Un retour dans le browser pour les univers virtuels ?

Après une première vague d’univers virtuels nécessitant l’installation d’une application (Second Life, There, Entropia Universe, IMVU…), voici venir une seconde génération qui préfère le cadre du navigateur plutôt que le bureau Windows (Mac et Linux restant très largement ignorés).
Nous pouvons ainsi distinguer deux groupes :

Pourquoi rester dans le cadre exigu du browser ? Tout simplement pour bénéficier d’une bien meilleure intégration avec des services en ligne (boutiques accessoires, fonction « sociales », publication et partage de contenus…) mais également pour proposer une prise en main quasi immédiate (hormis le temps de chargement) puisqu’il n’y a rien à installer.

Rien à installer, voilà un argument qui fait mouche auprès de nombreux annonceurs. Il faut bien avouer que l’étape d’installation / paramétrage fait fuir plus d’un utilisateur : soit par méconnaissance (« où faut-il cliquer ?« ), soit par peur (« encore un virus ?« ), soit par impossibilité (« je n’ai pas les droits« ).

Ne prenez pas cette histoire de droit d’installer des applications à la légère. J’ai déjà vu des clients piloter des opérations de v-maketing à l’aveugle car leur service informatique refusait d’installer le client Second Life sur les postes des collaborateurs (invoquant l’imparable excuse des règles de sécurité).

Toujours est-il que les univers ou environnement 3D ne nécessitant aucune installation sont susceptibles de toucher une bien plus large population. Oui mais voilà, pour attirer cette fameuse « large population », encore faut-il les convaincre de l’intérêt et du potentiel de votre environnement. Et c’est là où le serpent se mord la queue : pas de gros volumes de trafic sans un environnement 3D réaliste et immersif, mais pas d’environnement 3D réaliste et immersif sans plug-in ou installation.

C’est donc un terrible dilemme auquel sont confrontés les éditeurs d’univers virtuels. Certains ont fait le choix de compenser le réalisme par une richesse « sociale » (comme Habbo ou Cyworld), d’autres ont optés pour un moteur 3D photoréaliste qui limite fortement la population-cible (comme Entropia Universe). Peut-être d’autres univers sauront-ils nous prouver le contraire : More Browser-Based Virtual Worlds: The Electric Sheep Company Releases WebFlock et Just Leap In, bien plus beau que Lively….

 

 

webflock (1)

Ces expérimentations sont encourageantes, mais Flash (de même que Shockwave) ont encore des progrès à faire. Lire à ce sujet le très bon billet de Hebi : L’avènement de la 3D sur le web avec plugin, pour maintenant ?.

Il existe cependant une solution intermédiaire : le plug-in (c’est le choix de Lively). idéalement il faudrait qu’il puisse s’installer à chaud (sans avoir besoin de redémarrer le browser ou l’ordinateur). Une technologie comme Unity3D propose ainsi un très bon compromis entre réalisme (moteur physique, rendu des ombres…) et légèreté (2 Mo qui s’installent à chaud), idéal pour des Rich Internet Games.

Même si Lively ne nous à pas tout montré (cf. Lively, un potentiel encore insoupçonné ?), force est de constater qu’un univers comme Just Leap In propose un rendu 3D beaucoup plus réaliste (encore faut-il prendre en comte le poids de la scène 3D) :

Encore une fois tout est une question de dosage (réalisme vs. poids) et de positionnement (sophistication vs. sociabilisation). L’avenir nous dira qui a fait le bon choix.

2 commentaires sur “Un retour dans le browser pour les univers virtuels ?

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