La version 1.8 de SPIP est sortie

Je suis passé un peu à côté de cette nouvelle version majeure, mais il faut dire que faire une annonce de ce type un 1er avril comporte des risques… Selon les auteurs : Cette nouvelle version de SPIP constitue l’aboutissement de plus d’une année de travail (la version 1.7 date en effet de janvier 2004), et il est impossible d’en lister ici toutes les nouveautés de façon exhaustive. Mouais… mais comme je suis bon prince, je vais quand même vous faire une petite liste des nouveautés :

  • nouvelle interface d’administration ;
  • implémentation d’un correcteur orthographique ;
  • gestion de l’historique des modifications ;
  • gestion d’une banque d’images ;
  • nouveau compilateur de squelettes (le système de gabarits made in SPIP) ;
  • meilleure gestion des normes W3C

A tester d’urgence.

Utilisabilité et outils de gestion de contenu

C’est un drame ! Allez reconnaissez-le, alors que la majeure partie des sites web de l’internet reposent sur des outils de gestion de contenu (CMS en anglais), leur utilisation relève du casse-tête. Ceci est dû à de très graves problèmes d’utilisabilité. A ce sujet, le très respectueux e-Content Mag vient de publier un très bon article : Applying Usability Principles to Your CMS. Le point de vue de l’auteur y est fort juste et se fonde sur plusieurs constats qui expliquent cette situation :

  • Les éditeurs d’OGC résonnent en termes de fonctionnalités alors que les utilisateurs résonnent en termes de tâches. D’où des petites frictions au niveau de la prise en main.
  • Les débutants sont bien trop souvent confrontés à des interfaces qui les perturbent. En effet, il est généralement demandé à ces derniers d’effectuer des tâches très simple (mettre à jour un chiffre ou corriger une faute d’orthographe…) alors que l’interface qu’ils ont entre les mains leur offre beaucoup trop de possibilités. D’où difficultés de prise en main, fausses manipulations…
  • Les utilisateurs avancés n’y trouvent pas non plus leur compte. Il est en effet trop souvent fait l’amalgame entre utilisation avancée et utilisation fréquente. Plus concrètement, un contributeur chargé de la maintenance journalière d’un site aura besoin d’une interface très simple avec de nombreux raccourcis, alors qu’un administrateur aura plus besoin d’une interface offrant une grande richesse fonctionnelle.
  • Les interfaces WYSIWYG sont souvent le talon d’Achille des OGC car même s’ils autorisent des possibilités très riches de mise en forme, ils ne retranscrivent généralement mal le rendu final d’une page (le look & feel comme disent les publicitaires).

Plusieurs pistes sont ainsi explorées par l’auteur :

  1. Mettre en oeuvre des interfaces parfaitement adaptées aux tâches que doivent effectuer les utilisateurs. Ceci implique une grande modularité à l’image de ce que peuvent proposer des outils comme Typo3 ou Mambo.
  2. Permettre aux contributeurs de se reposer sur des outils qu’ils connaissent déjà. Il existe ainsi des petits modules pour récupérer et nettoyer les contenus rédigés avec Word. De même, la technologie WedDAV permet de faire du glisser-déposer sur le modèle de l’explorateur Windows.

A ce stade de la réflexion, je pense (et l’auteur est bien d’accord avec moi !) que le plus important est d’adopter une approche centrée sur les utilisateurs en étudiant les différents profils de contributeurs (avec la technique des utilisateurs-types) ainsi que de modéliser les tâches les plus courantes (au travers de cas d’utilisation).

Bref, un très bon article qui sera complété par deux autres sur le même thème. Il me tarde de les découvrir…

Mambo élu meilleure solution libre de droits de l’année 2004

C’est une bien belle récompense que vient de recevoir le système de gestion de contenu open source Mambo, celle de la meilleure solution libre de droits décernée par LinuxWorld et Linux Format : Mambo Open Source Web CMS Winning Awards.

Logo Mambo Open Source Web CMS

Pour ceux qui ne connaisse pas, Mambo est un système de gestion de contenu open source basé sur une architecture WAMP. Ses principaux points forts sont sa modularité et son interface d’administration à la fois riche et conviviale :

Copie d'écran de l'interface d'administration de Mambo

Je n’ai jamais eu l’occasion de le mettre en oeuvre dans le cadre d’un projet, mais votre retour d’expérience m’intéresse fortement, n’hésitez pas à poster des commentaires sur le sujet.

Devrions-nous abandonner le concept de cycle de publication ?

C’est à cette question que tente de répondre James Robertson de la société Step Two qui vient de publier un article sur le sujet : Is workflow the wrong metaphor? L’auteur y explique que le concept de processus de travail (workflow en anglais) ne fonctionne généralement pas bien dans la réalité de l’entreprise : trop compliqué à expliquer, trop intimidant. L’auteur propose une solution alternative avec la mise en place d’un système de gestion par tâches où les différents membres d’une équipe éditoriale se verraient attribuer la responsabilité d’une de ces trois tâches génériques :

  • Valider du contenu
  • Mettre à jour du contenu
  • Créer du contenu.

Et vous ? C’est quoi votre retour d’expérience sur la mise en place d’un cycle de publication ?

De l’art de savoir rédiger de bons résumés

Suite à un précédent billet sur l’art de rédiger une accroche, je vous propose aujourd’hui un très bon article sur l’art de rédiger de bons résumés : How to write summaries for web and intranet pages, and why. Petit résumé (sans mauvais jeu de mots) :

  • un bon résumé doit être claire et concis ;
  • il doit être positionné comme premier élément d’une page ;
  • il doit gardé son sens s’il est dissocié de la page qu’il résume ;
  • il doit servir de référent pour les moteurs de recherche ;
  • il ne dois pas dépasser 2 ou 3 phrases.

Allez, au boulot, et rédigez-moi de bons résumés !