Adobe Max 2009 – Jour 2

Second jour de mon voyage à L.A. pour la grande messe annuelle d’Adobe.

Keynote 2

Cette seconde keynote est visiblement dédiée à du témoignage clients. Nous avons donc un premier témoignage de la Major League Basball à propos de MLB TV :

  • Streaming HD, possibilité de faire des ralentis, intégration avec Twitter ;
  • Nouveau player avec vue en mosaïque (offre payante pour les play-off).
Le player vidéo de MLB
Le player vidéo de MLB

Les domaines d’innovation de Flash dans la vidéo sont les suivants : HTTP Streaming pour plus de souplesse dans l’intégration, protection du contenu avec Flash Access 2.0, Open Source Media Framework qui permet de créer votre propre lecteur vidéo, intégration de metrics Omniture.

Second témoignage avec les RIA en entreprise de Fedex et un exemple d’une application de localisation des camions de livraison :

Géolocalisation des camions de livraison de Fedex
Géolocalisation des camions de livraison de Fedex
Rayon d'actin d'un camion Fedex pour gérer les changements d'itinéraires
Visualisation du rayon d'action d'un camion Fedex pour gérer les changements d'itinéraires

Troisième témoignage avec Electronic Arts et leur portail de casual gaming Pogo.com :

  • Ils utilisent un outil de prototype rapide pour concevoir les jeux ;
    Prototypage rapide pour les casual games de Pogo.com
    Prototype d'un futur casual games de Pogo.com

    La version finale du jeu
    La version finale du jeu
  • Premier social game en Flash dans Facebook avec Pogo Puppies.

Illustration des Flash Platform Services avec le Distribution Manager qui permet de faciliter la distribution d’un « social widget« , de le monétiser (en gérant le try & buy) et de le surveiller (avec un tableau de bord et des indicateurs d’engagement).

Tableau de bord avec les indicateurs d'engagement de social widgets
Tableau de bord avec les indicateurs d'engagement de social widgets

Kevin Lynch est de nouveau sur scène pour parler de réalité augmentée :

Une keynote tout à fait intéressante qui nous a permis de voir des beaux exemples (et surtout pas de code !).

New Experimental Work from Joshua Davis

Première session de la journée avec un authentique artiste, le célèbre Joshua Davis (qui se présente comme skateur de profession).

Joshua Davis en chair et en tatouages
Joshua Davis en chair et en tatouages

L’objectif de cette présentation est de nous faire découvrir les dernières réalisations expérimentales de l’artiste intitulées « Space » :

  • Le choix du thème de l’espace n’est pas anodin car les premières observations spatiales datent de 400 ans avec Galileo ;
  • La gestion de l’espace (des espacements) et du positionnement (sur une grille ou pas, avec superposition ou pas, rotation ou pas) donne des résultats très différents en fonction du pattern utilisé (carrés, ronds, fleurs…) ;

    Créatino artistique à l'aide de patterns distribués de façon aléatoires
    Création artistique à l'aide de patterns distribués de façon aléatoires
  • La proximité peut être exploiter dans des représentations visuelles dynamiques (à l’aide des mouvements de la souris) ;

    Un tableau numérique hypnotique
    Un tableau numérique hypnotique
  • Les ordinateurs autorisent une forme de créativité impossible à explorer avec du papier et des crayons ;

    Une créatino artistique numérique impossible à réaliser avec du papier
    Une création artistique numérique impossible à réaliser avec du papier
  • La gestion de forces d’attraction et de répulsion permet de générer des tableaux semi-aléatoires de façon industrielle ;
  • Exemple de créations artistiques appliquées à du travail pour ses clients (Beans.jp) ;

    Exemple de travail réalisé pour un de ses client
    Exemple de travail réalisé pour un de ses clients
  • Une composition peut être généré automatiquement (ici avec un effet kaleïdoskoque) et retouchée dans Illustrator ;

    Un "tableau" du maitre
    Un "tableau" du maitre
  • Il a même commencé à expérimenter des créations sur l’iPhone avec l’application Reflect ;

    L'applicatino Reflect pour iPhone
    L'applicatino Reflect pour iPhone
  • Dans une expérimentation récente il utilise les courbes de Bezier et un moteur physique de gestion des particules (plus un peu de retouche toujours dans Illustrator) pour générer des scènes surréalistes ;
  • Autre exemple de réalisation interactive exposée au Portugal (une caméra infrarouge capture les mouvements des visiteurs et fait tourner les cubes en fonction) ;
  • La plupart de ses clients lui demande de répliquer des créations déjà réalisées plutôt que d’innover et d’expérimenter ;
  • Quelques exemples de réalisations exposées dans différentes galerie ou expo :
    Exemple de réalisation retouchée dans Illustrator
    Exemple de réalisation retouchée dans Illustrator
    Autre exemple de création basée sur de l'impression aléatoire
    Autre exemple de création basée sur de l'impression aléatoire

    Travail de recherche sur des films transparents
    Travail de recherche sur des films transparents
  • Quelques exemples de sources d’inspiration comme par exemple les décorations d’avions de la seconde guère mondiale (sic !).

    Ses sources d'inspiration sont parfaois surprenantes
    Ses sources d'inspiration sont parfois surprenantes

Génial ! Ce type a une force créative et une énergie incroyable. Cerise sur le gâteau : il fait preuve de beaucoup d’enthousiasme et ses explications sont clairs.

Adobe Max 2009 – Jour 1 (suite)

Future of the Flash Platform

L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform
L'équipe en charge de l'évolution de la Flash Platform

Un beau panel réservé à la presse avec l’équipe de Flash Platform :

  • Open Screen Project représente un très gros challenge pour Adobe et pour les producteurs de contenus / annonceurs ;
  • Il y a maintenant 3 métiers représentés dans la Flash Platform (les développeurs avec Flex, les créatifs avec Photoshop & cie et les concepteurs avec Catalyst) ;
  • Des nouveautés très intéressantes autour des Flash Platform Services avec des services de paiement et de distribution sur les médias sociaux (ndr : un rapport avec Adobe Wave ?) ;
  • Adobe travail sur la compatibilité de ses produits avec près d’une centaine de standards ;
  • Dans la mesure où Acrobat Reader peut lire du Flash, ils se posent la question de savoir si le Flash Player devrait pouvoir lire des fichiers PDF (et remplacer à terme l’Acrobat Reader) ;
  • Malgré de nombreuses demandes pour pouvoir implémenter Flash sur l’iPhone (grâce à un plug-in) ils ont dû se débrouiller avec le SDK disponible publiquement pour réaliser le compilateur Flash > Objective C. Le processus d’adoption sur l’App Store a été par contre très rapide (signe de bonne volonté d’Apple) ;
  • Flash Catalyst n’a pas été conçu pour être un outil de prototypage « ouvert », il sert avant tout d’outil de prototypage de RIAs et son format de sortie est et restera du MXML (au moins pour les prochaines années), sinon il y a toujours Photoshop ou Illustrator pour faire du wireframing (ndr : heu… et Fireworks ?).

Je suis triste de constater qu’encore une fois le concepteur d’interface est toujours laissé de côté et qu’il n’existe pas d’outils répondant à ses besoins. Quel dommage, surtout dans la mesure où il ne manque que très peu de chose pour faire du couple Fireworks / Dreamwaver un très bon outil de prototypage rapide capable de générer un format de sortie plus ouvert comme (au hasard) de l’HTML.

The Future of Design

Evolution des outils de conception
Evolution des outils de création et de distribution

Un autre très beau panel avec Will Eisley (en charge du développement produits de la suite CS) sur la vision d’Adobe du design et des changements à anticiper :

  • L’iPhone a réussi l’exploit de rendre viable la consommation de contenus textuels sur un terminal mobile ;
  • Nous passons d’une ère où le contenu était roi à une ère où la communauté est reine (elle décide de la nature et du format des contenus qu’elle veut consommer) ;
  • Internet est la colonne vertébrale de l’information, même dans le print car les articles et mises en pages sont échangées / revues / discutées sur le web ;
  • Le cloud compting est la clé pour libérer les contenus de la contrainte du support et les rendre accessibles n’importe où ;
  • Impacts pour les designers : conception pluri-médias (avec différentes capacités et contraintes d’affichage), distribution facilitée au travers de players universels (Acrobat Reader, Flash et l’Open Screen Project), meilleures efficacité (grâce aux outils d’optimisation) ;
  • Faciliter la collaboration entre les membres d’une équipe est essentiel pour améliorer la qualité (itérations rapides) ;
  • Ils ont publié un document résumant les bonnes pratiques de conception de contenus pour les terminaux à ancre électronique (Kindle…) ;
  • Les netbooks sont des terminaux problématiques car ils sont à mi-chemin entre ordinateurs et terminaux mobiles, ils subissent des contraintes trop souvent ignorées (mémoire et puissance limitée, claviers étriqués…), les tablets (touchbooks ?) vont faire avancer les choses (et participer à la reconnaissance / prise en compte de ce format intermédiaire).

Prise de parole intéressante mais qui ne tranche pas réellement avec ce que l’on peut entendre ailleurs (qui va remettre ne cause l’impact des smartphones et des médias sociaux ?).

La suite demain…

Compte-rendu du salon E-commerce Paris 2009

En ce moment se déroule la grande messe du commerce en ligne : le salon E-commerce Paris 2009 à la Porte de Versailles. 450 exposants et 250 conférences ça fait du monde, beaucoup de monde, beaucoup beaucoup de monde, il faut croire que la grippe n’effraie pas les visiteurs.

Premières impressions

Dans les faits, ça ressemble à un immense village de stands où une foule compacte se bouscule aux carrefours, il y fait une chaleur terrifiante et le brouhaha des conversations dans les allées se mêlent aux grondements des orateurs des salles de conférences réparties en périphérie du hall.

Salon_Ecommerce09

Donc au final ça se bouscule et ça casse les oreilles, deux signes qui me font dire que le commerce en ligne se porte bien, très bien même au vu de l’affluence sur cet évènement. Qui s’en plaindrait ? (peut-être ceux qui ont fait 1/2 H de queue pour acheter un sandwich hors de prix)

Impossible pour moi d’assister aux conférences car j’avais trop à faire dans les allées et les stands où l’on trouve de tout : du petit stand partagé par plusieurs start-ups au giga-stand avec hôtesses aux longues jambes et gros dirigeable pour être vu de plus loin (je précise que les gros dirigeables font référence aux… gros dirigeables gonflables comme on peut le voir sur la photo au dessus).

EcomParis09_Hotesses

Un très large spectre d’éditeurs et prestataires sont représentés : solutions technologiques, référenceurs, plateformes d’affiliation, comparateurs de prix, spécialistes en marketing de la performance, logisticiens, solutions de paiement… il y en a pour tous les gouts et l’organisation avait eu la bonne idée de proposer des « parcours » thématiques.

Packshot_Creator

Des comptes-rendus sont déjà disponibles sur d’autres blogs : Salon e-commerce 2009 Paris : Suivez l’évènement en direct et Une chasseuse de têtes en promenade sur le salon e-commerce.

Rencontres et interviews vidéo

Lors de mes déambulations dans le salon j’ai eu l’occasion de discuter avec différents acteurs et même d’entamer une série d’interviews vidéo. Autant vous prévenir tout de suite : le choix des personnes et sociétés interviewées est purement arbitraire, il correspond à mes centres d’intérêt du moment (rich comemrce, social marketing, mobilité et open source).

Pour le moment je n’ai pu mettre en ligne que deux interviews vidéo mais la suite viendra demain. La qualité sonore laisse à désirer mais il faudra vous en contenter car il est hors de question que je me trimballe tout un attirail :

Cocktail de blogueurs

Durant le salon les organisateurs ont eu la gentillesse de mettre à notre disposition un coin du salon VIP pour pouvoir réunir quelques blogueurs autour d’un buffet :

Blog2Blog

L’occasion pour nous (les blogueurs) de discuter de l’actualité du commerce en ligne, d’échanger nos impressions sur le salon et surtout d’entamer la rédaction d’un petit ouvrage collectif sous la forme d’un recueil d’avis. Nous avons déjà collecté une vingtaine d’avis (avec le Capitaine Commerce) et nous en attendons d’autres pour pouvoir finaliser ce document qui sera bientôt diffusé (normalement la semaine prochaine).

Déambulations dans les allées

Le deuxième jour a été l’occasion pour moi de rencontrer d’autres personnes et d’approfondir les discussions entamées la veille.

EcomParis2

Les quelques personnes avec lesquelles j’ai pu partager mes impressions ont toutes été d’accord pour dire que les offres et prestataires d’acquisition de trafic sont sur-représentés par rapport à ceux qui travaillent la partie aval du parcours client. Cela reflète très certainement une réalité du marché où les dépenses sont beaucoup plus importantes pour créer / acheter du trafic et beaucoup moins pour optimiser / transformer (analyse de la performance, amélioration du potentiel de transformation, relance sur paniers abandonnés).

Autre forte impression : le foisonnement autour du mobile, aussi bien les prestataires de développement de sites mobiles et autres applications pour smartphones que les solutions de tags mobiles :

EcomParis09_MobileTag

Mais j’aurais l’occasion de détailler mes propos lors d’un prochain billet qui parlera de mes impressions post-salon.

E-commerce Awards 2009

En fin de journée nous avons eu droit à la remise des prix des E-commerce Awards dont je faisais parti du jury.

EcomAwards1

Sans plus attendre, les résultats :

  • Catégorie « Technologies » = Squid Solution (dataming de données client sur des très grosses bases) ;
  • Catégorie « Confiance en ligne » = Absolu Telecom (solution de paiement via mobile) ;
  • Catégorie « Digital Marketing » = Beez’Up (solution pour gérer la présence de vos produits sur les comparateurs, régies…) ;
  • Catégorie « Innovations » = WorkIT (plug-in de comparaison de prix pour votre navigateur) ;
  • Catégorie « Logistique » = Top Chrono (livraison dans la journée) ,
  • Catégorie « International » = Twenga (comparateur de prix dans toute l’Europe et même plus) ;
  • Catégorie « Mobile » = GS1 (lecteur de code à barres sur mobile) ;
  • Catégorie « Relation Client » = FeedBack 2.0 (suggestions d’évolution collaboratives et dialogue clients / marque) ;
  • Catégorie « Nouveaux Services E-marchands » = Proxi Business (Banque alimentaire adaptée au commerce en ligne).

Signalons que le grand prix a été décerné à FeedBack 2.0 pour le caractère innovant de la solution (communautaire, participatif) et pour les belles références. Ici la photo de l’équipe avec Paul de 2xmoinscher.com qui utilise la solution (à droite sur la photo) :

EcomAwards2

Un grand bravo à tout ceux qui ont soumis leur dossier.

La suite de la soirée s’est ensuite déroulée dans un bar branché (du moins je crois) de la capitale. Ambiance cosy et musique à fond pour des discussions moins formelles et surtout beaucoup de monde dehors en train de fumer :

EcomParis09Party

Ouf, je n’ai pas le courage d’y retourner pour une troisième journée mais je garde un souvenir intense de ce salon. La suite de ce compte-rendu dans quelques jours avec une analyse à froid des tendances 2009 du commerce en ligne.

Compte-rendu de mon voyage au Chili

Déjà deux semaines que je suis rentré du Chili et je n’ai toujours pas eu le temps (courage ?) de vous faire un petit compte-rendu de mon voyage. Voici donc avec un peu de retard mes impressions sur ce pays hors normes.

Il y a déjà la distance : 14 H d’avion sans escale pour aller dans l’autre hémisphère, c’est sûr que je ne vais pas y retourner de si tôt ! Il y a ensuite la configuration : 200 Km de large pour 4.300 Km de long, un « petit » pays (en superficie) coincé entre l’Argentine et l’immense Pacifique.

Santiago : Capitale mondiale des centres commerciaux (et des fruits de mer)

Le moins que l’on puisse dire de Santiago est que le dépaysement n’est pas trop fort : sous influence US notoire, le quotidien des habitants de la capitale n’est pas très éloigné de celui des européens (ou des américains). Point de lamas ou de flutes de pan, le Chili est un pays prospère avec une économie stable. De ce fait, la capitale est à l’image de la croissance du pays : en pleine expansion.

Coincé entre la cordillère des Andes et la chaîne littorale, Santiago étouffe dans la pollution et les gratte-ciels du centre ville poussent comme des champignons. Le quartier des affaires est ainsi surnommé « Sanhatan » (contraction de Santiago et Manhatan).

Santiago1

Particularité étrange de la ville : quelques collines émergent de cet immense plateau pour apporter un peu de verdure à ce gigantesque paysage urbain (la moitié de la population du Chili est concentrée dans la région de Santiago). Les autorités locales ont eu la très bonne idée de faire de ces collines des zones non-constructibles (transformés en parcs, zoo…). Il y a même une immense statue de la Vierge Marie en haut de la plus grande colline :

Santiago2

 

Autre particularité improbable de cette ville : la surabondance des centres commerciaux. C’est bien simple il y en a partout, et ils sont énormes. Pour bien mesurer l’ampleur du phénomène, imaginez Paris avec un Velizy2 dans chaque arrondissement (voir plusieurs pour certains) ! Très surprenant mais sûrement bien pratique les jours de pluie et l’hiver.

Et puisque l’on parle de l’hiver, je regrette de ne pas avoir pu aller skier dans les stations de ski avoisinantes, c’était la pleine saison. La municipalité organise ainsi des package avec A/R en cars et forfait de remontées mécaniques pour la journée au départ du centre ville. Les parkings des centres commerciaux sont alors envahis par d’immenses tentes où il est possible de louer du matériel. J’ai même croisé des touristes en combinaison dans le hall de mon hôtel, ils partaient skier pour la journée.

Du côté du centre-ville, les immeubles sont un peu plus typiques et les rues commerçantes très piétonnes :

Santiago4

 

Pour chercher un peu de dépaysement, une seule destination : le quartier de Bellavista. Proche de la zone étudiante, ce quartier bohème est un pur régal de petits bars, restaurants et vieilles bâtisses de toutes les couleurs :

Santiago5

 

Très agréables, ce quartier est l’endroit rêvé pour se mêler à la population locale et même pour goûter une bière du coin (pas très bonne d’ailleurs) :

Santiago6

 

Côté cuisine locale, la spécialité incontestée du Chili sont les poissons et fruits de mer (les restaurants de sushi sont très à la mode). Il faut dire qu’avec une côte aussi gigantesque, les produits de la mer sont abondants. J’ai ainsi eu la chance de goûter du thon rouge de l’île de Pâques (délicieux) et même des fruits de mer à mi-chemin entre huître et moule (impossible de me souvenir du nom) :

Santiago3

 

(un grand merci à Serge et son épouse pour cette découverte culinaire)

Où en est l’internet Chilien ?

Outre mes découvertes touristiques, j’étais également là-bas pour intervenir à la conférence annuelle de l’IAB Chile : Seminario IAB Chile. J’ai donc pu me familiariser avec le marché locale : bon taux d’équipement des ménages et très bon déploiement de l’ADSL. Ceci est bien évidement dû à la très forte concentration de population dans la capitale ainsi qu’à la politique du gouvernement de favoriser l’e-adminstration pour ne pas avoir à installer trop de fonctionnaires tout au long de son immense territoire.

Influence US oblige, on ne parle que de Facebook et de MySpace, mais la star des médias sociaux est incontestablement un service de partage de photo nommé Fotolog. C’est en quelque sorte le FlickR locale qui a été récemment racheté par une société française (hé hé hé).

Beaucoup d’annonceurs et d’acteurs locaux étaient venus pour écouter les différents speakers et essayer d’en savoir plus sur la révolution des médias sociaux : des chiliens, deux américains, deux espagnols, notre Reza national et votre serviteur :

Santiago7

 

(un autre grand merci aux organisatrices pour m’avoir donné la possibilité de m’exprimer lors de cette journée)

J’avais choisi de parler de mes thèmes de prédilection du moment : un panorama des médias sociaux, un focus sur les réseaux sociaux et des perspectives d’évolution (notamment dans le domaine du social gaming). Ma présentation était en anglais car je ne me sentais vraiment pas prêt pour la faire en espagnol, mais si je suis invité de nouveau, c’est promis je ferais l’effort !

Je pense très honnêtement avoir plus semé le doute dans l’auditoire qu’autre chose, peut-être s’attendaient-ils à ce que je leur dise que Facebook allait bientôt dominer le monde… Toujours est-il que les personnes qui sont venus me voir à la fin de ma présentation étaient très enthousiastes quant au potentiel des plateformes sociales virtuelles fondées sur le jeu (casual games ou MMO). En tout cas des projets sont en cours et les chiliens ne sont pas en reste, il parait même qu’il y a une forte communauté sur Dofus !

Valparaiso : bohème et douceur de vivre

Après cette journée de conférence et un RDV avec un annonceur locale, direction la côte pour quelques jours à Valparaiso. Une ambiance complètement différente, mais toujours fortement contrastée : d’un côté le port (très industriel) et les collines sur les hauteurs (très bohèmes), de l’autre la station balnéaire de Vina del Mar (très bling-bling) et ses bidons-villes sur les hauteurs. En tout cas quel bonheur de pouvoir respirer l’air du Pacifique après s’être encrassé les poumons dans la capitale.

Pour vous la faire courte, disons que Valparaiso est un des endroits les plus plaisant que j’ai visité (avec Venise). C’est une ville magique où le port est entouré d’une dizaine de collines auxquelles on accède par un réseau de téléphériques.

Valparaiso1

 

Ces collines sont minuscules (à peine quelques rues) et l’ambiance est y très bohème : petites maisons en tôles ondulées de toutes les couleurs, trottoirs et routes défoncées, multitudes d’escaliers et de ruelles où il n’y a rien à faire que de goûter la douceur de vivre et d’apprécier le paysage.

Valparaiso2

 

La ville est maintenant inscrite au Patrimoine Mondiale de l’Unesco et c’est une très bonne chose car ce magnifique panorama ne doit pas bouger. En parlant de bouger… on se demande comment les funiculaires parviennent à gravir ces pentes impossibles (ils datent du début du siècle et ressemblent plus à des ascenseurs qu’autre chose) :

Non seulement la vie sur ces collines est très douces (ils les appellent des cerros) mais en plus elle n’est pas très chère : compter 75 € pour une chambre de charme avec vue sur la baie et 5 € pour un repas typique le midi dans le boui-boui du coin. Il faut dire que le pesos Chilien est indexé sur le dollars US, donc forcément en ce moment c’est très avantageux pour les européens.

C’est donc dans cette ambiance bohème et surannée que mon séjour s’achève au Chili. Grand bonheur pour moi que d’humer l’air marin du Pacifique et de profiter du climat très doux de la saison (c’est pourtant le plein hiver).

Valparaiso3

 

Quand j’ai démarré ce blog il y plus de 5 ans, je ne me serais jamais douté qu’il me permettrait de voyager autant et surtout dans des destinations aussi folklorique que le Chili. Encore une fois un grand merci aux organisateurs de m’avoir invité, de gros bisous à toutes celles et ceux que j’ai rencontré sur place et à une prochaine fois j’espère (message subliminale).

Compte-rendu Webcom Montréal 2008 (suite et fin)

Achevons cette série de comptes-rendus du Webcom 2008 par quelques interviews récoltées dans les couloirs du centre de conférence.

Tout d’abord Xavier Aucompte à propos de l’entreprise 2.0 :

Ensuite Pascal Veilleux de NSI Solution qui témoigne sur un projet encore confidentiel d’implémentation de solutions 2.0 au sein d’une PME française (comme quoi l’E2.0 n’est pas réservée qu’aux grands groupes) :

Puis Bertrand Duperrin, toujours à propos de l’Entreprise 2.0 :

Une interview exclusive de Bryan Eisenberg à propos de la règle des 3 clics :

Et enfin l’ami Claude pour faire un bilan du Webcom et parler de la prochaine édition :

Voilà, ainsi s’achève mon (trop court) séjour à Montréal. Un grand merci aux organisateurs ainsi qu’à toutes les personnes que j’ai eu plaisir de côtoyer pendant ces quelques jours (dont la pétillante Isabelle qui cherche une mission en France).

Ha au fait, qui a vu le livecast de VidéoPresse ?