Pourquoi les CSS Animations ne sont pas concurrentes de Flash ou Silverlight

Suite à une première version publiée en 2007, Webkit (le moteur de rendu qui propulse Safari et Chrome) vient de proposer une nouvelle version des CSS Animations. L’idée derrières ces classes d’un nouveau genre est d’étendre les possibilités des CSS Effects (transitions, gradients, masks…).

Alors que certains interprètent ça comme un début de concurrence pour les plug-in RIA comme Flash ou Silverlight (CSS Animation coming to Safari, Less dependence on Flash?), je vois ça plutôt comme une bonne nouvelle car ces classes vont permettre d’alléger le code source. Je rejoins donc complètement l’opinion exprimée ici : How Webkit’s CSS Animation could kill Flash and Silverlight… NOT.

Pour le moment les possibilités sont très réduites (déplacement de blocs…), mais permettent d’éviter d’avoir recours à du code javascript qui peut poser des problèmes de compatibilité. Quoi que… des framework comme jQuery ou script.aculo.us offrent maintenant un très bon niveau de compatibilité et une dégradation élégante, ce qui n’est pas forcément le cas de Webkit qui représente moins de 10% des parts de marché.

Nous retombons ainsi dans le débat des CSS 3 : tout le monde est d’accord pour dire qu’elles vont simplifier le développement web (avec des effets comme les dégradés, les coins arrondis, les transitions…) tout en le compliquant (pour assurer une compatibilité avec les navigateurs récalcitrants). Oui c’est bien de IE 8 dont je parle : à peine sorti et déjà dépassé. Pourquoi mettre en oeuvre les CSS3 alors que plus de la moitié des internautes ne pourront pas en bénéficier ? C’est là toute la question ! Et le prie dans tout ça, c’est que nous ne sommes même par sûr qu’IE 9 supportera CSS 3.

Mais revenons à nos moutons et aux CSS Animations. Au vue de ce que ces classes proposent et de ce que sont capables Flash et Silverlight, nous ne pouvons pas réellement parler de concurrence. En fait les CSS Animations sont plus un concurrent pour javascript et ses librairies d’effets. Mais encore une fois, tant que ces spécifications n’auront pas été adoptées par le W3C et que les navigateurs ne les auront pas implémentées, nous parlons plus de science fiction que d’une réalité opérationnelle : ce n’est pas demain qu’un annonceur exigera des CSS Animations dans son cahier des charges !

Là où ces dernières sont par contre très intéressantes, c’est pour les applications mobiles car le navigateur de l’iPhone supporte déjà un certain nombre de classes CSS 3 (Transforms, Transitions) ainsi que les CSS Animations. C’est donc dans cette petite (mais ô combien rentable) niche que les développeurs vont pouvoir en tirer pleinement partie.

En attendant, vous pouvez toujours tester les différentes démos disponibles pour assouvir votre curiosité : ici et là. Sans vouloir briser le suspens, je préfère vous prévenir par avance que vous n’y trouverez rien de révolutionnaire. J’attends ce pendant avec impatience de voir ce que cela pourrait donner sur le CSS Zen Garden.

2 commentaires sur “Pourquoi les CSS Animations ne sont pas concurrentes de Flash ou Silverlight

  1. @je vois ça plutôt comme une bonne nouvelle car ces classes vont permettre d’alléger le code source.

    Oui cela va alléger les codes sources javascript, mais va sérieusement augmenter le poids des sources CSS. Rien ne se créer, rien ne se perd, tout se transforme.

    @Pourquoi mettre en oeuvre les CSS3 alors que plus de la moitié des internautes ne pourront pas en bénéficier ?

    Pourquoi sortir des gadget informatique à des prix exorbitant quand leurs prix représente plus d’un an de salaire pour plus d’un milliards d’être humain ?

    La technologie doit avancer, se renouveler, évoluer, car les besoins évoluent aussi. Il faut aider les « handicapés », du moment que cela ne devient pas « handicapant ».

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