De l’intérêt de proposer un accès immédiat aux autres produits d’une même catégorie

Aviez-vous remarqué qu’il était possible sur le site American Eagle d’avoir accès à l’ensemble des produits d’une catégorie directement depuis la page produit (au survol de la souris sur le bandeau ‘View All‘) :

AE_Category_Pannel.jpg

Au-delà de l’aspect pratique je me demande dans quelle mesure ce raccourcis ne perturbe pas la lecture de la page et surtout n’entre pas en compétition avec les pages de catégorie (qui sont tout de même faites par ça !).

(via Get Elastic)

Bucarest, premières impressions

A peine arrivé, c’est déjà presque la fin de mon (trop) court séjour à Bucarest. L’occasion pour moi de vous livrer mes impressions sur cette ville hors-norme. Je tiens à préciser que mes impressions sont fondées sur une visite éclair de quelques heures, merci à mon guide.

Je pense que je ne froisserais personne en disant que Bucarest est la ville de tous les paradoxes : à la fois superbe par ces très nombreux bâtiments historiques, et désolée par l’état lamentable des routes et trottoirs ainsi que par les nombreux bâtiments en quasi-ruine. Après enquête auprès de mon « guide », il semblerait qu’au sortir des terribles années de dictatures communistes, la rénovation des chaussées n’était pas une priorité (faible euphémisme). Rajoutez à cela de fréquents tremblements de terre qui fragilisent (et condamnent) de nombreux immeubles que leur propriétaire ne veulent pas rénover, un stationnement complètement anarchique, un centre-ville en travaux et vous aurez l’impression de traverser un immense chantier (ils y travaillent jours et nuits) :

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Pour celles et ceux qui savent faire abstraction de ces petits tracas, vous aurez alors l’immense privilège d’admirer de magnifiques réalisations cubiques « à la roumaine » :

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Bucarest c’est également un étonnent mélange d’architecture du début de siècle (très similaire à ce que l’on peut trouver à Paris) et d’inspiration byzantine (dépaysement assuré) :

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Très peu de boutiques (elles sont concentrées dans des immenses centres commerciaux en périphérie de la ville) et de cafés (quelques bars mais sans plus).

Il y a également un surprenant « quartier riche » dans le quel nous nous sommes perdus en cherchant mon hôtel : immeubles résidentiels et trottoirs tout neufs, un vigile à chaque coins de rue, une débauches de grosses cylindrées allemandes.

Bucarest c’est également une ville qui se transforme la nuit en un gigantesque terrain de jeu pour chiens errants et bandes de jeunes désœuvrés. Pas très rassurant… mais qui est compensé par une vie sociale nocturne étonnamment développée : nous nous sommes fait refoulé de 2 restos qui affichaient complet un mardi soir !

Puisque l’on parle de resto, j’ai eu l’occasion de gouter à la bière locale (Ursus, qui ressemble à de l’Heineken) et aux spécialités locales : une soupe dont je me souviens plus trop le contenu, une sorte d’omelette de pomme de terre avec du fromage et des saucisses fines au goût proche de nos merguez :

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L’ambiance générale est plutôt très agréable (si ce n’est le style de conduite) et je garde un bon souvenir de ces quelques heures passées dans la capitale. Je ne sais pas si j’y retournerais un jour, mais je suis ravi d’avoir pu séjourner dans ce petit poucet de l’union européenne. Leur passage à l’euro est programmé pour 2012, une authentique bouffée d’oxygène pour notre marché commun.

Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?

Voilà plus d’un an que j’ai commencé à vous parler de Twitter, une année riche pour ce service qui intrigue autant qu’il passionne et qui reste une valeur sûr dans cette profusion de nouveaux médias sociaux. Pour celles et ceux qui ont raté le coche, il est encore largement temps de prendre le train en marche : Twitter in Plain English.

Pourquoi un tel engouement ? Peut-être parce que ce service à priori simpliste se révèle être une authentique pépite : un catalyseur de pratiques sociales de nouvelle génération. De nouvelle génération ? Oui tout à fait, des pratiques plus spontanées, plus informelles, avec d’avantage de proximité mais paradoxalement moins d’intrusion et de pollution. Nouvelle génération ensuite car il se passe des choses merveilleuses sur Twitter (à l’image de cette demande en mariage : Did We Just Witness a Twitter Marriage Proposal?) et que personne n’est encore tout à fait d’accord sur les raisons du succès (The secret to Twitter, The secret to Twitter, part II et A Twitter Primer), la preuve que le concept n’a pas encore dévoilé tout son potentiel.

Nouvelle génération enfin car il faut bien reconnaitre que les réseaux sociaux tels que nous les connaissons commencent sérieusement à s’essouffler (Twitter is The New Facebook). Dernière preuve en date : le rachat de Bebo par AOL (AOL + Bebo = Still No Market Differentiation), un flagrant constat d’échec de la part d’un portail à bout de souffle qui jette son dévolue sur une proie facile. Reconnaissez-le : si les réseaux sociaux n’intéressent pas les fonds d’investissement c’est qu’il y a un réel problème de modèle économique, seuls les portails y trouvent leur compte en achetant de l’audience au prix fort.

En fait c’est une longue discussion avec Dan Berte qui m’a fait ouvrir les yeux et redécouvrir ce service sous un nouvel angle. Twitter est en quelque sorte la CB du web : un pseudo-réseau social informel qui se développe et évolue au hasard des rencontres. Les messages y sont brefs et sincères, on s’échange des tuyaux, on demande des conseils, on raconte son quotidien à qui veut bien vous suivre, le tout en tâche de fond. N’y voyez pas une quelconque évolution de l’email ou de la messagerie instantanée, c’est simplement une nouvelle forme d’expression et d’interaction sociale (la CB remplace-t-elle le téléphone ?).

La force de Twitter réside dans sa capacité à n’intéresser à priori personne mais au final beaucoup de monde. C’est très certainement le format extrêmement court des messages (moins de 140 caractères) qui assure le succès de ce service : il force les utilisateurs à être concis dans leurs messages qui du coup ne perturbent pas trop l’attention des lecteurs.

Idéal pour faire la couverture d’évènements en live (cf. Twitter crowd goes bananas at SXSW), les twitteurs sont comme des témoins quasi-anonymes qui trouvent également leur place dans un contexte marchand (Shopalize) ou d’entreprise (cf. The Beauty, Secrets and Utility of Twitter for Business et How companies connect using Twitter). Il existe ainsi des sur-couches applicatives permettant d’étendre les capacités de Twitter comme ce service d’aggrégation et de création de groupes : TweetPeek.

L’activité sociale des réseaux de twitteurs est bien plus développées que vous ne l’imaginez : il se passe réellement quelque chose durant ces échanges éphémères où votre prochain n’est jamais très loin. Il vous suffit alors de solliciter vos followers pour obtenir une réponse quasi-instantanée (voir à ce sujet Shouldi, un service à mi-chemin entre Twitter et Yahoo! Answers).

Les deux exemples de déclinaisons précédemment cités illustrent le grand paradoxe de Twitter : un outil incroyablement minimaliste qui est pourtant capable d’orchestrer des relations sociales bien plus complexes que ne le font les réseaux sociaux traditionnels (oui c’est bien de Facebook dont je parle).

Au final on en vient à se demander pourquoi il n’existe que si peu de concurrents à Twitter, et surtout pourquoi Google ne parvient pas à faire quelque chose d’intéressant après le rachat de DodgeBall et Jaiku (deux services proches).

Je me lancerais bien dans une petite prédiction : le rachat de Twitter par Yahoo!. Cela pourrait faire du sens : compléter une gamme de services “2.0″ très large (MyBlogLog, FlickR, del.icio.us, Buzz) et faire le pont avec des services encore plus avant-gardistes (Yahoo! Live). Alors, vous y croyez ?

/! Article innitialement publié sur FredCavazza.net.

WipeOut + Kart Rider = Exalight

Neuf Cegetel innove et se lance dans le MMOG avec Exalight, un jeu de course futuriste à mi-chemin entre WipeOut et Kart Rider : Neuf Cegetel et F4 lancent Exalight.

« Fruit d’un partenariat entre Neuf Cegetel et F4, le projet Exalight a été développé depuis plus de deux ans. Exalight s’appuie à la fois sur le savoir-faire de Neuf Cegetel en matière de réseau haut-débit et sur le talent de F4 en matière de création d’univers virtuels. Exalight a été en phase de bêta-test fermé depuis juillet 2007 et en bêta-test public depuis début mars 2008. Près de 15 000 joueurs ont participé à cette phase de tests et d’ajustements. »

Le résultat est à priori plutôt réussi (à en juger par les premières images du jeu ainsi que les vidéos qui tournent sur YouTube) :

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Il y a également tout un univers virtuel à visiter (pour l’instant trois cités) :

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Bon par contre au niveau du modèle économique, ils sont loin… très très loin de ce que l’on peut voir en Corée du Sud (notamment Drift City en cie…).

Toujours plus de spams dans les médias sociaux

Les spammeurs sont comme les pigeons : des parasites dont il est quasiment impossible de se débarrasser. Après s’être attaqué aux blogs (La moitié des blogs serait du spam déguisé ?) et aux réseaux sociaux (Après le spam, le splog, voici le spambook ?), voici que les spammeurs s’attaquent maintenant aux calendriers en ligne et aux outils de micro-blogging :

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me déprime…