Vous avez 50 millisecondes pour convaincre

Malcolm Gladwell nous avait ouvert les yeux (sans mauvais jeux de mots) sur la capacité des visiteurs d’un site web à juger un site web en un clignement d’oeil (blink en anglais). D’ailleurs il a écrit un livre à ce sujet : Blink.

Pour tous les sceptiques, je vous propose de découvrir cette étude publiée par le magazine Nature qui démontre que les utilisateurs d’internent sont capables de se faire une opinion sur un site web en 50 millisecondes : Web users judge sites in the blink of an eye.

Et là vous le direz : ce n’est qu’une opinion, si cette première impression n’est pas bonne nous pourrons toujours corriger cela plus tard. Faux. Comme le disent les frères Eisenberg : les clients achètent en faisait confiance à leurs émotions et justifient leur choix avec les informations dont ils disposent. En d’autres termes : nos émotions conditionnent nos achats. Et c’est là où la première impression est cruciale.

C’est dans le lobe frontale que nos émotions sont traitées, si les personnes ayant subi un traumatisme du lobe frontale sont incapables de prendre une décision ce n’est pas un hasard. Les émotions que nous ressentons viennent alimenter la partie analytique de notre cerveau qui se charge de traiter la prise de décision. Tout cartésien que vous pouvez être, c’est vos émotions qui initient une décision d’achat.

Moralité : vous avez 50 millisecondes pour convaincre. Et comme vous n’aurez pas deux occasions de faire une première bonne impression, vous avez tout intérêt à soigner votre page d’accueil ou vos pages d’entrée.

Un commentaire sur “Vous avez 50 millisecondes pour convaincre

  1. z720, en fait il est tout à fait possible de faire vibrer la corde émotionnelle des visiteurs avec une intro qui se lance très rapidement et qui charge le contenu du site en arrière plan tout en véhiculant un message. Mais bon, c’est touchy quand même… Nicolas, pour les flux RSS de commentaires d’un billet précis, il faut demander ça à Mr Dotclear qui prépare une version 2. /Fred

  2. Oui, et je me suis laissée dire que dès fin février… Je crois que je vais devenir Dotclearienne ! Fred, une question : quelle est la différence entre une mise en page fluide et une mise en page élastique ? Intéressant par ailleurs le point de vue qui réconcilie émotion et process de décision : on a longtemps fondé les hypothèses mkt sur le vieux principe de la séparation de « l’âme et du corps » (ça marque), alors qu’une théorie holistique semble mieux à même de rendre compte de ce qui se passe dans nos têtes. En effet, il n’y a pas d’un côté un « phénomène émotif », et de l’autre un « phénomène rationnel ». Maintenant, est-ce que la décision, au sens étymologique, est prise très en amont ? a mon avis, si elle va dans le sens d’un rejet, ce serait plutôt oui (la dissuasion intervient tôt et de façon radicale) ; en revanche, une décision qui va dans le sens du « oui » (j’adhère, j’achète, je deviens membre) relève d’un process plus long. mais il y a un truc, un microphénomène, qui se passe tout au début, sur un site, c’est vrai, comme lorsqu’on rencontre quelqu’un : il y a ou pas empathie. ça passe, ou pas. Et le point se joue très vite.

  3. Oui, et je me suis laissée dire que dès fin février… Je crois que je vais devenir Dotclearienne ! Fred, une question : quelle est la différence entre une mise en page fluide et une mise en page élastique ? Intéressant par ailleurs le point de vue qui réconcilie émotion et process de décision : on a longtemps fondé les hypothèses mkt sur le vieux principe de la séparation de « l’âme et du corps » (ça marque), alors qu’une théorie holistique semble mieux à même de rendre compte de ce qui se passe dans nos têtes. En effet, il n’y a pas d’un côté un « phénomène émotif », et de l’autre un « phénomène rationnel ». Maintenant, est-ce que la décision, au sens étymologique, est prise très en amont ? a mon avis, si elle va dans le sens d’un rejet, ce serait plutôt oui (la dissuasion intervient tôt et de façon radicale) ; en revanche, une décision qui va dans le sens du « oui » (j’adhère, j’achète, je deviens membre) relève d’un process plus long. mais il y a un truc, un microphénomène, qui se passe tout au début, sur un site, c’est vrai, comme lorsqu’on rencontre quelqu’un : il y a ou pas empathie. ça passe, ou pas. Et le point se joue très vite.

  4. Flo, une mise en page fluide s’étire quand tu redimenssionnes la page (ce n’est pas le cas de ce site), alors qu’une mise en page élastique est figée en largeur mais s’agrandit quand tu changes la taille de la police (via le menu « Affichage » > « Taille de texte »), essayes et tu va vite comprendre ;-) /Fred

  5. merci Fred !!! J’avais en effet fait le test au moment où tu as fait un billet dans lequel tu parlais de ta mep élastique. Tu es un amour de répondre même aux questions les plus bêtes basiques. Apparemment la mep fluide n’est pas très adoptée, non ? Je ne crois pas l’avoir rencontrée très souvent. Ou alors c’est que la taille de mon écran ne m’a pas permis d’être gênée.

  6. Comme il disent, ça le fait ou ça le fait pas, et le look and feel ça se passe donc en 50 millisecondes ? C’est plus de la compression du temps ça, c’est de l’alchimie.

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