Le manuel du bon blogger par Seth Godin

On ne présente plus Seth Godin, grand marketeux et gourou de l’internet. Faisans suite à la publication d’un premier livre électronique (Knock Knock), il vient de mettre en ligne un second ouvrage dédié aux blogs : Who’s There? the new ebook. Je vous recommande de le télécharger pour 3 raisons :

  1. C’est gratuit ;
  2. L’auteur a plein de choses intelligentes à dire ;
  3. Il y a beaucoup trop d’idées préconçus sur les blogs

Dès que j’ai fini de le lire je vous ferais un petit compte-rendu.

Madonna adopte la technique de conception centrée sur les utilisateurs

Décidément, elle est trop forte cette Madonna. Le site Marketing Alternatif nous relate ainsi comment Madonna a testé les maquettes des chansons de son futur album auprès de clubbers : Pour son dixième album « Confessions On A Dancefloor », Madonna a étudié les réactions des clubbers durant tout le mois de juin de Liverpool à Ibiza. A chaque passage l’une de ses chansons passées (sans sa voix), le dancefloor a été filmé pour voir les réactions des clubbers. Suite à cela, elle a sélectionné les chansons ayant le plus de succès pour son futur album.

Plus d’infos ici : Madonna // étude des dancefloors européens en live !.

Applications partagées : la liste s’allonge

Visiblement le web 2.0 est un concept qui reste encore mal compris, même par le lectorat de ce site qui est pourtant très technophile. Je vous propose ce matin de vulgariser une notion barbare : les API. Mais avant de nous lancer dans une définition, suivez donc mon raisonnement et vous allez tout comprendre :

  1. Nous avons vu que le web 2.0 avait l’ambition de proposer mieux et plus simple ;
  2. Plus simple pour les utilisateurs et mieux pour les machines (ou les programmes) ;
  3. Simplifier la tâche des programmes ça veut dire leur apprendre une langue qu’ils sont tous en mesure de comprendre (le XML) ;
  4. Et un cadre pour qu’ils coopèrent entre eux (les API).

C’est donc ça. Si vous avez un service en ligne (admettons un service de calendrier) et que vous souhaitez en étendre l’utilisation, le meilleur moyens est de faire en sorte que ce service puisse être utilisé par d’autres services pour le compte d’utilisateurs finaux. Et ce moyen ce sont les API.

Dans API il y a I comme Interface, c’est à dire une interface pour que deux applications puissent dialoguer entre elles. Par exemple pour qu’une application en ligne de portail personnalisée puisse rapatrier des informations détenues par d’autres applications (dont notre service en ligne de calendrier). J’utilise pour cela le terme application partagée. Ça va sûrement en faire hurler certains, mais ça va surtout aider la majorité à comprendre un peu mieux le monde étrange de l’informatique.

Vous ne le savez peut-être pas mais vous avez sans le savoir déjà utilisé de nombreuses API dont la fameuse API de Google Maps (voir à ce sujet le billet suivant : Google Maps en vrac).

Et pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous propose de jeter un oeil sur cette liste d’API ainsi que sur le blog qui va avec : ProgrammableWeb.

L’avenir de la recherche ?

Je viens de lire un billet sur le très bon site InternetActu qui concerne l’avenir de la recherche et notamment la recherche en situation de mobilité. L’auteur du billet cite un article publié dans le Time Magazine : Vous atterrissez tard dans la soirée dans une ville où vous ne connaissez personne. Vous n’avez pas eu le temps de réserver un hôtel, votre bagage ne s’est pas présenté dans le carroussel et l’air conditionné de l’avion vous a donné un petit mal de gorge. Que faire ? Avec votre téléphone mobile, vous Googlez votre valise (elle est équipée d’une petite puce qui vous permet de la localiser) pour constater qu’elle a été déposée 200 mètres plus loin, au terminal suivant. En allant la chercher, vous en profitez pour chercher une chambre d’hôtel. L’écran de votre téléphone vous montre des images de plusieurs hôtels dans votre gamme de prix, avec des vues depuis la fenêtre de votre chambre. Votre moteur de recherche vous donne la liste des pharmacies qui sont encore ouvertes à cet heure et vous annonce que votre groupe de blues favori jouera au festival de la ville durant le week-end. Le moteur, qui peut chercher sur votre ordinateur resté à domicile, vous rappelle qu’un ami de collège vous a envoyé un mail il y a un an pour vous dire que lui et sa femme avaient déménagé dans cette ville (ce que vous aviez oublié). Vous décidez de les inviter au festival.

La lecture de cet extrait me mène à la réflexion suivante : Et puis quoi encore, vous prenez vraiment vos lecteurs pour des ânes !. J’avoue être un enthousiaste des nouvelles technologies et des dernières innovations, mais il y a quand même une certaine limite à ne pas dépasser où l’on sort du cadre de l’innovation pour tomber dans celui de la science-fiction. La réalité des services mobiles est en effet loin de la promesse et la situation que décrit ce journaliste du Time Magazine ne se produira sans doute jamais :

  • trop lourd techniquement (vous imaginez le nombre de requêtes) ;
  • trop intrusif (qui va tolérer de se faire modéliser sa vie privée à ce point ?) ;
  • trop naïf (qui va payer pour développer tout ses services ?).

Par contre, le reste du billet pointe sur des services mobiles innovant et notamment Mobot (Il suffit ainsi de prendre la photo d’une affiche de film pour accéder à de l’information sur celui-ci, réserver ses tickets, trouver le cinéma le plus proche).

Il est vrai que le secteur de la recherche d’information est en pleine ébullition et que l’on voit émerger des concepts surprenant comme la recherche audio (Blinkx, SingingFish) ou la recherche sociale (Yahoo! My Web, Rollyo).

On ne peut pas plaire à tout le monde

Non rassurez-vous je ne vais pas vous parler de l’émission de Marc-Olivier Fogielle d’hier soir mais plutôt du dernier article de Gerry McGovern : Web manager: you can’t serve everybody. L’auteur y explique que sur un site web il faut faire des choix et que l’on ne peut pas satisfaire tout les utilisateurs.

Et ceci pour plusieurs raisons :

  • Chaque fois que vous ciblez une audience en particulier, vous en délaissez une autre ;
  • Chaque fois que vous publiez du contenu, vous rendez le contenu existant plus difficile à trouver.

D’où la nécessité de faire des choix et de donner des priorités (prioritiser ? prioriser ? priorisiser ?)

Et tant qu’on y est je vous recommande également cet article sur les qualités requises pour être un bon rédacteur : Good Online Copywriters Are … (et la liste est longue !).