Panorama des terminaux alternatifs 2014

Comme tous les ans, je vous propose une mise à jour de mon panorama des terminaux alternatifs (cf. les éditions 2011, 2012 et 2013). J’ai choisi de ne pas utiliser le terme « appareils mobiles », car il est bien trop réducteur. À mesure que les habitudes des internautes évoluent, leurs usages migrent des ordinateurs vers des terminaux plus mobiles, mais également vers des appareils leur offrant de nouvelles expériences ou leur apportant de nouvelles fonctionnalités. Dans la première édition de ce panorama, j’avais utilisé la définition suivante : « Les terminaux alternatifs sont des appareils permettant de se connecter à internet pour consommer des contenus numériques et/ou exploiter des services en ligne ». Cette définition est plus que jamais d’actualité, car le paysage se densifie : de nouveaux usages se développent, pas forcément autour de la mobilité, mais autour d’une exploitation alternative de l’outil informatique et du web.

10 catégories pour 10 critères

En moins de 10 ans, le marché a été littéralement inondé par de nombreux terminaux numériques alternatifs, certains ayant déjà disparu du radar comme les PDA et les baladeurs numériques. Aujourd’hui la situation se stabilise et la grande famille des terminaux alternatifs peut être découpée en 10 catégories de terminaux :

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À chacune de ces catégories correspond un type de terminal avec des caractéristiques physiques et techniques particulières. L’intérêt de cette classification est d’illustrer la diversité des terminaux alternatifs et surtout d’expliquer les différents contextes d’usages auxquels ils sont associés : une liseuse électronique ne fait pas la même chose qu’une micro-console, qui elle-même ne fait pas la même chose qu’une montre connectée. Pour vous aider dans la compréhension de ces subtilités, je vous propose le tableau comparatif suivant où les différentes catégories de terminaux alternatifs sont comparées selon dix critères :

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Voici le détail de ces catégories :

  • Features phones. Plus nous avançons dans le temps, et plus la pression est forte pour faire disparaitre ce segment. Les téléphones mobiles sont une espèce en voie de disparition, car les constructeurs et éditeurs veulent imposer leurs smartphones low-cost (Microsoft’s Lumia 530 takes on Android at the low endWith Android One, Google is poised to own the entire world). La justification est assez simple : uniformiser le marché permet de réduire les coûts de développement / maintenance des applications et d’augmenter l’inventaire publicitaire (moins d’OS mobiles = moins de fragmentation). Au rythme où vont les choses, d’ici deux ans ce segment aura disparu.
  • Smartphones. Rien n’arrête la progression des smartphones qui sont incontestablement les rois de la mobilité, il s’en est vendu presque 300 M rien qu’au dernier trimestre (Chinese Vendors Outpace the Market as Smartphone Shipments Grow 23.1% Year over Year in the Second Quarter). La Chine est donc officiellement LE marché des smapthones où ils sont devenus le premier moyen d’accès à l’internet (China now has 486.5 million 3G subscribers et Baidu’s search engine reaches 500 million active users on mobile). Ce segment semble avoir atteint un plateau d’évolution dans la mesure où les nouveautés n’apportent pas grand-chose si ce n’est des améliorations en terme de puissance. Le prochain saut fonctionnel se fera avec les premiers smarpthones à écran hapitque capables de simuler une texture ou un volume à la surface de l’écran. En attendant, les fabricants chinois rattrapent petit à peut leur retard et s’apprêtent à conquérir les marchés européens et nord-américains.
  • Phablettes. Ces terminaux mobiles à mi-chemin entre smarpthone et tablette sont un cas d’école intéressant. Dans un premier temps destinées aux salariés nomades qui avaient besoin d’un outil de travail plus performant (un stylet est généralement fourni), les phablettes sont en train de devenir la norme avec des smarpthones proposant des écrans toujours plus grands. L’éventuelle arrivée de Apple sur ce créneau devrait définitivement viabiliser ce format.
  • Tablettes. Véritable révélation des années 2012-2013, les tablettes sont en perte de vitesse, subissant la concurrence de smartphones équipés d’écrans toujours plus grands et des ordinateurs hybrides (Best Buy CEO Says Tablet Sales Are Crashing). Du coup, nous commençons à voir apparaitre de nombreuses offres verticales pour les joueurs (Nvidia to launch 8” Shield gaming tablet and Wi-Fi controller) ou les professionnels (Wacom Cintiq Companion Review: A Dream for Drawing, Otherwise Awkward). Après avoir ratissé le marché avec des tablettes low cost, les constructeurs cherchent à corriger le tir avec des produits plus qualitatifs pour éviter un phénomène de phagocytage avec les autres segments.
  • Liseuses. Comme pour les smartphones, les liseuses ont atteint un plateau d’innovation, mais restent des produits très populaires, surtout en Amérique du Nord où Amazon règne en maître. La situation est plus compliquée en France où les parts de marché restent très faibles (SNE : un marché du livre numérique à 2,3%), en partie à cause d’un problème de tarification (Livres au format numérique : + 20 à 25% des prix poches). L’arrivée prochaine de liseuses équipées d’écran à encre électronique couleur ne débloquera visiblement pas la situation, car les prix de vente des livres électroniques sont encore bien trop élevés.
  • Cloudbooks. Google reste étonnamment discret sur le succès des Chromebooks, ces ordinateurs qui sont entièrement tournés vers le web et les applications en ligne, pourtant les chiffres sont équivoques (Chromebooks on Fire! The Coming Consumer Cloud Revolution). Présentant un parfait compromis entre prix, fonctionnalités et facilité de prise en main, les cloudbooks se révèlent être de redoutables alternatives aux PC portables (9 New Reasons Google Chromebooks Should Be Making Microsoft Nervous) et font un carton dans l’éducation (Here’s Why This School District Chose Google Chromebooks Over Mac And Windows).
  • Smart TV. Le segment des TV connectées est en train de connaitre une authentique révolution avec la commercialisation récente de boitiers et sticks USB permettant de déployer des services et contenus en ligne sur des télévisions classiques. Vendu 35€, le Chromecast de Google est le fer de lance de ce segment (Google’s Chromecast turns one: 400M casts to date and free All Access trial for owners). Le couplage smartphone / tablette + TV semble donc être un créneau très porteur, surtout pour Google ! Et ils ne comptent pas s’arrêter là, car l’initiative Android TV va venir prendre le relai de Google TV (Connected TV Market Crosses 1B Devices As Google Pins Its Hopes On Android TV).
  • Micro-consoles. Annoncées comme la révolution du salon, les micro-consoles n’ont pas réussi à trouver leur public (cf. Les micro-consoles vont-elles devancer les TV connectées ?). Cela ne décourage pas pour autant certains constructeurs qui préfèrent mettre en avant les fonctions de streaming à l’image d’Amazon avec sa FireTV. Attendez-vous à une fusion de ce créneau avec celui des boitiers cités juste avant.
  • Nano-ordinateurs. Popularisé par le Raspberry Pi et l’Arduino, le segment des nano-ordinateurs est en pleine ébullition avec l’apparition sur le marché de nombreux concurrents (Les nano-ordinateurs révolutionnent les objets connectés). Authentiques objets de culte pour les bidouilleurs du monde entier, les nano-ordinateurs n’ont cependant quasiment aucune chance de séduire le grand public. Ils sont néanmoins à l’avant-garde de l’internet des objets en offrant une modularité extrême à des prix très bas.
  • Objets connectés. La dernière catégorie de terminaux alternatifs est également la plus vaste : tous les mois de nouveaux objets connectés sont annoncés ou lancés sur le marché. Pour le moment encore chers, tous ces objets rendus intelligents (ou à défaut communiquants) intéressent les plus gros acteurs du marché, dont Google et Samsung ou encore la marque à la pomme (Apple s’investit dans l’internet des objets avec HealthBook et HomeKit). Même si les chiffres de vente sont encore anecdotiques, je me réjouis de savoir que la France s’est fait une spécialité de l’internet des objets et qu’elle sera aux premières loges pour profiter des formidables opportunités qu’ils offrent (The Internet of Things Ecosystem, Unlocking the business value of connected devices). Le plus grand frein à l’adoption de ces objets connectés reste le manque de standardisation, ou plutôt la multiplication alarmante de « standards » qui brouillent la compréhension de ce segment.

Inutile de faire le compte des étoiles, car je l’ai fait pour vous : les smartphones et tablettes se révèlent sans surprise être les terminaux les plus versatiles. Ceci explique leur succès. Viennent ensuite les cloudbooks dont on ne parle pas assez, mais qui sont en train de révolutionner l’outil informatique. J’anticipe avec impatience le jour où les entreprises vont les déployer massivement pour baisser leurs coûts de gestion du parc informatique et définitivement adopter le cloud computing.

Une infinité d’usages à appréhender pour les annonceurs

Constater le succès des smartphones est une chose, adapter en conséquence ses priorités et ses budgets en est une autre. Je déplore ainsi la frilosité chronique des marques qui se contentent pour la plupart de sous-traiter le développement d’une application iPhone. En quoi est-ce que cela va-t-il les aider à comprendre la révolution qui est en cours (cf. Usages et enjeux de la mobilité) ? J’ai encore beaucoup de mal à expliquer le manque d’enthousiasme des directions marketing pour les smartphones et tablettes alors qu’ils en sont les premiers utilisateurs…

 

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Le plus inquiétant dans cette histoire est que les smartphones et tablettes ne sont que la première étape d’une transformation majeure dans les habitudes et exigences des consommateurs. S’il fallait avant se connecter à internet (allumer son ordinateur, ouvrir un navigateur, saisir une URL), les clients, prospects et cibles sont maintenant connectés en permanence et dispose d’un accès direct et quasi instantané à une infinité de contenus et services en ligne. Pire : il est possible de les « activer » grâce au système de notifications actives.

Avec la généralisation des smartphones, tablettes, voitures et TV connectées, les réflexes d’achat et habitudes de consommation sont irrémédiablement modifiés. Les marques se doivent donc d’acquérir une compréhension fine des usages mobiles et de l’impact des terminaux mobiles sur le quotidien des consommateurs. Illustration avec les incroyables résultats d’une étude menée dans un restaurant à NY : Restaurant Watches Old Surveillance And Shares Shocking Results On Craigslist. De même, les annonceurs doivent impérativement prendre en compte au plus vite la migration des usages des cibles qui passent de moins en moins de temps devant un ordinateur ou une chaîne de télévision.

Gardez bien en tête que les applications commerciales ou publicitaires ne sont que la partie visible de l’iceberg, et qu’il existe une infinité d’autres possibilités offerte par les terminaux mobiles dans des secteurs aussi variés que la santé (BoardRounds Helps Hospitals Follow Up With Patients After They Leave The Emergency Room), la banque (Disrupting Payments, Africa Style) ou la sécurité (This drone can find lost or stranded people by picking up their mobile phone signals).

La révolution est en marche, ne vous laissez pas distancer !

Redfin propose la visite virtuelle en 3D des biens immobiliers

Le monde de l’immobilier a été secoué cet été avec l’annonce de la fusion des deux plus gros portails du secteur : Zillow and Trulia Merge to Disrupt the Real Estate Industry. Du coup, le troisième acteur se retrouve en position de fragilité… sauf qu’il a dégainé son arme secrète, la visite virtuelle des biens immobiliers : Redfin offers mobile homebuyers a 3D walk through properties. Certes, cette fonctionnalité est proposée depuis de nombreuses années, notamment par Previsite, pionnier en ce domaine, mais les récentes avancées technologiques en matière de scan 3D offrent un rendu de très grande qualité.

Cette visite virtuelle st pour le moment testée sur un petit nombre de biens immobiliers, dont cette maison avec vue sur un lac près de Seattle. Le chargement est un peu long, mais la restitution des intérieurs est très fidèle. De plus, contrairement à quicktimeVR, la visionneuse ne nécessite par de plugin.

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La prise en main est immédiate et intuitive (ça ressemble à Google Street View), puisque la navigation se fait avec les flèches du clavier ou avec des marqueurs au sol que l’on peut choisir avec la souris. En promenant la souris sur l’interface, on se rend vite compte que les volumes sont parfaitement modélisés. La visionneuse propose également une vue de dessus ainsi qu’une « vue d’avion » baptisée dollhouse :

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Le rendu de cette vue générale est perfectible, mais il donne une très bonne idée de la qualité de la captation et de l’assemblage des vues 3D.

La technologie derrière cette visionneuse 3D est fournie par Matterport, une jeune startup qui commercialise à la fois le scanner 3D et le service pour compiler et restituer les images : Matterport taking pre-orders for 3D interior mapping camera.

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Commercialisée 4.500$, la caméra / scanner 3D de Matterport s’adresse exclusivement aux professionnels (dans tous secteurs, mais principalement dans l’immobilier avec leur offre Real Estate 3D Showcase). Cette caméra exploite les puces PrimeSense déjà utilisées dans le module Kinect de la Xbox, une technologie rachetée par Apple l’année dernière. Précisons que Matterport collabore avec d’autres géants du secteur informatique (Google, Intel…) pour décliner son service sur les terminaux mobiles afin de proposer une offre plus abordable : Matterport Brings 3D Capture to Mobile.

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Les premiers retours sont visiblement très bons, puisque les biens immobiliers proposant une visite virtuelle 3D se vendent plus vite et en moyenne à un prix 8% plus élevé que des biens équivalents. J’imagine déjà la possibilité de visionner un appartement ou une maison avec un masque de réalité virtuelle… À quand un équivalent en France ?

La réalité virtuelle à portée de tous grâce aux kits en carton

En moins d’un an, la jeune stratup Oculus Rift aura réussi à complètement s’approprier le sujet de la réalité virtuelle. Le produit est très bon (j’ai eu l’occasion de le tester à nouveau du Salon du Jeux Vidéo), mais il est réservé à une minorité : ceux qui ont commandé le SDK et savent le faire tourner. Pour les autres, les casques de réalité virtuelle restent un concept fumeux. Il faut dire que les premières expérimentations des années 80 / 90 n’étaient pas très concluantes (euphémisme). Du coup, le grand public aborde la réalité virtuelle avec un terrible à priori qui ne peut être levé qu’en essayant un casque de dernière génération, mais ils sont extrêmement rares. Heureusement les choses sont en train de changer avec l’arrivée de kits en cartons.

Tout à commencé il y a quelques semaines quand le site iFixit a découvert que les casques d’Oculus utilisent un écran de smartphone : New Oculus Rift dev kit uses the front of a Galaxy Note 3 as its screen. Bon OK, il s’agit en fait de l’écran d’une phablette, mais partant du principe qu’il y a des centaines de millions de smarpthones en circulation, il serait dommage de ne pas les exploiter en bricolant. Ni une, ni deux, c’est ce qu’à proposé Google en dévoilant lors de sa dernière grande conférence annuelle son Cardboard VR Kit.

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Ce kit se présente sous la forme d’un patron en carton (qu’il faut plier pour lui donner la forme d’un masque), de deux lentilles et d’un petit mécanisme à aimant pour cliquer. Les mauvaises langues disent que c’est un façon pour Google de dévaloriser le rachat d’Oculus par Facebook, il n’empêche que ce principe de low-cost virtual reality fonctionne très bien : Google’s Cardboard turns your Android device into a VR headset.

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Ce kit est fourni avec une application mobile ainsi qu’un site web proposant différentes démos : Chrome Experiments for Cardboard. Le kit est tout de même un peu complexe à réaliser sois-même (sans compter qu’il faut les lentilles), aussi de nombreux opportunistes se sont engouffrés dans la brèche pour proposer leur propre kit, comme le Unofficial Cardboard. Vendus entre 20 et 25$, ces kits vous permettent d’avoir une très bonne première impression du potentiel des applications de réalité virtuelle. J’ai commandé un kit chez Dodo et je suis stupéfait des sensations que l’on peut éprouver avec un « simple » bout de carton. Le kit est plutôt simple à monter (comptez 5 minutes en vous trompant une ou deux fois) et donne accès un à certain nombre d’applications que l’on installe sur son smartphone. Autant le dire tout de suite : le kit de Dodo est fourni avec une puce NFC qui lance une mini app store dédiée à la réalité virtuelle, mais il y a beaucoup de déchet.

Les applications les plus intéressantes sont tout simplement celles proposées par Google dans son appli. L’interface est au début très déroutante, car on se retrouve face à des icônes qui flottent, mais un rapide tutoriel vous explique comment cliquer à l’aide de la boucle et de l’aimant sur le côté gauche du masque.

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Il n’y a « que » sept applications de proposées, mais elles sont très spectaculaires, à commencer par Google Earth qui vous permet de parcourir des lieux iconiques en mode immersif. Le rendu est tout simplement bluffant, à tel point qu’il donne rapidement le vertige et/ou le tourni !

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Il y a également une visite guidée du château de Versailles, une interface immersive pour YouTube, un film d’animation et même une Street View de Paris qui tourne en boucle.

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Mais le plus impressionnant est sans conteste la possibilité de visionner vos photosphères dans le masque, un must ! Encore une fois, l’idée n’est pas de proposer un masque de grande qualité pour se passer de l’Oculus (ou matériel équivalent), mais de permettre au grand public de redécouvrir la réalité virtuelle et de gommer les a priori. Certes, ces masques en carton ne sont pas très solides, mais il existe des alternatives un peu plus qualitative comme le masque en plastique de chez Homido (une société française basée à Lille) : Homido Launches VR Smartphone Adapter and Sleek App for VR Video with Web Browser on iOS and Android.

Je ne saurais que trop vous conseiller de commander de ces kits pour bien vous rendre compte de l’incroyable potentiel des applications de réalité virtuelle. À consommer avec modération, car une utilisation prolongée peut néanmoins provoquer une terrible sensation de mal de mer…