2011 sera-t-elle l’année du cloud computing ?

Le cloud computing n’a jamais été un des sujets forts de ce blog, et pourtant c’est une thématique essentielle dans l’évolution des S.I. des entreprises et donc des outils et modes de travail. Il existe plusieurs définitions pour le cloud computing (« informatique dans les nuages« , « informatique dématérialisée« …) mais elles ne reflètent à mon sens pas la réalité. Dans l’inconscient collectif, la notion de « cloud » n’est en effet pas très rassurante, car cela donne l’impression que les données sont stockées on ne sait où (dans les nuages). Or, les données sont stockées sont des machines on-ne-peut-plus classiques, comme vous le feriez si les hébergiez vous-même (les machines sont juste un peu plus loin que dans votre salle blanche). Bref, tout ça pour dire que si le secteur du cloud computing se porte bien (The Cloud Computing Revolution in Images), la croissance devrait s’accélérer au cours de l’année 2011 au vu des investissements réalisés par les grands éditeurs.

Etat du marché du cloud computing

Il y a tout d’abord un gros travail d’éducation du grand public en cours par Google (avec Chrome OS et Cloud Print) ainsi que Microsoft qui prépare l’arrivée de nombreux services pour Windows 8 (cf. Le cloud computing pour nous mener au septième ciel) :

Il y a ensuite le lancement de la suite bureautique Cloud Office d’Oracle : Oracle butts into online collaboration space with Cloud Office. Je ne suis pas un fan des suites bureautiques en ligne (Google lance une nouvelle version de Docs et s’enlise dans la logique documentaire et Adobe sort son Powerpoint en ligne, et alors ?) mais c’est tout de même un évènement important qui va accélérer la migration des outils informatiques traditionnels vers le cloud.

La suite bureautique dans les nuages d'Oracle

Il y a ensuite SalesForce qui a annoncé récemment le rachat de Heroku (une plateforme d’hébergement d’applications RoR : Salesforce.com Buys Heroku For $212 Million), avec une intégration probable à sa propre plateforme Force.com. Il y a également le lancement de Database.com, un service d’hébergement de base de données en ligne : Salesforce.com Announces Hosted Service Called Database.com.

Le tout nouveau service Database.com de SalesForce

Pourquoi vouloir faire héberger votre base de données ailleurs ? Tout simplement pour ne pas avoir à assumer les problèmes de maintenance. L’hébergement et la maintenance d’applications sont en effet des tâches extrêmement ingrates qui ne dégagent aucune valeur ajoutée. Je pense ne pas me tromper en disant que l’hébergement d’application est un facteur-clé d’échec : si ça marche, tant mieux, c’est la moindre des choses pour pouvoir travailler ; si ça ne marche pas, c’est la catastrophe. Le problème est que cette tâche monopolise des ressources (hommes et matériel) qui manquent cruellement de souplesse : recruter une nouvelle personne ou installer une nouvelle machine prend du temps. Les solutions d’hébergement de messagerie ou de bases de données sont ainsi idéales pour pouvoir gagner en flexibilité et même en qualité de service (ce n’est pas comme si le serveur de messagerie interne ne tombait jamais en rade !). Plus je parle de cloud computing autour de moi et plus cette solution devient comme évidente auprès de ceux qui y ont goûté (« je ne comprends pas pourquoi je m’emmerdais avec tout ça avant« ).

Bref, tout ça pour dire que le cloud computing est une valeur sûre. La grande question à se poser maintenant est de savoir quelles vont être les prochaines évolutions. Deux pistes sont à mon sens intéressantes à creuser :

  • L’émergence de plateformes de données. Le Data-as-a-Service est en effet une notion assez récente, mais tout à fait séduisante : Data Is The Next Major Layer Of The Cloud. L’idée est de fournir aux entreprises une couche de données complète et structurée. L’avantage est que les entreprises en questions n’ont ainsi pas le souci de devoir se constituer un référentiel de données et de le rendre disponible, c’est le fournisseur qui se charge de constituer les bases (avec des données cartographiques, ethnographiques, économiques…) et de fournir les APIs pour les exploiter. Factual se positionne ainsi sur ce créneau avec une technologie qui permet d’agréger les bases de données publiques et de la reformater proprement.
  • Les systèmes d’exploitation dans les nuages. ChromeOS est pour le moment le WebOS le plus visible avec son prototype de cloudbook, mais d’autres concurrents sont en embuscades : 5 Cloud-Oriented Operating Systems Available Now. Dans ce domaine il va également falloir compter avec Microsoft et son projet Gazelle dont on ne connait encore pas grand-chose (ServiceOS: Microsoft’s morphing browser-operating system project).

Je ne me risquerais pas à me lancer sur d’autres prédictions car je ne suis pas un spécialiste, mais j’ai tout de même une intuition très favorable pour les deux précédentes. J’ai également beaucoup de choses à dire sur les app stores internes, mais ça fera l’objet d’un autre article…

4 commentaires sur “2011 sera-t-elle l’année du cloud computing ?

  1. Merci pour la mention de notre blog post tres populaire sur la revolution de Cloud en images. Il est interessant de noter aussi l’explosion de l’adoption par les PMEs des applications cloud avec une predilection pour les outils de CRM, Customer Service, Email Marketing et Comptabilite. Tous les mois nous publions les stats des applications Cloud pour les entreprises les populaires sur http://www.getapp.com/evaluation-center/getapp-com-top-20-business-apps-january-2011

  2. Bonjour à tous,

    Je suis à la tête d’une PME qui a opté pour des services dans le Cloud et j’en suis très content. Je me permet de partager avec vous le nom de cette entreprise basée en France (je vous le dit parce que c’est ce qui m’a rassuré). Ça s’appelle Filnet leur site internet et http://www.filnet.fr . En espérant que cela aide certains d’entre vous.

    A+

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