P2P + Social Network = G-Share

Connaissez-vous la dernière tendance en matière de P2P : Le serveur de téléchargement. Non, je ne suis pas devenu fou, mais si vous souhaitez restez dans le coup, dés-installez vos BitTorrent et autres Grab-It pour découvrir les services de stockage et de partage.

Le principe est le suivant : des services en ligne qui se rémunèrent sur la publicité, vous déposez temporairement vos fichiers sur un serveur (moins de 500Mo soit un épisode de Lost, Desperate Housewife ou Rome) et vous ne communiquez l’URL qu’à un nombre limité de personnes (votre entourage proche). Pas besoin d’installer de logiciels donc pas de trace sur votre ordinateur.

Pour l’instant, tous ces services sont isolés, mais qui nous dit que l’on ne va pas voir apparaître des solutions intégrées (à quand l’espace de stockage de 500Mo sur Yahoo! 360 ?). En tout cas si le sujet vous intéresse, je vous recommande le très beau blog suivant : G-Share.

Ne confondez plus internet mobile et internet en situation de mobilité

Les services mobiles ont de nouveau la côte. Mais si, même le patron de Google avoue que l’avenir est dans les services mobiles. Cependant, d’autres (dont votre serviteur) restent dubitatifs. En fait, l’explication à cette divergence d’opinion vient de l’ambiguïté entre la notion de service mobile (ceux destinés à des terminaux mobiles) et services en situation de mobilité (ceux qui utilisez mais en dehors de votre lieu habituel de consultation).

Après avoir défini ce que l’on attend par services mobiles et en situation de mobilité, nous essaieront de voir en quoi la donne a changé et ce vers quoi nous nous dirigeons.

Internet mobile = WAP

Oui je sais, le WAP ça fait ringard, pas fini et ça laisse un goût de pas fini. Pour faire simple, nous dirons que les infrastructures n’étaient pas prêtes (débits trop faibles) et les terminaux trop limités (manque de puissance).

Et pourtant, nous parlons ici d’une version dégradée de l’internet avec des choix technologiques adaptés aux contraintes des infrastructures et des terminaux. Avec un oeil critique, les premiers pas du WAP ressemblaient plus à du Minitel mobile qu’à de l’internet mobile.

Le WAP est mort, vive l’XHTML !

Aujourd’hui, les infrastructures ont fortement évolué (voir à ce sujet mon précédent billet sur la 3G) et les terminaux sont de plus en plus puissants (compatibilité Java et navigateur XHTML sont maintenant des caractéristiques standards).

Même si techniquement il est possible de consulter un site web sur un téléphone portable ou un PDA (à condition qu’il soit codé en XHMTL ‘’propre »), l’affichage sur un petit écran est pus qu’inconfortable.

Internet en situation de mobilité = WiFi

Si vous n’êtes pas sur votre lieu de consultation habituel (au travail ou à la maison) vous pouvez également vous connecter à l’aide d’une connexion sans fil Wifi. Il est bien ici question de mobilité par contre, l’internet auquel vous vous connectez est le même.

Les services dont vous allez avoir besoin sont par contre complètement différents (cartographie, itinéraire, réservation d’hôtel…). Le plus intéressant dans tout ça, c’est que tous ces services peuvent être localisés à l’aide d’un principe de triangulation (à condition que vous donniez votre autorisation bien sûr).

Est-ce la fin de l’internet mobile ?

Oui, probablement. Avec la généralisation des points d’accès WiFi, les cartes 3G data et l’arrivé sur le marché de technologies comme 802.11a ou WiMax, le mythe du réseau pervasif (c’est à dire une connexion permanente) est en passe de devenir une réalité.

Dans ce contexte, proposer deux versions d’un même service / contenu (une en HTML et une en WML) semble être un non-sens. La clé réside dans la mise à disposition de services modulaires qui peuvent être exploités à la fois par des téléphones ou PDA et par des ordinateurs portables.

Le terminal : le facteur limitant

Vous l’aurez bien compris, le problème n’est plus technique mais pratique : avez-vous déjà essayez de consulter une carte sur un écran de téléphone portable ou de saisir une adresse de départ et d’arrivé ? C’est à s’arracher les cheveux et vous aurez plus vite fait de demander votre chemin.

Même s’il y a des freins économiques à la diffusion de terminaux nomades avec des périphériques d’affichage et de saisie ‘’confortables (c’est que ça coûte cher un iBook 17), je mise sur les géants de l’électronique (Sony, Samsung…) pour mettre sur le marché des solutions viables techniquement, économiquement et ergonomiquement. La PSP est un bon début, le projet d’ordinateur à 100$ du MIT en est un autre.

Conclusions

L’internet mobile n’a jamais réellement eu l’occasion de décoller en France comme ça a été le cas en Asie. Au rythme où vont les innovations, je parie que la téléphonie 3G n’aura pas non plus le temps de percer : d’ici à ce que les offres et terminaux rejoignent des niveaux de prix décents, les grandes agglomérations seront déjà bien quadrillées en points d’accès sans fil.

La clé de la mobilité réside dans la capacité d’un service ou d’un site à s’adapter à une situation de mobilité. C’est à dire à être simple et efficace quand il faut l’être. Un peu à l’image des services Yahoo! disponibles en version normale ou allégée.

Je suis enchainé !

Non mais qu’est-ce que c’est que ces chaînes de solidarités revue à la sauce ‘blog’ ? Je viens de me faire enchaîner par Willy !

Le principe est le suivant :

  1. Quelqu’un vous prévient que vous venez de vous faire enchaîner ;
  2. Vous suivez les instructions à la lettre ;
  3. Vous enchaînez 5 personnes de votre entourage à votre tour.

Voilà maintenant ce que je dois faire : chercher la 5ème phrase de mon 23ème billet. Comme mon 23ème billet ne contient pas 5 phrases, je suis allez chercher cette phrase dans mon 123ème billet : Allez donc imprimer et afficher le schéma dans votre bureau, ce dernier récapitule les différentes étapes et points clés.

Il ne me reste plus qu’à enchaîner 5 personnes :

Et voilà !

Les temps changent

Oui ma p’tite dame, les temps changent. Quand j’ai commencé à faire des sites web, Microsoft, Netscape et Real se faisaient la guerre, Yahoo! était une start-up à la mode, on se demandait à quoi pouvait bien servir Flash et Apple était 10 pieds sous terre avec ses PowerPC.

Aujourd’hui les concurrents de Microsoft s’appellent Mozilla (sur le marché des navigateurs web avec plus de 15% de parts de marché pour Firefox), Sony (sur le marché des consoles de jeux et plus si affinité), Apple (sur la marché de la musique en ligne), eBay (sur le marché de la voix sur IP avec Skype), Adobe (sur le marché des interfaces riches avec Flash et des alternatives au format PDF avec Metro) et Google (sur plein de marchés et bientôt sur le marché des OS et des applications en ligne).

Mais voilà, une guerre se gagne batailles après batailles. Et pour Microsoft, les ennemis d’hier sont les alliés d’aujourd’hui :

Moi je vous le dis, les temps changent…