Quelle définition pour l’Entreprise 2.0 ?

Voilà près d’un an que je rédige sur ce blog et je me rends compte que je n’ai toujours pas partagé avec vous mes réflexions sur une définition de l’Entreprise 2.0. Il faut dire que la tâche n’est pas simple, car l’Entreprise 2.0 rassemble de nombreux concepts qui peuvent être interprétés différemment et surtout revendiqués par d’autres disciplines comme l’organisation ou la gestion des connaissances (KM 2.0).

Mais commençons par le commencement et rendons à César que qui lui appartient avec la définition d’Andrew McAfee : « Enterprise 2.0 is the use of emergent social software platforms within companies, or between companies and their partners or customers« . Voilà une très bonne première base qui fait la part belle à l’écosystème de partenaires et de clients. Par contre je trouve quelque peu réductrice cette notion de plateformes sociales émergentes. Est-ce que les réseaux sociaux sont émergents (SixDegrees existait déjà au siècle dernier) ? Est-ce que Wikipedia est émergent ?

Deuxième définition qui mérite d’être citée, celle d’Indus Khaitan : « Enterprise 2.0 = Writable Intranet« . Voilà une définition extrêmement courte (le pendant du « Read / Write Web ») mais qui laisse trop de place à l’interprétation : qui écrit sur cet intranet ? Comment sont gérés les droits ? Est-ce que ceci s’applique aux portails d’entreprise ? Quid des réseaux sociaux internes ou des mashup d’entreprise où il n’est pas réellement question d’écriture (production de données) mais plutôt de réorchestration ?

Il y a enfin ces deux acronymes :

  • SLATES (Search, Links, Authoring, Tags, Extensions, Signals)

SLATE

  • FLATNESSES (Freeform, Links, Autorship, Tagging, Network-oriented, Extensions, Search, Social, Emerge, Signals)FLATNESSES

Ces deux schémas mnémotechniques sont très intéressants car exhaustifs dans les notions abordées mais pas très explicite pour un néophyte : sans les explications qui vont avec, ces deux acronymes ne se suffisent pas à eux-mêmes.

Bon… c’est donc maintenant à mon tour de me lancer : « L‘Entreprise 2.0 désigne les pratiques collaboratives et l’usage de plateformes sociales au sein d’une entreprises ou entre plusieurs entreprises et ses partenaires et clients« .

Plusieurs choses sont importantes dans cette définition :

  • Le fait que l’on parle à la fois d’outils mais également de pratiques ;
  • L’utilisation du terme « usages », car le déploiement des outils E 2.0 ne garantie pas leur appropriation par les collaborateurs ;
  • La notion de plateforme sociale qui recouvre à la fois les outils de production / partage de connaissances (blogs et wikis internes), de diffusion (microblogs) mais également de mise en relation (réseau social interne) ;
  • La prise en compte de l’écosystème (filiales, partenaires, clients) qui gravite autour de l’entreprise et qui fait le pont avec la notion d’extraprise.

J’ai conscience que cette définition n’est pas parfaite mais il faut bien faire de compromis pour ne pas trop jargonner et réduire la taille de la définition. Est-ce que vous vous y retrouver dans cette définition ? Est-ce que vous choisiriez une définition plus courte ou au contraire plus longue ?

14 commentaires sur “Quelle définition pour l’Entreprise 2.0 ?

  1. Moi j’aime bien cette définition qui date de mars 2008 :

    « Entreprise 2.0 is:

    A system of web-based technologies that provide rapid and agile collaboration, information sharing, emergence and integration capabilities in the extended enterprise »

    Etude AIIM

  2. @Stefane

    J’ai du relire 3 fois ton commentaire pour comprendre en quoi la définition de l’AIIM était à côté de la plaque.

    si au lieu de web-based il y avait rien ( A system of technologies ) ou server-based ou encore quelque chose pour traduire les fait que c’est des technologies de communication ou de collaboration, cela serait bon pour toi ???

  3. @ Stéphane, je ne fais pas l’amalgame entre le web et l’entreprise 2.0, une filiation existe tout de même au niveau des usages que le web 2.0 qui font réfléchir les entreprises sur des nouveaux modes de communication ou de collaboration comme le dit Jmini.

  4. D’une certaine manière, je vois l’entreprise 2.0 comme étant la généralisation des méthodes agiles (prévues pour le développement) à l’ensemble des process d’une entreprise.
    Les cycles sont raccourcis, la communication est exacerbée, les tâches se font itérativement.

    La technologie employée n’est qu’un moyen pour atteindre ce but, pas une fin en soi.

    Dans les années 90, les ascenseurs des bureaux d’Amazon avaient des tableaux blancs sur lesquels les employés pouvaient écrire ce qu’ils voulaient, à destination des autres employés. Même si le but n’était pas clair à l’époque, je pense que cela visait déjà une recherche de « communiquer autrement », qui se cristallise aujourd’hui dans les échanges « sociaux » et le micro-blogging.

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