Encore des interfaces riches chez Ford (dans leurs voitures)

Ford a toujours été précurseur en terme d’interfaces riches avec notamment le Towing Guide dès 2005 (remplacé depuis par un showroom universel). Ford poursuit sur sa lancée avec un travail très intéressant de refonte des tableaux de bord des véhicules hybrides : Ford’s Green Plan to Drive Sales.

Le résultat est tout simplement splendide avec une planche de bord dopée aux widgets :

ford_hybrid_dashboard

Un très beau travail de reconception réalisé par l’agence Smart Design avec une très bonne lisibilité et de belles proportions. Quel dommage par contre que des voyants plus classiques soient éparpillés au dessus et dans les angles. J’imagine que c’est pour une raison de sécurité, si l’écran ne fonctionne plus les voyants sont toujours actifs.

Dans le même genre il y a également le très futuriste tableau de bord de la Lamborghini Reventon :

lamborghini_reventon1

(via Information Aesthetics)

Novell propose également sa plateforme collaborative avec GroupWise

Historiquement présent sur le créneau des réseaux d’entreprise, Novell a petit à petit fait évoluer son offre vers des fonctions plus collaboratives. Les premières offres comme WorkSpace existent ainsi depuis de nombreuses années.

Mais les choses sérieuses commencent avec la dernière version de la suite GroupWise : Novell GroupWise 8 Provides Enterprise 2.0 Capability for Personal Productivity Functions. Cette suite se présente ainsi sous la forme d’un logiciel client (Windows, Mac Linux) où chaque collaborateur dispose de son tableau de bord personnel où sont regroupées les infos personnelles (emails, calendrier, tâches, contacts…) mais également les données de collaboration (jalons et alertes pour de la gestion de projet…) ainsi que des flux externes :

novell_groupwise

Le look&feel fait un peu penser à Lotus Notes mais d’un point de vue fonctionnel cette suite se révèle être un bon premier pas dans le monde de l’Entreprise 2.0 avec quelques fonctions basiques comme le tableau de bord multi-vues, l’intégration des flux RSS et de fonctions collaboratives ainsi qu’une intégration fine des terminaux mobiles et des solutions de web conferencing « maison » (Teaming).

Rien de très révolutionnaire car tout ceci existe déjà notamment chez des concurrents en mode SaaS comme blueKiwi et SocialText,  mais un éditeur qui bénéficient très certainement d’une bonne réputation auprès des DSI (argument non-négligeable) et un produit qui va certainement évolué dans le bon sens si l’on en croit les différentes expérimentations internes : Making Wikis Work at Novell.

2009 sera très certainement une année de consolidation des acquis pour les différents acteurs du marché, parce qu’avec autant de gros éditeurs en course (Microsoft, Google, IBM, Adobe, Apple, Yahoo…), la bataille risque d’être rude…

Différentes interfaces riches pour différentes fonctions

Voilà un certain temps que je publie des exemples d’interfaces riches appliquées au e-commerce sur ce blog, mais je me rends compte que je n’ai jamais réellement pris le temps de bien définir les différentes types d’interfaces. Différents types ? Mais oui enfin, car le rich commerce est avant tout une histoire de modules : Il serait suicidaire de concevoir une boutique entièrement en Flash (quoi que certains s’y risquent encore), la tendance est plus à l’enrichissement des interfaces ou plutôt d’éléments d’interfaces.

Mon raisonnement est le suivant : à chacune des étapes du cycle d’achat correspondent des types de modules marchands « riches ». Ceci est synthétisé dans le schéma suivant où les types de modules sont répartis sur les différentes étapes :

rc1

Chacun de ces modules remplit une fonction bien précise et n’est pertinent qu’à une étape donnée du processus.

Mais il est également possible de regrouper les modules marchands en familles : Accès (pour amener l’internaute jusqu’à la fiche produit), Aide au choix (pour le guider dans sa décision), Mise en scène (des produits / services), manipulation et transaction.

rc2

Voilà, nous avons maintenant une classification exhaustive des différents types de modules marchands enrichis. Ceci pourrait nous servir de glossaire car j’ai un peu tendance à jargonner dans ce blog.

Si vous voyez d’autres types de modules ou de familles, n’hésitez pas à vous manifester dans les commentaires.

A la recherche de la plateforme mobile parfaite avec le nouveau Palm Pre

Les plus jeunes d’entre-vous ne s’en souviennent peut-être pas mais il y avait une vie avant l’iPhone, et même avant les smartphones. Á l’époque on appelait ça des PDA (Assistants personnels numériques) et des marques comme Palm ou Psiondominaient le marché. Et il y avait même un terminal chez Apple (le Newton) !

Aujourd’hui (du moins hier) le marché des smartphones est dominé par des acteurs comme RIM avec son Blackberry, Nokia et sa plateforme Symbian et Microsoft avec Windows Mobile et toujours Apple qui tente d’imposer son iPhone dans le monde de l’entreprise.

Après quelques années d’évolution « tranquille », voilà qu’Apple arrive sur le marché avec son iPhone et bouleverse l’ordre établi. Puis c’est au tour de Google avec son système d’exploitation Android et maintenant c’est au tour de Palm de nous faire uncome back spectaculaire avec son Pre (qui éclipse illico l’échec retentissant du Foleo. Plus de détails ici : Palm Pre and webOS in action.

Le tout nouveau Palm Pre
Le tout nouveau Palm Pre

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les clients sont largement gagnants dans cette histoire car les interfaces des trois plateformes dominantes n’étaient pas des modèles de convivialité (lire à ce sujet : Memo To RIM, Windows Mobile: Palm Just Kicked Your Butt).

Windows Mobile, Blackberry et Symbian
Windows Mobile, Blackberry et Symbian

Les smartphones « nouvelle vague » viennent bousculer les codes avec des interfaces bien plus attrayantes avec une expérience utilisateur nettement plus agréable et un esthétisme qui n’a pas été sacrifié sur l’autel de la productivité (qui ne sont pourtant pas deux notions antagonistes) :

Iphone, Palm Pre et Google G1
Iphone, Palm Pre et Google G1

Bref, je me réjouis du grand retour de Palm dans la course avec ce terminal tout à fait intéressant qui innove sur plus d’un point :

  • Un large écran doublé d’une zone tactile baptisée « Gesture area ») ;
  • De très belles cinématiques d’ouvertures et transitions au lancement ou à la fermeture des applications ;
  • Un système d’exploitation multi-tâches avec la possibilité de naviguer entre les applications à l’aide d’une interface qui est à mi-chemin entre le coverflow de Mac OS et les « onglets » de Safari mobile ;
  • Un système de notifications très efficace ;
  • Une messagerie unifiée avec des Buddy lists et  des conversations ;
  • Un système de synchronisation native entre le Pre et d’autres terminaux au travers du WebOS (qui porte mal son nom) ;
  • Un rechargement par induction à l’aide du TouchStone, un socle révolutionnaire (oui mais quid de la synchronisation ?).

Rajoutez à cela un écosystème d’éditeurs tiers qui sommeillaient depuis des années et qui ne demandent qu’à reprendre du service pour échapper à l’emprise d’Apple sur l’iTunes App Store et vous avez un futur hit. Lire à ce sujet la comparatif suivant :Palm Pre vs. iPhone vs. G1.

Sans jouer les prévisionnistes du dimanche, je suis persuadé que 2009 va être une année charnière dans le monde de l’internet mobile car avec 6 concurrents de taille sur le créneau, la bataille va être très dure. Il y a fort à parier que ces 6 poids lourds redoublent d’efforts dans la course à l’innovation et que nous (les consommateurs) en soyons les bénéficiaires directs.

/! Article initialement publié sur FredCavazza.net.

Vers des applications anti-sociales ?

Seriez-vous prêt à succomber à la toute dernière application Facebook : Whopper Sacrifice ? Le principe est simple et il me fait dresser les cheveux sur la tête : supprimer 10 amis de votre liste et vous recevez un bon pour avoir un Whopper gratuit.

whoppersacrifice

Si le procédé peut parraître novateur (une application sociale qui génère du trafic en point de vente, car un Whopper n’est en général jamais consommé seul), le procédé est plus que discutable car à ce jour ce sont près de 185.000 amis qui ont été sacrifiés.

Au-delà de l’effet de buzz qui a indéniablement bien fonctionné, je m’interroge sur la pertinence de cette opération : Quel est le message ? Quelles sont les valeurs de marque véhiculées ? Loin de moi l’idée de jouer les rabat-joie, mais est-ce bien moral de « sacrifier » ses amis (surtout pour un Whopper) ? Est-ce là la raison d’être des restaurant Burger King ? Moi qui pensais que ces restaurant devaient être des lieux de convivialité, je tombe de haut. Pourtant Burger King nous avait habitué à des campagnes bien plus inspirées, notamment avec les jeux pour Xbox ou avec les Whopper Virgins.

Serions-nous face à une nouvelle vague d’applications ? Lire à ce sujet : 7 Anti-Social Facebook Apps.

Encore une fois je me retrouve face à une incompréhension : Le monde (digital) dans lequel nous vivons est-il à ce point amoral que l’on peut sacrifier ses amis. Quoi que… encore faudrait-il redéfinir ce que nous entendons par « ami » (lire à ce sujet : Qu’est-ce qu’un ami ?). Déjà que le sexe est omniprésent (cf. Les dérives du marketing viral) et que l’on essaye de nous faire croire que l’on peut s’amuser avec des batons de dynamites (cf. Les dérives du marketing viral – bis), je me demande quelle sera la prochaine étape…

Finalement peut-être que Diesel est précurseur avec sa nouvelle campagne très trash qui ne fait pas l’unanimité : Le viral de mauvais goût est-il encore du viral ? et Does Diesel’s Pete the Meat Puppet Video Really Sell Jeans?. Mais bon, tant qu’il y a des blogueurs pour en parler, ça vaut le coup, non ?

Mise à jour (15/01/2009) : Visiblement cette application fait grincer des dents puisque l’équipe de Facebook a désactivé l’application pour des raisons de confidentialité : BK’s ‘Whopper Sacrifice’ Burned on the Altar of Privacy.