Compte-rendu Webcom Montréal 2008 (suite et fin)

Achevons cette série de comptes-rendus du Webcom 2008 par quelques interviews récoltées dans les couloirs du centre de conférence.

Tout d’abord Xavier Aucompte à propos de l’entreprise 2.0 :

Ensuite Pascal Veilleux de NSI Solution qui témoigne sur un projet encore confidentiel d’implémentation de solutions 2.0 au sein d’une PME française (comme quoi l’E2.0 n’est pas réservée qu’aux grands groupes) :

Puis Bertrand Duperrin, toujours à propos de l’Entreprise 2.0 :

Une interview exclusive de Bryan Eisenberg à propos de la règle des 3 clics :

Et enfin l’ami Claude pour faire un bilan du Webcom et parler de la prochaine édition :

Voilà, ainsi s’achève mon (trop court) séjour à Montréal. Un grand merci aux organisateurs ainsi qu’à toutes les personnes que j’ai eu plaisir de côtoyer pendant ces quelques jours (dont la pétillante Isabelle qui cherche une mission en France).

Ha au fait, qui a vu le livecast de VidéoPresse ?

Compte-rendu Webcom Montréal 2008

Démarrage ultra-matinal (à 7 H 30, gloups !) pour l’édition 2008 de Webcom. Beaucoup de monde et des cycles de conférences répartis en trois pistes (Marketing 2.0, Entreprise 2.0 et Solution 2.0). Normalement les vidéos devraient être en ligne d’ici la semaine prochaine.

Entreprise 2.0: The State of an Art

Conférence très attendu d’Andrew McAfee :

  • Beaucoup de scepticisme vis à vis du tout « 2.0 » et des outils miracles ;
  • C’est en consultant Wikipedia que l’idée de l’entreprise 2.0 a germée ;
  • L’entreprise 2.0 concerne avant tout les usages (pas les outils) ;
  • Tout le monde peut bénéficier des pratiques 2.0, la communauté de l’US Intelligence est un très bon client de l’entreprise 2.0 ;
  • Il existe de outils qui fonctionnent mieux en fonction de l’éloignement social (les wikis pour les « strong ties », les réseaux sociaux pour les « weak ties », les blogs pour les « potential ties », les marchés de prédiction pour les « no ties ») en référence à l’article sur « The strength of weak ties » ;
  • Bon exemple d’intranet 2.0= Avenue A / Razorfish (wikis, blogs, tags, bookmarks partagés…) ;
  • Bon exemple de marché de prédiction = Hollywood Stock Exchange ;
  • L’adoption des pratiques d’E2.0 est un challenge complexe, les véritables bénéfices ne se feront pas sentir avant une dizaine d’années.

Un très grand orateur avec beaucoup d’aisance. Une bonne introduction à l’entreprise 2.0 et ses bénéfices, mais rien de neuf par rapport à ce qu’il raconte sur son blog (les présentations et les exemples cités datent de 2006 !).

How to mesure engagment?

Conférence de Alex Langshur (PublicInsite) :

  • Il existe des outils mathématiques pour mesurer l’engagement (cf. Web Analytics Demystified) avec une pertinence discutable ;
  • Le framework proposé : Pre-click (Benchmark, Visibility, Alignment) et post-click (Conversions, Intensity) ;
  • les études concurrentielles sont essentielles pour préparer le terrain, il existe de très bons outils mais pour le marché US (compete.com, Fireclick, BuzzMonitor, Trackur…) ;
  • L’étude des mots-clés est également essentielle pour comprendre la façon dont le marché perçoit une marque ;
  • Au-delà de 20% d’audience internationale il est intéressant d’adresser les visiteurs étranges avec un site dédié ;
  • Tous les outils de web analytics permettent d’isoler l’audience internationale ;
  • Il est important de fournir une interprétation cohérente des social media analytics aux décideurs d’une marque (car il y a un très fort risque de non-compréhension).

Très bonne présentation qui insiste sur l’intérêt de soigner les livrables qui seront soumis à la DG d’une marque pour les aider à prendre la bonne décision (comme toujours, il faut raconter une histoire).

La convergence multiplateforme dans un monde 2.0

Intervention de Pierre-Karl Péladeau (Quebecor Media) :

  • Avec le web 2.0, plusieurs industries doivent se réinventer (médias, logiciel…) ;
  • Avec le web 2.0, l’internet n’est plus un média mais une plateforme ;
  • 5 grandes tendances : libre-choix des consommateurs (contenus et services sur demande), contenus générés par les utilisateurs, réseaux sociaux, multi-plateforme et nouveaux modèles économiques (multiplication des offres de niche et de la micro-facturation) ;
  • Convergence globale vers du tout numérique (et HD pour la radio, TV) ;
  • Montée en puissance d’Espace Canoë (un réseau social local + journalisme citoyen) ;
  • Évolutions à venir : prise en charge d’OpenId et déploiement d’API, lancement de Canoe.tv.

Une belle séance d’auto-promotion pour Quebecor mais des tendances qui se confirment (le tout numérique, la généralisation des API et des mécanismes d’authentification déléguée, la monte en puissance des jeux en ligne).

Les véritables bénéfices des réseaux sociaux BtoB

Intervention de Kathryn Everest (IBM) :

  • Le web 2.0 apportent de gros changement sont à prévoir au niveau du marché mais également au sein des entreprises (business drivers) ;
  • Il existe des pratiques sociales très étendues au sein d’IBM ;
  • Les réseaux sociaux d’entreprise et outils de collaboration correspondent à des usages et des finalités très différentes ;
  • Les collaborateurs de grosses organisations ne peuvent pas se reposer sur les RH ou la hiérarchie pour avoir une gestion efficace de leur carrière ;
  • Montée en puissance du « knowledge worker » qui sont beaucoup plus autonomes au sein d’une organisation mais à qui l’entreprise ne fournit que des outils de productivité individuelle (email, bureautique…) ;
  • Face à la concurrence des indiens et chinois, l’innovation et la créativité sont les deux facteurs-clés de succès des entreprises occidentales => Nécessité d’avoir des outils adaptés pour favoriser l’innovation (née de la diversité) ;
  • Gros changement à prévoir dans les aspirations pro des nouveaux entrants sur le marché du travail (génération Z ?) ;
  • La valeur des réseaux sociaux ne reposent pas sur les membres, mais sur les relations entre les membres ;
  • La visibilité d’un collaborateur au sein de son organisation est clé pour favoriser une démarche collaborative (quelle est son implication dans la communauté de l’entreprise ?) ;
  • Tout le monde ne blog pas au sein d’une entreprise (euphémisme) mais tout le monde est capable de bookrmarker des liens (d’où l’importance des outils de bookmark collaboratif) ;
  • Très intéressante visite guidée de l’intranet d’IBM.

Très bonne présentation, pleine d’enthousiasme autour des pratiques sociales internes.

Avatars et intelligence artificielle pour les RH

Intervention de Vincent Berthelot (RATP) :

  • Phénomène d’infobésité des contenus RH ;
  • Mise en œuvre d’un avatar pour faire l’interface entre cette masse de contenu et les collaborateurs ;
  • Il est très difficile de trouver un prestataire qui maîtrise les différentes composantes de ce type de projet (avatar, IA, contenu…) ;
  • Importance du protocole social pour rendre l’avatar moins virtuel et mettre à l’aise les utilisateurs (favoriser les échanges en mode dialogue) ;
  • L’avatar n’est pas là pour répondre à toutes les questions, il permet « d’évaquer » les questions les pus courantes et d’orienter vers les bons interlocuteurs ;
  • L’intelligence artificielle permet d’améliorer la base de connaissance de l’avatar.

Une présentation très intéressante sur un usage méconnu mais tout à fait novateur des avatars dans un contexte internet (et de surcroît RH !).

Fonctionner différemment chez Dassault avec le Web 2

Intervention de Bertrand Duperrin (blueKiwi) :

  • L’outil n’est qu’un véhicule, un moyen ;
  • « Le manager qui réussit est celui qui fait réussir les autres » ;
  • Des règles sont nécessaires pour éviter les dérapages et favoriser les pratiques collaboratives ;
  • Nous ne connaissons pas nos communautés : les gens concernés ne sont pas ceux que l’on croit ;
  • « L’entreprise 2.0 vit par le bas mais nait par le haut » ;
  • « Les outils sociaux ne sont que des outils« .

Une présentation pleine de bon sens qui reflète l’expérience du terrain.

Bienvenue dans le nouvel environnement de travail

Intervention de Jon Husband (Wirearchy, FastForwardBlog et TheAppGap) :

  • « It takes a long time for change to happen quickly » ;
  • Petit détour par ce très bon diaporama : The Gen Y Guide to Web 2.0 at work ;
  • Wirearchy = « a dynamic two-way flow of power and authority based on knowledge, trust, credibility and a focus on results » ;
  • Avec l’E2.0 vient le management 2.0, les RH 2.0 et la culture 2.0.

Génial, des réflexions pleines de bon sens sur l’évolution des organisations et la répartition des pouvoirs au sein de l’entreprise.

TV 2.0, la nouvelle chaîne de valeur du web média

Intervention de Martin Lessard :

  • Mutation de l’écosystème (économie de la rareté à économie de l’abondance => augmentation de la compétition) ;
  • De nouveaux entrants dans la chaîne de valeur (UGC, YouTube…) qui viennent bouleverser les modèles économiques car l’argent est concentrer sur les diffuseurs (revenus publicitaires) ;
  • Les réseaux sociaux sont clés pour exposer les internautes à un contenu choisit ;
  • Exemple de convergence réseau social et web TV : QuarterLife.com ;
  • Les annonceurs vont maintenant financer directement les créateurs de contenu (plutôt que les diffuseurs) ;
  • Les télédiffuseurs (chaînes de TV) vont vouloir reprendre le contrôle (à l’image de TF1).

Un bon résumé de la situation explosive dans laquelle se retrouvent les grands médias face à la fragmentation de l’audience. Et encore, le cas du P2P n’a pas été évoqué…

The golden rule of onilne marketing

Intervention très attendu de Bryan Eisenberg :

  • Le marketing 1.0 est fondé sur l’interruption (coupures pub, affiches ou publicité aux couleurs vives…) ;
  • L’attention n’est pas du tout la même entre un téléspectateur et un internaute ;
  • Internet est devenu un média majeur d’influence ;
  • Les internautes répondent à des stimulus (« persuasive momentum« ) mais sont saturés de signaux (et de bruits) ;
  • Les internautes sont avant tout « goal-oriented« , ils ignorent la navigation et se concentrent sur le cœur de page (cf. théorie sur le « information scent« ) ;
  • Il existe différents schémas de recherche et de comportement en ligne, il faudrait idéalement apporter des solutions de conception pour chacun des comportements.

WOW, voilà qui clôture la journée en beauté. Je suis complètement sous le charme de cet orateur d’exception. Grosse émotion quand je suis allé le voir à la fin de sa présentation et qu’il me connaissait via ses collègues francophones qui lisent visiblement ce blog (quel honneur !).

Compte-rendu Webcom Montréal 2008 (J-1)

Cette semaine j’ai donc eu l’immense plaisir d’être invité au Québec dans le cadre de la conférence Webcom. Plaisir d’autant plus fort qu’ils (nos amis les québécois) avaient fait les choses en grand puisqu’il y avait un soleil resplendissant et que nous (avec Bertrand Duperrin) avons eu droit à une visite de la ville. Tout ceci savamment orchestré par Michelle et Tourisme Montréal.

Une visite très agréable qui m’a permit de découvrir un peu plus la ville : son architecture unique, son biodôme et sa marmotte (à la solde de l’office du tourisme), son circuit de F1, ses rivages, ses hauteurs…

TourismeMontreal

 

A peine le temps de souffler que nous enchainons avec un Yulbiz spécialement organisé pour l’occasion. J’y ai rencontré des personnes très sympathiques débordant d’enthousiasme (ça change de la France et de son problème du pouvoir d’achat).

Ni une ni deux, je dégaine ma mini-caméra pour faire une série d’interviews avec l’ami Claude Malaison (grand chef d’orchestre du Webcom) :

J’ai également eu le plaisir de discuter avec Stéphanie et Graeme, deux français venus s’installer au Québec pour y développer la communauté MontrealCafé :

J’ai bien croisé Andrew McAfee pendant la soirée mais pas moyen d’avoir une interview…

Compte-rendu du Adobe onAirTour

C’était aujourd’hui l’étape parisienne du Adobe onAir Tour, une occasion unique d’écouter et de rencontrer l’équipe d’évangélisateurs d’Adobe.

Direction la place de la Bourse ce matin pour une série de conférences principalement axées sur AIR et sur les solutions RIA d’Adobe.

onAirTour_1

 

Après une introduction de Mike Chambers, nous avons eu droit à une keynote de Ryan Stewart :

  • « AIR = RIA for Desktop » ;
  • AIR est une étape majeure dans l’évolution de l’internet ;
  • AIR est maintenant disponible sur Linux et propose une expérience similaire à celle sur PC ou Mac ;
  • Quelques démos sympas dont uvLayer (un moteur de recherche de vidéos qui présente une expérience tout à fait intéressante avec des très belles cinématiques de transition) et Google Analytics Desktop (une application quasi-culte) ;
  • Nouveautés à venir : AIR 1.1 ;
  • Prochain RDV européen : Max Europe 2008 du 1er au 4 décembre à Milan.

Une conférence intéressante mais qui fait encore (trop) la part belle aux développeurs et aux designers (quid des concepteurs ?).

Au hasard de mes déambulations je croise le staff Microsoft au grand complet :

onAirTour_2

 

Conversation très intéressante le midi avec Olivier Ezratty et François au sujet du marketing IT en France.

J’étais également invité le soir à un dîner avec l’équipe des speakers : Mike Chambers, Ryan Stewart, Kevin Hoyt, Serge Jespers, Andrew Shorten, Andre Charland, Lee Brimelow

onAirTour_3

 

(c’est qui le gringalet au milieu de la photo du bas ?)

Soirée très intéressante puisque j’ai eu l’occasion de poser un certain nombre de questions à Ryan Stewart, petit résumé :

  • à propos de l’utilisation du terme « RIA for Desktop » plutôt que « Rich Desktop Application » : ce terme convient mieux au produit d’Adobe qui n’a pas le même positionnement que WPF (il se situe à mi-chemin entre Prism et WindowsClient) ;
  • à propos des applications en ligne lancées par Adobe (BuzzWord, Photoshop Express…) : ils ne cherchent pas à copier la gamme Office qui est essentiellement tournée autour des fichiers mais plutôt à intégrer des services autour d’une plateforme de collaboration (avec une attention particulière à l’expérience utilisateurs) ;
  • à propos des Rich Mobile Application : il y aura bien une version mobile de AIR pour pouvoir étendre la promesse du universal runtime ;
  • à propos de l’absence d’outils pour les concepteurs : c’est un rôle encore trop mal définit pour que cette niche soit viable pour les éditeurs mais Thermo permettra de combler les lacunes des autres outils (mais pas le mystérieux projet « Bordeaux » qui semble être destiné à autre chose…).

Une très belle journée pour le passionné d’interfaces riches que je suis. En tout cas une expérience passionnante pour moi de rencontrer toutes stars de la blogopshère US ;-)

Bucarest, premières impressions

A peine arrivé, c’est déjà presque la fin de mon (trop) court séjour à Bucarest. L’occasion pour moi de vous livrer mes impressions sur cette ville hors-norme. Je tiens à préciser que mes impressions sont fondées sur une visite éclair de quelques heures, merci à mon guide.

Je pense que je ne froisserais personne en disant que Bucarest est la ville de tous les paradoxes : à la fois superbe par ces très nombreux bâtiments historiques, et désolée par l’état lamentable des routes et trottoirs ainsi que par les nombreux bâtiments en quasi-ruine. Après enquête auprès de mon « guide », il semblerait qu’au sortir des terribles années de dictatures communistes, la rénovation des chaussées n’était pas une priorité (faible euphémisme). Rajoutez à cela de fréquents tremblements de terre qui fragilisent (et condamnent) de nombreux immeubles que leur propriétaire ne veulent pas rénover, un stationnement complètement anarchique, un centre-ville en travaux et vous aurez l’impression de traverser un immense chantier (ils y travaillent jours et nuits) :

Bucarest_1

 

 

Pour celles et ceux qui savent faire abstraction de ces petits tracas, vous aurez alors l’immense privilège d’admirer de magnifiques réalisations cubiques « à la roumaine » :

Bucarest_3

 

Bucarest c’est également un étonnent mélange d’architecture du début de siècle (très similaire à ce que l’on peut trouver à Paris) et d’inspiration byzantine (dépaysement assuré) :

Bucarest_2

 

Très peu de boutiques (elles sont concentrées dans des immenses centres commerciaux en périphérie de la ville) et de cafés (quelques bars mais sans plus).

Il y a également un surprenant « quartier riche » dans le quel nous nous sommes perdus en cherchant mon hôtel : immeubles résidentiels et trottoirs tout neufs, un vigile à chaque coins de rue, une débauches de grosses cylindrées allemandes.

Bucarest c’est également une ville qui se transforme la nuit en un gigantesque terrain de jeu pour chiens errants et bandes de jeunes désœuvrés. Pas très rassurant… mais qui est compensé par une vie sociale nocturne étonnamment développée : nous nous sommes fait refoulé de 2 restos qui affichaient complet un mardi soir !

Puisque l’on parle de resto, j’ai eu l’occasion de gouter à la bière locale (Ursus, qui ressemble à de l’Heineken) et aux spécialités locales : une soupe dont je me souviens plus trop le contenu, une sorte d’omelette de pomme de terre avec du fromage et des saucisses fines au goût proche de nos merguez :

Bucarest_4

 

L’ambiance générale est plutôt très agréable (si ce n’est le style de conduite) et je garde un bon souvenir de ces quelques heures passées dans la capitale. Je ne sais pas si j’y retournerais un jour, mais je suis ravi d’avoir pu séjourner dans ce petit poucet de l’union européenne. Leur passage à l’euro est programmé pour 2012, une authentique bouffée d’oxygène pour notre marché commun.

MIX 08 : Jour 2

6 H 30 : Le jour se lève sur Las Vegas et moi je suis debout depuis 4 heures… au moins ça me permet de rattraper mon retard sur mes projets et en plus je suis le premier au buffet (hé hé hé).

MIX08_LasVegas

 

Deuxième journée de conférence avec notamment la très attendu Keynote de Steve Balmer.

Creating Better User Experiences: Design Strategy

Un workshop dédié à l’expérience utilisateur animé par Dan Harrelson et Kim Lenox d’Adaptive Path.

MIX08_DesignStrategy

 

Pas de diaporama pour cette session mais plutôt un exercice collectif de planification « stratégique ». Ils nous avait remis une étude de cas et nous devions travailler en groupe sur un méthodologie de priorisation des axes d’amélioration d’un site web qui s’appuie sur deux données : l’impact de l’amélioration et sa faisabilité. A partir de là, les « chantiers » sont classés dans 3 catégories en fonction de leur score.

Une démarche intéressante car elle est fondée sur le consensus du groupe de travail.

Is Web 2.0 Sustainable? What Business Models Will Work

Une table ronde animée par Don Dodge avec Robert Scoble, Kimbal Musk (Me.dium), , Dave McClure (500Hats), Robert McIntyre et Kevin Rose (le fondateur de Digg).

MIX08_Panel2

 

Les points-clés de cette table ronde sur la viabilité des modèles économiques des services 2.0 :

  • Les réseaux sociaux sont très compliqués à rentabiliser, même si l’audience est énorme et si l’écosystème qui va avec est dynamique ;
  • Les utilisateurs tolèrent qu’un service gratuit gagne de l’argent avec des revenus publicitaires du moment que la qualité et la richesse du service progresse ;
  • Les usages des outils 2.0 s’intensifient avec le temps, la queue de la longue traine s’allonge également (nous parlons de la longue longue traine) ;
  • Malgré un fort engouement autour du web 2.0, il n’y a finalement que très peu de candidats potentiels pour rentrer dans un second tour de table. Ceci complique la montée en puissance de services qui arrivent rapidement à cours de l’argent qu’ils ont levé lors d’un premier tour de table mais ne sont pas près pour une IPO.

Beaucoup de langue de bois dans cette session où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Je découvre le « phénomène » Robert Scoble (particulièrement agaçant).

MIX 08 : Jour 1 (suite)

La journée continue avec notamment plusieurs conférences sur le thème du web 2.0.

What Is the face of the next Web?

Une table ronde organisée par Chris Bernard (User Experience Evangelist) avec une belle brochette d’intervenants (de gauche à droite) : Tjeerd Hoek (Frog Design), Paul Dain (Tribal), Anthony Franco (EffectiveUI), Mark Kurtz (Gage), Garrick Schmitt (Avenue A | Razorfish).

MIX08_Panel1

 

Les points-clés :

  • Il y a beaucoup de choses à améliorer dans le web 2.0 avant de commencer à parler de la suite ;
  • Les clients des agences évoluent de même que leurs connaissances et leur niveau d’exigence, il faut donc progresser vite et anticiper ;
  • Le web sémantique apportera beaucoup de choses mais les utilisateurs finaux n’en bénéficieront pas de façon significative avant des années (décennies ?) ;
  • Le momentum est clé dans le web 2.0, peut-être plus que la stratégie où le message => peut importe que n’ayez rien à dire, il faut être au bon endroit au bon moment (font-ils allusion à Facebook ?) ;
  • Ebay Desktop a été réalisé en 6 semaines pour moins de 100.000 $ => les innovations technologiques permettent encore d’améliorer l’expérience des utilisateurs (dans certains cas) ;
  • Les plateformes les plus immersives sont celles où les utilisateurs interagissent avec des données sociales ;
  • Pour qu’une créée un engagement positif avec ses cibles, elle doit être très réactive, à l’écoute et bien mettre en scène ses leviers de différentiation
  • bla bla bla bla…

Le reste de la conférence est moins intéressante et j’avoue avoir été perturbé par mon voisin de droite qui me narguait avec son Mac Book Air son Kindle :

MIX08_MacBookAir_Kindle

 

Je profite de la pause pour admirer les deux exemplaires de tables interactives Surface :

MIX08_Surface

 

Je reste également scotché devant le stand Rock Band où ils ont monté un véritable podium pour la compétition de Guitar Hero :

MIX08_RockBand

 

Web 2.0 and Beyond: What Is the Business Reality?

Beaucoup trop de monde à cette table ronde où Loïc Lemeur est invité. D’ailleurs je m’y casse le nez car la salle est trop pleine pour accueillir plus de monde, GRRRRRRR !

Solving Problems with Pictures

Très grosse surprise avec cette conférence stupéfiante de Dan Roam, l’auteur de The Back of the Napkin, un évangéliste du visual thinking :

  • Les schémas nous permettent de communiquer de façon bien plus efficace ;
  • l’impact d’un bon schéma est largement supérieur à celui d’un rapport ou d’un diaporama ;
  • Par certains aspects, le Visual Thinking est une discipline très proche du Paper Prototyping ;
  • Le schéma n’est que la dernière étape d’un processus d’observation, d’analyse et d’interprétation.

La conférence est ponctuée d’exemples très intéressants :

Napkin

 

Un formidable orateur pour un sujet passionnant.