Facebook va-t-il remplacer notre carnet d’adresses ?

Aviez-vous remarqué cette fonction : Facebook Phonebook. Elle vous permet d’avoir la liste des numéros de téléphones de tous vos contacts :

Facebook_Phonebook.jpg

Ne trouvez-vous pas étrange qu’une telle fonctionnalité n’est pas bénéficiée de plus d’attention ? Elle a pourtant été lancée l’année dernière (cf. Facebook as a Phonebook). Même si cela peut être utile lorsque vous perdez votre téléphone (et donc les N° qui sont stockées sur la carte SIM – cf. I lost my phone), cela remet sur le devant de la scène l’éternelle question de la confidentialité. Autant cela ne me gène pas d’accepter les nombreuses demandes d' »amitié », autant cela me fait un peu peur de savoir que mon N° de téléphone personnel est présent dans le carnet d’adresses de mes 1.200 contacts.

Certains y voient tout de même un intérêt : Get a Printable Phone List of All Your Facebook Friends.

Alors bien évidement j’ai le choix de ne pas mettre mon N° de téléphone… mais ils pourraient prévenir, non ? Comme à chaque fois je trouve le manque de pédagogie flagrant pou un « outil social » aussi puissant que Facebook. Pas étonnant que la CNIL et la commission européenne s’y intéresse (cf. Doit-on s’inquiéter de la collecte de données personnelles par les médias sociaux ?).

Bon bref, je ne sais plus trop pourquoi j’ai entamé la rédaction de ce billet, mais tout cas vous voilà maintenant au courant de l’existence de cette fonctionnalité.

(via Cédric Giorgi)

Qu’est-ce qu’un ami ?

Depuis quelque temps j’ai plein d’amis. C’est même fou le nombre d’amis que j’ai accumulés sur les différentes plateformes sociales (LinkedIn, Viadeo, Xing, Facebook, Plaxo, Orkut, FlickR, Skype, Google Talk…). Par contre ce qui est surprenant c’est que toutes celles et ceux que je considère comme mes vrais amis (qui sont dans mon carnet d’adresses) ne sont pas dans ces listes.

Bref, cette profusion d’amis me pousse à me poser les questions suivantes : Quelle est la réelle nature de mes relations sociales avec ces personnes ? Existe-t-il réellement un lien entre elles et moi (autre qu’une ligne dans une base de données) ? Quelle est la définition que l’on pourrait donner d’un ami dans le sens « médias sociaux » du terme ?

Car il faut bien avouer que cette notion d’amitié est un peu superficielle. Bien évidement rien ne vous empêche de sympathiser voir de vous marier avec les personnes qui sont dans votre buddy list, mais force est de constater que « ami » n’est pas forcément le bon terme.

Les systèmes de messagerie en ligne sont plus sobres et parlent de « contacts« , mais ce n’est pas trop engageant. Certains réseaux sociaux essayent de moduler cette notion d’amitié avec des qualificatifs comme « Family« , « Friend« , « Work« , « Haven’t met« … C’est mieux mais la liste devrait être plus précise, et là nous entrerions dans une description bien trop précise du graph social qui pourrait en faire fuir plus d’un (façon Facebook).

Peut être la bonne approche est celle de Twitter qui parle de « Followers » (plus subtile que les « Fans » de Plurk), des personnes qui vous suivent (de près ou de loin), ce ne sont ni des contacts ni des étrangers, et surtout ils n’y a pas d’autorisation ou de confirmation à donner.

Bref, pour que les plateformes sociales évoluent dans le bon sens (un graph social plus précis mais sans trop empiété sur la confidentialité) il faudrait complètement revoir cette notion d’amis en lui injectant une couche d’intelligence. Peut-être un premier pas vers un web sémantique social ? Finalement peut-être que des grammaires sémantiques comme FOAF ou XFN avaient une longueur d’avance…. Peut-être qu’en faisant évoluer des microformats comme hCard nous arriverions à un résultat similaire ? Peut-être que des initiatives d’interopérabilité comme DataPortability ou OpenId pourraient apporter une solution (en impliquant un tiers de confiance qui serait le garant du respect de la confidentialité) ?

Ou peut-être pas. Tout simplement car les utilisateurs ne souhaiterons jamais franchir cette barrière (et conserverons deux listes d’amis : virtuels et réels). Ou tout simplement parce que ce n’est pas compatible avec les scénarios de monétisation des plateformes sociales.

Vaste question à laquelle je n’ai pas la prétention de répondre… et visiblement je ne suis pas le seul à me la poser : Understanding the Value of ‘Friends’ in Social Media Websites.

Meez lance son (mini) univers virtuel

Vous connaissez Meez ? Mais si enfin, cette plateforme de création d’avatars que l’on peut ensuite exporter sur différentes plateformes sociales (Meez : Avatars for MySpace, Xanga and IM) et même sur Facebook (Meez Roomz & Games). Hé bien figurez-vous qu’ils viennent de lancer un simili-univers virtuels : Meez Finally Launches Virtual World.

Meez_Hangouts

 

Plutôt que d’univers virtuel, je préfèrerais appeler ça du tchat 3D amélioré dans la mesure où il n’existe qu’un nombre encore limité de lieux publics et que l’achat de pièces privatives est encore très restrictif (mais attendons-nous à une montée en puissance dans les prochaines semaines).

Toujours est-il que la création d’avatar est toujours aussi efficace :

MeezAvatar

 

 

Il faut ensuite choisir l’un des différents quartiers de Meez Nation :

MeezNation

 

Pour le moment les quelques lieux publics sont encore un peu désert. Il faut plutôt allez voir du côté des Meez Games pour trouver de l’animation :

MeezGames

 

Moralité : Un concurrent de plus dans le créneau archi-concurrentiel des tchats 3D (IMVU…), mais une bonne projection de ce que Yahoo! pourrait faire avec Yahoo! Avatars s’ils s’en donnaient les moyens !

Apple chercherait-il une alternative à Flash ?

C’est en tout cas la question que se pose Ryan Stewart sur son blog : Apple finally goes RIA. En fait le « débat » tourne autour de SproutCore, un framework RIA qui repose sur Ajax (donc de l’HTML et du javascript). Il semblerait qu’Apple ait embauché son créateur (Charles Jolley) dans l’équipe de développement du tout nouveau Mobile Me (l’offre SaaS qui remplace .Mac).

Pourquoi faire cela ? Tout simplement pour internaliser des compétences capables de créer des interfaces sophistiquées (justifiant l’abonnement annuel à Mobile Me) sans pour autant avoir recours à Flash (la propriété d’Adobe avec qui Apple s’est fâché au sujet de l’iPhone).

Vous avez dit iPhone ? Oui tout à fait, car c’est bien de cela dont il est question : maîtriser la chaîne de bout en bout (hardware + software + web + mobile + TV) pour en dégager un maximum de revenus : To avoid Flash lock-in, Apple looks at SproutCore.

Et oui, c’est encore une histoire de gros sous. Mais tout ceci ne doit pas non plus éloigner les rumeurs (également persistantes) au sujet de QuickTime qui pourrait bien être un cheval de Troie pour Apple (qui pourrait le transformer en un environnement d’exécution universel à la AIR).

Quels bénéfices pour les RIA ?

Vu chez Get Elastic, une interview du CEO d’Allurent au sujet des bénéfices des RIAs pour le commerce en ligne :

Petite synthèse de cette interview :

  • Un vrai plus pour l’expérience d’achat et la découverte empirique par sérendipité ;
  • Ils sont en train d’étoffer leur offre autour des applications marchandes;
  • Il existe encore des milliers d’expérimentations à faire dans les systèmes de navigation ;
  • Les solutions de RIA sont surtout intéressantes pour les marchands avec un large catalogue.