HumanML sur les traces de Passport

C’est nouveau ça vient de sortir : HumanML est un méta-langage dont l’objectif est de faciliter la communication entre les êtres humains et les machines : HumanML, the Human Markup Language. Le principe est d’aider les utilisateurs à trouver de l’information pertinente sur la base de caractéristiques (culturelles, physiques, psychologiques…) qu’ils déclareraient à l’aide de ce méta-langage.

Hum… Tout ça me parait un peu limite, non ? Est-ce que le consortium OASIS à la base du projet ne serait pas en train de nous refaire une sorte de Passport de Microsoft mais en standardisé ? Toujours est-il que __cela relance le débat sur la personnalisation_.

A ce sujet, allez donc jeter un oeil sur le billet que j’ai publié su le blog de ZDNet : Oui à la personnalisation… et au respect de la confidentialité.

Un commentaire sur “HumanML sur les traces de Passport

  1. Je viens de passer sur ZDnet, et je me dis en découvrant ton billet que tu as ben raison… Il y a dans le CRM une double mythologie, celle du « Total One To One » et du comportemental. Théorie idyllique : on demande et on connaît les motivations, le comportement, les souhaits, les ressources et les prjections d’achat et hop, on fait des propals qui tombent pile poil et même on dit qu’on va faire du marketing comportemental, personnalisé, prédictif. Seulement voilà, cela n’est plus du mkt mais de l’imaginaire. ça ne marche pas, tout au plus ça peut rapporter un peu de sous à un éditeur de BDD ou autre logiciel qui aura été assez malin pour convaincre quelques entreprises. en revanche ça permet de réfléchir sur l’irruption du mythe dans ce que nous pensons être le plus « scientifique » et technologique, je trouve que c’est le principal intérêt de ces tentatives qui reviennent régulièrement malgré un certains nombres de crashes (je pense par ex. aux fameuses mégabases de 1996-97). En fait, ces trucs sont issus d’une erreur d’ordre épistémologique. Présupposés erronés et non décryptés => ça marche pas et ça coûte des sous.

    
    
  2. Oui flo, j’irais même plus loin en disant : cela a-t-il un sens de vouloir modéliser un être humain ? Honnêtement je ne pense pas et c’est ce qui nous différencie des machines. La psychologie humaine (au sens comportement) est bien trop complexe pour que des systèmes informatiques puissent l’assimiler et faire des recommandations spontanées réellement pertinente, en tout cas suffisamment pour infléchir sur une décision d’achat. A moins que… l’informatique quantique… /Fred /Fred

  3. la modélisation encore un mythe qui ne nous lâche pas… Décidément la technologie c’est de la poétique. Plus sérieusement : je ne suis pas contre, mais à condition de bien définir le champs de validité. Informatique quantique : j’ai ouï dire qu’elle consiste à intégrer les disruptions qui caractérisent les univers « naturels » (autre concept bien embarrassant). Alors dans l’absolu, oui, on peut imaginer. Sauf que… moi client réel dans mon espace temps de mon quotidien, comment mon « modèle » fera-t-il pour que ses disruptions s’ajustent aux miennes ? Plus le temps passe, plus ses chances de s’éloigner de « moi » augmentent. On peut créer un modèle et se donner les moyens de le faire vivre. En revanche, espérer prévoir, contrôler son devenir c’est autre chose. Alors quitte à avoir de l’incontrôlable, autant laisser faire le client : avec lui au moins on a l’habitude.

    
    

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