacances…

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