J-2 pour la Journée Mondiale de l’Utilisabilité à Paris

Plus que 2 jours avant la cinquième édition de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité à Paris (le jeudi 12 novembre de 9 H à 12 H). Cette année nous avons opté pour un format « matinée » avec comme thématique centrale le commerce en ligne : Journée Mondiale de l’Utilisabilité 2009 – Ergonomie et e-commerce.

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Il n’est pas trop tard pour vous inscrire car il reste encore quelques places (même si elles sont réservées aux annonceurs). Mais rassurez-vous, les supports et vidéos des interventions seront publiées sur ce blog dans les jours qui vont suivre cette manifestation.

Je vous rappelle le programme :

  • Introduction par Bertrand Pineau (FEVAD) ;
  • Techniques de merchandising pour le commerce en ligne par Olivier Sauvage (Capitaine-commerce.com) ;
  • Améliorez votre taux de conversion par Raphaël Fétique (Converteo) ;
  • Eye tracking, que regardent les internautes ? par Jeremie Eskenazi (Miratech) ;
  • Utilisabilité et m-commerce par Vincent Frattaroli et Romain Landsberg (Backelite) ;
  • Utilisabilité des interfaces d’administration par Frédéric Cavazza (FredCavazza.net et RichCommerce.fr).

Ainsi que l’adresse : INSTITUT FRANÇAIS DE LA MODE, 36 Quai d’Austerlitz, Paris 13 (Métro : Austerlitz, Bus : ligne 89).

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L’accueil va se faire à partir de 8H45 et la conférence démarrera à 9H00, soyez à l’heure !

Mes 3 sites marchands coup de coeur (octobre 2009)

Ce mois-ci dans ma sélection de boutiques en ligne « coup de cœur » je vous propose, ne fois n’est pas coutume, deux sites français (cocorico !).

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Si vous vous intéressez au commerce en ligne alors ne ratez sous aucun prétexte la cinquième édition de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité qui se déroulera à Paris le jeudi 12 novembre prochain sur le thème suivant : Ergonomie et e-commerce > Inscription gratuite.

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Commençons notre série avec Timefly, une boutique en ligne de montres « branchées », lancée par Benoit du blog Imazine :

Timefy

J’apprécie particulièrement le design épuré, le contraste du noir&blanc et du fond bleu, les arrondis, les ombres hachurées… qui donnent à ce site une empreinte graphique inédite. Vous remarquerez que je me suis abstenu de critiquer les liens qui sont en noir non souligné (sacrilège !).

Continuons avec Headict, une boutique de chapeaux-bonnets-casquettes :

Headict

Je suis tout de suite tombé amoureux de ce large bandeau sombre en ouverture de page, de l’utilisation de personnages historiques en guise de mannequins, de l’iconographie, de la cohabitation du noir et de l’orange. Un mélange détonnant au service d’une mise en page épurée pour un résultat très réussi.

Terminons avec Hardee’s, une marque de hamburger qui propose une page d’accueil très immersive :

Hardees

Vous noterez la position atypique du logo (en bas au centre), l’énorme barre de navigation avec ses gros pictogrammes, le bas arrondi du cadre qui fait penser à un sourire et l’effet d’optique de la scène centrale au survol de la souris. Rien de très spectaculaire mais un rendu agréable et accrocheur.

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Vous avez aimé ces exemples ? Alors inscrivez-vous à la cinquième édition de la Journée Mondiale de l’Utilisabilité (le jeudi 12 novembre prochain à Paris) où vous pourrez apprendre de nombreuses choses sur l’ergonomie des boutiques en ligne et des sites mobiles, les techniques persuasives et la conception orientée transformation : Inscription gratuite.

RE-PUB

La suite le mois prochain.

Deezer et son nouveau player 3D en plein écran

Impossible aujourd’hui de passer à côté de l’annonce du jour : Deezer lance son offre premium avec son Haute Qualité (jusqu’à 320 kb/s) et version mobiles / desktop (pour en savoir plus : Deezer lance Deezer Premium, Spotify en ligne de mire).

Même si cet abonnement premium présente un intérêt certain, nous sommes tous d’accord pour dire que l’important n’est pas de qui passe dans les tuyaux mais la sophistication du player. Sur ce point là, le player « classique » est assez sobre, si ce n’est un très léger effet coverflow sur les pochettes des albums :

DeezerV3

Mais les choses deviennent beaucoup plus intéressantes avec le player plein écran qui propose une cinématique d’introdution en Flash 3D et une très belle interface de lecture :

Deezer-player

Nous avons droit à de très beaux reflets et un défilement des titres avec un effet fish eye. Le rendu est très sobre et classieux. Une réussite !

(via Graphism)

Mise à jour : Un article très intéressant de Hebi nous apprend que cette interface a été également prévue pour un usage tactile : Fullscreen chez Deezer, et écrans tactiles.

Les casual games à l’assaut des réseaux sociaux

Aviez-vous remarqué à quel point les casual games ont envahi les réseaux sociaux ? Il y a deux ans j’avais prédit cette évolution en plaçant les jeux au cœur de la stratégie de séduction / fidélisation des réseaux sociaux mais je ne pensais pas que ce phénomène prendrait une telle importance. Il faut dire que le marché est juteux (cf. The Profitable, $100 Million-A-Year Startup You’ve Never Heard Of) et que les utilisateurs sont accros (Top 25 Facebook Games for November 2009) :

Les 25 plus gros social games sur Facebook
Les 25 plus gros social games sur Facebook

Au cours des derniers mois nous avons donc vu l’apparition puis la mise en avant de sections « Games » dans les réseaux sociaux à commencer par les Skyblogs sur lesquels il y a maintenant un très bel onglet « Poker » :

L'onglet "Poker" des Skyblogs
L'onglet "Poker" des Skyblogs

Plus récemment nous avons vu des orientations stratégiques notables pour d’autres réseaux sociaux qui misent gros sur les social games, et notamment Hi5 (Meet The New hi5: It’s Game Time) :

Les casual games chez Hi5
Les casual games chez Hi5

Mais également Bebo (Bebo Social Games Experience Launches) :

Les social games chez Bebo
Les social games chez Bebo

De même que Netlog qui en plus lance une plateforme de distribution (Netlog launches Gatcha!, a cross-network social game distribution platform) :

Les casual games chez Netlog
Les casual games chez Netlog

Les jeux sont maintenant devenus à la fois le premier vecteur de recrutement et de fidélisation. Ils génèrent de plus des revenus confortables, surtout si les transactions sont intégrées au portail (cf. les coins de Hi5). Même si la croissance est importante, je pense que nous n’avons encore rien vu et que la dérèglementation progressive des paris en ligne va doper encore plus le marché.

Bref, si vous ne vous étiez pas déjà intéressé aux social games, il n’est pas trop tard.

Vers des marques générées par les utilisateurs

Au début des années 90, un concept curieux a fait son apparition : l’auto-marketing. L’idée étant que les clients allaient eux-mêmes choisir (concevoir) les produits qu’ils allaient acheter. Ce concept a trouvé un écho notable au début des années 2000 avec la vague du marketing 1to1 (« marketing individualisé » en français) où il était question de personnaliser l’offre de façon tellement fine que les prospects ne pouvaient refuser ce qu’on leur proposait.

Plus tard, nous avons vu apparaitre des boutiques en ligne d’un nouveau genre où les client participaient de façon active à la conception des produits : LaFraise pour des T-shirt, Lego pour des constructions, Ponoko pour les objets artisanaux, Crowdspirit pour des produits électroniques… aujourd’hui le crowdsourcing semble donc être le modèle le plus proche de l’auto-marketing. Pourtant je suis persuadé que nous pouvons aller plus loin, beaucoup plus loin… notamment grâce à l’open innovation, aux pro-ams et aux marques grises.

Open source et open hardware viabilisés par la communauté

Le modèle open source nous a ainsi démontré qu’il est tout à fait possible de concevoir, développer et distribuer des produits performants en ayant recours à la communauté. Bien évidemment il faut une communauté savamment orchestrée et stimulée pour que cela fonctionne sur la durée mais des exemples comme Linux, Mozilla ou Apache nous prouvent que c’est possible, d’autant plus avec un média de masse comme le web.

Plus récemment nous avons vu des expérimentations tout à fait intéressantes du modèle open source appliqué non pas aux logiciels mais à des produits génériques : l’open hardware. L’idée étant de publier librement les schémas de conception d’appareils et de compiler les contributions de la communauté pour améliorer ce schéma et surtout trouver un moyen de production viable.

Il existe ainsi le cas de cette machine à laver (Open source Washing Machine), cette surprenante console de jeu portable open source (la GP2X) ou encore le Touch Book, le premier netbook dont les spécifications matérielles sont disponibles :

Touchbook

Pour le moment le résultat ne dépasse pas la qualité des produits commercialisés par les marques, mais avec le temps il se peut que certains des produits que nous utilisons au quotidien soient remplacés par des équivalents génériques et open-source (personnellement je rêve d’un four à micro-ondes Mozilla qui remplacerait ma grosse daube chinoise).

Reste également le problème de la fabrication qui doit répondre à une logique de masse pour être viabilisée (plus vous construisez d’unités et moins ça coute cher) mais avec une communauté motivée, il est même possible de crowdsourcer la publicité (souvenez-vous de la campagne de promotion de Firefox 3).

Quoi que… la fabrication de masse est-elle un pré-requis ? Pas sûr quand on regarde l’exemple de Local Motors, un constructeur qui sollicite la communauté pour concevoir des voitures et les fait fabriquer dans des usines locales : Local Motors, une nouvelle marque automobile basée sur le crowdsourcing local. La première voiture a avoir été produite est la Rally Fighter :

RallyFighter

Un bel exemple de matérialisation du concept de crowdsourcing appliqué à un produit très complexe.

Pro-ams consacrés par les médias sociaux

Autre tendance lourde de ces dernières années : les pro-ams, ces amateurs ayant réussi à quasi-professionnaliser leur activité grâce à l’audience qu’ils ont acquis auprès des médias sociaux. Citons ainsi ces blogueurs devenus éditorialistes (cf. Peter Cashmore de Mashable, Peter Rojas de Gizmodo et Engadget…), ces blogueuses culinaires réussissant à vivre de leur passion en vendant des livres (Scally…), ces livecasteurs devenus animateurs TV (comme iJustine), ces chanteurs auto-produits (comme Grégoire)…

Bref, avec du talent et un savant usage des médias sociaux, il est possible de rapidement se créer une visibilité suffisante pour en vivre. En d’autres termes : convertir de l’audience en revenus.

Prenons maintenant l’exemple de blogueuses « modes » et autres chasseurs de tendances (Deedee, Betty…). Pour le moment ils génèrent des revenus avec de la publicité ou de l’affiliation, mais pourquoi ne pourraient-ils pas devenir créateurs et lancer leur propre marque ? Tout simplement parce que derrière chaque marque il y a une dynamique industrielle (pour la production) et une logistique en béton (pour la distribution et le CRM). Est-ce que la clé de tout ceci serait l’adossement à une marque ? Peut-être bien.

De la marque blanche à la marque grise

Vous connaissiez déjà les marques blanches dont les enseignes de distribution sont particulièrement friandes (après tout, on ne peut pas s’inventer producteur de biscuits, de confiture, de pulls en laine polaire…), mais connaissez-vous les marques grises ? Et pourtant vous en avez déjà croisées : « Powered by… » ça vous dit quelque chose ?

L’idée est simple : mettre la capacité de production / le savoir-faire d’un industriel au service d’une marque qui valorise le capital-confiance durement acquis auprès de ses clients. Illustration avec mon four où se côtoient les marques du fabricant et du distributeur :

ikea-whilpool

Dans le monde du web nous connaissons cela depuis longtemps avec notamment les grands moteurs de recherche qui propulsent les fonctions de recherche des petits sites :

GoogleCustomSearch   blogger-powerby

 

Dans ces deux cas de figure, c’est la réunion de la marque hôte (celle qui maitrise le contact-client) avec un industriel / spécialiste (celui qui maitrise la technologie et/ou la capacité de production) qui fait des merveilles : échange audience et confiance contre savoir-faire et crédibilité.

Plus récemment nous avons également vu un fabricant de soupes produire une recette élaborée par les internautes (Quand l’innovation vient de la créativité du consommateur) :

Liebig_Tatiana

Inversez le rapport de force (la marque s’efface au profit de la communauté) et vous obtenez un best-seller de niche.

Du crowdsourcing au social branding

Poursuivons la réflexion avec cet exemple de soupe : une blogueuse culinaire qui élabore des recettes, les fait produire par un industriel et en assure la promotion au travers de son blog. Surréaliste ? Pas tant que ça, en fait cet exemple n’est plus farfelu que celui d’un blogueur high-tech qui se mettrait à concevoir et produire son propre tablet PC : le Crunchpad (cf. TechCrunch Tablet makes an early debut).

Crunchpad

Dans ce cas de figure, le fabriquant est complètement éludé, mais ce projet gagnerait en crédibilité s’il y avait une marque crédible pour cautionner le tout (« Power by Asus / Toshiba / …« ).

Avec un peu d’ambition et une petite prise de risque, cet exemple pourrait être étendu à d’autres domaines d’activité :

  • Les plats cuisinés (où vous remplacez Cyril Lignac par votre blogueuse favorite) ;
  • Les produits financiers (où vous confiez l’élaboration et le suivi d’une SICAV par un analyste / blogueur) ;
  • Les fringues (où vous substituez Karl Lagarfeld par votre chasseuse de tendance préférée)…

Les exemples sont nombreux, il faut juste trouver la bonne configuration de marché pour faire se rencontrer une audience (restreinte) et un produit en petite série (du moins bien plus petite que dans la grande distribution). Tout est une question de maitrise des couts de production et de distribution mais comme « small is the new big« , tout est possible !

Pour des produits plus complexes, une seule personne ne peut assumer la conception / promotion, mais encore une fois, une communauté bien orchestrée peut venir à bout des marques les plus puissantes. D’ailleurs le sont-elles réellement (puissantes) ? Prenons les cas de figure suivants :

  • Dans l’automobile, depuis combien de temps n’avez-vous pas été bluffé par un nouveau modèle (un qui ne soit pas un mélange de modèles concurrents issus eux-mêmes de compromis) ? ;
  • Dans l’informatique, voilà près de 2 ans que les constructeurs s’arrachent les cheveux sur un netbook réussissant le grand écart entre puissance et mobilité (sans trop y parvenir) ;
  • Dans l’électronique, depuis combien de temps attendons-nous un baladeur MP3 capable de détrôner l’iPod ? Idem dans la téléphonie avec un smartphone open-source « crédible » (cf. The quest for a truly open smartphone: can it be done?)…

Là encore les exemples sont nombreux et il suffit d’une communauté suffisamment bien organisée et motivée pour… pour quoi déjà ? Détrôner le leader ? A-t-on réellement besoin d’être le N°1 sur son segment pour être viable ? Non, bien sûr que non puisqu’il est juste question de lancer une offre alternative (qui permettrait au constructeur de rentabiliser ses investissements industriels). Avec une communauté solide, il est tout à fait possible de créer une marque forte qui soit synonyme de stabilité, d’intégrité et de confiance (Linux, Mozilla…). Adossez-lui un industriel reconnu (« Powered by…« ) et vous pouvez sans aucun problème grappiller quelques parts de marché et stimuler les marques historiques (au bénéfice des clients). L’idée ici n’est pas de tirer les prix vers le bas mais plutôt de tirer la qualité vers le haut.

Nous avons déjà vu des exemples de marques générées par les utilisateurs dans Second Life, je suis intimement persuadé qu’il est tout à fait possible de faire la même chose IRL (« In Real Life« ). Les experts avaient prédit ça pour 2012 (cf. The Future of The Social Web) mais je pense que les conditions de marché sont réunies.

Si vous avez des exemples, merci de publier les URL dans les commentaires.